C.O. hivernale nocturne 2010 du Bourdet Team


Fin novembre 2010, le froid s’installe, la neige menace de tomber. Nous sommes conviés – que dis-je, convoqués ! – à une C.O. Off by night, sur les terres du Bourdet Team. Au menu : 33 balises à shooter en moins de 3 heures.

Nous sommes trois à faire le déplacement. Une équipe sérieuse constituée de Ju et LKT (les chiens fous) qui veulent tout déchirer, et Oliv qui, n’arrivant pas à constituer de binôme – tous les candidat(e)s préselectionné(e)s ayant décliné l’invitation sous des prétextes plus improbables les uns que les autres – partira seul.

Nous avons testé pour vous :

Le pointage à la pince avec des gants de ski, en équilibre sur un pied qui s’enfonce dans la vase, pendant que l’autre gratte fébrilement la pente boueuse, le corps arqué vers la toile subtilement enfouie au milieu d’un enchevêtrement de ronces, l’esprit tendu vers la détection du zippp signifiant que la main a lâché le carton et qu’il est en train de te revenir pleine balle dans la gueule, rappelé par l’élastique astucieusement accroché à la fermeture éclair de ton coupe vent.

Les inévitables fossés, dont le bleu a été sournoisement phagocyté par le vert de la haie conjointe à la faveur d’une impression rocambolesque, qu’il faudra se résoudre à traverser alors que c’était pas dans le plan de départ. Heureusement, en cette saison, l’immersion restait raisonnable : mi-cuisses pour la majeure partie d’entre nous, poitrine pour LKT.

Le franchissement des haies ronces-barbelés sans déchirer ses magnifiques gants type Mapa à prix cassé chez Décathlon, invendus parce qu’invendables, mais néanmoins achetés par Ju, toujours à la recherche d’une bonne affaire à faire.

Les cuisses en feu par les traversées de champs en chaussures de ski, la glaise s’accumulant sous nos shoes à chaque foulée nous transformant en berger des Landes, perché sur des échasses.

La recherche de la fameuse balise accrochée derrière un arbre au milieu d’un bois, à des centaines de mètres du point d’attaque le plus proche. Bah oui, quel que soit ton angle d’attaque, bizarrement elle est toujours DERRIERE l’arbre, sinon tu la verrais du premier coup d’œil, et ça serait pas drôle.

L’ambiance extraordinaire de la progression de nuit en pleine nature, en contact étroit avec la vie animale : envol de héron dans la brume, paires d’yeux de petits carnassiers se reflétant dans la lumière de la frontale, détalage d’un lièvre levé en plein champ, fracas d’un chevreuil fuyant à notre approche, plongeon d’un ragondin dérangé dans son fossé, caresse visqueuse des anguilles enroulées autour de nos mollets…

L’accueil convivial de la bande à Kolia, le casse-croûte au retour, l’échange autour de la course avec d’autres mordus un peu fêlés de la cafetière, le retour en voiture piloté par l’excellent LKT qui repassera trois devant la mairie du Bourdet, avant de sillonner toutes les petites routes du Marais Poitevin, pour finalement retrouver celle de Niort, une fois que son organisme eût fini d’assimiler les litres de beaujolais nouveau qu’il ingéra pour faire passer ses sandwiches aux rillettes d’après course.

L’avent’hure, koâ !

6 Réponses

  1. Rien a rajouter, à part peut etre, pointer le petit couac’ du trajet retour, où, vous voyant en panique, j’ai du vous fausser la route en choisissant sur mon matériel électronique embarqué l’option  » retour aigonnay sans passer par la rochelle ni 3 fois devant la mairie du bourdet ».
    ju

  2. A ça oui, j’ai passé une bonne soirée à explorer tout le marais :

    1 ) Pendant la course, avec les azimuts très approximatifs de Ju qui nous ont permis de vérifier que tous les détailsen en extrême bordure de carte étaient OK et même plutôt deux fois qu’une !…

    2) Au retour, avec un Olive , un brun sentimentale, qui insistait pour me faire visiter tous les coins, plus gloques les uns que les autres, où il avait, dans son jeune temp, fait des conquêtes amoureuses…BEURRKKK, Il m’a même fait passé par le bois de la Tranchée… »AH NON OLIVE, PÔ QUESTION DE NOUS ARRÊTER ! »

    LKT

  3. C’est Oliv qui écrit comme ça ? Chapeau. Le style littéraire est à la hauteur de ta réputation de sportif : calme, sobre, élégant et efficace… On en connait au moins deux qui nous prouvent tous les jours la réciproque : Ils courent très vite, dans n’importe quelle direction et ne savent pas écrire…

    • Bien vu Alamo, à un détail prêt : Ju court vite c’est vrai, dans n’importe quelle direction c’est toujours vrai, mais Bréva lui, va beaucoup moins vite…

  4. désolé mais j »ai préféré les soins du visage de l’esthéticienne aux bains de boue glacials sans parler des massages toniques ronces /barbelés;
    Et puis je voulais pas qu’Oliv attrape froid en m’attendant..hein ,pépére!!

    • T’aurais pu v’nir, Béa, j’avais prévu un un bouquin de mots croisés pour t’attendre aux carrefours…
      Oliv

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