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Bienvenue sur le blog des Flying Avent’Hure

News : 

Around the Canigou

A la recherche du Mont Perdu  (VIDEO REMASTERISEE)

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Around the Canigou

Profitant d’un séjour dans les P.O., Oliv est retourné sur le Canigou qu’il avait parcouru chargé comme une mule dans un sens avec Kikos sur la HRP 2013, puis dans l’autre sens avec Jimmy sur la Transpyr 2017.

Cette fois ci, il s’agissait de faire la boucle en mode rando-plume, à partir du refuge des Portalets, en compagnie de Fab’, après une approche en VTT par la piste du Llech.

A la recherche du Mont Perdu

En compagnie de Hug!, compagnon d’avent’hures dans les via ferrata des Dolomites,  Oliv est allé traîner quelques jours du côté du Mont Perdu, au début de l’été 2019…

Vidéo remasterisée avec une musique tellement chelou que monsieur youtube n’a pas osé la scratcher…

 

Raid Mélusine 2019 format Enduro

En compagnie de Gill et Denis des RADOs, Oliv’ a constitué une équipe de Crocos du Sept-Neuf sur ce raid de deux jours chez nos voisins Vendéens.

A l’issue du week-end, c’est Gill qui a perdu à la courte paille et a donc dû s’attaquer au C.R., dernière épreuve du raid : 

L’an passé, nous n’avions participé qu’au raid du dimanche because arrosage de notre retraite et de nos 60 ans lors de la Pasta Party du samedi soir, alors nous étions impatients de retrouver le raid de 2 jours et de recomposer une nouvelle fois, la fameuse équipe des Sexa Pile, 3 « anciens » (183 ans à nous 3) Crocos du 7 9 comme nous a baptisé Oliv’…

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Depuis une semaine, je ne pensais qu’à çà, j’avais commencé à préparer mes affaires dès le mardi (et je n’ai terminé que le vendredi soir… Eh oui, à la retraite, on prend son temps !), toutes les nuits, je rêvais du raid de Vouvant. Une nuit, j’avais vu David (Bailly) au musée Grévin,  ils venaient de lui faire sa statue en cire, il était exposé aux côtés de Kylian Mbappé et de Tony Parker, excusez du peu ! En me réveillant j’ai repensé qu’aux informations à la télé, j’avais vu qu’ils venaient de faire en cire le Père Fouras pour les 30 ans de Fort Boyard, ceci explique cela ! Alors, rendez-vous dans 10 ans, on ne sait jamais…

Bref, revenons à notre jeu du week-end : « Le raid Mélusine », 22ème du nom est un jeu qui se bonifie d’année en année, incroyable, merveilleux, extraordinaire, y a pas de mots, tous les copains sont là, on se connait tous, c’est génial, nous savons dans quelles équipes se trouvent les mobylettes et dans celles où les VTT se demandent si leurs cavaliers ne devraient pas passer au VTT électrique pour pouvoir suivre la cadence infernale des 1ers nommés… Mais l’avantage d’un tel jeu, c’est que tout le monde peut participer, chacun avec ses moyens physiques et qu’au final tout le monde terminera par se mettre les pieds sous la table pour déguster les 2 repas (copieux) et la bière Mélusine, servis par nos hôtes Vendéens (Merci à eux, vous êtes fantastiques).

Passons maintenant au raid, le départ du samedi était à midi, l’équipe n° 17 composée d’Oliv’ le déglingo des Flyings Avent’Hure, de Denis (Aigron), le barbu des RADO79 le moins déglingué des trois et moi-même Gill (Chevailler) alias Gilou, le Gourou, Doudou, enfin ce que vous voulez, est remontée comme une pendule qui a perdu ses aiguilles, imaginez un peu le tableau !

Mais, nous ne passons pas inaperçus et même les organisateurs ont pitié de nous, quand ils nous voient partir de chaque PC et qu’ils regardent ces sacs d’os qui ne se tiennent plus et qui se déglinguent dans tous les sens, ils nous évitent de partir sur le mauvais chemin dès la recherche de la 1ère balise, nous ne les remercierons jamais assez. Eh oui, nous avons les handicaps osseux et musculaires, mais nous avons aussi les cerveaux qui ne sont connectés que sur de l’alternatif, donc parfois il faut nous rebrancher sur du continu. Mais nous, çà nous va bien, on prend notre pied et nous sommes heureux comme çà, elle est pas belle la vie !

Nous commençons donc par une CO photos dans Vouvant, un petit piège sur la dernière photo nous fait perdre quelques minutes, nous enchaînons ensuite sur 1 VTT Road-Book de 9,500km, au début nous sommes avec les Naka-Naka, Christophe grogne, il ne comprend pas les dessins et le kilométrage, il mettra 10′ pour rentrer dans le Road-Book et pour appuyer enfin sur les pédales, ce sera le seul moment du raid où nous aurons rivalisé avec eux, mais là-dessus nous sommes propres et faisons notre bonhomme de chemin. C’était un parcours assez exigeant et pas très roulant par moment, alors pas d’affolage, on y va mollo, on mouline, on pense à boire et tout va bien, le raid se présente bien pour les Sexa Pile… Et arrive le 1er ravitaillement, on fait le plein des 3 gosiers assoiffés par la chaleur.

De ce méga ravito, nous partons sur une CO ordre imposé (16 balises pour 6,200km), dès l’entame Oliv’ et moi sommes synchros et nous nous « enquillons » sur le mauvais sentier, un coup de baguette magique nous indique le bon chemin et c’est parti comme en 40, nous coupons pratiquement tout à l’azimut, barbare par moment, nous laissons plus de traces que les sangliers du coin, c’est certain car pour nous vert foncé çà passe et on passe, çà nous fait rire d’être à 4 pattes, de se griffer partout et de voir le petit monde qui grouille sur ces terres qui n’ont pas l’habitude de voir des humanoïdes. Nous dénichons les 16 balises sans trop de problèmes, tout va bien, nous prenons le temps de profiter à nouveau du ravitaillement et des bénévoles qui sont là et comme il fait chaud, il faut s’hydrater un max.

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Ensuite, nous repartons en VTT couloir pour 13,100km, çà nous paraît long mais c’est super agréable, tout est génial dans cette forêt et nous prenons le temps d’apprécier car nous savons qu’après il faut enchaîner par un Bike and Run de 5,300km et çà ce n’est pas trop notre truc, nous savons à l’avance que Denis va être obligé de courir tout le temps et qu’Oliv’ et moi allons nous passer quelques relais en essayant de faire courir le moins possible Oliv’. C’est ce que nous faisons, mais cette section a usé Denis et sur la CO qui suit les crampes arrivent, il boira pratiquement 2 litres de toutes les boissons qui passent dans le coin, il aurait bu n’importe quoi, mais il fallait faire passer ces satanées crampes …

Le Lucky Luke de l’équipe fait le plein au tir à la sarbacane, 6′ de bonif, nous passons sans encombre cette fameuse CO au score de 6,200km (en laissant 3 balises pour être dans les temps). Nous avions dès le départ décidé de laisser les balises 12 et 14 au vu du dénivelé, nous laisserons aussi la 9 en fin de progression pour être dans les 1h15′ imparti. Le sentiment d’avoir fait ce que nous étions capables de faire sur ce genre d’exercice où seul le chrono tourne mais pas les jambes des gugussorientus nous permet d’entamer la VTT’O suivante en étant hyper sereins et en commençant à calculer les temps nécessaires pour passer la barrière horaire avec un minimum de pénalités, car il fallait avoir terminé ce VTT’O et la CO suivante avant 18h30. Nous décidons donc de zapper la balise 113 sur le VTT’O pour avoir un peu de temps pour faire la CO.

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Résultat, il nous restera que 31′ pour les 4km de CO, on s’affole un peu, nous décidons une stratégie d’attaque mais nous faisons le contraire de ce que nous avions décidé (passage momentané où les neurones déraillent), résultat nous ne bipons que 5 balises (sur les 12) car en plus pour attaquer la balise 5 nous faisons du nimportenawak pour finalement l’abandonner et prendre la balise 8 en catastrophe sur le retour. Mais malgré cet affolage, nous pointons avant les 18h30.

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Ensuite, nous terminons cette 1/2 journée par 11,100km de VTT couloir à travers la forêt, nickel chrome, tout va bien, les Sexa Pile sont sur du 100 000 volts… Le sourire aux lèvres, nous montons jusqu’en haut de la tour de Vouvant pour pointer la balise d’arrivée de ce 1er jour. Nous profitons de la vue de là-haut, pour admirer les paysages et les musiciens de la fête de la musique qui répètent leurs gammes.

Redescendus, nous allons prendre notre bière Mélusine, les bénévoles sont tous contents de nous voir, certains se demandent comment on fait à notre âge pour être toujours de la partie, je leur dis qu’il suffit de faire en fonction de ses moyens du moment, il faut surtout être réaliste et prendre du plaisir en permanence, se dire que l’on a une sacrée chance d’être là, il y a tellement de gens qui n’ont pas cette chance là. Mais d’un autre côté, heureusement qu’ils ont choisi de ne pas le faire en tant que concurrents, çà nous permet d’avoir des bénévoles au top qui se décarcassent pour nous tous durant plusieurs jours, un raid c’est un tout et sur le raid Mélusine l’alchimie est parfaite à tous les niveaux, Merci les gars et les filles !

Nous descendons à notre campement, la douche solaire est chaude à point, nous profitons de cette super douche pour nous remettre à neuf et nous enfilons notre costume de soirée pour aller jouir de la Pasta Party, Cocktail maison à point, bien frais, impeccable, rillettes de canard, pâtes à volonté, fromage et cocktail de fruits, de quoi bien recharger nos vieilles piles. Nous profitons de cette pasta pour refaire le raid avec Séb et Stéphane des CMO qui ont bien gazés sur cette journée.

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Ensuite, nous nous préparons avec nos équipements de nuit pour affronter la section nocturne, section qui ne nous réussit jamais les autres années. Mais, cette année, ce sera le contraire, nous arriverons à tout faire dans le temps imparti de 2h. Il fallait enchaîner 2,900km de trail’O puis 2,900km de canoë pour terminer par une CO dans Vouvant de 4,500km. A l’issue du trail, nous sommes la dernière équipe à prendre le canoë, mais Denis et Oliv’ pagaient comme des chefs (moi, je n’ai plus d’épaule gauche, mon bras ne peut plus aller en arrière donc impossible de pagayer), nous rattrapons et doublons quelques équipes, nous enchaînons par la CO urbaine qui se passe merveilleusement bien, nous terminons le tout en 1h31′, mission accomplie.

Redouche solaire, l’eau est beaucoup moins chaude mais que çà fait du bien, à minuit 30′ nous sommes au lit, la nuit ne sera pas terrible pour bibi mais bonne pour mes 2 compères donc tout roule. Denis me réveille à 7h, petit déj, préparation du matos et enfilage des tenues du dimanche, nous voilà fin prêts.

Nous montons sur la place du Bail vers 8h et nous retrouvons toutes les équipes qui sont venues pour le raid du dimanche, beaucoup de têtes connues, Ave à droite, Ave à gauche, c’est déjà l’heure du briefing, tout le monde est au garde à vous devant Jules César et écoute avec attention les ordres du chef…

8h50′, les fauves sont lancés (2x1km), je pars en 1er et passe le relai à Denis qui remonte pas mal de places, nous enfourchons nos bécanes et vas-y Nénesse (c’était le curé de notre village dans mes années 60, un vrai de vrai, je pourrai vous en raconter des vertes et des pas mûres sur le gazier). Nous partons pour un road-book de 10,600km, c’est un peloton du Tour de France dans le Galibier qui arpente les belles montées pour sortir de Vouvant et ensuite une course poursuite sur chemins blancs, çà zigzague à qui mieux mieux mais çà passe, la fée Mélusine doit veiller de là-haut car ce genre d’exercice n’est pas sans risque.

Après cette belle partie de manivelles (Impec, les jambes sont bonnes !), nous arrivons sur une CO au score d’1h10′ pour 5km et 12 balises, nous voyons assez vite que c’est faisable, effectivement nous récolterons les 12 sésames en 1h 05′, tranquillou, de beaux azimuts, pas d’erreur, les Sexa Pile sont dans un grand jour !

Nous fêtons çà avec les bénévoles autour de plusieurs verres de coca et d’Orangina, du saucisson, des gâteaux salés et tout et tout, le luxe ces ravitos, avec la chaleur, c’est super agréable de savoir que l’on va toujours boire frais et en quantité suffisante, nous ne pouvons que les remercier oralement et leur rendre le sourire que eux ils nous donnent, en nous servant comme des Princes.

Avant de réenfourcher nos biclous, nous prenons le temps de tracer notre itinéraire sur la carte du VTT’O de 9,200km qui nous est proposé pour la suite de cette journée du dimanche. Pas de souci, çà s’enchaîne bien, de beaux sigles, belles montées, mais belles descentes aussi, le pied quoi !

Nous arrivons à un petit barrage lieu du départ du canoë (3,900km), pendant que Denis et moi profitons du toujours copieux nouveau ravitaillement, Lucky Luke nous ramène encore 4′ de bonif au tir à la sarbacane, sa cigarette l’ayant gêné sur son 2ème tir, il n’a pas pu faire le plein. Ce n’est pas grave, il va maintenant sortir ses gros muscles pour faire glisser le canoë dans de bonnes conditions et c’est le cas, nous doublons plusieurs équipes et en 39′ le tour est joué, comme la veille au soir, j’ai pu jouir de la place du milieu, celle où vous avez juste à dormir pendant que vos camarades rament comme des « C – – S », merci les gars, c’était super !

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Repassage à la buvette et direction la CO suivante (au score 1h20′ 16 balises, 7,500km). Là, dès la 2ème balise les avis divergent, discussions, mises au point sur la carte, nous perdons un peu de temps mais çà le fait quand même. Au final, après une vitesse de course à bas régime et quelques à peu près, il nous manquera 4 balises.

ReRebistrot du coin, toujours la même affluence, c’est un commerce qui marche, y a pas à dire !

Nous retrouvons nos destriers pour un VTT couloir et fléché allemand de 13,300km, Oliv’ et Denis sont de nouveau à la manœuvre. Une petite erreur nous fera faire un petit demi-tour qui s’avérera payant puisque qu’une balise nous attendait sagement sur cette portion que nous avions failli louper.

Depuis un bon moment, nous avions à moitié décidé de zapper le bike and run suivant (c’est le genre d’exercice qui ne nous convient vraiment pas) et quand nous arrivons sur le PC de départ de cette section, nous prenons le temps de discuter avec les GO du coin pour qu’ils nous conseillent un peu, car comme la veille, il y a une barrière horaire sur ce PC. Il faut avoir terminé le B&R et la CO suivante avant 16h15.

Sans hésitation, nous restons sur notre idée, pas de B&R pour nous, nous partons directement sur la CO, cette fameuse CO où il y a 3 balises à tracer à partir de la balise 5. Oliv’ nous sort un raisonnement intelligent et sensé, il nous fait le pari que les balises à tracer seront au sud de la carte et que par conséquent, ce n’est pas la peine d’aller directement à la balise 5, que nous ferions mieux d’enchaîner sur les 4, 3, 1, 6 et 7 avant.

Tels 2 bourricots du Haut Poitou, Denis et moi insistons pour aller directement à la balise 5, Oliv’ en rigole encore et nous (vous savez ce que l’on dit dans ces cas-là). Bref, nous prenons toutes les balises, les 3 à tracer sont parfaitement aux endroits prévus, le dénivelé est costaud mais en marchant çà passe.

Nous arrivons au PC avant les 16h15′, mais les Sexa Pile n’ont pas le temps de pratiquer les positions recommandées sur le guide du Kamasutra en rapport avec ce lieu au nom si évocateur « Gué de la levrette » , ce sera pour une autre fois…

Tout est ok, rererepub du coin, ah que c’est bon ! Comme des chevaliers, nous sautons sur nos selles pour la dernière section VTT de la journée et du raid.

6,200km en suivi d’itinéraire, les cuissots répondent toujours et çà roule pas mal, en dépit d’une crevaison lente sur la roue avant du vélo d’Oliv qui l’oblige à lever le pied dans les virages pour ne pas déjanter. Vouvant nous tend les bras et nous attend pour une dernière CO intramuros spéciale millénaire. Nous avions révisé le petit laïus envoyé par David concernant ce millénaire, une petite balade dans Vouvant en marchant, là les jambes sont cuites ! nous permet de revenir tranquillement au pied des remparts pour escalader une échelle de corde afin de biper le boitier d’arrivée.

Et pour finir en beauté, notre Lucky Luke est aussi à l’aise avec une arbalète qu’avec une fourchette dans une platée de nouilles et il fait une nouvelle fois un sans faute, encore 6′ de bonif. Décidément les 2 Daltons qui l’accompagnent ne peuvent que se féliciter de lui avoir sous-traité l’épreuve.

C’est fait, un nième raid Mélusine de plus dans la besace, comme tous les ans, nous avons pris notre pied, l’orga était une nouvelle fois parfaite, le soleil était une nouvelle fois au rendez-vous. Notre pèlerinage annuel se termine comme toujours devant une bonne bière mélusine et un repas digne de ce nom derrière…

Merci à tous les acteurs de ce très beau raid, au noyau dur de l’orga qui fait un boulot monstre tout le long de l’année pour que tout soit parfait le jour J, à tous leurs bénévoles qui se décarcassent pendant plusieurs jours pour que tout soit aux petits oignons du début à la fin du raid, à leurs sponsors et aux autres raideurs présents en nombre pour cette édition 2019.

De mon côté, je rajouterai un grand merci à mes 2 équipiers Oliv’ et Denis qui m’ont permis une nouvelle fois de vivre de beaux moments de camaraderie pendant 2 jours…

Gill et Jo Vouvant 2019

Rendez-vous dans un an,

Gill

Raid Mélusine du dimanche

On s’était inscrits tôt . Heureusement, cette année c’était full ! Enfin de la reconnaissance pour cet beau raid !

Le Week end était pourtant chargé pour nous, avec entre autre les 40 piges de Tom le samedi soir (le dessinateur de l’ombre qui a fait tous les dessins des Tee shirt flying) … on abuse pas .. quelques binch’, quelques punchs…. on évite de passer le point du non retour et on arrive sur Vouvant vers 23h30 lorqu’arrivent les premiers raideurs du raid enduro… ils en ont bien chié sur cette journée à priori…

Dodo trankilou dans le cam’s, lever 6h30, p’tit dej’ et on va chercher les dossards… on cherche aussi les 3 autres Avent’huriers puceaux du raid Mélusine version 60 km… Ils débarqueront en fait 2’10 » avant le briefing…

Le départ est lancé par le traditionnel Trail relais qui fait le tour des remparts, van décide de partir en prem’s pour ne pas être dans le rouge pour la section VTT suivante.

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le premier road book Vtt nous amène à la première course au score que l’on négocie pas trop mal, finissant  bien avant le temps imparti.

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On reprend nos montures et le Vtt suivant est bien fluide, pas de fautes, on roule pas trop mal et on arrive sur le spot de canoë que l’on négocie bien.

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1ere section tir, ju célèbre Guillaume tell du raid, se lance… que de la Mierda ! bon ben ça sera que 2 min de bonif’…..

la 2eme C.O au score se déroule parfaitement, on est seul, avec 2 cartes, on oriente à 2 et on rentre 8 minutes avant la barrière d’horreur.

les 13 km de Vtt suivant sont assez physiques, mais on se requinque au gué de la levrette….

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On aborde l’avant dernière C.O et le bike and run sous un soleil de plomb… la fatigue se fait ressentir (surtout pour Ju à pied dans la C.O…).

Les 6 derniers km de VTT s’enchaînent bien, et on arrive sur Vouvant pour la C.O du millénaire…

7h17 d’efforts… On franchit la ligne d’arrivée ! Enfin il reste un dernier tir…. ben encore de la mierda pour ju qui rate toutes les cibles !

On arrache une belle 3eme place scratch et 1er mixte sur ce raid où l’on a fait une belle course avec peu d’erreurs, ça fait plaisir !

Un beau raid,  des belles C.O et du beau VTT dans des singles en forêt… des bénévoles charmants et un repas au petits oignons… Et la bière de Mélusine….

@l’année prochaine !

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Raid Civray 2019 : La Décima !

Equipe Flying mixte Ju et Vaness

10 édition (peut être la dernière !) pas question de rater ça !

Cette année nous faisons équipe ensemble Ju et moi (Vaness).

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Nous avons peu d’infos sur le déroulé du raid, il faut poser 1 VTT à un endroit, l’autre plus loin, les 2 le long de la rivière. L’un 2 pourra être sanglé sur le canoë….ou pas. Pour s’alléger au max on décide de laisser nos sacs à dos avec les VTT, nous sommes les seuls à opter pour cette stratégie ! On assume, pour assurer je prendrais dans une banane 1 petite bouteille de 33cl et une barre de céréale.

Rapide briefing, on nous donne la carte et on monte dans le bus. On comprend que le raid est construit autour de la rivière, nous allons cheminer en canoë et avons la possibilité de faire 3 CO au grés de notre cheminement, ou plus tard. A l’arrivée du canoë on aura 2 balises à reporter.

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Le doute s’installe, on se questionne sur la stratégie à adopter, on laisse le vélo (donc on sera en bike and run à l’arrivée du canoë), on le sangle sur le canoë en passant devant ce qui nous permettrait d’enchainer en VTT, quelles CO fait-on sur le parcours canoë ?… Bref beaucoup de questions, Angelique et Flo qui sont derrière nous dans le bus nous assomment de questions aussi!!! (la trouille surement).

Descente du bus, petit trail pour rejoindre la rivière, cool ça descend ! sauf q’en bas on part chacun d’un coté pour remonter le coteau sur 750m afin de récupérer 1 les pagaies, l’autre les gilets. ça pique les cuisses. On se retrouve aux canoës en 3eme ou 4eme position.

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On décide de faire la CO Breuil, pose des canoés, on se retrouve avec les 3 autres équipes de tête sur cette CO azimut et notamment avec Fabio des VGA et Yannis (raid ARA), on ne se quittera plus du raid !

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On enchaine rapidement cette CO et repartons en canoë jusqu’à la CO Roches ou se trouve un de nos VTT. On débarque de l’autre coté de la rivière, petit trail aquatique en suivit d’iti pour commencer la CO qui se déroule de l’autre coté de la rivière (là où sont nos VTT).

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CO en photo aérienne, on enchaine sans problème. La dernière balise nous ramène à nos VTT. On décide de ne pas mettre le vélo sur le canoë, ça nous ferait perdre trop de temps. 2 options, soit on refait le trail à l’envers pour récupérer notre canoë, soit on nage. On choisit l’option nage évidemment, l’eau est glacée, je crains que mon ventre ne se rebelle, mais non !

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On poursuit le canoë jusqu’à notre 2nd VTT. Report de 2 balises, et bike and run qui nous permet de récupérer l’autre VTT. De nouveau on traverse la rivière à un passage à gué ou presque (eau à la taille). Puis on enchaine sur une grosse VTT’O en ligne dans Charroux avec du gros dénivelé. On est toujours avec Yannis et Fabio. Tir carabine à la balise 14, Ju touche la cible au 4eme plomb !

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Nous enchainons par les balises optionnelles en VTT, je commence à donner des signes de faiblesse, Fabio et Yannis nous lâchent, nous les retrouvons à la balise 21 et continuons ensembles jusqu’à la CO montée rouge.

L’heure tourne, il va falloir être efficace si on veut tout faire, ça semble chaud mais jouable, alors on joue.

Ici 4 cartes de 4 balises à enchainer, les 3 premières cartes on est à 2, sur la dernière CO on a 2 cartes avec 2 parcours différents et on se sépare.

Là encore on se retrouve avec Yannis et Fabio, on envoie bien. Il est 17h24 lorsqu’on prend la dernière carte, il reste ensuite 7.5km en vtt pour rentrer à Civray avant 18h. Toutes les équipes qu’on croise sont déjà sur le VTT en train de rentrer. On décide de faire 2 balises sur la dernière carte. Je pars avec Yannis, tandis que Ju va avec Fabio, on leur crie d’être de retour à max 17h35.

Avec Yannis on laisse la dernière balise (qu’on peut prendre en VTT) pour  arriver à 17h35. Les 2 autres ne sont pas là, l’heure tourne, Yannis boue et appelle Fabio de tous ses poumons…. Il arrivent à 17h43, ju est complètement ruiné. Là on se dit que c’est mort. On a toutes les balises (on prend la dernière de co en vtt comme prévu) mais on arrivera jamais à l’heure. Je prends l’orientation et on roule le plus vite possible, mais on dépasse de 5min. Pénalité de 15min par min de dépassement, on prend cher.

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A vouloir être trop gourmands on rate le podium scratch  et nous terminons 5emes execo.(et 1er en mixte).

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C’était un super raid, avec des bénévoles et organisateurs aux petits oignons. Merci à Fabio et Yannis avec qui on a fait la plupart du raid. Merci aux organisateurs pour ce top raid et pour les photos !

 

Equipe flying le gros goret et le marcassin :

Et oui, 10 ans déjà ! Petit retour en arrière :

Nous étions déjà présents en 2010  pour la première édition du ROC, en équipe avec Ju, comme en 2011, 2012, 2013, 2014 avec de belles satisfactions…

2015 était une année particulière avec une grosse édition sur 2 jours non-Stop. L’occasion pour moi (LKT) de passer une nuit torride avec Vaness !

J’ai (LKT) manqué  l’édition 2017 pour compét de CO et 2016, pour cause de blessure mais c’était l’occasion de mettre le pied à l’étrier pour Gaby et Charly (11 et 10 ans) et de remporter le défi canailles catégorie 11-13 ans.

2018 : Année de partage de podium avec Ju, Vaness et  un de ses élèves, Antonin.

Les raids accessibles aux jeunes étant assez rares, 2019 devait être le moment de partager l’expérience avec mon plus jeune fils de 13 ans, Charly. Le Défi S, donné pour 4 heures, était ouvert à partir de 14 ans, mais les organisateurs m’ont fait confiance et ont accepté notre inscription. Grand merci à eux !

Sur la ligne de départ, quelques belles équipes, avec VGA,  une grosse délégation de Poitiers CO et les Thierry, deux profs de collège à mes fils, affûtés comme de lames (de charrue)! Ce sera eux notre objectif, histoire de pouvoir les chambrer Lundi au collège.

Départ donné à la sortie de Civray pour un petit trail. Mon marcassin (moi c’est Gros goret !) est fougueux et je dois calmer ses ardeurs.

On file récupérer les pagaies et les gilets de sauvetage , pour embarquer en tête au kayak.

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Là, c’est plus compliqué. Le jeune ado, musclé aux jeux vidéos, a les même épaules de serpent que Ju. Il a du mal à pagayer et les passages de chaussée, parfois un peu physiques, lui demandent de gros efforts. On arrive quand même en 2 ou 3ième position pour une CO mémo de 7 postes : On la fait en 3 fois : 3 postes, 2 postes et 2 postes ; même si Charly se sentait capable de mémoriser en 1 ou 2 fois. J’ai préféré assurer, quitte à perdre un peu de temps.

Petite épreuve Slack-line, lancer franc : Nuls tous les 2, on va chercher la balise de pénalité.

On rembarque dans la même position. C’est de plus en plus dur pour Charly mais il s’arrache jusqu’au bout de cette section kayak.

On prend les VTT en 4ieme position, mais on enchaîne vitesse grand V, pour repartir les premiers avec les VGA sur la VTT’O.

Charly est plus à l’aise et est même prêt à doubler les 2 briscards de VGA.

Je le tempère.

Quelques côtes et kilomètres plus loin, il était un peu dans le dur…Mais il résiste et serre les dents pour rester au contact de la première équipe tout au long de ces 18km.

On arrive sur la CO forêt au score de 1h30. Ravitaillement express et on repare seuls, à l’opposé des VGA que l’on ne reverra qu’après l’arrivée.

On a chacun une carte, on se met d’accord sur l’enchaînement. Charly oriente bien. A la première balise, petite épreuve de sciage de bois et de tir à la carabine. Là encore, son manque de bras lui pose problème, et cette épreuve lui demande encore un bel effort à accomplir. Pour la carabine, comme il a les bras tétanisés, je m’en charge : One Shot !

Les postes du reste de la CO s’enchaînent bien. Juste 2 ou 3 minutes perdues en bout de carte, à cause d’un chemin plus visible car envahi par la végétation. Les sorties de dépressions ou les montées de petites falaises commencent à tirer dans les pattes de mon marcassin en milieu de CO, mais il se relance bien sur les derniers postes.

On boucle en 45 minutes environ. Les VGA sont déjà repartis depuis 5 minutes.

Pour la dernière section de VTT de 7 km, on déroule tranquille, sans erreur, car on sait que l’on ne pourra pas les rattraper.

On franchit donc la ligne en deuxième position, personnellement fier et heureux d’avoir partager ces moments inoubliables avec mon fils : Un grand Merci aux organisateurs !

Reste à Chraly, à préparer ses vannes pour Lundi et ses 2 profs que l’on a trouvés très performants… à la tireuse !…

RAID ARA 2019 : La fin d’une époque…

Début mai 2019, un message de Vaness arrive sur mon (LKT) portable : « T’es partant pour faire l’ARA avec moi ? »

J’avais pris la décision, après mon dernier raid des sérials que je ne ferai les raids que pour accompagner la nouvelle génération, mais plus pour se tirer la bourre et jouer les podiums. Vaness ne fait pas partie de la génération montante, mais j’ai tellement de bons souvenirs à l’ARA en 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014, que j’accepte quand même , sous réserve qu’elle n’ai pas d’ambitions de résultats car j’ai banni le mot entrainement de mon vocabulaire depuis plus d’un an. Elle fait donc contre mauvaise fortune bon coeur et se contente de ça, Ju ne voulant pas, de toute façon, participer à un raid en orientation : « Tant qu’à jardiner, il préfère que ce soit avec ses 2 327 512 pieds de tomates. »

Me voilà donc au briefing du raid ARA, en mode gros sac, mais avec une Vaness qui scrute les autres équipes :  » Celle-ci on peut la gratter, pas celle-là, … » Chassez l’esprit compèt, il revient au galop… et pour galoper, elle a galopé la Vaness, dés le premier trail de 3,7 km où elle me met dans le rouge ! On est avec Fabio et Yvon des VGA, pas loin de la tête de la course menée par les Naka et les Rab….

Je suis mort avant de prendre les VTT !

La première section VTT est en fléché allemand.C’est bon, généralement je ne m’en sortait pas trop mal sur ce type d’orient. On ne fait pas d’erreurs et on retrouve les équipes de tête, qui roulent fort, mais qui se plantent.

On enchaîne par un VTT suivi. C’est un peu moins technique et ça roule fort, mais on arrive à rester dans le bon groupe en étant plus fluide.

CO1 : CO photo séparée : On est toujours dans le coup. Vaness et moi sommes synchro pour la fin de CO. Nickel !

VTT puzzle : Ca part dans tous les sens. J’ai aussi du mal à trouver la bonne carte et le bon départ.  On se retrouve encore avec les équipes de tête, mais on approche les 2 heures de course et le physique lâche.

On décroche donc sur cette fin de section.

CO2 : Boisée en ligne. Facile et courante au début. On aperçoit même les équipes VGA et les RAB sur cette première boucle. La deuxième est plus « verte » et ça pique les cuisses. On est en compagnie d’une équipe Naka. On en reprend même une autre, un moment vers la fin de la CO. Mais ça court trop vite et je ne peux pas tenir le rythme.

Il doit y avoir 4 équipes devant à ce moment là : les VGA, 2 équipes Naka et les RAB.

On est toujours en compagnie d’une autre équipe Naka, et on ne se lâchera plus jusqu’à la fin, du raid. C’était bien sympa !

Il faut ensuite rejoindre Angoulême en Bike and Run : J’ai les cuisses comme 2 poteaux, mais Vaness trotte toujours !

On boucle la CO en ligne d’Angoulême sans faute, mais je suis rincé , les crampes montent. Je n’avance plus !

Retour vers notre deuxième VTT , en Bike and Run. Je crampe dans les cuisses et les mollets. Et Vaness trotte toujours !

Je suis complètement cuit. Je lui demande de prendre l’orient pour les dernières sections VTT. Elle fait sans faute, avec un sans faute à la sarbacane en prime.

Epreuve surprise finale : 1 km en rameur . La, ça va un peu mieux pour moi : y’aussi les bras et le buste qui travaillent, et Vaness , elle a des bras de phasme ! Enfin, elle en bave plus que moi !!!

Comme prévu, on est loin au général (7ième à 20 minutes du podium), mais premier mixte, ce dont Vaness devra se contenter Vaness.

On fait donc un raid sans faute, et c’est au moins un motif de satisfaction.

Plaisir aussi de revoir tous les potes raideurs et les organisateurs de ce très beau raid.

ENORME merci encore aux équipes organisatrices qui sacrifient leurs WE ou une partie de leurs vacances et de leur temps libre pour nous faire plaisir !

 

Tristesse, enfin, d’apprendre que cette édition était peut-être la dernière du raid ARA. Il compléterait ainsi la funeste liste des raids disparus en 2019-2020, car d’autres ont aussi annoncé leur arrêt prochain : La fin d’une époque ?!…

 

 

 

 

 

 

Infernou 2019

Suite aux défections de Marie et du Barbu, Oliv et Doudou ont constitué à l’arrache l’équipe des Vieux Crocos du Sept-Neuf pour s’aligner sur le format Satan (24 h) de cette C.O. type Rogaine dans les départements du Tarn et du Tarn-et-Garonne.

Le CR de Gill :

Sur le petit Larousse illustré Deux-Sévrien, INFERNOU signifie : épreuve de barjots réservée aux baroudeurs, fêlés du cerveau, insouciants et/ou inconscients, pour une belle balade en forêt afin de dénicher des petites toiles oranges et blanches, ce qui a le don de déclencher un orgasme à ceux qui vivent ces moments de pur bonheur, mais avec une limite de 100 possibilités à ne pas dépasser pendant 24h, au-delà vous risquez l’arrêt cardiaque…

Pour la définition Tarnaise de l’INFERNOU made in BOA et SCOR, rendez-vous sur cette page : https://infernou2013.wixsite.com/infernou2015/presentation.

A ces 2 définitions, si vous y ajoutez la lecture des comptes-rendus et des vidéos des concurrents, vous êtes certains qu’en 2021, vous aussi vous serez au départ de l’Infernou et croyez-nous, vous ne serez pas déçus, c’est vraiment une Aventure à vivre…

En ce qui nous concerne pour cette édition 2019, nous sommes encore une bonne dizaine du coin, au départ à Bruniquel : Manu et Tom (l’équipe N1 des RADO79) avec Fabrice en solo, Alex et David (les cousins), David et Christophe (nos voisins des Echappés de Mélusine) et pour conclure la tribu des 24h, Oliv’ des Flyings Avent’Hure faisait équipe avec moi au dernier moment car entre-temps il a perdu Marie et moi Denis (Nos fidèles équipiers) qui sont tous les deux HS, à leur grand désarroi. Ensuite Romain et Virginie (pour son baptême du feu) s’alignaient sur le 6h, avec une idée derrière la tête pour Romain, démontrer à Madame que la CO c’est le panard et qu’en 2021 elle pourra être au départ du 24h comme le reste de la tribu. Mais oui Virginie, tu en es largement capable, regarde Oliv et moi avec 1 genou sur 4, nous l’avons fait, alors pour toi, avec ta jeunesse et tes 2 genoux, ce sera une balade de santé !

Oliv et moi accompagnés de Nathalie (notre chauffeur) avions décroché une autorisation spéciale de notre Ehpad pour aller se détendre dans le Tarn pendant 5 jours, nous sommes donc partis de nos chers Deux-Sèvres le jeudi pour un retour le lundi. Ce changement d’air, nous a fait un bien fou, nous en revenons avec quelques anecdotes supplémentaires à raconter, mais toujours pas de genoux neufs, peut-être devrions-nous faire un pèlerinage à Lourdes et non pas à Bruniquel…

Bref, le vendredi, veille de la course, pendant les averses nous avons joué tous les 3 à pas mal de jeux de société et vers 16h, le soleil s’est levé, nous décidâmes donc d’aller faire un petit tour à Puycelsi pour voir si nous réussissions à trouver un raccourci par rapport à nos choix d’approche de ce village haut perché, en 2017. Nous trouvons une clôture à escalader et un talus à descendre qui nous fera bien gagner…. : 75m, c’est toujours çà, n’est-ce pas ! mais nous dénichons aussi un super passage qui devrait nous éviter une longue montée sinueuse pour atteindre le haut de ce roc et qui nous fera gagner pas mal de temps, nous trouvons aussi la balise 74 au point d’eau (comme en 2017), c’est certain, ce genre de repérage allait être très bénéfique sur notre résultat final, c’était génial !

Nous en profitons aussi pour taper la discute avec le barman du café où nous avions pris un demi sur l’édition 2017, en lui disant à demain pour un bis repetita. La suite de l’histoire fera que le lendemain, pendant la course, nous décidâmes de ne passer par Puycelsi, car çà nous obligeait à faire tout un détour (pour 1 balise) par rapport à notre choix d’itinéraire. Oui, vous avez le droit de nous chambrer sur ce coup-là, mais rassurez-vous, vous allez avoir bien d’autres occasions de nous prendre pour des blaireaux !

Avec Oliv’, nous nous étions fixé un très bel objectif « Rien à foutre du classement, mais par contre essayer de faire de l’orient propre ». Ne rigolez pas, çà nous est déjà arrivé, genre sur le raid Mélusine 2018, alors pourquoi pas sur l’Infernou 2019 !

Nous avons donc tout mis en œuvre pour réussir un tel défi : boussoles, loupes, frontales, lampes, protèges cartes, sandwiches (rillettes, vache qui rit, escalopes de poulet, jambon sec, tartiflette, salade de crudités, gâteau énergétique, céréales made in Thermomix…), mars, snickers, poudre miracle, PQ, Nok etc…, tout cela en x exemplaires bien sûr, les sacs déposés pour la base de vie étaient pleins à craquer, nous avions de quoi repartir à zéro côté intendance et vêtements de rechange, mais pas de genoux interchangeables, malheureusement…

La météo annoncée n’était pas terrible pour le samedi, alors évidement la prudence sera de rigueur dans les descentes et les imperméables à portée de main pour les enfiler dardar à chaque averse.

Le samedi matin, nous nous réveillons tranquillement vers 7h, en pleine forme dans nos têtes, sereins comme des oiseaux, nous prenons un bon petit déj, terminons de préparer nos sacs (pour moi, c’était au moins la 5ème fois que je le faisais depuis le jeudi soir), puis vers 10h30 nous mangeons de nouveau histoire de charger la mule et nous partons vers Bruniquel vers 11h.

Nous y retrouvons tous nos potes barjots, les rado79 bien sûr qui sont partis du 79 à 5h du mat et qui sont déjà prêts à faire feu, les dossards accrochés et tout le matos en mains, nos copains Jérôme et Philippe des « Boiteux », David et Christophe des « Echappés de Mélusine », Sébastien et Stéphane (les vidéosmen de l’édition 2015) et tous les autres que l’on connaît de vue mais sur lesquels, nous sommes incapables d’y associer leurs noms. Dans ce petit monde du raid et de la CO ultra, nous nous connaissons presque tous, alors les « Salut, Bonjour, çà va » fusent dans tous les coins. Nous sommes les derniers à retirer nos dossards, mais nous sommes d’un calme à endormir les excités de la balise, pour vous dire !

Quelques photos, et rassemblement sur la ligne de départ, là, j’ai une très grosse pensée pour Denis, je me dis que j’ai vraiment de la chance d’être là et qu’il faut en profiter au maximum, la vie pouvant nous réserver tellement de surprises, qu’il faut savoir apprécier ces moments de pure convivialité entre sportifs amateurs…

12h, les fauves sont lâchés, nous partons tranquillos pour pointer les 10 balises du village, passage obligatoire avant de recevoir notre Graal, la fameuse carte aux 100 balises à l’échelle 1/20 000ème, (dur, dur pour nos petits yeux de papys). Après quelques hésitations sur certaines balises, nous arrivons quand même à valider les 10 balises. L’orga nous donne chacun notre A3 recto-verso pour aller jouer dans la forêt domaniale de Grésigne, pas d’affolage, nous nous posons tranquillement sur le muret jouxtant l’endroit, pratiquement toutes les équipes y sont alignées et jouent du stabilo pour esquisser un parcours logique.

Conscients de notre niveau orientatoire et surtout physique mais avec 2 têtes prêtes à encaisser les douleurs, çà devrait le faire quand même, nous traçons une bonne quinzaine de postes à l’ouest de la carte, nous verrons ensuite la suite des opérations en cours de route. Oliv’ qui a déjà pas mal sorti la caméra pour les 10 postes dans Bruniquel, filme à tout va pour avoir un max d’images afin de concocter une fois de plus une belle vidéo, comme il sait si bien le faire…

C’est parti, plein nord, direction les jardins du château, nous n’y croisons ni Philippe Noiret, ni Romy Schneider (Ah non, çà c’était en 1975 !), mais 4 autres équipes avec lesquels, nous allons allier nos forces pour dénicher les premières balises, çà s’enchaîne pas mal, même si nous ne prenons pas forcément les mêmes azimuts pour aller de balise en balise, à chaque fois nous nous retrouvons. Ainsi les 103, 102, 130, 101, 122, 100, 120, 123, 97, 95, 121, 93 sont dans la besace sans encombre, c’est assez jouissif et à ce rythme là, c’est certain, nous allons faire carton plein. Sur les 4 dernières citées, nous naviguons avec les Tchèques (sans provision) et nous nous aidons mutuellement à l’approche des sésames.

Eh là, Bingo le train déraille, les circuits imprimés de nos 2 cerveaux ne prennent pas le bon aiguillage, panique à bord, la 92 se cache, elle joue avec nos nerfs, nous tournons dans tous les sens sans succès, au bout d’un moment nous décidons de revenir en arrière, de prendre appui sur le champ et sur un sentier qui part vers l’est, pas visible sur le terrain mais nous trouvons le ruisseau, une intersection de sentiers plus un mur qui nous permettent de nous recaler afin d’attaquer la balise intelligemment et même de croiser Didier et Frédéric, les 2 charentais que l’on connaît depuis longtemps et avec lesquels c’est toujours un plaisir d’échanger, qui viennent de la pointer et qui nous disent que nous brûlons énormément sur ce coup-là…

1er gros jardinage, l’objectif prend une grosse claque, mais bon, on repart malgré la pluie qui tombe, nous enchaînons 91et 90 qui est la dernière de notre traçage de départ, nous décidons d’aller se mettre à l’abri dans la ferme qui est au sud et qui se trouve sur notre progression pour aller vers la 89, impeccable, nous dénichons un appentis devant une maison qui paraît inhabitée. Nous posons le sac à dos, commençons à manger nos provisions (Pas celle des Tchèques) et prévoyons notre traçage pour une nouvelle série de balises (une bonne vingtaine), ce qui nous amènera à la base de vie, à vu de nez, nous pensons y arriver vers 23h, minuit. Puis, d’un seul coup nous voyons déboucher Manu, Tom et Fabrice, qui nous disent en avoir 16 dans la poche (nous 15, ce n’est pas si mal par rapport à notre équipe de N1). Oliv leur demande de simuler une course aérienne pour les filmer, ce qu’ils font avec plaisir et puis ils disparaissent pendant que nous finissons nos sandwiches.

Nous repartons, gonflés à bloc (enfin côté estomac), la 89  est vite fait dans la poche et arrive la 88, nous sommes sur la crête d’un sommet, la pluie tombe drue, il faut descendre sur une pente glissante et dangereuse, Oliv sort la caméra et filme mes acrobaties, mais surtout mes précautions pour ne pas débouler dans le bas, car cette balise là, il faut la mériter pour l’avoir, nous la shootons du 1er coup, on remonte la pente, ouf ! nous sommes en haut, les pulsations retombent et Go Go vers la 127 qui n’est qu’une formalité, nous essayons ensuite de rester sur la même courbe de niveau pour aller shooter la 129, nous avons bien fait d’insister dans cette direction car nous finissons par la trouver sans trop de problème.

Maintenant tout schuss dans la pente vers la 82, nous essayons de trouver le passage le moins profond pour traverser le ruisseau, un saut de cabri par-dessus la route (Bruniquel/Puyselsi) et dans la montée, sur la petite route, nous voyons une gazelle débouler à fond les ballons, c’est le jeune équipier de Manu des CMO, Manu suit à distance, la fougue de la jeunesse commence à lui faire mal aux jambes. Nous, à 60 et 61 ans, nous sommes dans la même tranche d’âge, ce genre de mésaventure ne risque pas de nous arriver, c’est plutôt « Cool Raoul », « si tu veux aller loin, il faut ménager sa monture » et pour la ménager, nous la ménageons, nous marchons, sans même se dire que nous pourrions courir… Pourquoi courir quand on peut marcher, c’est peut-être la devise à adopter sur l’Infernou, nous, nous l’appliquons à la lettre, c’est certain !

La 82 est pointée sans encombre, direction la 80 vers l’église isolée en bordure de forêt (la légende de construction de cette église à 500m de son village est très originale, je parie que peu de coureurs ont pris le temps de la lire). Nous en profitons pour faire le plein de nos camelback et direction la 75, la cascade au milieu d’arbres recouverts de mousse, le soleil n’atteignant sans doute très peu les lieux, nous en profitons pour faire des jeux de scène pour la caméra, ensuite tranquillement la 77 et nous continuons vers la 69, au moment de sortir de la forêt, en bordure de champ, nous voyons 3 énormes biches qui sont en train de paître, le temps qu’Oliv sorte la caméra, elles sont déjà dans la forêt, dommage !

La vue de ses magnifiques cervidés nous a sans doute déconcentrés… ou pas…, alors que nous nous disons de faire attention de ne pas être en hors carte au moment d’attaquer la 51, eh bien je vous le donne en 1000, nous allons en hors carte, mais volontairement, bien mal nous en a pris, car la multitude de ruisseaux dans le coin (que l’on a fini par voir sur la carte au bout de 30′) nous fait perdre le fil de notre point d’attaque, nous sommes sur la mauvaise jonction, les minutes passent, nous finissons par nous assoir, dépités, désabusés, je propose même à Oliv’ de la laisser tomber, heureusement il insiste, finit par faire la bonne supposition et nous la trouvons. 2ème gros jardinage, là l’objectif prend un second coup de massue, dire que l’on avait le bon raisonnement au départ et qu’ensuite, nous faisons du Nimportnawak.

Les 50, 42, 43 et 44 sont dans la besace sans trop de problème, il fait encore jour, un peu avant la 54 nous mettons nos frontales, la nuit tombe, il va falloir verrouiller davantage nos choix et se contenter de suivre les sentiers d’approche, c’est ce que nous nous appliquons à se répéter plusieurs fois l’un à l’autre, mais ce n’est pas ce que nous ferons (y’a pas, le cerveau de l’homme est un truc compliqué à gérer !). Les 54, 53, 52 et 71 sont trouvées dans des délais raisonnables, mais pour aller vers la 68, nous prenons un azimut, nous n’appliquons pas notre méthode du dessus. Le résultat est implacable, nous avons le raisonnement de trouver en premier un sentier le long d’un ruisseau, mais le perdons en cours de route, nous faisons des suppositions de position, nous finissons par repartir, là encore, je propose à Oliv’ de la laisser tomber, il insiste, nous montons une belle pente, il me dit qu’elle est en haut à gauche, moi, je dis qu’elle doit être à droite, comme vous pouvez le constater, ce n’est pas dans la poche.

Là encore, les minutes passent et comme par miracle, nous voyons des lampes derrière nous, ils sont six du coin (apparemment), ils nous montrent sur la carte où nous sommes (ah oui, le fameux sentier et son ruisseau) et nous amènent tranquillement à la balise, merci les gars !

Nous ne prenons pas la même option qu’eux pour aller à la suivante (la 67) et finalement, nous nous retrouvons ensemble au pied de la balise. Nous décidons donc d’unir nos forces communes pour rallier la base de vie, non sans mal, en traversant dans du vert foncé, nous finissons par entendre le bruit du groupe électrogène puis les tivolis, nous allons pouvoir débrancher le cerveau (enfin, ce qu’il en reste !).

Nous prenons nos sacs et fonçons dans le tivoli restauration, une bonne soupe chaude nous attend, que çà fait du bien, nous ouvrons nos sacs et sortons notre bouffe (préparée avec soin, la veille au camping), moi, j’avale à qui mieux mieux les différents sandwiches, Oliv’ englouti sa salade de crudités et sa tartiflette, prend un anti-inflammatoire (les douleurs dans les genoux sont terribles, il souffre en permanence mais ne se plaint jamais), nous nous changeons avec une nouvelle tenue bien chaude, faisons un nouveau traçage pour la suite de notre expédition (une douzaine de balises).

Dans ce haut lieu de récupération sportive, nous retrouvons nos 2 Charentais, Didier et Frédéric, ils ont perdu un de leurs cerveaux en route, enfin l’un d’eux s’est mis en position Off, comme l’autre est toujours sur On et que nous, nous appuyons fortement sur le Off pour qu’il reparte, eh bien çà finit par le faire, nous quittons le restaurant ensemble pour aller reconquérir la planète « balises à gogo ».

Nous y sommes restés 45′, il fait frais dehors, nos reposons nos sacs dans le tivoli du début, je grelotte, les dents claquent, les mains vont dans tous les sens, pire qu’un mec atteint de Parkinson, je ne peux pas tenir la carte, incroyable, je n’ai jamais vu çà, il faut courir, se réchauffer absolument, nous accélérons donc notre départ et bing, nous ne trouvons pas l’entrée du sentier qui est censé nous conduire vers la 66, demi-tour, je saute sur place, nous la trouvons et crions sur nos 2 Charentais pour qu’ils embrayent avec nous. Je sautille en marchant pour me réchauffer et au bout de 5′, c’est bon tout est redevenu normal, plus de claquement de dents, plus de mains baladeuses.

Un mauvais choix de sentier nous amène à l’ouest du point d’attaque prévu (çà, nous le saurons après !), nous insistons sur la gauche en longeant le ruisseau, nos Charentais eux insistent sur la droite, ce sera eux qui auront raison sur ce coup-là, mais comme Oliv’ et moi avons vraiment insisté sur la gauche, les minutes se sont écoulés et il y a belle lurette que Didier et Frédéric l’ont pointée quand nous décidons enfin de faire demi-tour et de finalement la trouver un peu plus loin sur la droite de notre point d’attaque du début. Nous nous disons que si çà a permis à Didier et Frédéric de reprendre confiance en eux pour la suite, eh bien çà aura été un mal pour un bien, on est comme çà nous, nous sommes là pour jouer et si nous pouvons aider les autres, nous le faisons !!! Et remarquez que tous les concurrents sont comme çà, tout le monde s’entraide, c’est çà qui est aussi génial.

A ce moment là, il est 1h du matin, il fait noir de chez noir, nous n’entendons que les chouettes et nos pas lourds qui résonnent sur le sol, les genoux, il y a belle lurette que nous n’en n’avons plus, il n’y a que le cerveau qui nous dit de marcher, marcher et encore marcher mais qui essaie en même temps de ne pas trop sortir de la simplicité d’approche des précieuses balises. Les 64, 65, 63, 62, 59, 48 et 34 sont trouvées dans des délais qui correspondent à notre niveau de N4.

Un peu avant la balise 33, au moment de tenter un azimut point d’attaque (çà, c’est nous qui venons d’inventer ce terme !), nous voyons Cyril et son équipière (des Naka Naka) qui s’enfoncent dans le bois jouxtant la route sur laquelle nous progressons. Nous leur emboitons le pas et leur faisons confiance pour nous la dénicher, après un virage à 90° et une progression piégeuse, ils finissent par la trouver et nous la donner, Merci à eux !

Ils ont encore des genoux eux, alors en l’espace de 500m, nous ne les voyons déjà plus, la nuit est toujours là, mais nous prenons quand même un azimut plein nord, qui finalement nous fera atterrir plein ouest, nous mettrons un « grand » certain temps avant de nous en rendre compte et une fois de plus un nième miracle se produit, nous voyons une équipe qui fonce plein nord par rapport au sentier sur lequel nous sommes, ils vont vite mais nous faisons de même et 200m plus loin, nous trouvons la balise 32.

Là, c’est définitif, après 4 gros jardinage depuis la veille, notre objectif de faire de la belle orient’ est définitivement évaporé dans la nature, après la perte de 3 genoux sur 4, nous avons progressivement perdu par intermittence nos capacités pourtant ultra sophistiqués et pointues de nos 2 cervelles de moineaux, pourtant si l’on se reporte à mon 11ème paragraphe, nous étions sereins, le samedi matin avant le départ… Ce sera pour une autre fois, pourquoi pas de nouveau sur le raid de 2 jours à Vouvant, les 22 et 23 juin prochains, chiche !!!

Pour l’heure, direction la balise 31, là aucune difficulté, nous y retrouvons un point d’eau, plein des camels, nous mangeons tous nos derniers sandwiches, et barres de céréales et nous refaisons notre 4ème et dernier traçage qui nous ramènera à Bruniquel.

Plein gaz (enfin marche rapide) sur le chemin qui doit nous amener vers la balise 60, nous marchons assez longtemps et à un moment donné, je dis à Oliv’, là, il est là le sentier plein sud que nous cherchons, nous dévalons la pente, n’arrivons pas à trouver la suite du sentier que nous espérions alors nous n’insistons pas, nous retournons sur le gros chemin que nous venions de quitter en espérant trouver un peu plus loin le bon sentier. Finalement, nous ne le trouverons jamais, nous arrivons à la route, bien plus à l’ouest que ce que nous cherchions, comme nos 2 cerveaux sont débranchés, nous décidons d’un commun accord de laisser tomber les balises 60 et 61 pour aller directement sur la 117.

Un peu avant la 117, le jour commence à se pointer, nous décidons là aussi d’un commun accord de mettre les frontales dans le sac et d’offrir un peu d’engrais aux arbres de la forêt que nous allons bientôt quitter, nous nous exécutons chacun dans notre coin puis repartons allégés de cet endroit typique…

Nous trouvons la balise 117 en même temps que David et Christophe des Echappés de Mélusine eux qui dans la nuit déjà nous avaient aidé à trouver une balise un peu technique. Pour atteindre la balise 110, il faut passer soit au nord, soit au sud d’un gros secteur interdit, çà ne nous facilite pas le travail d’approche, mais nous respectons la carte et après de beaux dénivelés et dévers, nous pointons la 110 accompagnés par 3 gros chiens bien gentils et sensibles aux commandements d’Oliv’.

Depuis pas mal de temps, nous progressons sans se parler et sans le savoir (nous nous le dirons le dimanche soir au camping, en mangeant) nous avons les mêmes pensées négatives « Non, plus jamais çà, les douleurs genoustatiques sont trop fortes, nous n’avançons pas ». Et là, notre rayon de soleil a le don de téléphoner à Oliv’, c’est Marie, elle est en train de prendre son petit déj’ et elle veut savoir où nous en sommes, d’un seul coup, nos cerveaux se rebranchent, çà chambre, nous sommes gais comme des pinsons, çà nous booste et Oliv se remet dans la carte, il vole de clairière en clairière, débusque les 109, 107 et 106 en moins de temps qu’il n’en faut à un escargot de Bourgogne (A propos, nous en avons vu un balaise de chez balaise au cours de la nuit) pour faire Airvault/Ruffigny.

Nous faisons un petit point et je propose d’être raisonnable, de ne pas trop descendre au sud de Bruniquel comme nous avions prévu à un moment donné et de se contenter d’assurer les balises qui sont autour du village. Nous tentons donc une traversée très pentue dans du vert 2 pour atteindre la 108, çà passe avec quelques glissades, puis 105, la route, Bruniquel en vue, une longue montée vers la 104 pour une aussi belle descente, Re Bruniquel en vue, nous avons le temps d’aller shooter la 98, nouvelle belle montée, une femme fait un salto devant nous, rien de cassé, c’est bon, mais si près de l’arrivée, nous redoublons de prudence.

Cette balise 98 est une croix, je décide de montrer à Oliv’ que notre chemin de croix est terminé, il est 10h30 et je le motive pour arrêter là notre aventure 2019, nous redescendons tranquillement en assurant nos pas et franchissons la ligne d’arrivée à 10h45…. sous les applaudissements de la foule en délire…. nous fermons les yeux, histoire qu’en 2 secondes nous nous imaginions champions Olympique du moment, tellement les spectateurs sont transcendés.

Nous sommes heureux d’avoir fait partie une nouvelle fois des heureux veinards qui ont pu vivre cette aventure formidable qu’est l’Infernou….

Merci à tous les organisateurs et à leurs bénévoles de nous permettre de vivre de telles AVENTURES…

Merci pour tout le travail que vous faites, du début à la fin, tout a été parfait et le repas final tous ensemble, ce fût un vrai régal et servi à l’assiette en plus, vraiment le grand luxe…

Il va falloir demander à la municipalité de construire d’ici 2 ans, une salle beaucoup plus grande, car nous sommes certains qu’en 2021 vous allez encore bien plus exploser les compteurs….

A bientôt, (car pour la petite histoire, dès le lundi Oliv’ et moi étions revenus sur nos pensées négatives du dimanche matin, nous nous projetions déjà sur 2021)……

Vive  l’INFERNOU

Gill alias Doudou

 

 

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