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NEWS : InoXman 2020 – l’hivernale

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InoXman 2020 – l’hivernale

Récit du premier InoXman de Marie :

Oliv : « Tu fais l’Inoxman avec moi samedi 26 ? »

Marie : « Bein oui … »

Ayant grillé mon joker l’an dernier pour les beaux yeux de Calypso, l’heure était venue de faire honneur à cette alléchante invitation.

Quelques jours avant les retrouvailles, je contacte mon partenaire pour savoir à quelle sauce je vais être mangée. Je raccroche, fébrile, la trouille au ventre, prenant conscience que je me suis embarquée dans une belle galère et que la météo s’annonce incisive. Cauchemars toute la nuit à cause de la partie natation, je m’imagine des creux de 7m, brassée par la houle, en perdition, pour tenter de flotter aux côtés d’Oliv que je sais ne pas être ascendant sirène, tout comme moi ! Bref, je me ressaisis dès le lendemain en préparant mon matériel, c’est décidé, je nagerai avec une bouée, il ne pourra donc rien m’arriver, mise à part les railleries d’Oliv.

J’arrive dans l’antre des Inox la veille, le briefing bat son plein, que des connaisseurs, la trouille revient au galop malgré les sourires rassurants de la tablée et les conseils experts de mon binôme qui me dévoile le parcours. Lydie, qui nous assiste, cale l’orga du matériel et du ravitaillement, je ne peux plus reculer. Philinox, en maître de cérémonie, nous invite à 22h à un peu de repos avant la tempête…

Petit déj à 7h30, café chaud de Sylvie qui me fait oublier les abats d’eau de cette nuit sur le toit du camion. Le jour se lève paisiblement, la pluie s’est calmée, ça s’annonce facile…

C’est parti pour le prologue en Kayak dans Bonne Anse, j’ai renoncé au gilet de sauvetage, Oliv m’ayant gentiment indiqué que j’avais pied, je ne peux pas lui faire honte dès les premiers instants. Nous emmenons tranquillement le fameux drapeau au départ, les pieds encore secs comme des princesses (Merci Bruno !), sur le point zéro de la pointe. Je n’ai alors pas du tout pris conscience que je ne repasserai sur les lieux que 11h30 plus tard au terme d’un passage aquatique nocturne.

Sylvie et Isa partent juste devant nous, elles sont frigorifiées mais motivées, Isa n’ayant pas réussi à dompter son kayak, elles ont rejoint le départ à pied, après quelques tirades de brasse !

Premier trail pour faire le tour de l’Anse et revenir au parking, Oliv enquille derrière moi , entre les traces de sangliers, équipé de ses vieilles Spartiates de Volley aux pieds. Nous tentons de conserver notre écart avec les filles en coupant un peu dans les zones marécageuses mais elles finissent par prendre leur envol. Ce n’est pas grave, on n’est pas compet’… mais on essaiera quand même de les cramer plus tard ! Petit rythme régulier pour en découdre en 1h10 et on saute sur les biclous pour une petite liaison par la piste cyclable, puis la plage où on recolle avec les filles.

On enfile la combi, Oliv est rapide et prend de l’avance, de mon côté, je tente peut être de retarder le moment fatidique des conches. Je le rejoins et le bassine toutes les 5 min pour savoir à quel moment nous allons nous jeter dans le bouillon. Mon stress est en pleine ascension, puis ça y est, on descend sur les rochers, on attend le « bon moment » pour ne pas se faire balayer et PLOUF !

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L’eau est chaude au ressenti, peu de courant sur la traversée, je flotte, je vais survivre, ouf, pire que ça, je kiffe, la trouillasse vient de m’abandonner, je profite. On ne se pose pas de questions, on enquille les 3 traversées, on n’est pas des Mickeys comme on aime se le répéter. On fait même nos naïades avec tout notre répertoire gestuel, nos pauses vidéos et notre sortie de Pontaillac escortée par 3 policiers, probablement alertés par ma bouée !

Fin de notre swim/ walk et début de la section VTT vers Mornac. On enchaîne gentiment avec tantôt l’un tantôt l’autre qui ne voit pas les flèches, une équipe complémentaire…. Oliv a du mal à se réchauffer, et ce n’est que le début… On retrouve Lydie à l’entrée du village, on enchaîne vite, on balance presque nos VTT, on traverse le marché des Potiers, puis on commence à naviguer dans les parcs ostréicoles. Oliv gelé, moi, pas loin, les nombreuses mises à l’eau sont éprouvantes. On reste vigilant au milieu de toutes les petites bifurques, tout en toisant du regard nos arrières : Philippe et Fred ne nous ont pas encore tapé sur l’épaule. Pas de déconcentration possible au risque de louper la fameuse flèche orange et de se faire envahir par le Grand N’importenawak. Les jambes d’Oliv sont raides, j’essaie de le divertir tant bien que mal en lui proposant quelques gamelles. On arrive au ravito de Lydie, transits de froid ! Isa et Sylvie viennent d’arriver et sont en train de perdre le combat pour se réchauffer. Elles arrêteront finalement après le passage Canoë, grelottantes.

On monte dans notre embarcation quelques minutes après elles, on est synchro et efficace, nous ne restons sur La Seudre que 30 min, mais « la claquada», comme dirait Oliv, m’a envahie.

Il fait froid, il pleut, il vente, le début du VTT est un peu rude. Le parcours n’est pas très long et la traversée des VTT via une barcasse pimente la section. On se caille, mais le moral est à bloc et c’est reparti pour une promenade ostréiculto-aquatique faisant étape sous le pont de La Seudre. Fini les mises à l’eau, la météo s’améliore, on savoure, et même les champions du jour Guig et Benoit (partis bien après nous) ne nous ont pas encore rattrapés. On fait alors une blagounette à nos adversaires avec un fléchage sableux sauvage invitant à une petite natation vers Oléron. Sait-on jamais…sélection naturelle ! On longe la plage de Ronce pour retrouver toute la Team assistance and family aux Roseaux, on en déduit donc que les autres sont dans notre rétro.

On repart d’ailleurs juste devant Fred et Philinox, singles de VTT à gogo puis passage crête-dune peu après l’Embellie pour rallier la playa. Oliv surfe sur son biclou dans le mur de sable et me donne les cartes pour faire de même . Bon, c’est moins la classe mais j’aurai essayé « la descente de la mort qui tue ». On retrouve les 2 autres équipes à ce moment là, petit coup de chambrage, ils ont pris la piste « piou-piou » du côté. Dégonflage collégial des pneus pour longer l’océan jusqu’au phare. Quelques minutes plus tard, Oliv fulmine, réglage de la monture ou fatigue, ce passage qu’il attendait pour se faire plaiz’ ressemble plus à un chemin de croix, la vue est de toute beauté mais lui laisse un goût amer.

Dernières retrouvailles au phare avec Lydie qui nous équipe de notre frontale, le soleil décline, nous allons clôturer de nuit. Je réalise alors que nager de nuit dans Bonne Anse me fait flipper : c’est le retour de la bouée orange qui me sera fidèle jusqu’aux derniers coups de brasse. Contrairement à ce matin, on longe cette fois-ci Bonne Anse côté océan, on profite du coucher de soleil à la faveur d’une pause improvisée sur les sièges d’une famille de pêcheur partie au loin, tel Boucle d’Or et les 3 ours.

On allume les frontales et nous nous dirigeons paisiblement vers notre dernière mission : retrouver et rapporter le drapeau. La plage me semble interminable de nuit et je prends trop tôt un itinéraire dissident au milieu de la végétation dunaire de peur de le louper. Oliv, serein comme jamais, me laisse m’agiter jusqu’à son azimut final de toute beauté sur la loupiote du mât. On aperçoit le reste de la troupe qui nous attend en face au loin., y’à plus qu’à !

Je demande à nouveau en boucle à Oliv la prochaine échéance de natation, de peur que le courant ne m’emporte à l’autre bout du monde. Finalement, seul le dernier tronçon est nagé et Bruno a eu la bienveillance de nous escorter en canoë, soulagement. Dur de se remettre dans l’eau froide mais tout le monde nous regarde donc on assure grave, surtout Oliv en nage indienne. A peine sortis, on achemine le drapeau au point d’arrivée, remise des colliers de fleurs, l’Inoxman 2020 c’est dans la boite !!

Collée au feu de cheminée, il ne me reste plus qu’à profiter du tirage au sort délirant de magouilles de l’attribution de cadeaux en tout genre où la famille Inox a également un gros potentiel !!!!

Oliv, c’est quand tu veux pour un raid estival….

Editions précédentes :
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