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Infernou 2019

Suite aux défections de Marie et du Barbu, Oliv et Doudou ont constitué à l’arrache l’équipe des Vieux Crocos du Sept-Neuf pour s’aligner sur le format Satan (24 h) de cette C.O. type Rogaine dans les départements du Tarn et du Tarn-et-Garonne.

Le CR de Gill :

Sur le petit Larousse illustré Deux-Sévrien, INFERNOU signifie : épreuve de barjots réservée aux baroudeurs, fêlés du cerveau, insouciants et/ou inconscients, pour une belle balade en forêt afin de dénicher des petites toiles oranges et blanches, ce qui a le don de déclencher un orgasme à ceux qui vivent ces moments de pur bonheur, mais avec une limite de 100 possibilités à ne pas dépasser pendant 24h, au-delà vous risquez l’arrêt cardiaque…

Pour la définition Tarnaise de l’INFERNOU made in BOA et SCOR, rendez-vous sur cette page : https://infernou2013.wixsite.com/infernou2015/presentation.

A ces 2 définitions, si vous y ajoutez la lecture des comptes-rendus et des vidéos des concurrents, vous êtes certains qu’en 2021, vous aussi vous serez au départ de l’Infernou et croyez-nous, vous ne serez pas déçus, c’est vraiment une Aventure à vivre…

En ce qui nous concerne pour cette édition 2019, nous sommes encore une bonne dizaine du coin, au départ à Bruniquel : Manu et Tom (l’équipe N1 des RADO79) avec Fabrice en solo, Alex et David (les cousins), David et Christophe (nos voisins des Echappés de Mélusine) et pour conclure la tribu des 24h, Oliv’ des Flyings Avent’Hure faisait équipe avec moi au dernier moment car entre-temps il a perdu Marie et moi Denis (Nos fidèles équipiers) qui sont tous les deux HS, à leur grand désarroi. Ensuite Romain et Virginie (pour son baptême du feu) s’alignaient sur le 6h, avec une idée derrière la tête pour Romain, démontrer à Madame que la CO c’est le panard et qu’en 2021 elle pourra être au départ du 24h comme le reste de la tribu. Mais oui Virginie, tu en es largement capable, regarde Oliv et moi avec 1 genou sur 4, nous l’avons fait, alors pour toi, avec ta jeunesse et tes 2 genoux, ce sera une balade de santé !

Oliv et moi accompagnés de Nathalie (notre chauffeur) avions décroché une autorisation spéciale de notre Ehpad pour aller se détendre dans le Tarn pendant 5 jours, nous sommes donc partis de nos chers Deux-Sèvres le jeudi pour un retour le lundi. Ce changement d’air, nous a fait un bien fou, nous en revenons avec quelques anecdotes supplémentaires à raconter, mais toujours pas de genoux neufs, peut-être devrions-nous faire un pèlerinage à Lourdes et non pas à Bruniquel…

Bref, le vendredi, veille de la course, pendant les averses nous avons joué tous les 3 à pas mal de jeux de société et vers 16h, le soleil s’est levé, nous décidâmes donc d’aller faire un petit tour à Puycelsi pour voir si nous réussissions à trouver un raccourci par rapport à nos choix d’approche de ce village haut perché, en 2017. Nous trouvons une clôture à escalader et un talus à descendre qui nous fera bien gagner…. : 75m, c’est toujours çà, n’est-ce pas ! mais nous dénichons aussi un super passage qui devrait nous éviter une longue montée sinueuse pour atteindre le haut de ce roc et qui nous fera gagner pas mal de temps, nous trouvons aussi la balise 74 au point d’eau (comme en 2017), c’est certain, ce genre de repérage allait être très bénéfique sur notre résultat final, c’était génial !

Nous en profitons aussi pour taper la discute avec le barman du café où nous avions pris un demi sur l’édition 2017, en lui disant à demain pour un bis repetita. La suite de l’histoire fera que le lendemain, pendant la course, nous décidâmes de ne passer par Puycelsi, car çà nous obligeait à faire tout un détour (pour 1 balise) par rapport à notre choix d’itinéraire. Oui, vous avez le droit de nous chambrer sur ce coup-là, mais rassurez-vous, vous allez avoir bien d’autres occasions de nous prendre pour des blaireaux !

Avec Oliv’, nous nous étions fixé un très bel objectif « Rien à foutre du classement, mais par contre essayer de faire de l’orient propre ». Ne rigolez pas, çà nous est déjà arrivé, genre sur le raid Mélusine 2018, alors pourquoi pas sur l’Infernou 2019 !

Nous avons donc tout mis en œuvre pour réussir un tel défi : boussoles, loupes, frontales, lampes, protèges cartes, sandwiches (rillettes, vache qui rit, escalopes de poulet, jambon sec, tartiflette, salade de crudités, gâteau énergétique, céréales made in Thermomix…), mars, snickers, poudre miracle, PQ, Nok etc…, tout cela en x exemplaires bien sûr, les sacs déposés pour la base de vie étaient pleins à craquer, nous avions de quoi repartir à zéro côté intendance et vêtements de rechange, mais pas de genoux interchangeables, malheureusement…

La météo annoncée n’était pas terrible pour le samedi, alors évidement la prudence sera de rigueur dans les descentes et les imperméables à portée de main pour les enfiler dardar à chaque averse.

Le samedi matin, nous nous réveillons tranquillement vers 7h, en pleine forme dans nos têtes, sereins comme des oiseaux, nous prenons un bon petit déj, terminons de préparer nos sacs (pour moi, c’était au moins la 5ème fois que je le faisais depuis le jeudi soir), puis vers 10h30 nous mangeons de nouveau histoire de charger la mule et nous partons vers Bruniquel vers 11h.

Nous y retrouvons tous nos potes barjots, les rado79 bien sûr qui sont partis du 79 à 5h du mat et qui sont déjà prêts à faire feu, les dossards accrochés et tout le matos en mains, nos copains Jérôme et Philippe des « Boiteux », David et Christophe des « Echappés de Mélusine », Sébastien et Stéphane (les vidéosmen de l’édition 2015) et tous les autres que l’on connaît de vue mais sur lesquels, nous sommes incapables d’y associer leurs noms. Dans ce petit monde du raid et de la CO ultra, nous nous connaissons presque tous, alors les « Salut, Bonjour, çà va » fusent dans tous les coins. Nous sommes les derniers à retirer nos dossards, mais nous sommes d’un calme à endormir les excités de la balise, pour vous dire !

Quelques photos, et rassemblement sur la ligne de départ, là, j’ai une très grosse pensée pour Denis, je me dis que j’ai vraiment de la chance d’être là et qu’il faut en profiter au maximum, la vie pouvant nous réserver tellement de surprises, qu’il faut savoir apprécier ces moments de pure convivialité entre sportifs amateurs…

12h, les fauves sont lâchés, nous partons tranquillos pour pointer les 10 balises du village, passage obligatoire avant de recevoir notre Graal, la fameuse carte aux 100 balises à l’échelle 1/20 000ème, (dur, dur pour nos petits yeux de papys). Après quelques hésitations sur certaines balises, nous arrivons quand même à valider les 10 balises. L’orga nous donne chacun notre A3 recto-verso pour aller jouer dans la forêt domaniale de Grésigne, pas d’affolage, nous nous posons tranquillement sur le muret jouxtant l’endroit, pratiquement toutes les équipes y sont alignées et jouent du stabilo pour esquisser un parcours logique.

Conscients de notre niveau orientatoire et surtout physique mais avec 2 têtes prêtes à encaisser les douleurs, çà devrait le faire quand même, nous traçons une bonne quinzaine de postes à l’ouest de la carte, nous verrons ensuite la suite des opérations en cours de route. Oliv’ qui a déjà pas mal sorti la caméra pour les 10 postes dans Bruniquel, filme à tout va pour avoir un max d’images afin de concocter une fois de plus une belle vidéo, comme il sait si bien le faire…

C’est parti, plein nord, direction les jardins du château, nous n’y croisons ni Philippe Noiret, ni Romy Schneider (Ah non, çà c’était en 1975 !), mais 4 autres équipes avec lesquels, nous allons allier nos forces pour dénicher les premières balises, çà s’enchaîne pas mal, même si nous ne prenons pas forcément les mêmes azimuts pour aller de balise en balise, à chaque fois nous nous retrouvons. Ainsi les 103, 102, 130, 101, 122, 100, 120, 123, 97, 95, 121, 93 sont dans la besace sans encombre, c’est assez jouissif et à ce rythme là, c’est certain, nous allons faire carton plein. Sur les 4 dernières citées, nous naviguons avec les Tchèques (sans provision) et nous nous aidons mutuellement à l’approche des sésames.

Eh là, Bingo le train déraille, les circuits imprimés de nos 2 cerveaux ne prennent pas le bon aiguillage, panique à bord, la 92 se cache, elle joue avec nos nerfs, nous tournons dans tous les sens sans succès, au bout d’un moment nous décidons de revenir en arrière, de prendre appui sur le champ et sur un sentier qui part vers l’est, pas visible sur le terrain mais nous trouvons le ruisseau, une intersection de sentiers plus un mur qui nous permettent de nous recaler afin d’attaquer la balise intelligemment et même de croiser Didier et Frédéric, les 2 charentais que l’on connaît depuis longtemps et avec lesquels c’est toujours un plaisir d’échanger, qui viennent de la pointer et qui nous disent que nous brûlons énormément sur ce coup-là…

1er gros jardinage, l’objectif prend une grosse claque, mais bon, on repart malgré la pluie qui tombe, nous enchaînons 91et 90 qui est la dernière de notre traçage de départ, nous décidons d’aller se mettre à l’abri dans la ferme qui est au sud et qui se trouve sur notre progression pour aller vers la 89, impeccable, nous dénichons un appentis devant une maison qui paraît inhabitée. Nous posons le sac à dos, commençons à manger nos provisions (Pas celle des Tchèques) et prévoyons notre traçage pour une nouvelle série de balises (une bonne vingtaine), ce qui nous amènera à la base de vie, à vu de nez, nous pensons y arriver vers 23h, minuit. Puis, d’un seul coup nous voyons déboucher Manu, Tom et Fabrice, qui nous disent en avoir 16 dans la poche (nous 15, ce n’est pas si mal par rapport à notre équipe de N1). Oliv leur demande de simuler une course aérienne pour les filmer, ce qu’ils font avec plaisir et puis ils disparaissent pendant que nous finissons nos sandwiches.

Nous repartons, gonflés à bloc (enfin côté estomac), la 89  est vite fait dans la poche et arrive la 88, nous sommes sur la crête d’un sommet, la pluie tombe drue, il faut descendre sur une pente glissante et dangereuse, Oliv sort la caméra et filme mes acrobaties, mais surtout mes précautions pour ne pas débouler dans le bas, car cette balise là, il faut la mériter pour l’avoir, nous la shootons du 1er coup, on remonte la pente, ouf ! nous sommes en haut, les pulsations retombent et Go Go vers la 127 qui n’est qu’une formalité, nous essayons ensuite de rester sur la même courbe de niveau pour aller shooter la 129, nous avons bien fait d’insister dans cette direction car nous finissons par la trouver sans trop de problème.

Maintenant tout schuss dans la pente vers la 82, nous essayons de trouver le passage le moins profond pour traverser le ruisseau, un saut de cabri par-dessus la route (Bruniquel/Puyselsi) et dans la montée, sur la petite route, nous voyons une gazelle débouler à fond les ballons, c’est le jeune équipier de Manu des CMO, Manu suit à distance, la fougue de la jeunesse commence à lui faire mal aux jambes. Nous, à 60 et 61 ans, nous sommes dans la même tranche d’âge, ce genre de mésaventure ne risque pas de nous arriver, c’est plutôt « Cool Raoul », « si tu veux aller loin, il faut ménager sa monture » et pour la ménager, nous la ménageons, nous marchons, sans même se dire que nous pourrions courir… Pourquoi courir quand on peut marcher, c’est peut-être la devise à adopter sur l’Infernou, nous, nous l’appliquons à la lettre, c’est certain !

La 82 est pointée sans encombre, direction la 80 vers l’église isolée en bordure de forêt (la légende de construction de cette église à 500m de son village est très originale, je parie que peu de coureurs ont pris le temps de la lire). Nous en profitons pour faire le plein de nos camelback et direction la 75, la cascade au milieu d’arbres recouverts de mousse, le soleil n’atteignant sans doute très peu les lieux, nous en profitons pour faire des jeux de scène pour la caméra, ensuite tranquillement la 77 et nous continuons vers la 69, au moment de sortir de la forêt, en bordure de champ, nous voyons 3 énormes biches qui sont en train de paître, le temps qu’Oliv sorte la caméra, elles sont déjà dans la forêt, dommage !

La vue de ses magnifiques cervidés nous a sans doute déconcentrés… ou pas…, alors que nous nous disons de faire attention de ne pas être en hors carte au moment d’attaquer la 51, eh bien je vous le donne en 1000, nous allons en hors carte, mais volontairement, bien mal nous en a pris, car la multitude de ruisseaux dans le coin (que l’on a fini par voir sur la carte au bout de 30′) nous fait perdre le fil de notre point d’attaque, nous sommes sur la mauvaise jonction, les minutes passent, nous finissons par nous assoir, dépités, désabusés, je propose même à Oliv’ de la laisser tomber, heureusement il insiste, finit par faire la bonne supposition et nous la trouvons. 2ème gros jardinage, là l’objectif prend un second coup de massue, dire que l’on avait le bon raisonnement au départ et qu’ensuite, nous faisons du Nimportnawak.

Les 50, 42, 43 et 44 sont dans la besace sans trop de problème, il fait encore jour, un peu avant la 54 nous mettons nos frontales, la nuit tombe, il va falloir verrouiller davantage nos choix et se contenter de suivre les sentiers d’approche, c’est ce que nous nous appliquons à se répéter plusieurs fois l’un à l’autre, mais ce n’est pas ce que nous ferons (y’a pas, le cerveau de l’homme est un truc compliqué à gérer !). Les 54, 53, 52 et 71 sont trouvées dans des délais raisonnables, mais pour aller vers la 68, nous prenons un azimut, nous n’appliquons pas notre méthode du dessus. Le résultat est implacable, nous avons le raisonnement de trouver en premier un sentier le long d’un ruisseau, mais le perdons en cours de route, nous faisons des suppositions de position, nous finissons par repartir, là encore, je propose à Oliv’ de la laisser tomber, il insiste, nous montons une belle pente, il me dit qu’elle est en haut à gauche, moi, je dis qu’elle doit être à droite, comme vous pouvez le constater, ce n’est pas dans la poche.

Là encore, les minutes passent et comme par miracle, nous voyons des lampes derrière nous, ils sont six du coin (apparemment), ils nous montrent sur la carte où nous sommes (ah oui, le fameux sentier et son ruisseau) et nous amènent tranquillement à la balise, merci les gars !

Nous ne prenons pas la même option qu’eux pour aller à la suivante (la 67) et finalement, nous nous retrouvons ensemble au pied de la balise. Nous décidons donc d’unir nos forces communes pour rallier la base de vie, non sans mal, en traversant dans du vert foncé, nous finissons par entendre le bruit du groupe électrogène puis les tivolis, nous allons pouvoir débrancher le cerveau (enfin, ce qu’il en reste !).

Nous prenons nos sacs et fonçons dans le tivoli restauration, une bonne soupe chaude nous attend, que çà fait du bien, nous ouvrons nos sacs et sortons notre bouffe (préparée avec soin, la veille au camping), moi, j’avale à qui mieux mieux les différents sandwiches, Oliv’ englouti sa salade de crudités et sa tartiflette, prend un anti-inflammatoire (les douleurs dans les genoux sont terribles, il souffre en permanence mais ne se plaint jamais), nous nous changeons avec une nouvelle tenue bien chaude, faisons un nouveau traçage pour la suite de notre expédition (une douzaine de balises).

Dans ce haut lieu de récupération sportive, nous retrouvons nos 2 Charentais, Didier et Frédéric, ils ont perdu un de leurs cerveaux en route, enfin l’un d’eux s’est mis en position Off, comme l’autre est toujours sur On et que nous, nous appuyons fortement sur le Off pour qu’il reparte, eh bien çà finit par le faire, nous quittons le restaurant ensemble pour aller reconquérir la planète « balises à gogo ».

Nous y sommes restés 45′, il fait frais dehors, nos reposons nos sacs dans le tivoli du début, je grelotte, les dents claquent, les mains vont dans tous les sens, pire qu’un mec atteint de Parkinson, je ne peux pas tenir la carte, incroyable, je n’ai jamais vu çà, il faut courir, se réchauffer absolument, nous accélérons donc notre départ et bing, nous ne trouvons pas l’entrée du sentier qui est censé nous conduire vers la 66, demi-tour, je saute sur place, nous la trouvons et crions sur nos 2 Charentais pour qu’ils embrayent avec nous. Je sautille en marchant pour me réchauffer et au bout de 5′, c’est bon tout est redevenu normal, plus de claquement de dents, plus de mains baladeuses.

Un mauvais choix de sentier nous amène à l’ouest du point d’attaque prévu (çà, nous le saurons après !), nous insistons sur la gauche en longeant le ruisseau, nos Charentais eux insistent sur la droite, ce sera eux qui auront raison sur ce coup-là, mais comme Oliv’ et moi avons vraiment insisté sur la gauche, les minutes se sont écoulés et il y a belle lurette que Didier et Frédéric l’ont pointée quand nous décidons enfin de faire demi-tour et de finalement la trouver un peu plus loin sur la droite de notre point d’attaque du début. Nous nous disons que si çà a permis à Didier et Frédéric de reprendre confiance en eux pour la suite, eh bien çà aura été un mal pour un bien, on est comme çà nous, nous sommes là pour jouer et si nous pouvons aider les autres, nous le faisons !!! Et remarquez que tous les concurrents sont comme çà, tout le monde s’entraide, c’est çà qui est aussi génial.

A ce moment là, il est 1h du matin, il fait noir de chez noir, nous n’entendons que les chouettes et nos pas lourds qui résonnent sur le sol, les genoux, il y a belle lurette que nous n’en n’avons plus, il n’y a que le cerveau qui nous dit de marcher, marcher et encore marcher mais qui essaie en même temps de ne pas trop sortir de la simplicité d’approche des précieuses balises. Les 64, 65, 63, 62, 59, 48 et 34 sont trouvées dans des délais qui correspondent à notre niveau de N4.

Un peu avant la balise 33, au moment de tenter un azimut point d’attaque (çà, c’est nous qui venons d’inventer ce terme !), nous voyons Cyril et son équipière (des Naka Naka) qui s’enfoncent dans le bois jouxtant la route sur laquelle nous progressons. Nous leur emboitons le pas et leur faisons confiance pour nous la dénicher, après un virage à 90° et une progression piégeuse, ils finissent par la trouver et nous la donner, Merci à eux !

Ils ont encore des genoux eux, alors en l’espace de 500m, nous ne les voyons déjà plus, la nuit est toujours là, mais nous prenons quand même un azimut plein nord, qui finalement nous fera atterrir plein ouest, nous mettrons un « grand » certain temps avant de nous en rendre compte et une fois de plus un nième miracle se produit, nous voyons une équipe qui fonce plein nord par rapport au sentier sur lequel nous sommes, ils vont vite mais nous faisons de même et 200m plus loin, nous trouvons la balise 32.

Là, c’est définitif, après 4 gros jardinage depuis la veille, notre objectif de faire de la belle orient’ est définitivement évaporé dans la nature, après la perte de 3 genoux sur 4, nous avons progressivement perdu par intermittence nos capacités pourtant ultra sophistiqués et pointues de nos 2 cervelles de moineaux, pourtant si l’on se reporte à mon 11ème paragraphe, nous étions sereins, le samedi matin avant le départ… Ce sera pour une autre fois, pourquoi pas de nouveau sur le raid de 2 jours à Vouvant, les 22 et 23 juin prochains, chiche !!!

Pour l’heure, direction la balise 31, là aucune difficulté, nous y retrouvons un point d’eau, plein des camels, nous mangeons tous nos derniers sandwiches, et barres de céréales et nous refaisons notre 4ème et dernier traçage qui nous ramènera à Bruniquel.

Plein gaz (enfin marche rapide) sur le chemin qui doit nous amener vers la balise 60, nous marchons assez longtemps et à un moment donné, je dis à Oliv’, là, il est là le sentier plein sud que nous cherchons, nous dévalons la pente, n’arrivons pas à trouver la suite du sentier que nous espérions alors nous n’insistons pas, nous retournons sur le gros chemin que nous venions de quitter en espérant trouver un peu plus loin le bon sentier. Finalement, nous ne le trouverons jamais, nous arrivons à la route, bien plus à l’ouest que ce que nous cherchions, comme nos 2 cerveaux sont débranchés, nous décidons d’un commun accord de laisser tomber les balises 60 et 61 pour aller directement sur la 117.

Un peu avant la 117, le jour commence à se pointer, nous décidons là aussi d’un commun accord de mettre les frontales dans le sac et d’offrir un peu d’engrais aux arbres de la forêt que nous allons bientôt quitter, nous nous exécutons chacun dans notre coin puis repartons allégés de cet endroit typique…

Nous trouvons la balise 117 en même temps que David et Christophe des Echappés de Mélusine eux qui dans la nuit déjà nous avaient aidé à trouver une balise un peu technique. Pour atteindre la balise 110, il faut passer soit au nord, soit au sud d’un gros secteur interdit, çà ne nous facilite pas le travail d’approche, mais nous respectons la carte et après de beaux dénivelés et dévers, nous pointons la 110 accompagnés par 3 gros chiens bien gentils et sensibles aux commandements d’Oliv’.

Depuis pas mal de temps, nous progressons sans se parler et sans le savoir (nous nous le dirons le dimanche soir au camping, en mangeant) nous avons les mêmes pensées négatives « Non, plus jamais çà, les douleurs genoustatiques sont trop fortes, nous n’avançons pas ». Et là, notre rayon de soleil a le don de téléphoner à Oliv’, c’est Marie, elle est en train de prendre son petit déj’ et elle veut savoir où nous en sommes, d’un seul coup, nos cerveaux se rebranchent, çà chambre, nous sommes gais comme des pinsons, çà nous booste et Oliv se remet dans la carte, il vole de clairière en clairière, débusque les 109, 107 et 106 en moins de temps qu’il n’en faut à un escargot de Bourgogne (A propos, nous en avons vu un balaise de chez balaise au cours de la nuit) pour faire Airvault/Ruffigny.

Nous faisons un petit point et je propose d’être raisonnable, de ne pas trop descendre au sud de Bruniquel comme nous avions prévu à un moment donné et de se contenter d’assurer les balises qui sont autour du village. Nous tentons donc une traversée très pentue dans du vert 2 pour atteindre la 108, çà passe avec quelques glissades, puis 105, la route, Bruniquel en vue, une longue montée vers la 104 pour une aussi belle descente, Re Bruniquel en vue, nous avons le temps d’aller shooter la 98, nouvelle belle montée, une femme fait un salto devant nous, rien de cassé, c’est bon, mais si près de l’arrivée, nous redoublons de prudence.

Cette balise 98 est une croix, je décide de montrer à Oliv’ que notre chemin de croix est terminé, il est 10h30 et je le motive pour arrêter là notre aventure 2019, nous redescendons tranquillement en assurant nos pas et franchissons la ligne d’arrivée à 10h45…. sous les applaudissements de la foule en délire…. nous fermons les yeux, histoire qu’en 2 secondes nous nous imaginions champions Olympique du moment, tellement les spectateurs sont transcendés.

Nous sommes heureux d’avoir fait partie une nouvelle fois des heureux veinards qui ont pu vivre cette aventure formidable qu’est l’Infernou….

Merci à tous les organisateurs et à leurs bénévoles de nous permettre de vivre de telles AVENTURES…

Merci pour tout le travail que vous faites, du début à la fin, tout a été parfait et le repas final tous ensemble, ce fût un vrai régal et servi à l’assiette en plus, vraiment le grand luxe…

Il va falloir demander à la municipalité de construire d’ici 2 ans, une salle beaucoup plus grande, car nous sommes certains qu’en 2021 vous allez encore bien plus exploser les compteurs….

A bientôt, (car pour la petite histoire, dès le lundi Oliv’ et moi étions revenus sur nos pensées négatives du dimanche matin, nous nous projetions déjà sur 2021)……

Vive  l’INFERNOU

Gill alias Doudou

 

 

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Raid du Bois Charmant 2019

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Si ils arrivent à faire des petits, vous m’en mettrez un de côté…

Test paddle’O + trail’O pour le raid ULTRA

Profitant d’une météo plutôt clémente pour un mois de février, nous décidons de tester la section paddle+ trail. Pour que le test ait du sens, on recrute 2 crash testeuses spécialistes (ou pas…) de paddle.

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Sans tout dévoiler, l’idée est qu’un équipier face un parcours en paddle, pendant que l’autre est en trail, ils devront se rejoindre sur l’autre berge, le paddle devant ramener à bon port son coéquipier.

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Vaness est chargée de valider la section trail, elle partira avec Nono en vélo. Pendant ce temps, Ju, Juliette et Anne testeront la partie paddle.

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La section trail fait un peu plus de 3km et est très sympatique, variant chemin large, single, partie avec quelques rochers, petit pont etc…

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Le paddle est plus court, l’idée étant que les 2 équipiers se retrouvent au même moment.

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On se retrouve sur l’autre berge à peu prés au même moment. On valide le passage du 2éme coéquipier,  Juliette se chargera d’acheminer Nono de l’autre coté, Vaness préférant ne pas prendre de risquer et rester au sec …

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Parcours validé !!!!

Même pas mouillés…

 

Descriptif parcours raid Flying 2019

ULTR’AVENT’HURE et TIT‘AVENT’HURE : équipes de 2

AVENT’HURE EXPRESS : équipes de 2, 3 ou 4

RBU

RB TIT

RB EXPRESS

Organiser un raid, c’est beaucoup de plaisir mais aussi un gros investissement en temps, en énergie. C’est aussi un investissement financier important. Pour que le budget soit à l’équilibre, que le challenge sportif ait de l’intérêt, il faut un minimum d’équipes.

À un mois du raid Flying Avent’Hure 2019, nous constatons un nombre d’inscriptions très faible par rapport aux années précédentes.

Nous souhaitons avoir un retour de votre part pour comprendre ce phénomène et en tirer les conclusions.

Les raiders sont-ils une espèce en voie de disparition ? Y-a-t’il toujours autant de raideurs mais notre manifestation ne répond plus à leurs attentes ? Auxquels cas il serait temps pour nous d’arrêter.

Les raiders sont-ils toujours là et demandeurs de manifestations, mais s’inscrivent de plus en plus tard ?

Nous avons donc besoin de lisibilité pour décider si nous engageons ou pas des frais importants pour le raid Flying Avent’Hure 2019, sachant que nous sommes des bénévoles passionnés mais pas au point de financer sur nos deniers une manifestation à l’intention de quelques irréductibles seulement.

Merci donc de nous faire un rapide retour ci dessous, ou bien par mail (flyingaventhure@gmail.com) ou encore sur notre page Facebook (https://www.facebook.com/FlyingAventhure) sous la forme :

– je vous envoie une fiche d’inscription dans la semaine

– j’ai l’intention d’inscrire une équipe

– je ne compte pas participer au raid cette année

Nous ferons le point lundi 11 mars et vous tiendrons au courant de la suite que nous comptons donner.

Merci d’avance pour vos retours, quels qu’ils soient.

Les Flyings

 

Equipes inscrites au raid Flying 2019

RAID IS  DEAD !

Au regard du petit nombre d’inscrits au moment d’engager des frais importants et irréversibles à moins d’un mois du raid Flying Avent’Hure 2019, nous venons de procéder à un enterrement de première classe de cet événement sportif.

Nos remerciements et nos regrets vont aux concurrents qui avaient eu la délicatesse de s’inscrire dans un délai raisonnable nous permettant ainsi d’avoir de la visibilité dans l’organisation de cette feue manifestation.

Les Flying Avent’Hure

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Espèce en voie de disparition ?

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Organiser un raid, c’est beaucoup de plaisir mais aussi un gros investissement en temps, en énergie. C’est aussi un investissement financier important. Pour que le budget soit à l’équilibre, que le challenge sportif ait de l’intérêt, il faut un minimum d’équipes.

À un mois du raid Flying Avent’Hure 2019, nous constatons un nombre d’inscriptions très faible par rapport aux années précédentes.

Nous souhaitons avoir un retour de votre part pour comprendre ce phénomène et en tirer les conclusions.

Les raiders sont-ils une espèce en voie de disparition ? Y-a-t’il toujours autant de raideurs mais notre manifestation ne répond plus à leurs attentes ? Auxquels cas il serait temps pour nous d’arrêter.

Les raiders sont-ils toujours là et demandeurs de manifestations, mais s’inscrivent de plus en plus tard ?

Nous avons donc besoin de lisibilité pour décider si nous engageons ou pas des frais importants pour le raid Flying Avent’Hure 2019, sachant que nous sommes des bénévoles passionnés mais pas au point de financer sur nos deniers une manifestation à l’intention de quelques irréductibles seulement.

Merci donc de nous faire un rapide retour ci dessous, ou bien par mail (flyingaventhure@gmail.com) ou encore sur notre page Facebook (https://www.facebook.com/FlyingAventhure) sous la forme :

– je vous envoie une fiche d’inscription dans la semaine

– j’ai l’intention d’inscrire une équipe

– je ne compte pas participer au raid cette année

Nous ferons le point lundi 11 mars et vous tiendrons au courant de la suite que nous comptons donner.

Merci d’avance pour vos retours, quels qu’ils soient.

Les Flyings

 

Test C.O. araignée raid Flying 2019

2eme série de Test sur la C.O. partagée du raid 2019

Cette fois Vaness a fait appel à des gens solides, affutés et aguéris pour ce test !

Noé et Antonin (2 de mes anciens élèves maintenant en STAPS), qui testerons en solo,

Bréva et Juliane qui feront équipe, Juliane ayant la lourde tache de ne pas perdre Bréva !

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Le bilan est concluant puisque Antonin boucle tout en 40 minutes, Noé en 42min, et le binôme Bréva-Juliane met un peu plus de 55 min.

Test validé, Oliv ton équation était parfaite.

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