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Oliv Transpyr dans les Pyrénées  1/29  2/29  3/29 4/29

 La HRP c’est puces c’que c’était (PHOTOS)

Biathlon à Saint Generoux

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Oliv Transpyr dans les Pyrénées 4/29

Jeudi 17 août

Réveil vers 6h30, routine du matin. Un autre campeur a dormi plus bas dans la prairie. C’est un randonneur Catalan qui est sur « l’Alta Pista », mais je ne comprends pas dans quel sens ; fin de HRP vers Banyuls ou bien début de Transpyr à destination d’Hendaye ? Le garçon n’est pas bavard, baragouine peu et dans une langue que je ne comprends pas. Fin des civilités…

Comme convenu avec le bistrotier, je passe récupérer ma montre GPS chargée, sous l’écuelle du chien. Elle ne m’a pas servi pour l’instant mais j’en aurai sûrement besoin pour sécuriser l’itinéraire sur les sections davantage en orientation.

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Je pars en direction du gîte de Batère, terminus de l’étape 4, que je compte dépasser. La chaleur est terrible, je sue à grosses gouttes. Des mouches, très énervées, viennent baiser rapidement dans mes cheveux. Un insecte piqueur, genre taon mais en plus subtil, livre un long combat contre moi, que malheureusement il finira par perdre.

Plus loin, je débusque une compagnie de sangliers qui se disperse au signal du chef de bande, un « gmurfgrrouik » qui signifie « Cherchez pas à comprendre, on s’casse, bande de rouquemoutes ! »

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J’arrive au gîte de Batère vers midi. L’accueil est sympa, cool. Je m’installe en terrasse avec une bière et déballe mon pique-nique : pain, saucisson, fromage. Attablé à côté de moi, un couple de randonneurs à la demi-journée s’intéresse à cette aventure au long cours et pose plein de questions.

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Le soleil est au plus haut, difficile de redécoller tout de suite. J’avise un banc confortable et m’y allonge avec les écouteurs sur les oreilles pour une sieste réparatrice.

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Elle ne dure pas longtemps ! Je suis secoué comme un prunier en plein morceau des Doors par un Jimmy attiré par la couleur orange caractéristique de mon tee-shirt mythique du raid Canéo et tout étonné de me trouver là. En fait, son trajet passe également par Batère, en empruntant un autre itinéraire que le mien.

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Nous étudions la suite. Son G.R. doit lui faire contourner, demain, le Canigou. Je lui vends l’ascension et la descente par la cheminée ; il n’est pas long à convaincre. Nous allons donc cheminer sur le même tracé pendant cette fin de journée.

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Je démarre en premier, direction l’abri du Pinatell (1650 m), en passant par la maison forestière de l’Estagnol, où les Inox nous avaient fait une assistance sauvage et imprévue, au cours de la HRP 2013, avec Kikos.

Dans la montée au col de la Cirère (1731 m), je retombe sur la Polonaise croisée au Roc de France. Nous discutons plus longuement, j’ai le sentiment qu’elle ferait bien un bout de chemin avec moi, mais elle doit retourner sur Montpellier pour bosser…

Jimmy me rattrape un peu avant l’Estagnol, nous marchons ensemble. Ça fait deux fois qu’il m’appelle « le vieux », il est temps de remettre les pendules à l’heure. J’accélère le pas et lui met sa race sur la dernière heure de marche. Il arrive au Pinatell, claqué, et dix minutes derrière moi. Aura-t-il compris le message ?

Lessive, toilette, repas. Nous sommes rejoints par deux types, Rastaman et un comparse vagabond des cimes qui allument le poêle et se lancent dans la préparation de cigarettes et de mixtures étranges à base de plantes glanées de-ci de-là. Avant que la nuit tombe, le comparse repart en direction de la vallée nous laissant Rastaman et un poêle chauffé à blanc.

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Pas besoin de monter la tente ce soir, nous nous couchons à l’intérieur de l’abri, dans une ambiance de sauna. Il doit faire 40 degrés, toutes portes ouvertes…

Oliv Transpyr dans les Pyrénées 3/29

Mercredi 16 août

Départ vers 8h. On se dit au revoir avec Jimmy. Lui part plein Nord, sur le G.R. et moi plein Sud, vers l’Espagne, sur la Transpyr. Rendez-vous est pris, si ça se goupille bien, aux Bouillouses, dans six jours, où nos deux itinéraires devraient à nouveau se croiser.

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Je m’emploie à être rigoureux en orient’, me pose les bonnes questions aux bons moments, fais des recoupages topo/carte/terrain.

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Je vois très peu d’humains, lève à plusieurs reprise des compagnies de sangliers qui se dispersent dans les coteaux à grands fracas.

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Au Roc de France (1450 m), je croise la route d’une randonneuse polonaise établie en France, que je reverrai quelques jours plus tard.

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J’arrive à Amélie-les-Bains dans un état pitoyable : j’ai super mal au genou droit et claudique en serrant les dents et en m’aidant des bâtons dans la longue descente. La première personne que je croise en entrant dans la ville est une élégante quadra qui fait « Oh là là ! » en me voyant débouler dans cet état, à deux à l’heure.

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(Deux erreurs se cachent dans le dessin de SylvInoX ; sauras-tu les retrouver ?)

Je fais des courses pour plusieurs jours, en misant sur la qualité : fromage en crèmerie, saucisson en charcuterie, pain en boulangerie, et le reste dans un petit supermarché. Puis, je récupère mon gros sac-à-dos que j’avais confié à la fromagère et me rends au lavoir pour y faire une lessive et me laver à l’eau chaude.

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Il est presque 19h. Afin de changer l’ordinaire de mon repas du soir, j’achète une portion de frites que je mange sur l’esplanade en centre ville, où officie un trompettiste. Je fais un peu tâche au milieu de tous les curistes. Un touriste du Var entame la conversation et me gère une petite photo.

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J’ai vu trop gros et propose la moitié de ma portion de frites à un clodo maigre et barbu qui accepte et plonge dans la barquette sans un mot ni un geste de remerciement.

Je ne me vois pas dormir dans Amélie (je parle de la ville…) et entame l’étape suivante jusqu’au petit village de Montbolo, sur les hauteurs, que j’atteins au bout d’une heure. Je négocie auprès du patron du bistrot, un anglais, la recharge nocturne de ma montre GPS qu’il cachera sous l’écuelle du chien en partant de bonne heure demain matin, où je pourrai la récupérer, chargée à toc.

J’installe ma tente sur une étendue herbeuse bien plate et tartine mon genou de Voltaren afin qu’il ne m’empêche pas trop de dormir…

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Oliv Transpyr dans les Pyrénées 2/29

Mardi 15 août

Réveil de bonne heure. Yes ! La tente a résisté aux bourrasques de la nuit. C’est bon, ça !

Petit déj’ sous les pins et je passe au refuge pour faire le plein d’eau. Je finis de m’équiper, charge le sac et… la tête de Jimmy apparaît dans l’encadrement de la porte ! Je le croyais déjà parti, loin devant, mais non, il papotait avec le gardien… Nous allons donc démarrer ensemble, aujourd’hui encore.

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Nous avons à peine parcouru quelques centaines de mètres que nous entendons brailler dans notre dos : c’est le patron du refuge, lancé à la poursuite de Jimmy l’étourdi qui avait laissé son téléphone à charger dans sa boutique.

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Contournement de St Martin de l’Albère, traversée du Perthus au pas de charge ; pas besoin de ravitailler. Un regret : ne pas avoir eu le réflexe de prendre en photo la petite fille d’une dizaine d’années, assise en haut d’un escalier, un magnum de whisky dans les bras, attendant que papa vienne la récupérer, image bien symbolique du Perthus, cette verrue consumériste…

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Nous voyons beaucoup moins de monde que la veille. Le midi, casse-croûte près d’une borne frontière.

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Traversée du domaine naturiste, on garde les calbutes en matant de droite et de gauche, mais aucune suédoise en villégiature dans le coin…

Difficile de ravitailler en eau, nous commençons à souffrir de la soif. Une route interminable en lacets nous conduit au terme de l’étape, à Las Ilas où nous tombons en pleine fête du 15 août.

Un concours de pétanque bat son plein dans la fumée des grillades, la tireuse à bière n’arrive pas à fournir, les esprits s’échauffent, les commentaires alcoolisés du dernier tir raté n’en finissent pas de ne pas finir.

Nous prenons la douche au coin d’un bâtiment communal au milieu de toute cette agitation, créant ainsi un centre d’intérêt supplémentaire pour les spectateurs. Lessive, séchage au soleil au centre de l’agora.

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Puis nous remontons la rue principale du village à la recherche du troquet et tombons sur une autre manifestation festive, à destination d’un public plus âgé : le concert de musique et ses danses traditionnelles.

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De mon œil professionnel, je repère assez vite le loustic du village et le désigne à Jimmy, lui recommandant de ne pas le perdre des yeux.

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Nous n’avons pas à attendre longtemps avant de le voir effectuer des roues approximatives devant l’orchestre, qui le jette rapidement, puis de se faire bouler de la ronde au sein de laquelle officie monsieur le maire en personne.

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La musique est entraînante, assez répétitive. J’ai un coup de cœur pour le contrebassiste qui malmène son instrument avec une belle énergie, du strap au bout des doigts. Il joue comme un bûcheron, je suis fasciné.

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En dépit des injonctions réitérée de Jimmy, je n’intègre pas la ronde, étant bien trop dyslexique de la danse pour mémoriser ces pas compliqués, je ne veux pas foutre un gros bordel dans cette chorégraphie si bien huilée.

Un couple de touristes californiens, après avoir maté ces pratiques exotiques, depuis la fenêtre de leur chambre, comme des explorateurs du 19ème siècle devant les danses d’une tribu africaine, finira par descendre et intégrer la ronde.

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Nous allons monter les tentes, discrétos, dans un petit bois proche du torrent, en extrémité du village. Puis Jimmy s’installe pour manger dans le restau pendant que j’allume mon réchaud pour cuisiner l’inévitable soupe/semoule qui sera mon quotidien, sous une pluie intermittente, sur la placette maintenant désertée au profit du grand bal qui a lieu en bas du village.

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Nous nous couchons tard, la musique en fond sonore berçant notre endormissement.

Un petit film pour conclure : 

 

 

Oliv Transpyr dans les Pyrénées 1/29

Lundi 14 août

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Lydie me dépose sur la plage de Banyuls. Là, je ramasse un galet, de petite taille, que j’espère pouvoir « relâcher » à Hendaye, dans un mois et demi… Puis, je fais mes premiers pas sur la « Transpyr », cette H.R.P. à l’envers.

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Dans la rue qui part perpendiculairement à la plage, juste devant moi, à dix secondes, un gros sac attaque le G.R. Je l’interpelle.

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Le sac finit par se retourner et je découvre un Jimmy, pâtissier à Nantes, qui entreprend un quart du G.R. 10, jusqu’à Mérens. Nous cheminons ensemble jusqu’aux premières hauteurs dominant Banyuls.

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Les deux premières étapes de la Transpyr se font principalement sur le G.R. Il n’y a donc pas de difficulté d’orientation, il faut juste suivre le balisage rouge et blanc.

La chaleur est terrible, les possibilités d’approvisionnement en eau réduites (2 sources), il faut donc gérer au mieux le paramètre hydratation. Je pars avec deux bouteilles de 1 litre dans le sac-à-dos (cadeau de David, le reporter du suivi de l’avent’hure en direct) plus deux bidons de 0,75 litre sur la poitrine.

Ça grimpe dur, nous naviguons autour de 1000 m, en croisant quelques randonneurs à la demi-journée, très peu chargés. Au Puig de Pradets, nous prenons l’option « dré dans l’pentu » plutôt que de faire le choix du contournement. Mais Jimmy marche un peu plus vite et nous nous séparons bientôt. Je pense ne jamais le revoir.

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En fait, je retombe sur lui assez vite : il est abourdé le long d’un rocher, émergeant d’une petite sieste, complètement explosé, son tee-shirt enroulé sur la tête comme un chèche de fortune, et tenant des propos à la limite de la cohérence. Il est victime de crampes et d’insolation, n’ayant pas réussi à s’hydrater correctement.

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Je reste un moment avec lui, puis nous reprenons le chemin, de conserve dans un premier temps, puis chacun à notre rythme.

Après une toilette/lessive dans un abreuvoir, il me reste encore à franchir le Puig Neulos (1256) sous un soleil de plomb. Puis je tente un évitement du col de l’Ouillat, terme de l’étape 1, en visant directement St Martin de l’Albère. Mais le plan est foireux, je me retrouve sur du chemin d’exploitation forestière récent qui prend un azimut résolument trop Sud et me rends compte que je suis parti pour me paumer proprement. Je fais donc sagement demi-tour et termine cette première journée au col de l’Ouillat, où je plante la tente et retrouve mon co-marcheur, arrivé une heure avant moi.

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Je mange frugalement sous les pins alors que Jimmy partage un repas bien arrosé au refuge avec des potes qui l’ont rejoint en voiture.

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Puis, je monte ma rudimentaire tente de raid et me couche assez tôt. Le vent est fort, les arceaux ploient sous la pression et se couchent sur moi par intermittence.

Je suis un peu inquiet sur la fiabilité de mon matériel. Est-ce que la tente va tenir ? Comment réagira-t-elle aux fortes pluies ? Aux orages ?

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Oliv Transpyr dans les Pyrénées

Mi août 2017, Oliv s’embarque en solo sur la Transpyr, traversée Est/Ouest des Pyrénées, de Banyuls à Hendaye, au plus près des crêtes frontalières, sur le tracé de la HRP.

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David a géré le suivi en direct de la balade, à partir des rares informations qu’Oliv pouvait lui fournir avec son téléphone obsolète et son forfait à 0 euros. Il fut donc obligé de broder, d’improviser quelque peu et quant on voit la tête du journaliste on peut, à raison, s’attendre au pire…

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Mais le talent de David pour le travail journalistique, dûment documenté à partir de sources improbables, a été unanimement reconnu par les lecteurs…

Le Feuilleton de l’été, Oliv sur la HRP, romancé par David :

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épisode 2

épisode 3

épisode 4

épisode 5

épisode 6

épisode 7

épisode 8

épisode 9

épisode 10

épisode 11

épisode 12

épisode 13

épisode 14

La HRP c’est puces c’que c’était

Une fois rentré, Oliv a dû mettre un peu d’ordre dans tout ce bordel en faisant un compte-rendu journalier rétroactif de cette avent’hure.

Le Feuilleton de l’été, Oliv Transpyr sur la HRP, keski s’est-il vraiment passé ? :

Jour 1/29

Jour 2/29

Jour 3/29

Jour 4/29

 

 

Biathlon à Saint Generoux

Samedi 16 septembre Denis et Gill des RADO organisent une nouvelle épreuve: un BIATHLON avec tir carabine laser. Tentés par l’idée, Ju, Vaness et Nelly s’inscrivent d’office.

Au programme 3 boucles de 4.5km à pied coupées par du tir (5 essais, couchés à l’issu du 1er tour,    puis debout après le 2de tour).   

Des styles très différents lors du tir !

Chaque cible manqué nous gratifie d’un tour d’environs 150m de pénalité. A ce jeu Ju ne fera que 1 tour puis 2 tours de pénalité, Nelly 3 + 4 tours, Vaness 1 puis 3 tours).

Nous totalisons donc un peu plus de 14km au total pour un temps de 1h06 pr Ju, 1h16 pour Vaness et 1h20 pour Nelly.

Ce qui donne des bons résultats  avec pour Ju la 2eme place au scratch (faut dire que c’est un sacré tireur !….), 2eme et 3eme chez les filles pour Vaness (malgré des soucis intestinaux qui l’obligent à des pauses stratégiques) et Nelly (qui n’avait pas couru depuis plus de 15 jours).

Le lendemain Ju ne peut plus marcher (tendons d’Achille hyper douloureux) et Nelly est pleine de courbatures, tandis que Vaness est au taquet. Z’ont qu’à s’entrainer ces baltringues ….

Épreuve très sympa, qui a réuni plus de 100 coureurs. Un parcours de course à pieds en chemin super agréable, avec en prime une belle petit cote avant le tir. Bonne orga avec toujours le sourire et la disponibilité de l’équipe des RADO.

Merci pour tout et plus particulièrement à Gill pour les photos.

 

La HRP c’est puces c’que c’était

Image3Oliv jette l’éponge aux 3/5 de sa tentative de Tranpyr 2017, traversée Est/Ouest des Pyrénées sur la HRP.

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Ce ne sont pas les orages, les ampoules, les loups, le froid, le vent, la malnutrition, la fatigue, les gamelles, la grêle, les tendinites, le brouillard, une fracture, les mauvais dormages, la tempête, l’arthrose des genoux, les vipères, les entorses, le blizzard, la neige, la foudre, ni même les ours qui ont eu raison de sa détermination, mais la lâche agression d’une armée de puces qui ont profité d’une nuit passée dans un abri de berger un peu douteux pour envahir homme et matériel.

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Au bout de cinq jours à sentir ces bestioles ponctionner ses gros globules chargés d’oxygène sans arriver à s’en débarrasser malgré les mesures d’hygiène prises dans ces conditions spartiates, la seule solution qui s’imposait était de regagner la civilisation avant de devenir complètement fou et de contaminer le reste de la chaîne.

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JEU CONCOURS :

Combien de piqûres sur le corps pensez-vous qu’Oliv avait, lorsqu’il a arrêté ?

La personne ayant proposé le nombre le plus proche de la réalité se verra remettre le galet pris sur la plage de Banyuls le 14 août. Charge à elle, ensuite, de lui faire parcourir, ou pas, le reste de la traversée…

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Bon, pour calmer Vaness, je vous mets un petit échantillon en photo :

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