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NIOUZES :

Recos et tests raid Flying Avent’Hure 2019

Repérage C.O. séparés raid F.A. 2019

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Repérage C.O. séparés raid F.A. 2019

Recos et tests raid Flying Avent’Hure 2019

L’architecture générale du raid ULTRA est en place : comme l’année dernière, nous conservons l’idée d’une grosse VTT’O d’une quarantaine de balises, en ordre libre, qui amènera à plusieurs « hotspots » où se dérouleront principalement des C.O. à pied, un paddle/trail et, si ça se goupille bien, un aller-retour sous terre.

Cela permettra aux équipes d’éviter « le petit train » et de conserver l’incertitude de la bagarre toute la journée, pour ceux qui jouent un classement,.

Le VTT tabassera bien pour cette édition, également. Par contre, certaines C.O. seront plus typées « IOF » que l’an passé, dans les bois, sur des supports spécialement cartographiés pour l’occasion.

Une édition ou chacun pourra trouver chaussure à son pied : les rouleurs, les grimpeurs, les coureurs, les orienteurs, les bourrins, les tacticiens, les cools, les excités…

Première tournée en bécane pour valider ou infirmer certains chemins, recherche de bonnes surprises sur le terrain. On fignole la VTT’O avant de lancer les chiens enragés pour un premier test grandeur nature.

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spéciale dédicace à l’édition X…

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En fonction des temps de navigation, nous sélectionnerons une partie du tracé pour bâtir le parcours TIT dans le même esprit. Les choix d’orientation en VTT seront plus nombreux que sur l’édition 2018.

Nous alimenterons cette page au fur et à mesure des différents repérages et tests.

Rendez-vous à Augé le 6 avril 2019. Départ de la même commune mais parcours nouveaux à 90%.

REPERAGE pour une C.O. SEPARES… MAIS PAS TROP QUAND MEME… :

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FAITES DU SPORT DU CONSEIL DEPARTEMENTAL 2018

91 personnes sont venues se frotter aux deux parcours d’orientation que nous avons concoctés pour l’édition 2018 de la FAITES DU SPORT organisée à la caserne Du Guesclin à Niort par le Conseil Départemental des Deux-Sèvres.

L’image contient peut-être : texte

Le soleil était au rendez-vous, la chaleur parfois accablante, ce qui n’a pas dissuadé les plus téméraires de réaliser les parcours en entier. D’autres ont juste butiné un petit moment pour avoir droit à la gommette magique.

Des photos et petites vidéos sont sur notre page Facebook : 

https://www.facebook.com/FlyingAventhure

Les résultats sont là :

RESULTATS FAITES DU SPORT

Raid Mélusine 2018

CR de l’équipe  Van, Ju et LKT sur le format « Enduro » suivi de celui de Gill, Oliv et Denis sur « l’Aventure » :

ENDURO :

Rare épreuve sur 2 jours dans notre secteur et donc déplacement quasi incontournable, le raid mélusine nous proposait cette année , une menu plutôt copieux et varié : pas moins de 7 CO , dont une photo, 2 au score, une ligne, 2 « libres »dont une nocturne, et une touché-coulé, toutes sur cartes IOF, du VTT la encore sous différentes formes (suivi d’itinéraire, carte couloir, VTT’O, fléché allemand, road book), un bike and run, un trail’O,  2 sections de canoé et des épreuves de tir cara et sarba : du technique, du physique, de l’adresse, bref tout le monde avait de quoi manger …chaud !

 

Pour ce qui était des convives présents, l’effectif était en hausse par rapport à l’année dernière, et c’est mérité, avec de gros estomacs présents : West orient Team, les Naka, Poitiers CO, raid landes, entre autres…

Pour se mettre en appétit, on part sur une CO photo dans Vouvant : RAS, on la boucle en deuxième position, juste derrière West O Team.

On enchaine tout de suite par une section VTT. Ju a toujours un peu de mal à sortir de la ville, mais après , c’est bon. On roule tranquille mais proprement et sans erreur. On se fait doubler par quelques équipes, mais on veut gérer avant la CO score de 1h15 qui nous attend  après.

On embarque ensuite sur les canoés, alors que les West orient Team, ne sont pas encore sur place; égarés sur le VTT… On repend une ou deux équipes sur cette section , mais on se fait griller par les kayakistes de Poitiers CO.

On aborde donc la CO au score en 3ième position.  On mange assez vite du gros dénivelé, on rattrape les équipes de devant à mi-parcours et on croise les west orient Team, qui reprennent la tête de la course sur cette épreuve, pour ne plus la lâcher sur tout le reste du raid : Intouchables !

La CO passe à l’aise dans les temps pour nous, en 53′ pour une limite de 1h15.

On est alors en deuxième position, place que l’on garde sur les 5 VTT, 2 CO et bike and run qui suivent.

Le dimanche matin, les West Orient Team sont détachés devant nous, avec 30 minutes d’avance mais Poitiers CO n’est qu’ à 8 minutes derrière nous.

On est déjà bien entamés, avant même de commencer ce « deuxième service » , et il va falloir s’accrocher pour rester sur le podium…

Les tablées se sont considérablement agrandies, avec  tous les concurrents de la version « Aventure » sur 1 jour, qui se mêlent aux festivités, dont Oliv et les Rado. Difficile de se repérer et de savoir sa position dans cette nuée de coureurs  » à jeun » !…

Là encore, on gère proprement les mises en bouches, pour attaquer sereinement la partie plus copieuse dont la course au score de 1h10, que l’on dévorera finalement en 55 minutes environ.

On est à ce moment là en 3 ou quatrième position, mais les écarts sont assez faibles. Les enchaînements suivants de VTT, canoé, trail seront plus difficiles à digérer pour nous.

On croise Poitiers CO sur le kayak qui doivent être une dizaine de minutes devant nous. Ils ont pris la deuxième position au général et ne la lâcheront plus jusqu’à la fin.

 

On s’accroche sur la CO et le VTT suivant et en arrivant à Vouvant pour le dessert, une CO touché-coulé, on n’a déjà plus faim !

On se fait violence pour finir et on ne demande pas de rab ! D’ailleurs les « RAB », 4ième la veille,  arrivent quelques minutes après nous, ce qui nous permet de rester sur le podium et de finir première équipe « Mixte ».

Au total, on aura ingurgité : 133 km et 2200 m de D+.

Cela mérite bien quelques bières Mélusine pour faire couler  tout ça!!!!

 

Merci aux chefs et à toutes leurs brigades de nous avoir concocté toutes ces « douceurs » : On vous met 5 étoiles à notre guide !

A l’année prochaine.

*

*

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AVENTURE :

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Gill :

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Après le Seud’Raid du mois dernier où nous avions enchaîné les erreurs d’orientation et terminé par une boulette titanesque sur la CO séparée finale, les 3 crocos Deux-Sévriens recomposent le trio des « Sexa Pile » pour aller affronter le massif forestier de Vouvant…

Objectif : prendre un max de plaisir et surtout revenir aux fondamentaux du raid, prendre quelques secondes pour réfléchir avant de foncer tête baissée !

Bilan : le 1er objectif a été rempli à 100% et le 2ème à 95%, eh oui ce ne pouvait pas être parfait du 1er coup, mais quand même, nos 3 crocos ont fait une sacrée progression en l’espace d’un mois, la sagesse de l’âge certainement, maintenant qu’ils ont atteint les 60 piges !

En restant objectif, je pense que le petit jeune de la bande (Oliv’ a un an de moins que Denis et moi) a pris les choses en main, son autorité naturelle a recadré les 2 p’tits vieux qui se sont laissé guider par le vieux sioux.

Seulement 2 erreurs pendant ce raid de 7h23’42’’ de plaisir, la 1ère sur le 1er VTT en suivi d’itinéraire, sur le dernier layon à prendre avant l’arrivée au PC et la 2ème sur le dernier VTT en suivi d’itinéraire qui nous ramenait à Vouvant dans l’après-midi.

Finalement, nous faisons les erreurs sur les parties les plus faciles du raid, un manque de concentration et de réflexion aux moments opportuns. Sur la 1ère erreur (racontée plus en détails par Oliv, juste en dessous), nous étions dans le flot d’équipes et au moment de prendre le bon layon, si nous nous étions posés pour prendre le temps de bien regarder la carte, nous aurions vu que le tracé du bon layon commençait par une parallèle au chemin que nous venions de quitter pour ensuite filer tout droit vers le PC : « Prendre quelques secondes pour réfléchir ! »

Sur la 2ème erreur, nous ne prenons pas le temps de mesurer la distance entre le carrefour de départ et le layon où il faut tourner à gauche ensuite (car il y en avait un paquet avant le bon) et boum, nous prenons le mauvais, nous nous en apercevons plus loin et nous faisons demi-tour pour ne pas louper d’éventuelles balises. Le pire sur cette erreur-là c’est que je me dis que nous devrions mesurer et je ne le dis pas à mes équipiers, c’est un peu comme en CO quand je vois que l’élément net que je vois devant moi sur le terrain mais que je ne vois pas sur la carte et que je me dis « Tiens il n’a pas été carté ! » et que j’insiste dans mon erreur car automatiquement mon esprit n’envisage même pas un instant que c’est moi qui suis dans l’erreur : « la 1ère idée est très souvent la bonne »

Finalement ce sont ces 2 erreurs qui nous empêchent de faire le raid parfait, mais nous sommes super contents de notre périple, car nous avons par contre été parfaits sur les parties les plus techniques du raid : la CO au score, 53’ pour nous qui ne sommes pas des gazelles c’était super, le road-book très technique surtout au départ, Oliv’ nous a mené çà de toute beauté et le VTT’O où nous avons pris le temps de réfléchir avant de partir, résultat, nous avons pratiquement toujours descendu les pentes pendant tout notre parcours (nous avions mal aux jambes pour les équipes que nous croisions qui elles se tapaient les montées infernales pendant que notre seul problème à nous était que le VTT ne se retrouve pas en bas avant nous), nous avions fait le tracé idéal, c’est incontestable…

En conclusion, plus c’est technique, plus nous sommes bons, c’est ce que nous pourrions en déduire, mais on va se calmer un peu car à nos âges, c’est tout l’un ou tout l’autre, mais quand même, nous avons peut-être trouvé la solution, un chef qui mène le groupe et le temps de la réflexion de quelques secondes qui évite des minutes de perdues.

Les Sexa Pile vont très certainement être redoutables dans les années à venir, s’ils font comme le bon vin, ils vont s’améliorer en vieillissant…

Oliv :

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Alors là, c’est mort ! Le Barbu vient de s’écrier « C’est bon ! C’est là ! ». Aussitôt, mon regard croise celui de Doudou et je peux lire dans ses yeux qu’il en est arrivé à la même conclusion que moi : puisque Denis est sûr que c’est bon, nous on est maintenant sûrs que c’est pas bon…

Nous sommes dans une montée abominable, à porter les vélos sur une petite sente escarpée à peine tracée, au terme de la première section VTT.

Tout s’était bien enchaîné jusqu’à la dernière bifurque qui conduit à l’arrivée de la section. Faut dire que ça roulait en peloton, et qu’il n’y avait pas beaucoup de questions à se poser. Mais sur le chemin du bas, ça s’est mis à cafouiller sévère, hésitations, demi-tours, l’accès à la montée finale n’était pas évident.

Nous nous sommes alors engagés discrétos sur ce layon en compagnie de trois autres équipes, tandis qu’en bas, ça tergiversait encore.

« Mais si, heu, c’est bon ! Ça monte plein Ouest ! ». Denis est sûr de lui. Mais pour Gill et moi, c’est clair, on est sur une parallèle au bon sentier et il va falloir convaincre le Barbu qu’on s’est gouré.

L’autre psychopathe, la bave aux commissures, ne veut rien entendre et insiste pour qu’on continue, alors que ça pique maintenant résolument plein Sud. Et puis Ticule des Naka n’est pas derrière, il n’a pas opté pour la même option que nous et a rebroussé plus loin, après le demi-tour généralisé. Et lui a souvent le bon feeling dans les moments de doute… Nous insistons auprès du Barbu pour faire demi-tour au plus vite mais l’autre reste sourd à nos arguments et ne veut pas lâcher l’affaire.

On hésite à l’assommer avec une pierre derrière l’occiput pour se répartir sa dépouille et sa monture afin de les amener à l’arrivée en redescendant chercher l’attaque du bon layon. Mais, avec Doudou, on n’est pas aussi putes et pis le gaillard fait quand même plus de 80 kilos et on ne s’en sent pas la force.

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C’est finalement l’équipe Fabrice/Romain, embarquée dans la même cagade, qui apportera l’argument décisif ramenant notre coéquipier à la raison : on devrait être à droite du rentrant, alors que nous grimpons à sa gauche. Nous sommes donc en train d’évoluer dans la marge blanche du bas de la carte, pour bientôt sortir de la feuille !

Dix minutes plus tard, après recalage, nous atteignons enfin l’arrivée de l’étape.

Denis :

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Je reviens sur le compte rendu de Gill, « Prendre un max de plaisir » c’était bien le mot d’ordre car pour nous c’était avant tout « la fête ».

Promesse faite à l’équipe des Mélusines il y a bien 5 ou 6 ans, et réitérée tous les ans : fêter nos 60 ans et notre retraite « professionnelle » sur leur magnifique Raid vieux de 21 ans, afin de récompenser également les bénévoles qui œuvrent depuis tant d’années.

Le tout accompagné de notre ami Oliv des Flying, un peu plus jeune mais en retraite depuis 1 an !  A n’y rien comprendre ?

Très rapidement après la traditionnelle photo d’équipe de l’équipe 60 :

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L’esprit de compétition de ces trois guerriers va rapidement prendre le dessus, car je ne suis pas mieux que mes compères, peut-être même pire, et c’était parti pour 60 kms à se tirer la bourre avec les autres concurrents !!

Rapidement une 1ère erreur au départ du 1er VTT à mouliner comme des bourrins, accompagnés d’une meute d’autres VTT, nous loupons le premier sentier dans le coteau, à la demande d’ Oliv je valide bien sûr le fait que nous soyons  dans la bonne direction…

Je vais l’entendre durant une bonne partie du raid !! mais généralement quand nous faisons une faute comme celle-ci, « un bon quart d’heure d’envolé gratis » c’est signe d’un bon raid et cela a été le cas.

Des petites erreurs par la suite, mais après rien de bien méchant.

Il faut dire et surtout remercier les organisateurs sur le fait de fournir 2 cartes par équipe, c’est un luxe et tellement appréciable pour se recaler, ça c’est une chose à continuer.

M’étant amusé la nuit d’avant dans le VTT et la CO de Nuit, et voyant que les jambes étaient au rendez-vous, je décidai de laisser les cartes à mes deux compères qui se complétaient à la perfection.

Des cartes toujours aussi précises, un road book assez technique et un fléché allemand ou il fallait être très attentif car 7 kms c’est long et cela peut rapidement finir en cacahuète si l’on se déconcentre un tant soit peu !

Bref que du plaisir avec mes deux compères avec aussi une petite anecdote : à la fin, sur la dernière CO quand nous sommes tous les trois bien entamés, nous cherchons une balise placée dans du blanc sur la partie en orange et nous perdons quelques minutes.

Pour finir, je reprends l’expression de Gill :

Les Sexa Pile vont très certainement être redoutables dans les années à venir, s’ils font comme le bon vin, ils vont s’améliorer en vieillissant à condition que celui-ci ne prenne pas un goût de bouchon …

Merci encore aux frères BAILLY et toute leur équipe pour ce magnifique raid, à dans 10 ans pour encourager : Les Septa Pile…au cœur !!

Le Barbu.

Au cours de la proclamation des résultats, Gill a été distingué en remerciement de son extraordinaire apéro, offert à l’occasion de sa proche retraite.

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On peut se rendre compte sur la loupe de la photo de famille finale que cette délicate attention lui est allée droit au coeur. 

Merci aux Zéchappés

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Seud’Raid 2018

10 h, parking du péage de La Crèche. La voiture descendue des steppes glacées du Nord du département arrive avec, à son bord, mes trois équipiers pour la journée : Gill et Denis, les vieux crocos, renforcés par Gaël, un d’jeuns en stage de formation accélérée. J’embarque et on enquille l’autoroute direction Saintes.

Pendant que je fais connaissance avec Gaël à l’arrière (nous allons fonctionner en binôme sur ce raid, lorsque l’équipe sera scindée en deux), les deux virtuoses pianotent à l’avant sur le GPS dernière génération qui équipe le véhicule de Denis.

Ça semble compliqué, l’appareil refuse de se caler sur le port de Ribérou à Saujon. Gill tourne en rond, alors le Barbu prend les choses en main, tout en conduisant, sous le regard inquiet des passagers arrière doutant de sa capacité à rester concentré sur la conduite, à 130 sur l’autoroute, avec la remorque chargée de vélos qui slalome derrière… Dans le doute, je rédige un rapide testament au dos de mon certificat médical délivré par le bon Docteur Phen Tchop…

Euréka ! Le Barbu a trouvé une « rue du port » et valide la destination. On lui fait remarquer que c’est dans un bled qui s’appelle Corme-Ecluse mais il s’en fout, il a une rue du port, il est content…

On laisse tomber, le bled n’est pas loin de Saujon, au verra plus tard. Encore heureux, que l’ordi ne lui ait pas proposé le port de Brest, sinon on y serait encore…

Nous filons sur la N150, l’arrivée à Saujon est imminente. Soudain, le Barbu quitte la route principale sous l’injonction du GPS et nous voilà bientôt en pleine pampa, sur une route à peine assez large pour laisser passer le véhicule qui s’engage sous un pont pour se perdre dans des marais…

L’heure du briefing approche, il est temps de siffler la fin de la récré ! Gaël prend les choses en main avec le GPS de son tél et met un terme à la visite touristique pour nous guider au plus court vers notre destination.

Moi, je me dis qu’avec les deux guignols devant, la journée risque d’être riche en rebondissements, et je ne vais pas être déçu !

Je laisse le soin à Doudou, fan inconditionnel des Flyings dont le manque d’objectivité n’est plus à démontrer, de raconter la journée en détails.

Oliv

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Énorme !

Ce samedi 26 mai 2018 restera un jour historique dans le domaine du sport, que ce soit au plus haut niveau professionnel qu’au plus petit niveau amateur, eh oui, ce jour-là, 2 sexagénaires avec une cervelle de moineau font une bourde « énorme » sur le raid International de Saujon et le soir même, le gardien de Liverpool fait 2 bourdes « énormes » lors de la finale des chochottes, en football.

Comme quoi, çà peut arriver à tout le monde !

Nous allons ici nous intéresser uniquement au raid, comme tout le monde le sait, seul vrai sport de la planète où vous ne rencontrez que de vrais sportifs, beaux, forts et intell……, quoique !

Nous avons tellement d’anecdotes à vous raconter concernant le raid de Saujon, avant, pendant et après que nous n’allons relater que les principales car il nous faudrait un bouquin de 300 pages pour y caser tout ce qui nous est arrivé ou alors je lance l’idée de faire un week-end barbecue/bivouac avec toute la tribu raideurs de France, afin que chacun relate ses plus belles énormités en raid. Je pense fortement que Denis et moi ferions podium sur ce coup-là, voire même la médaille d’or !

Bref, en ce beau samedi de mai, après quelques péripéties routières pour arriver à Saujon, nous sommes la dernière équipe à valider notre dossard, normal les Sexa Piles se font attendre !

Nous arrivons quand même à être à peu près au point pour se placer sous l’arche de départ en même temps que tout le monde, nous chambrons un peu à droite , à gauche les copains raideurs, l’ambiance normale quoi ! Nous en rajoutons quand même une petite couche envers l’équipe de Marie, nous l’adorons tellement !

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1ère épreuve, 2 (Denis et Gill) partent pour une CO photos pendant que les 2 autres (Oliv’ et Gaël) font un petit tour de canoë sur la Seudre, après 35’ de combats chaque binôme se retrouve au point de départ pour inverser les rôles. Nous avions sans le vouloir très bien structuré nos binômes car aux 2 fois, nous arrivons pratiquement ensemble.

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Nous terminons cette 1ère épreuve en troisième position, quelques minutes après nos potes du RAB, mais surtout dans les talons de l’équipe de Marie, et là, dans ces cas-là Denis est intenable, il prend la carte du VTT qui suit, sans trop regarder ce qu’il faut faire, c’est un suivi d’itinéraire, mais il ne s’en apercevra que quelques minutes plus tard ; au début, il ne voit que les ronds des balises sur la carte et il embraye à fonds les ballons en passant par les routes qui l’intéressent, résultat, sur les 3 premières balises nous arrivons devant Marie, mais à chaque fois elle nous rattrape car nous jardinons légèrement pour trouver la toile orange et à chaque fois nous repartons avec son équipe, et bien sûr, çà chambre, normal !

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A la faveur d’un beau chemin assez roulant, Oliv’ met la surmultiplié, gros braquet, grosses cuisses et  nous faisons le trou, sauf que le trou vient aussi s’inviter dans le pneu de notre brave guerrier, arrêt, 1ère bombe (la DLC devait être dépassée depuis des lustres), 2ème bombe, c’est bon, mais pendant ce temps là l’équipe de Marie nous dépose et se fend bien la poire (pas le pneu). C’est peut-être le tournant du match ?

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Nous arrivons à la fin de ce VTT dans une belle propriété pour enchaîner sur une CO Azimut à pied, dans un petit bois, nous croisons Marie sur leur dernière balise quand nous, nous partons sur la 1ère, elle nous donne l’info qu’il est préférable d’être propre là-dessus, Oliv’ entend bien l’info, mais pour Denis, voir Marie, c’est comme « le double effet Kiss Cool », il fonce à fond les ballons (heureusement pas de bière). Oliv’ est obligé de lancer un grand cri de Tarzan pour calmer la troupe et l’effet est immédiat (Quelle autorité !) tout le monde revient aux fondamentaux et l’enchaînement des balises devient limpide, quel miracle !

Nous repartons ensuite sur un VTT Fléché Allemand, Oliv’ et Denis sont à la manœuvre. Sur la 1ère balise Denis et Oliv’ ne sont pas sur la même longueur d’onde, il s’avèrera que SKYROCK était bien la bonne, heureusement c’est sur cette onde que notre Tarzan de tout à l’heure était connecté et que tout le monde (car nous étions plusieurs équipes sur ce coup-là) l’a joué à la Jane.

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Sur ce fléché Allemand Gaël et moi avons le temps d’admirer le paysage, comme souvent dans ces cas-là, ma tête commence à changer de sport et à penser et que je suis sur une rando VTT entre copains, alors je me mets à raconter à Oliv’ des vieilles histoires de guerre (A nos âges, nous avons des souvenirs plein la tête). Oliv’ est obligé de me dire de la fermer, car il est en pleine concentration et il se pose de vraies questions sur le choix qu’ils viennent de faire dans cette belle forêt que nous traversons, Denis et lui ont le « trouillomètre » à zéro car il n’ont plus rien qui les rassure et les kilomètres s’enchaînent, les descentes aussi (tout le monde pense que s’il faut revenir en arrière, il va falloir les remonter), mais une 3ème fois nous faisons confiance à notre Tarzan National et bien nous en a pris car finalement « Eurêka » (Là, Tarzan s’était transformé en Archimède), vraiment faire un raid avec un tel équipier, c’est le pied, mais pas les genoux par contre, car de ce côté-là, c’est plutôt RoboCop et çà, çà l’énerve !

Nous enchaînons sur un road-Book : RAS, puis nous sommes invités sur un trail et c’est sur ce genre d’épreuve qu’Oliv’ échangerait bien volontiers ses 2 genoux pour un bon DTT (déambulateur tout terrain), vous savez un truc comme celui qu’il m’a offert début avril du côté d’Augé. Pour l’instant, il fait avec ce qu’il a, il serre les dents et il suit.

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La galère étant terminée, nous poursuivons sur un VTT’O, Gaël prend la carte, les balises s’enchaînent parfaitement, çà roule pas mal, Oliv’ a les grosses cuisses mais il s’arrache jusqu’au bout, nous arrivons à Saujon en 3ème position et tout va se jouer pour le podium, sur la dernière CO à pied dans et autour de Saujon, car nous sommes 3 équipes à poser nos VTT ensemble.

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Comme sur la 1ère épreuve, l’équipe est séparée, 2 binômes sur 2 CO différentes, nous reconstituons les mêmes duos qu’au début, au dernier moment, nous échangeons nos cartes, bien mal nous en a pris, il est là le tournant du match, çà c’est joué sur cet échange de carte … C’est sur cette dernière épreuve que le mot ENORME va prend tout son sens…

Le binôme Denis à la carte et moi au carton de pointage part gambader dans la campagne en traversant quelques conches au passage, normal, un raid sans vase, ce n’est pas un raid. Tout s’enchaîne parfaitement, Denis amène le duo pile poil à chaque fois sur la balise, je vérifie le numéro qui est affiché  à chaque balise (sur un format A4 SVP), avant de poinçonner le carton.

Sauf qu’à un moment donné nous nous tirons la bourre avec une équipe de jeunes et çà Denis il n’aime pas, pas question de se faire gratter par des petits jeunes, il accélère, je tire la langue et essaie de m’accrocher et arriva ce qui devait arriver, nous arrivons à 4 sur le fameux endroit où la balise 51 de notre carte est située à gauche d’un chemin, alors que la balise 50 (qui est sur l’autre carte de l’autre binôme) est sur la droite du chemin.

Nous sommes un peu dans le rouge, Denis m’indique qu’elle est à gauche, je m’y dirige, mais en même temps, il voit la balise de droite, il me crie dessus, « là, elle est là », avec la  dextérité d’un gymnase lors des championnats du monde, je change de barre et hop, je saute sur la droite pour poinçonner le carton et vlan, je ne vérifie pas le numéro sur le A4, le trou, je ne me souviens pas avoir vu le carton, bref l’énormité est dans la besace sans le savoir et nous rentrons vers la ligne d’arrivée fiers comme Artaban, pensant que nous sommes les champions du monde de CO, en ayant ramassé toutes les balises…

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Après un lancer de Charentaises (Original et sympatoche) où une fois de plus, nos 2 sexagénaires se font remarquer par de formidables lancers à la cime des arbres, ce qui a pour effet de faire atterrir les Charentaises à quelques mètres seulement alors que le but du jeu était de les lancer le plus loin possible et une bonne douche (chaude) durant laquelle Oliv’ pense avoir trouvé l’info du jour auprès d’une autre équipe et qui nous mettrait sur le podium.

Je commence à réfléchir aux petites conneries que je vais pouvoir faire et au chambrage qui va avec pour notre copine Marie lors du protocole podiumique, sauf que Denis a la bonne idée d’aller vérifier auprès des informaticiens du jour que nous avons bien toutes les balises.

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Et c’est là que le verdict tombe, il vous manque une balise, Denis sort la hache, menace le gars à la souris, le pauvre gars panique un peu, il glisse doucement sous la table et nous montre du bout des doigts qu’à la balise 51, nous avons pointé la balise 50, Denis remballe tout son matériel de guerre et nous repartons la « q…. entre les jambes » pour aller annonce la nouvelle à Oliv et Gaël qui sont les pieds en éventails devant la bourriche d’huîtres et la bière offerts par l’orga…

Pas fiers du tout, nous acceptons avec le sourire tous les quolibets venus de tous nos copains et je me dis que là, nous avons atteint le summum de la connerie faisable sur un raid, comme nous dit si bien Marie, « Même un Benjamin ne ferait pas une erreur pareille » et le pire, c’est qu’elle a raison, nous sommes bien les Champions du monde, mais bon la France n’a pas tant de champions du monde que çà, alors on ne va pas faire la fine bouche, pour une fois que l’on a une équipe Championne du Monde, fêtons là !!!

Gill (alias Doudou)

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Raid ROC 2018

Nous voici partis pour le 1er raid de la saison (pour Ju et LKT) ! direction Civray city pour la 8eme édition du ROC.

3 équipes :

van / ju sur le XL (65 km)

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lkt / le jeuno Antonin sur le XL

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Thierry M/ thierry C sur le S

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Les 2 zekip du XL décident de faire route ensemble des fois que l’un des raiders fasse un malaise… ben oui les flyings sont pas très en point en ce moment !

Départ en C.O séparés sur 2 sites distincts : objectif : « se retrouver »: Ju et LKT partent ensembles tandis que Vaness et Anto forment un second binôme.

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check c’est fait, on s’est tous retrouvés !

Canoé pour 5.5 km : objectif : « on se fait plaise sur les beaux bras de la Charente » et mettre la race à l’autre équipe.

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Check c’est fait ! LKT et Anto sont devant sur la plupart de la section, mais on arrive en tête à la faveur d’un portage de canoé plus judicieux.

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VTT’O 20 bornes : objectif :  » on ne fait pas d’erreurs et on attaque un peu dans les côtes pour faire les malins »

ben check aussi mais si on ne sait toujours pas si nos choix d’orient’ ont été bons…

C.O score : objectif :  » suivre le jeuno qui orient’  »

Check mais pas facile, il court le bougre !

VTT ‘ O suite : objectif :  » pareil que miguel »

check !

C.O puzzle : objectifs :  » refaire le puzzle sans oublier de morceaux »

check !

surprise, on reprend les VTT en tête… direction nikage du lapin au pistolet airsoft… eh ben on l’a niqué le lapin, 3 cartouches dans sa face !

on reprend nos montures en VTT carte couloir puis road book : RAS !

On déroule sur le bike and run – Canoé/ CO (on se répartit les postes) – bike and run…

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Arrivée en tête après 5h59 de course… en tête… inespéré ! On franchit l’arrivée tous les 4 ensembles.

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On installe notre dernier atelier : la tireuse à bière !

Un beau raid, bien ficelé, tout le monde a pu se faire plaisir et bien sûr un bon petit repas pour clôturer !

on revient en 2019 !

Merci à tous les milliers de bénévoles dans l’ombre de l’orga mais qui sans eux la manifestation n’aurait pas la même envergure.

Merci aux photographes pour la diffusion des photos.

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Raid O’bivwak

Des images pour commencer suivi d’un récit pour ceux qui prennent encore le temps de lire un peu…

Vendredi, 22 h

Clotaire m’a prêté le Golden pour le week-end. Je l’emmène gambader dans les forêts de l’Allier. Et avec moi, elle va pouvoir chasser en toute liberté, pas besoin de laisse…

Nous roulons en compagnie de Fabrice et Lise, des Bressuirais inscrits sur le C, que nous avons rejoints à Bellac. C’est une première pour Lise qui est avide de renseignements et nous assaille de questions pendant le trajet.

Samedi, 13 h

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Après de chaleureuses retrouvailles avec Annie, notre contrôleuse préférée rencontrée au raid Canéo, nous pénétrons dans l’arena du départ en compagnie de quelques représentants de CMO.

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La redoutable paire Séb et Stéph, amateurs comme nous des formats 24 h (Infernou, Marais’Night) étudie la carte dans ses moindres détails.

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Lilou, jeune pousse prometteuse qui court en mixte sur le C (à la grande inquiétude de ses parents, pas pour le paramètre C, plutôt pour le côté mixte de l’affaire) nous relate ses dernières aventures du haut niveau en Scandinavie.

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Inscrits sur le C également, Mathilde vérifie dans le sac de son père qu’elle y a bien entassé tout un tas de choses inutiles et bien lourdes.

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Côté Bressuire, Fabrice affiche la sérénité du gars qui en a vu d’autres tandis que Lise doit gérer les mille et une interrogations qui lui traversent l’esprit à quelques minutes du départ.

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Le Golden, la truffe au vent, hume l’air ambiant qui fleure bon la balise.

Samedi,17 h

Dans la liaison 11-12, nous tombons sur une paire de zèbres abourdée à quatre patte au bord de la route. Rien de grave, ils sont juste en train de tracer la suite de l’itinéraire, n’ayant pas tout fait au départ. Cette stratégie ne s’avérera pas payante au final puisque Manu, le Père Fouras de la dune du Pilat, fera 3 erreurs de positionnement de poste, qui vont leur coûter cher en terme de temps et d’énergie. Ils arriveront au bivouac une heure après nous, mais sans P.M. se classant dernière équipe mixte avec carton plein sur l’étape. Une belle remontada en perspective pour le lendemain.

Samedi, 19 h

Je commence à cramper. Marie fouille dans son sac à la recherche d’un comprimé de Dextrose ce qui nous fait rater la petite sente à droite qui amène à la balise 14. On s’en rend compte un peu tard, tant pis on l’attaque de l’intersection suivante. Ça nous permet de croiser l’équipe de CMO qui quitte le poste et ne comprend pas pourquoi on arrive depuis cette direction. Tant mieux, ça leur fout le bordel dans la tête et on compte bien que ça déclenche un partage en vrille chez Fabrice. Nous pointons le poste 3 bonnes minutes après eux mais les reprenons à l’attaque de la suivante, le Golden ayant opté pour la trace la plus courte, à travers les marais et la broussaille, atavisme oblige… Fabrice tente sur elle un placage rugby, au risque de lui casser les pattes. Le con ! Il va me l’abîmer et il reste encore 3 postes à shooter. Petit coup d’accélérateur et on file devant.

Samedi, 22 h

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Après une (ou deux ? ou plus ?) bonne bière artisanale réparatrice à l’arrière-goût indescriptiblement parfumé, sans que personne du staff ne soit en mesure de nous dire à quoi il est dû, nous installons le bivouac sous un magnifique soleil. La tente cerf-volant violette soulève bien des interrogations narquoises alentour qui seront vite mouchées par le plantage de vigoureux cure-dents destinés à ficher au sol les élingues en fil dentaire. Repas en groupe puis le ciel s’assombrit, une légère froiditure s’installe et on se met à l’abri. On ne compte plus le nombre de randonneurs nocturnes qui se sont pris les pieds dans le fil dentaire…

Dimanche 5 h

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Réveil en musique. Rapidement tout le bivouac s’anime dans l’obscurité. Séb et Stéph ouvrent des yeux de merlans frits devant la taille des gargantuesques tartines beurre confiture que nous trempons dans le café, eux qui se sont contentés d’une barre coupe faim pour solde de tout compte. Nous, on estime qu’il faut bien charger la machine pour qu’elle tourne à plein régime et qu’on n’accuse pas de grosse défaillance au cours de la seconde étape de l’Obi. Et puis, ça fait ça de moins à trimballer dans les sacs…

Dimanche, 7h30

Entre la 3 et la 4, je suis contraint à une pause technique. Je cherche sans succès les précieux papiers aux quatre coins de mon sac pendant que Marie ronge son frein en regardant passer une quinzaine d’équipes dont 5 mixtes du B. Finalement, je gère à la feuille de hêtre et en profite pour me débarrasser de mon bas long (on n’est pas venu là pour jouer au volley) et sortir les bâtons.

L’intermède est terminé, le Golden est tout excité d’avoir vu passer ce gibier potentiel et piaffe de partir en chasse. Ça envoie donc dans la longue descente sur le sentier. J’apprécie les bâtons qui me stabilisent et me permettent de tartiner davantage sans appréhender de partir en sucette à la faveur d’une pirouette de genou.

Dimanche, 10 h

Séance Actor’s Studio au pied des éoliennes. Plan large, travelling, contre-plongée, le scénario est bien calé, y’a plus qu’à tourner. Mierda ! L’appareil fait sa princesse et ne veut plus collaborer. Je tente de le redémarrer à plusieurs reprises, sans succès. L’aura tenu même pas un an, celui-là…

Pas possible de filmer, on laisse tomber la séquence éolienne. Marie se reconnecte à la carte et file à gauche, dans la petite descente. Quelques dizaines de mètres plus loin, arrêt brutal, cogitation, on est parti à l’envers ! Demi-tour, on remonte, repasse à l’intersection en T, et nous partons sur la droite en grimpette. Quelques centaines de mètres plus loin, arrêt brutal, nouvelle cogitation, on regarde la carte à deux. Non, c’était bon la première fois, c’est maintenant qu’on est à l’envers ! Nous redescendons, repassons à l’intersection hantée, et repartons sur la gauche.

Le pur mode d’emploi pour perdre une dizaine de minutes et un peu d’influx…

Dimanche, midi

On chasse-croise un long moment avec un jeune couple inscrit sur le A la veille, et rapatrié sur le B pour la seconde journée. Marie les impressionne tellement qu’ils la surnomment bientôt « la Machine ».

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Toutes leurs tentatives pour nous mettre une race au physique sont annihilées par la précision chirurgicale du Golden dans ses choix d’itinéraires et ses attaques de postes. On les laissera finalement une demi-heure derrière sur cette étape.

Dimanche, 12 h 26 mn 41 s

Nous franchissons la ligne d’arrivée et sommes aiguillés au contrôle des sacs par l’orga, petite réjouissance réservée au cinq premiers de chaque catégorie. On ne pensait pas avoir si bien tourné, c’est une belle surprise !

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Nous héritons donc de la médaille en chocolat, récompense de 11 heures d’efforts physiques et intellectuels pour la Machine et le machin qu’elle traînait derrière elle, qui clôture un beau week-end à gambader dans la nature à la recherche des 36 petites toiles oranges et blanches.

 

 

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