• Publicités

HRP Transpyr 2018 – Mer 29 août (13/20)

 Des mouches se débattent pour survivre

P1010702

Départ de bonne heure, vers 7h15, la journée promet d’être longue… J’étudie une coupe à l’arrache, plein Est, pour éviter un très long crochet par le Sud, mais abandonne l’idée : il me faudrait taper des gros déniv’ en descente puis en montée avec des azimuts longs et susceptibles de dériver pour tomber – ou pas – sur d’hypothétiques sentiers à peine tracés afin de me recaler.

P1010705

Trop aléatoire, et comme d’ici à Thouars ça fait quand même une sacrée tirée, je laisse tomber cette option aussi sotte que grenue… J’ai pas le niveau…

P1010704

C’est une journée bucolique, j’ai quitté la haute montagne et ai l’impression d’évoluer dans le Sept-Neuf à prospecter pour le raid. Je vais croiser tout au long de la journée un tas de bestiasses.

P1010714

D’abord, en sortie de hêtraie, juste avant le col de Gouetsoule, je lève un beau cerf qui coupe mon sentier et s’enfuit dans le déniv. Je pose le sac et pars à sa suite pour essayer de le capturer en photos, en essayant de ne pas faire craquer les branches, tel un comanche du dimanche. Mais je m’y prends comme un manche, il est plus malin et finit par disparaître dans la pente.

dessin 13

Plus loin, deux Pottoks embarrassés trottent devant moi sur l’étroit sentier, apeurés, à la recherche d’un spot à demi-tour avant qu’une marmotte, grasse comme un loukoum, s’enfuie en cavalant à mon approche, pour disparaître dans les rochers.

Vers la cabane d’Arnousse, un troupeau de brebis est gardé par trois Patous. L’un d’eux déboule direct sur moi, pleine balle, en aboyant. Je reste zen, sachant qu’il fait son boulot en essayant de m’intimider. Je lui lance : « Tu comprends bien, gros, qu’il va falloir que je passe ? ». On se met d’accord et il me laisse poursuivre sur le sentier, au ras des brebis…

À la cabane d’Espélunguère, j’observe un centre de triage des moutons. Le troupeau, regroupé par les Border Collies, se présente en entonnoir devant un portillon, actionné par un berger, qui dispatche les bêtes de droite ou de gauche, selon un critère que je n’arrive pas à saisir, de ma position éloignée.

L’esprit divague, cette situation me fait penser au sinistre docteur Mengele, sur la rampe de débarquement du train, à Birkenau, indiquant de sa cravache la file de droite ou de gauche avec les conséquences que l’on sait…

P1010719

À la cabane Grosse, où je prends de l’eau en début d’après-midi, la famille est attablée pour manger au soleil, tandis que des mouches se débattent pour survivre à la surface des bassines remplis du lait de la traite. Ça n’a pas l’air de les tracasser…

dessin 13 2

À la fin de l’étape, je reprends de l’altitude, naviguant sur les courbes à un petit 2000. Le ciel s’est assombri et je redoute un nouvel orage, ce qui me fait tartiner sur la fin. J’arrive au refuge d’Arlet peu après 15 h.

P1010722

André est arrivé vers 13 h, son étape depuis le Somport étant plus courte.

Il n’y a pas de douche, je fais toilette/lessive au robinet extérieur. Pas de jeu d’échec non plus, on ne peut donc pas poursuivre notre partie en suspens.

Un groupe de jeunes adultes Espagnols se fait particulièrement remarquer lors de la préparation de leur repas du soir sur la terrasse, rotant et pétant à qui mieux mieux, partant en gros rires énervés. Supportent pas bien la bière, ceux-là…

Ils viendront s’installer bruyamment sur l’aire de bivouac où je termine mon repas à proximité d’un autre groupe, des jeunes ados Français, qui semblent découvrir les joies du montage de tente, sous l’autorité d’un leader plus expérimenté. Là encore, la bière en excès fait des dégâts, une jeune fille excitée mettant beaucoup d’énergie à se souler, à grand renfort de cris…

Aux environs de minuit, le calme revient sur le campement, la nuit peut commencer…

Le jour d’avant

Le jour d’après

Publicités

HRP Transpyr 2018 – Mar 28 août (12/20)

Are you ready for rock’n roll ?

P1010653

Nuit de merde ! C’était prévisible, la tente était en pente, mais j’avais pas trouvé mieux dans le quartier…

Un ciel magnifique au lever, avec de beaux nuages pommelés, fait vite oublier tout ça.

P1010650

Je traîne un peu au petit déj, dans ce cadre manifaïke au pied du Pic du Midi d’Ossau, ce qui fait que j’ai quelques minutes de retard à mon rendez-vous avec André qui papote sur le seuil du refuge.

Je le tire de sa discussion : « Are you ready for rock’n roll, Mister Suire ? »

Le plan c’est : ensemble jusqu’au refuge d’Ayous, en empruntant une shunte de l’itinéraire, puis André basculera sur le Somport où il a réservé une nuitée. Pour ma part, je viserai le refuge non gardé de Larry afin de raccourcir la longue étape du jour suivant qui devrait nous réunir de nouveau, au refuge d’Arlet.

P1010657

Mon sac est à plus de 20 kilos en raison des 7 jours d’autonomie de bouffe et je peine dans les premières montées.

P1010662

Après avoir discuté avec un couple d’éleveurs à la recherche de vaches égarées, vers la cabane de Peyreget, nous perdons en concentration et nous engageons sur un chemin qui part au Nord. Je percute assez vite que l’azimut n’est pas bon, André confirme avec Iphigénie et nous nous épargnons un aller-retour inutile.

P1010658

Par contre, je cafouille à l’attaque de la shunte en hors piste, après la cabane de Cap de Pount, et me retrouve sur l’itinéraire normal. Mon binôme a mieux géré l’orient’ et je l’aperçois, à l’Est, au-delà des pierriers.

P1010660

Finalement, il me rejoint et nous grimpons ensemble, au milieu de nombreux randonneurs à la journée, dans cette zone très touristique autour de l’Ossau, vers le lac de Castérau.

P1010665

P1010663

Plus loin, à la bifurque, je suis cuit et laisse mon compagnon enchaîner sur Ayous où il compte prendre le repas de midi, pendant que je comate sur un gros bloc chauffé par le soleil.

P1010667

J’en profite pour casser la croûte avant de poursuivre en mode zombie jusqu’au lac Bersau où je fais trempette dans une eau quasiment tiède, après avoir, de nouveau, bien cafouillé en orient’. Je sens le souffle rauque du Grand Nimportnawak sur mes épaules, va falloir que je sois plus rigoureux si je ne veux pas partir dans les décors toutes les 5 minutes…

Revigoré par ce bain, les muscles détendus, j’attaque la dernière section avant Ayous sur laquelle je croise André qui repart à destination du Somport, après ce petit aller-retour destiné à donner plus de volume à son étape du jour, relativement courte.

Refuge d’Ayous. Ambiance zarbi. L’équipe de gardiens est attablée pour manger, et ils montrent peu d’empressement à s’occuper des personnes qui viennent pour passer la nuit. Le patron, pas sympa et arrogant envoie facilement bouler les personnes qui se présentent à l’accueil. Si ça le fait chier de bosser là…

Je prends une bière artisanale qui te pète à la gueule à l’ouverture, puis t’explose dans le bide quand tu l’as consommée.

dessin 12

Je tente un petit coup d’humour en maugréant que j’arrive pas à comprimer le verre vide dans l’écraseur à canettes mais ça fait pas rire… Encore raté ! Cha marche pas, I m’énerve ! Hi, hi ! Tant pis, ché pa craf, décontrasté…

garcimore3

L’après-midi est déjà bien entamé, la patronne annonce l’orage pour 16 h, faut pas traîner ici trop longtemps, j’ai encore 1h30 de marche à faire.

P1010669

P1010674

P1010684

Je tartine pour franchir la Hourquette avant le mauvais temps et atteins le refuge de Larry où je suis accueilli par une bande de cochons qui se conduisent comme des porcs. Il fait toujours beau.

vignette

L’intérieur de l’habitacle est envahi de centaines de mouches, je les écoute voler dans leurs vrombissements et leurs reflets merdeux d’argent…

nd

Là-bas, j’ai pas le temps de m’ennuyer : un bout de savon de Marseille traîne sur l’évier et je m’attaque à une lessive en règle d’un maximum de fringues. Il y a encore du soleil, un vent fort souffle, annonciateur de l’orage, je mets à sécher.

P1010689

Un lézard facétieux vient me tenir compagnie pendant que je mets à jour mon journal de bord, en doudoune sur la terrasse.

P1010696

Le berger voisin passe chercher de l’eau à la source voisine, pas communiquant. Je respecte…

La journée touchant à sa fin, je profite de la gazinière du refuge pour faire un riz basmati, et parcours, en le mangeant, un petit bouquin sympa autour de la rando.

P1010687

L’orage annoncé arrive avec quelques heures de retard. C’est soudain, violent, avec de gros grêlons. J’apprécie d’être en dur, ils seraient peut-être venus à bout de la résistance de ma toile de tente…

Le jour d’avant

Le jour d’après

HRP Transpyr 2018 – Lun 27 août (11/20)

Une cerise sur le gâteau

P1010620

P1010621

Avec André, nous démarrons ensemble en direction de Pombie, clopin-clopant, avec mon genou en guimauve et sa cheville dans le sac, pour atteindre, assez vite, le passage d’Orteig, câblé.

Image1

Nous croisons plusieurs randonneurs car nous évoluons à proximité de la route du Pourtalet : des groupes d’anciens, un trailer, des randonneurs à la journée… Notamment un jeune couple, en sueur, qui part pêcher au lac d’Artouste, chargés comme des mules, avec de quoi tenir un siège. Le gonfleur de matelas qui surmonte l’échafaudage d’objets destinés à apporter un peu de confort dans cet environnement sauvage apparaît comme une cerise sur le gâteau…

P1010624

Plus loin, nous discutons un moment avec la mère d’une bergère venue rendre visite à sa fille. Pastoralisme, Patou (pas Estelle, mais le chien), Border Collie…

P1010628

Je quitte André à la Cabane de Soques, au bord de la nationale. Il enchaîne sur Pombie, je dois ravitailler au col du Pourtalet et il me faut trouver un véhicule qui m’y achemine.

Je tends le pouce mais personne ne fait mine de s’arrêter, il s’agit principalement de belles caisses, conduites par des personnes âgées qui vont faire des stocks à pas cher en Espagne. Au bout d’un quart d’heure, je sens que c’est mort…

Un jeune Espagnol vient taper la causette et m’annonce le col à 5 kilomètres. Je vais donc y monter à pied.

Mais, juste après le premier virage, je tombe sur un dégagement avec un arrêt de car. Caramba ! Je viens de rater de justesse celui du matin et le prochain passera au milieu de l’après-midi.

Par contre, je sens que le spot est plus propice pour le stop. J’avise un père Espagnol qui descend de voiture avec sa fille, de l’autre côté de la route, et vais le taxer d’un petit bout de papier sur lequel j’écris « col », avant de revenir me poster en face.

Au troisième véhicule, bingo ! Un Master L2 H2 aménagé s’arrête, conduit par un gars qui va rejoindre des potes pour faire des canyons de l’autre côté, dans le Mont Perdu. On a plein de choses à se raconter et les 5 kilomètres paraissent trop courts.

Il me dépose devant la venta spécialisée dans la vente de fruits et légumes. Je me fais direct une orgie de produits frais : une tomate (7/20), un avocat (18/20), deux pêches de vigne (18/20), un brugnon (16/10) ainsi que du raisin noir (11/20).

Puis je vais faire mon gros ravito dans la venta. C’est OK, sauf les soupes, z’ont que de la « Gallina Blanca » dégueu.

Je sors m’installer sous la tonnelle afin de compléter mon repas par des protéines : une tortilla con cebola et une boîte de thon à l’huile d’olive.

Maintenant, il me faut conditionner et faire entrer dans mon sac la bouffe achetée pour 7 jours d’autonomie. Pas fastoche, mais j’arrive à venir à bout du Rubik’s Cube. Le sac est bien lourd…

Pendant ces opérations, je file de la bouffe en douce à trois Border Collies qui divaguent sur la placette. Le berger est attablé à une table proche et c’est lui qui engage la conversation, au bout d’un bon quart d’heure : « Ils vont partir avec toi ! ».

dessin 11

C’est le début d’un agréable échange à bâtons rompus d’une bonne heure. Finalement, je repars sans Alto, le dominant, Osso, le jeune en formation, et l’autre jeune destiné à la bergère compagne du berger qui gère un troupeau dans le secteur.

P1010631

Avant de redescendre à la Cabane de Soques, je tente un second supermercado pour trouver des soupes de qualité. Mais, là aussi, Gallina Blanca a le monopole du rayon. J’en prends par dépit, pas de choix, alors pas le choix…

Aucun troquet n’a du Wifi alors j’essaie l’office de tourisme, sans résultat non plus. J’y reste une demi-heure afin de recharger un peu mon portable qui a mis ses trois batteries HS, afin d’avoir du jus pour chopper éventuellement des SMS. Puis je pars à la recherche d’un véhicule.

Au bout de 5 minutes, je tombe sur le trailer que nous avions croisé le matin, sur les hauteurs, avec André. Il m’embarque dans son combi après m’avoir indiqué, à partir du col, un itinéraire direct et fastoche sur Pombie, sans gros dénivelé. Mais je décline, c’est pas dans l’esprit : je dois repartir d’où je suis arrivé par mes propres moyens, en fin de matinée. Il apprécie la philosophie du truc…

Après qu’il m’ait déposé à la Cabane de Soques, j’attaque la montée sous une grosse chaleur, avec un sac qui pèse dix tonnes. Je stoppe assez vite dans un bois, où je me baigne et me rafraichis dans un torrent.

Puis je reprends la montée. Un famille Espagnole est en panique en raison d’une impressionnante fumée qui obscurcit le ciel, devant nous, sur l’itinéraire. Il y a le feu à la montagne ! Ils veulent téléphoner à la police, je pense que c’est plutôt sous contrôle, genre un écobuage par un agriculteur. La suite me donne raison.

P1010635

Sur la fin je distingue tout là-haut, une vigie solitaire qui scrute le sentier. Il s’agit d’André qui assiste à mes derniers efforts.

P1010641

Une toilette vite fait à l’arrache dans les sanitaires du refuge puis nous bullons au soleil en échangeant sur nos rencontres de la journée et l’organisation des jours à venir.

Nous démarrons ensuite une partie d’échecs sur un jeu tout tarabiscoté, interrompue vers 19h45 lorsque mon comparse se rend compte qu’il  a loupé le début du repas.

J’en profite pour aller planter ma tente sur l’aire de bivouac, un peu de traviole, les bons spots étant déjà pris. Puis je dîne au pied du géant, le Pic du Midi d’Ossau.

P1010644

P1010645

J’en profite pour brûler les étapes…

L’obscurité s’invite rapidement et je remonte au refuge pour continuer la partie, dans une ambiance jour/nuit à la Jacquouille la Fripouille, une minuterie gérant la lumière dans le petit vestiaire où nous sommes installés.

jlf

Quand la fatigue de la journée se fait plus pressante, nous prenons une photo de la partie en l’état dans le but de la continuer dans un autre refuge, plus loin, et je vais me coucher au ras des éboulis, sous la masse monstrueuse du Pic, en espérant que ce n’est pas cette nuit que le prochain morceau de montagne va se détacher. Mektoub…

Le jour d’avant

Le jour d’après

RAID DE LA PALMYRE

Samedi 20 Novembre 2018
Raid à La Palmyre.
Météo : idéale, ensoleillée, peu de vent.
Deux équipes des Flying engagées sur le Raid longue distance (3h) :

IMG_9302
Une équipe femme : Angélique, Florence, Céline et Maryse.

IMG_9311Une équipe mixte : Vanessa, Julien, Brévael et Moi (Thierry).

IMG_9336
Faire un Raid avec Les Frappier… La tâche me semblait compliquée vu leur niveau mais intéressante pour observer des champions de l’intérieur ! La présence de Brévael et ma bonne condition physique (selon moi) me rassuraient mais la pression était bien là !

Après le briefing, le départ est donné à 12h. Nous partons sur un petit trail de 1,5 km environ sur la plage. DSC_0015

Pour le moment, tout va bien ! Nous arrivons aux VTT dans les dix premières équipes !

DSC_0028

DSC_0029

DSC_0033
Nous sautons sur nos engins et quittons la plage pour nous rendre sur le site de notre VTT’O : la forêt du phare de la Coubre. Petite transition de 3km sur la piste cyclable, Julien donne le rythme (élevé !), nous dépassons plusieurs équipes du Raid court.

DSC_0032 (2)

DSC_0035 (2)
Julien et Vaness récupèrent la carte, tracent le parcours et c’est parti pour la VTT’O de 2h dans des sentiers très peu roulants (beaucoup de sable !). Julien part comme un frelon, Vaness dans sa roue essaye de calmer ses ardeurs, Bréva s’accroche et moi, je suis déjà à la traîne dés les premiers hectomètres. Le cauchemar commence ! Manque de technique ou de niveau ? Matériel trop rudimentaire ? Hypoglycémie ? Ou tout à la fois. Vaness me fait ingurgiter toute sa pharmacie. Julien me tracte sur quelques portions. Bref, peu de répit. Julien oriente plutôt bien, Vaness pointe, Bréva suit et moi, je serre les dents en maudissant ce p…tain de sable. La seule perte de temps viendra d’une stratégie assez hasardeuse qui pour préserver les plus faibles (on se demande qui ?) veut que Julien fasse un aller-retour seul pointer une balise. Nous devons l’attendre à l’intersection suivante (mal définie). Conséquence, après une bonne dizaine de minutes, toujours pas de Julien dans les parages ! Vanessa décide de poursuivre notre chemin jusqu’au bout de notre allée très sablonneuse et là, MIRACLE ! Notre héros pointe le bout de son casque rouge. Nous repartons et finissons enfin cette VTT’O compliquée. On nous annonce que nous sommes alors la cinquième équipe mixte. MISÈRE !

DSC_0039

DSC_0040

DSC_0044

DSC_0045
Retour sur la piste cyclable (fini le sable !), je peux enfin envoyer du steak. Nous rejoignons rapidement la plage pour le départ de la prochaine épreuve. Julien et Bréva partent sur le parcours Kayak dans la baie de Bonne Anse. DSC_0079

DSC_0081

Vaness et moi s’élançons sur une CO couloir. Je vais enfin pouvoir prouver à l’équipe que je ne suis pas qu’un boulet en faisant parler mes jambes ! Eh bien NON. Dès les premiers mètres, contractures au niveau des cuisses ! Je suis vraiment le boulet du jour. Vaness fait tout le job, elle oriente, pointe et moi, je suis comme une limace. La galère continue ! On finit laborieusement la CO avec deux équipiers des serials avec qui nous luttons au classement. Après la dernière dune, nous apercevons Bréva serein et Julien très excité, prêt à tuer une bénévole qui attendait pour lui donner sa carte de CO. Dans la précipitation, nous partons en kayak et après quelques coups de pagaies, Vaness se rend compte que Julien est parti sans prendre le doigt électronique : la caca, la cata, la catastrophe !

DSC_0111

DSC_0115.JPG
Le récit des minutes suivantes est censuré, on ne souhaite pas divulguer les mots doux, appels et gestes de désespoirs fait par les 2 protagonistes… On peut juste dire que Ju a pu récupérer le doigt électronique (On vient de perdre encore 5 bonnes minutes !). Vaness et moi finissons notre parcours en Kayak. Plus qu’à attendre, les deux athlètes pour passer la ligne d’arrivée.
Nous finissons en 3h50min39s. Nous sommes 3ème au scratch et 3ème mixte. C’est inespéré vu les boulettes et notre progression peu rapide !

IMG_9324Les Filles terminent 9ème au scratch et 1ère féminine. Bravo les filles.

Merci aux Frappier et à Bréva pour le podium. Vraiment navré pour ma forme physique consternante. Ça restera quand même un super souvenir !

Merci aux INOX pour les photos, les encouragements, et l’apéro…

DSC_0148

Comme d’hab pour les Frappier, on finit l’apéro offert par l’orga, puis on file à l’apéro chez les inox, et on se finira chez Dav le frère de Vaness. On était aussi conviés chez les serials sur notre route du retour, notre état (de fatigue bien sur) ne nous a pas permis d’honorer leur invitation !

 

Première reco C.O. araignée raid F.A. 2018

Lydie et Oliv sont allés faire une première reco sur la C.O. araignée en cours de construction par LKT.

Image1

En l’état, il y a 18 postes pour 4 km environ. Cette C.O. sera proposée aux Ultras et, éventuellement, aux Tits, en fonction de la zone retenue pour la VTT’O de ces derniers.

Premières impressions : le concept est bien sympa, les zones blanches apportent un peu de piment par rapport à une carte classique. C’est ludique, à la portée de tous car les postes ne sont pas abominablement techniques.

Un seul petit bémol : LKT n’a pas carté les spots à champignons et ceux-ci sont encore plus difficiles à trouver que les petits morceaux de rubalise souvent minuscules (Vaness a sûrement dû donner au traceur des consignes strictes pour économiser le plastique…)

P1020545

HRP Transpyr 2018 – Dim 26 août (10/20)

une contre-plongée trois-quarts traviole de toute beauté

P1010590

J’ai très mal dormi, la lune ayant une patate d’enfer a brillé de mille feux, éclairant ma tente comme un stade de foot un soir de finale de coupe du monde. C’est dommage, parce que j’ai une journée de 10/11 heures de marche en perspective…

dessin 10

P1010591

Je passe assez vite le col de Cambalès et poursuis jusqu’au Port de la Peyre St-Martin. Je parcours ensuite dans la solitude une longue vallée encaissée où le soleil n’arrive pas à pénétrer.

P1010599

À la bifurcation  avant la cabane de Doumblas, je commence à revoir des humanoïdes. J’attaque la montée vers le refuge de Larribet où je décide de faire un break dans l’espoir que mes compagnons de route occasionnels m’y rejoignent. Je profite de ce temps mort pour faire un coup de lessive, une courte sieste et prendre une bière en terrasse, au soleil.

J’y observe un couple d’Angliches qui mitraille sa progéniture dans tous les sens, genre une centaine de photos en une heure, sûrement toutes plus magnifiques les unes que les autres. La gueule de la soirée diapo pour les copains quand ils seront de retour chez eux !… Ils me sollicitent même pour immortaliser leur quatuor devant le refuge, je leur fais une contre-plongée trois-quarts traviole de toute beauté…

Ne voyant arriver ni les Aveyronnais ni Dédé, j’en déduis qu’ils ont sûrement pris l’option Espagnole depuis les Oulettes de Gaube ou Wallon, par Bachimaña et Respomuso. Je repars donc, seul mais bien requinqué par la binouze, en direction d’Arrémoulit.

Plus haut, je me laisse tenter par une baignade au lac de Batcrabère dont l’eau frisquette déstresse et tonifie.

P1010601

La montée qui suit, vers le Port du Lavedan, n’est pas évidente en orient’: je perds souvent les cairns, le balisage du parc n’est pas toujours visible, le doute m’habite à de nombreuses reprises mais je ne me laisse pas tenter par un plan foireux à la Oliv et prends le temps de verrouiller tous les choix d’iti. C’est crevant mentalement mais ça évite d’aller se perdre sur des crêtes inhospitalières. Je ne vois personne depuis le lac et évolue seul sur cette section physique, longue, minérale, qui finit par m’amener, enfin, au Port du Lavedan.

P1010608

Le début de la descente qui suit craint bien : il y a un gros bloc coincé qui n’est pas évident à désescalader, la fatigue rendant l’exercice plus compliqué encore. Prudence donc, pas question de se la mettre ici, c’est désertique…

P1010613

Après ce petit moment de tension, je pars en courbe de niveau dans des pierriers jusqu’au col du Palas. Descente sur des pierres instables puis un névé peu pentu me conduit au refuge d’Arrémoulit.

Image2

P1010617

André est là, il est effectivement passé par l’Espagne, se prenant au passage un pelle d’anthologie après le dernier col, qui lui a niqué une cheville. Annick et Stéphane sont passé ici plus tôt dans la journée, ont laissé un mot à destination d’André avant de poursuivre vers l’Ouest.

Je profite du robinet extérieur à l’arrière du refuge pour faire toilette et rasage à l’eau tiédie par les derniers rayons du soleil dans le tuyau Penaflex noir qui court depuis le haut.

Repas du soir sur une grosse dalle inclinée dominant le lac puis je retrouve André au refuge pour élaborer le timing des jours à venir, autour de nos cartes et topos respectifs.

Bien crevé par cette journée intense et physique, je regagne ma tente plantée à quelques encablures, juste à temps pour voir une fillette pressée se prendre les pieds dans une des ficelles et partir dans un vol plané de toute beauté, heureusement sans conséquences fâcheuses pour elle…

Le jour d’avant

Le jour d’après

HRP Transpyr 2018 – Sam 25 août (9/20)

Pleine balle dans la poire

Petit déj au pied du géant. Vers 7h30, je vois partir Stéphane et Annick. Il me faut davantage de temps pour me préparer ce qui fait que j’attaque la montée au col des Mulets 20 mn plus tard.

P1010569

De l’autre côté, je tombe sur des marmottes en carton mises en place par l’office de tourisme pour amuser le touriste. Elles sont plus vraies que nature et font leur petit numéro spécialement pour moi.

J’ai à peu près la caisse, mais ça ne m’empêche pas de partir en glissades plusieurs fois dans la descente qui mène au refuge Wallon, une un peu plus fâcheuse que les autres : je dérape sur la gauche, plante mon bâton droit dans la terre pour reprendre l’équilibre, celui-ci ploie sous mon poids et comme je n’ai pas mis la dragonne je l’échappe sous la pression… alors il me revient pleine balle dans la poire et m’ouvre l’arête du nez… saignage… ça pique…

dessin 9

J’arrive à Wallon vers midi. Il y a beaucoup d’agitation, les gardiens sont occupés à se foutre de la gueule d’un jeune apprenti berger qui s’agite dans tous les sens et sature l’écoute en conversant avec son père dans un talkie-walbie à propos de quelques brebis égarées. Ce petit gars qui fait l’important pour épater le touriste ne se rend pas compte du ridicule et se fait bien bâcher par des gardiens sans pitié.

Je mange dans mon coin, au bout de la terrasse, puis laisse un mot pour Dédé à l’accueil, lui donnant rendez-vous le lendemain, en fin de journée à Arrémoulit.

Puis j’entame une nouvelle montée, en direction du Port de Cambalès, entrecoupée d’un bain bien revigorant dans l’eau fraîche du lac du même nom.

P1010577

Vers 15h30, sous le col, à 2570m, je pose mon bivouac au bord du sentier, dans un tout petit espace ric-rac, au sein d’un vaste cirque.

P1010588

P1010587

P1010583

Le vent souffle fort, par rafales. j’espère que la tente va tenir… Bientôt, la brume monte et vient envelopper d’un écrin cotonneux ce petit îlot d’humanité perdu dans l’immensité minérale.

P1010579

Le jour d’avant

Le jour d’après

%d blogueurs aiment cette page :