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La CO2 2019 des Echappés à Mervent

Vaness sur le 3 heures et Oliv sur le 5 heures étaient les représentants des Flyings sur cette orga de nos voisins Vendéens.

C.R. d’Oliv :

départ

Ça piaffe sec sur la ligne de départ de la C.O. des ECHAPPES : sur ma droite, Romain et Fabrice, étoiles montantes des RADO, ajustent leur matériel. A leurs côtés, les Grisettes de RLA examinent d’un œil dubitatif les deux cartes posées au sol qu’elles n’envisagent pas d’aller parcourir en totalité. À ma gauche, Tony de CMO, serein, imperturbable, ne cherche même plus à calmer les ardeurs de son binôme sous cocaïne qui fait des bonds de deux mètres en attendant le top départ. Sur le devant de la scène, Vadim lutte contre la fraîcheur matinale tandis que les CROCOS, Gill et Denis, ont senti l’odeur de la chair de balise fraîche, ça va être la curée !

Prise de cartes : une A3 qui raboute au Sud avec une A4. échelle 1/11000. Y’a de quoi jouer ! C’est parti pour 5 h dans la pampa…

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Sans prendre le temps de me faire une vue d’ensemble de l’implantation des balises, je file direct plein Ouest sur la route afin de sécuriser les premiers postes.

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50 d’abord, en hauteur derrière un petit bâtiment, puis un aller retour qui tabasse sur la 25, un rocher proche des escaliers.

Je vise la 38. Pas se laisser influencer par un autre coureur qui descend trop bas dans le déniv, rester sur la courbe, faire sa course en faisant abstraction des autres.

Un pseudo azimut en direction de la 10. Je sors un peu trop NE et corrige le tir. Un ptit coup de chemin pour shooter la 16.

Ça se densifie : je suis rejoint par des équipes rapides qui ont pris le temps de tracer au départ.

Pas de souci pour la 32. Ensuite, j’attaque l’intersection de fossés de la 9 assez tôt, à l’arrache, mais ce n’est pas la meilleure option : la progression est difficile dans la « nauve » alors que le contour par les chemins aurait été plus rentable.

La 2, puis la 33 en direct, en trottinant entre les arbres espacés.

Nouveau choix contestable pour la 39 : la ligne droite n’était pas le meilleur chemin à privilégier…

Je galère un peu à suivre un sentier jusqu’à la 46, juste avant la traversée d’une route où j’en profite pour virer le coupe-vent, les gants et faire un premier point afin d’envisager le prochain raccord avec la carte du bas.

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Cet intermède me permet de sortir bien comme il faut de ma concentration et je suis un peu en perdition dans le mic-mac de sentes et de fossés pour trouver la 49. Je ne suis d’ailleurs pas le seul dans ce cas : en effet je suis rejoint par Micka de SMSN et son binôme qui ont, eux aussi, pris l’option jardinage. Nous nous recalons et trouvons finalement l’intersection de fossés qui nous donnait du fil à retordre.

Ils filent à toute berzingue pour la suite, tandis que je prends le temps de cocher les balises déjà pointées, afin de ne pas faire un doublon par manque de lucidité, en remontant la carte, plus tard. J’en suis à une heure de course et j’ai shooté 12 postes. C’est pas si pire !

J’enchaîne sur la 34, où je suis doublé par deux avions de chasse, puis la 1 par les sentiers, suivie de la 22 et la 45 par des azimuts propres.

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Traversée de route puis descente en layon sur la 69, remontage sur la 57 sur laquelle je ne tombe pas pile poil en raison de la difficulté à garder un cap dans les multiples sentes parallèles.

Un chtit crochet sur 51 et 77 avant d’aller nettoyer le Sud Ouest de la carte.

Je shoote 68 en catimini, ça braille dans le secteur… 62 sans problème, suivie d’un plein Ouest sur 56 que je galère un peu, le fossé SO ne s’attaquant pas direct du chemin.

Sur cette liaison j’ai la chance de lever une biche auréolée de soleil qui s’éclipse dans le sous-bois à mon approche. Faut dire que la météo est exceptionnellement bonne aujourd’hui : température douce, temps ensoleillée, pas de vent, le top kôa !

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Je file sur 67 que je donne à des horticulteurs, coupage de route, 52 sans souci, les jardiniers sur mes talons…

Je ne suis pas bon sur l’attaque de 61 et quémande un recalage au passage. Je la pointe en même temps que Vadim et son binôme et décide de mettre le cerveau sur off le temps de deux balises en leur suçant la roue. Je suis à deux heures de course pour 26 balises.

Notre trio s’empare de 55 avant de cafouiller sur la source à la 66, en raison d’une sortie trop Nord sur le chemin suite à un contournement de chablis.

Je laisse filer mes fugaces compagnons de route, le temps d’étudier l’opportunité de remonter sur 75. Finalement, je zappe pour viser la 60. On verra plus tard, au retour … ou pas…

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Je merdouille la sortie de poste, trop à l’arrache et me fais sécuriser la 74 par un trio.

On aborde maintenant un secteur à gros déniv. Cette zone n’est pas rentable pour le compteur des postes mais bien sympa en raison de la configuration du terrain. Je suis presque à mi-course, avec 30 balises dans la musette. Cette histoire devrait se terminer autour des 55 postes, la fatigue et le déniv’ rendant la récolte de la deuxième moitié sûrement moins abondante.

À l’attaque du très beau poste de la 59, je retombe sur l’équipe de Vadim. Je suis explosé en remontant de la balise, ce qui m’amène à faire une faute de concentration pour chercher la 65 : je file Nord un coup trop haut et viens butter sur une intersection caractéristique, trop au dessus du poste. Je corrige le tir et poursuis sur le col de la 76, ambiance moyenne montagne…

Depuis un moment, j’alterne fréquemment de petites sections de course avec de la marche rapide, à peine moins productive…

53 au dessus du ruisseau, 58 en croisement de fossés avant de recouper une nouvelle fois la route.

Un bref aller-retour sur 54. Je suis à 3 heures de course pour 36 balises.

Petit coup de route, en arrondi pour couper le fossé double derrière lequel se cache la 64, nouveau petit coup de route jusqu’au virage, décrochage sur le relief à droite pour la 73, puis à gauche, en courbes pour pointer la 80.

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Un azimut correct m’amène à la souche de la 72 puis je me cale sur le gros chemin pour shooter la 70 en aller-retour avant de regagner les reliefs au-dessus de la retenue d’eau du barrage. J’ai bien fait de cocher les balises au fur et à mesure car, dans le cas contraire, j’aurais été foutu de retourner sur la 51 comme un gogol…

Encore un beau poste, le rocher à la 71, puis trotting sur un chemin quasiment plein Nord.

Je ne suis pas vigilant sur les trois chemins qui croisent, et c’est un coup de bol (ou bien l’estimation de la distance par le pilote automatique) qui me fait tourner la tête à droite juste à temps pour apercevoir la toile de la 71, que j’allais dépasser.

Dans le bordel d’informations qui avoisine la suivante, je me mélange un peu les crayons et coupe un sentier de trop. Heureusement, une doublette de braillards qui navigue à ma hauteur attire mon attention et je retourne pointer le très beau poste de la 78 sans trop de dégâts…

Azimut sur 63, regagner un gros chemin, couper la route, filer en face, décrocher dans le virage sur 35 puis poursuivre sur l’intersection de fossés de la 8.

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Je suis maintenant revenu au Sud de la carte A3, au bout de quatre heures de course, avec 47 balises. Il va me falloir rentrer au plus direct, en laissant une grande zone relativement facile à l’Est de la carte, si je ne veux pas me prendre la barrière horreur dans la poire, avec son cortège  de points de pénalité…

J’entame ma remontée vers le Nord en prenant en compte la traversée de la retenue d’eau ; pas question de passer à la nage, l’au doit trop cailler… Mais je suis confronté à un problème de discrimination de la carte : en effet, les pliages successifs de ce grand format ont poncé l’encre du Pretex et laissé de grandes bandes blanches, dépourvues d’informations…

J’arrive quand même à distinguer une possibilité de traversée entre la 36 et la 4, c’est donc dans cette direction que je vais cheminer.

Je commence par galérer sur la 21, la carto ne rendant pas compte des nombreux layons dans la zone de la balise. Je me recale sur le comportement d’une équipe père/fille que je chasse-croise à l’occasion depuis le début. Retour sur la balise, traversée de route, nouveau cafouillage sur la suivante, la 14 : je sors trop à l’Est, n’ayant pas vu la sente sur le terrain. Les approximations s’accumulent…

La 40 est plus évidente, je décide de zapper la 28 et descends sur le gros chemin pour valider la 36.

Je franchis la retenue d’eau et attaque la 4, de l’autre côté à partir du carrefour de routes. Le déniv, pourtant pas trop conséquent, commence à piquer les cuisses et raccourcir le souffle, il est temps que ça s’arrête…

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Je remonte la route pour aller chercher la 11 à partir d’une épingle et laisse ensuite le Grand Nimportnawak gérer la fin de ma course : je zappe d’aller sur la 3, pourtant pas très loin, chemine au pif dans une vague direction N/E pour sortir, je ne sais pas où, sur un gros chemin…

Je croise, dans l’autre sens, un mec qui a l’air de tenir la route et lui demande de me recaler. Il m’indique un endroit improbable sur la carte et j’en déduis qu’il est aussi à la rue que moi. Un peu plus loin, je tombe sur son binôme qui sous-traite les pointages.

En poursuivant plein Nord, je tombe sur une intersection caractéristique qui me permet de me recaler : je suis juste à l’Est de l’arrivée toute proche. Il me reste une grosse dizaine de minutes, j’ai encore le temps d’aller jouer.

Je verrouille la 26 par les chemins, crochète par la 24 et gagne un gros carrefour. La cloche va bientôt sonner la fin de la récré, c’est quoi que j’fais ? Je rentre direct ou bien je tente la 17 ? Deux types qui semble opter pour cette option forcent ma décision, je leur emboîte le pas.  Moi, j’y vois rien sur ma carte où la peinture a été bouffée dans ce secteur, je leur fais un peu confiance. Malheureusement, ils ne sont pas sereins et ils s’affolent sous la pression du chrono.

Alors, d’un commun accord, en évitant de se prendre les pieds dans un barbelé chafouin qui traîne au ras du sol, nous plongeons, comme une nuée de moineaux épouvantés, dans le dévers en direction de l’arrivée…

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Je bipe à deux minutes trente du gong et vide la puce auprès de David qui m’annonce 55 postes shootés. Petite collation à l’arrivée, échanges autour de la course auprès des potes, remerciement à l’orga pour la qualité du circuit, au Maître de l’Univers pour la gestion de la météo, au Grand Nimportnawak pour sa contribution à la fin de course et il est temps de renter faire un peu de maçonnerie, pour la récup…

 

CR Vaness

Je propose cette CO à mes élèves, 4 d’entres eux répondent présent, ainsi que Caro la prof de Math…

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Nous partons donc de bonne heure de St Maixent pour ralier Vouvant. Je  briefe rapidement mes jeunes lycéens avant de les lâcher dans la nature. De mon coté je garde Isaline avec moi.

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Nous traçons rapidement un itinéraire qui part plein ouest puis sud et une fois passé le pont au sud on avisera selon le temps restant.

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Les gars décident d’un itinéraire à peu prés similaire, mais nous partons avant eux. Dés les 1ers mètres Isaline donne des signes de faiblesse, il fait froid et elle a du mal à trouver son rythme. La première cote ne l’y aide pas. Je ralentie afin qu’elle puisse trouver son rythme et surtout qu’elle puisse suivre et orienter car c’est aussi ça l’objectif. On fera pas mal d’azimut, ce qui n’est pas trop du gout de ma coéquipière, mais elle s’accroche et suit en essayant de garder un oeil sur la carte.

Au pont, il nous reste pas loin d’une heure 30,  j’opte pour faire les balises du sud avec le denivelé, Isaline ne le sent pas trop et me suggére de plutot faire celles plus au nord. Aprés avoir compté les balises, nous nous engageons sur les balises avec moins de dénivelé.

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On enchaine bien, On était hyper large en timming, il nous restait pas loin de 30min pour faire les 3 dernieres balises. C’était sans compter un coup de grand portnawak. On jardine la 31, puis la 12 sur laquelle on retrouve Nathan et Maxim, 2 des 3 lycéens (Alexis le3eme à qui il restait de l’energie ayant preferé faire cavalier seul sur la fin).

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Il nous reste une balise (la 17), je decide de faire azimut plein sud jusqu’au barbelé discontinu….barbelé que je ne trouve pas. Je jardine autour un bon moment, Isaline ne dit plus rien et me regarde d’un air pitoyable. Je fini par tomber sur ce P…. de barbelé et on trouve enfin cette satanée balise, rentrage avec 8 min d’avance.

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Encore une belle CO proposée par les echappés, on s’est une fois de plus régalés, merci aussi pour les photos et le ravito final.

Vanessa

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C.O. de nuit pour les ânes

Début décembre, Oliv a proposé à Gill d’aller se la mettre sur une C.O. nocturne proposée par le noyau dur de C.M.O. à l’Asinerie du Baudet du Poitou, sur la commune de Dampierre sur Boutonne.

Vu leurs dernières prestations sur les raids (Sérials, Seud’Raid…), il leur était impossible de ne pas répondre à l’invitation de Patrick Robin : une C.O. pour les ânes, c’était évidemment fait pour eux !

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18 h, départ en masse (plutôt en massette, voire en marteau…).

A la prise de carte Oliv blêmit : c’est davantage du trail’O que de la C.O. : sur une bonne moitié de l’épreuve, il va y avoir de longues sections à courir sur les chemins pour shooter les balises à des carrefours…

2 heures 59 minutes 50 secondes plus tard, les deux boiteux franchissent, trempés, la ligne d’arrivée, en laissant quatre postes sur la fin, en raison l’arrivée imminente de la barrière horreur.

Podium malgré tout, derrière les deux équipes de djeun’s emmenés par Mickaël. Prestation à relativiser, en raison du faible nombre d’équipes inscrites sur le 3 h (13) sûrement à cause de la météo dégueu, de la concomitance avec les manifestations du Téléthon, et la perspective de la guerre civile…

FAITES DU SPORT DU CONSEIL DEPARTEMENTAL 2018

91 personnes sont venues se frotter aux deux parcours d’orientation que nous avons concoctés pour l’édition 2018 de la FAITES DU SPORT organisée à la caserne Du Guesclin à Niort par le Conseil Départemental des Deux-Sèvres.

L’image contient peut-être : texte

Le soleil était au rendez-vous, la chaleur parfois accablante, ce qui n’a pas dissuadé les plus téméraires de réaliser les parcours en entier. D’autres ont juste butiné un petit moment pour avoir droit à la gommette magique.

Des photos et petites vidéos sont sur notre page Facebook : 

https://www.facebook.com/FlyingAventhure

Les résultats sont là :

RESULTATS FAITES DU SPORT

Raid O’bivwak

Des images pour commencer suivi d’un récit pour ceux qui prennent encore le temps de lire un peu…

Vendredi, 22 h

Clotaire m’a prêté le Golden pour le week-end. Je l’emmène gambader dans les forêts de l’Allier. Et avec moi, elle va pouvoir chasser en toute liberté, pas besoin de laisse…

Nous roulons en compagnie de Fabrice et Lise, des Bressuirais inscrits sur le C, que nous avons rejoints à Bellac. C’est une première pour Lise qui est avide de renseignements et nous assaille de questions pendant le trajet.

Samedi, 13 h

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Après de chaleureuses retrouvailles avec Annie, notre contrôleuse préférée rencontrée au raid Canéo, nous pénétrons dans l’arena du départ en compagnie de quelques représentants de CMO.

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La redoutable paire Séb et Stéph, amateurs comme nous des formats 24 h (Infernou, Marais’Night) étudie la carte dans ses moindres détails.

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Lilou, jeune pousse prometteuse qui court en mixte sur le C (à la grande inquiétude de ses parents, pas pour le paramètre C, plutôt pour le côté mixte de l’affaire) nous relate ses dernières aventures du haut niveau en Scandinavie.

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Inscrits sur le C également, Mathilde vérifie dans le sac de son père qu’elle y a bien entassé tout un tas de choses inutiles et bien lourdes.

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Côté Bressuire, Fabrice affiche la sérénité du gars qui en a vu d’autres tandis que Lise doit gérer les mille et une interrogations qui lui traversent l’esprit à quelques minutes du départ.

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Le Golden, la truffe au vent, hume l’air ambiant qui fleure bon la balise.

Samedi,17 h

Dans la liaison 11-12, nous tombons sur une paire de zèbres abourdée à quatre patte au bord de la route. Rien de grave, ils sont juste en train de tracer la suite de l’itinéraire, n’ayant pas tout fait au départ. Cette stratégie ne s’avérera pas payante au final puisque Manu, le Père Fouras de la dune du Pilat, fera 3 erreurs de positionnement de poste, qui vont leur coûter cher en terme de temps et d’énergie. Ils arriveront au bivouac une heure après nous, mais sans P.M. se classant dernière équipe mixte avec carton plein sur l’étape. Une belle remontada en perspective pour le lendemain.

Samedi, 19 h

Je commence à cramper. Marie fouille dans son sac à la recherche d’un comprimé de Dextrose ce qui nous fait rater la petite sente à droite qui amène à la balise 14. On s’en rend compte un peu tard, tant pis on l’attaque de l’intersection suivante. Ça nous permet de croiser l’équipe de CMO qui quitte le poste et ne comprend pas pourquoi on arrive depuis cette direction. Tant mieux, ça leur fout le bordel dans la tête et on compte bien que ça déclenche un partage en vrille chez Fabrice. Nous pointons le poste 3 bonnes minutes après eux mais les reprenons à l’attaque de la suivante, le Golden ayant opté pour la trace la plus courte, à travers les marais et la broussaille, atavisme oblige… Fabrice tente sur elle un placage rugby, au risque de lui casser les pattes. Le con ! Il va me l’abîmer et il reste encore 3 postes à shooter. Petit coup d’accélérateur et on file devant.

Samedi, 22 h

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Après une (ou deux ? ou plus ?) bonne bière artisanale réparatrice à l’arrière-goût indescriptiblement parfumé, sans que personne du staff ne soit en mesure de nous dire à quoi il est dû, nous installons le bivouac sous un magnifique soleil. La tente cerf-volant violette soulève bien des interrogations narquoises alentour qui seront vite mouchées par le plantage de vigoureux cure-dents destinés à ficher au sol les élingues en fil dentaire. Repas en groupe puis le ciel s’assombrit, une légère froiditure s’installe et on se met à l’abri. On ne compte plus le nombre de randonneurs nocturnes qui se sont pris les pieds dans le fil dentaire…

Dimanche 5 h

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Réveil en musique. Rapidement tout le bivouac s’anime dans l’obscurité. Séb et Stéph ouvrent des yeux de merlans frits devant la taille des gargantuesques tartines beurre confiture que nous trempons dans le café, eux qui se sont contentés d’une barre coupe faim pour solde de tout compte. Nous, on estime qu’il faut bien charger la machine pour qu’elle tourne à plein régime et qu’on n’accuse pas de grosse défaillance au cours de la seconde étape de l’Obi. Et puis, ça fait ça de moins à trimballer dans les sacs…

Dimanche, 7h30

Entre la 3 et la 4, je suis contraint à une pause technique. Je cherche sans succès les précieux papiers aux quatre coins de mon sac pendant que Marie ronge son frein en regardant passer une quinzaine d’équipes dont 5 mixtes du B. Finalement, je gère à la feuille de hêtre et en profite pour me débarrasser de mon bas long et sortir les bâtons.

L’intermède est terminé, le Golden est tout excité d’avoir vu passer ce gibier potentiel et piaffe de partir en chasse. Ça envoie donc dans la longue descente sur le sentier. J’apprécie les bâtons qui me stabilisent et me permettent de tartiner davantage sans appréhender de partir en sucette à la faveur d’une pirouette de genou.

Dimanche, 10 h

Séance Actor’s Studio au pied des éoliennes. Plan large, travelling, contre-plongée, le scénario est bien calé, y’a plus qu’à tourner. Mierda ! L’appareil fait sa princesse et ne veut plus collaborer. Je tente de le redémarrer à plusieurs reprises, sans succès. L’aura tenu même pas un an, celui-là…

Pas possible de filmer, on laisse tomber la séquence éolienne. Marie se reconnecte à la carte et file à gauche, dans la petite descente. Quelques dizaines de mètres plus loin, arrêt brutal, cogitation, on est parti à l’envers ! Demi-tour, on remonte, repasse à l’intersection en T, et nous partons sur la droite en grimpette. Quelques centaines de mètres plus loin, arrêt brutal, nouvelle cogitation, on regarde la carte à deux. Non, c’était bon la première fois, c’est maintenant qu’on est à l’envers ! Nous redescendons, repassons à l’intersection hantée, et repartons sur la gauche.

Le pur mode d’emploi pour perdre une dizaine de minutes et un peu d’influx…

Dimanche, midi

On chasse-croise un long moment avec un jeune couple inscrit sur le A la veille, et rapatrié sur le B pour la seconde journée. Marie les impressionne tellement qu’ils la surnomment bientôt « la Machine ».

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Toutes leurs tentatives pour nous mettre une race au physique sont annihilées par la précision chirurgicale du Golden dans ses choix d’itinéraires et ses attaques de postes. On les laissera finalement une demi-heure derrière sur cette étape.

Dimanche, 12 h 26 mn 41 s

Nous franchissons la ligne d’arrivée et sommes aiguillés au contrôle des sacs par l’orga, petite réjouissance réservée au cinq premiers de chaque catégorie. On ne pensait pas avoir si bien tourné, c’est une belle surprise !

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Nous héritons donc de la médaille en chocolat, récompense de 11 heures d’efforts physiques et intellectuels pour la Machine et le machin qu’elle traînait derrière elle, qui clôture un beau week-end à gambader dans la nature à la recherche des 36 petites toiles oranges et blanches.

 

 

CO² 2018 à Mervent

La CO de Mervent, un RDV incontournable inscrit dans notre calendrier.

Niveau Flying, seuls  Oliv et moi sommes présents, Ju souffrant  toujours des tendinites aux 2 tendons d’achiles, Titi des genoux, LKT devant accompagner ses enfants je ne sais où. Bref chacun sort son plus beau joker.

J’ai tenté d’élargir la demande, peu de réussite non plus de ce coté: Bréva avait WE avec sa maman, Thierry M n’a pas donné de réponse, Alamo était de bardage… Même mes élèves se sont dégonflés avec des excuses diverses (concerts, mal de dos, Repas de famille et j’en passe). Seuls Nelly et Antonin ont répondu présents.

Nelly étant en convalescence elle s’est inscrite sur le parcours famille. Antonin sur le 3h.

Nous nous retrouvons donc sur place à 9h, Oliv est déjà dans la course puisqu’il faisait le parcours de 5h. Antonin et moi avons une puce chacun et on décide de rester ensemble tant que ça ira. En plus il part léger, sans eau ni bouffe, ni boussole, ni fluo, ni rien… Aie j’ai l’impression qu’il est tombé du lit et débarque ici par hasard. Ca ne me rassure pas vraiment pour la suite.

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On récupère nos cartes puis on prend le temps de tracer notre parcours, rapidement ledit parcours s’effacera sur la carte d’Antonin, le fluo sur du préac ça tient pas.

On part vite, très vite, voire même un peu trop vite pour moi, je ne suis pas échauffée et il m’impose un rythme au dessus de ce que je fais habituellement. Je lui rappelle doucement qu’on a 3h15 à tenir. En moi-même je me dis qu’il faut que je tienne 1h, ensuite il va commencer à fatiguer et à se calmer. C’est comme ça en général avec Ju et LKT. A la 3eme balise je dois donc faire une pause pour enlever des vêtements, je crève de chaud.

On enchaine les postes sans problème, on oriente tous les 2, j’annonce sur quelle balise nous allons, Antonin qui me devance souvent de plusieurs mètres à le temps d’orienter et il se débrouille super bien. Au bout d’une heure le rythme a peu baissé. On fait quelques petits cafouillages sur certaines balises, ce qui me permet de récupérer un peu. On croisera Oliv sur une balise, et plusieurs raideurs connus, on se salue toujours contents de se voir. Au bout de 2h30 je commence à être vraiment cramée, j’avance moi vite et j’ai l’impression de vraiment ralentir Antonin. Au vu du temps qu’il nous reste et de mon manque de forme je propose à Anto de nous séparer, il a les cannes et peut donc tenter de prendre les 2 balises au NE. Tandis que moi je les laisse pour rentrer au plus court, en prenant les balises sur le retour. Je pointe l’arrivée au bout de 3h12, soit 3 minutes avant la fin du temps imparti et je guette l’arrivée d’Anto. Il arrive en 3h14et30 sec, complètement HS lui aussi et avec au final le même nombre de balises que moi.

On a fait une super course, bravo à Antonin. Et on termine 8eme et 9eme sur 152 équipes.

Vaness

Moment poétique d’Oliv, sur le 5 heures :

Comme c’était un dimanche, on a fermé l’usine.
Le temps s’était calmé, sans pluie, sans amer vent
Conditions réunies pour aller à Mervent
Et répondre à l’invit’ de la fée Mélusine…

Certains sont venus cools, y’en a d’autres qui balisent.
Le départ est donné, on court dans la boue sale
Une carte à la main et dans l’autre, une boussole.
Ils ont lâché les fous pour la chasse aux balises…

départ

Ah, au fait, je sais où sont passées les puces que j’ai ramenées des Pyrénées…

gill

Hi hi hi !

 

Les Feuilles d’Automne 2017

Courant octobre, nous recevons une invitation – une CONVOCATION plutôt ! –  pour « Les feuilles d’Automne », le Trail’O de la jeune assoce EXPL’OR.

Contrairement à l’an passé, où nous étions venus en nombre à l’édition « zéro », un seul Flying, Oliv, n’a pas eu la présence d’esprit de sortir un joker valable pour échapper à une quarantaine de kilomètres TCC (tous cafouillages compris) de course à pied sur des terrains tarabiscotés.

Afin de se sentir moins isolé parmi la grosse trentaine de trailers affûtés, il a réussi à convaincre Lydie et les InoXs, en transit dans la région, de l’accompagner.

Au menu :

3 courtes C.O. toniques sur le site du Cébron : une mémo-photos, une C.O. balises, une C.O. postes permanents.

Un court Trail’O de 3 km qui amenait à St-Loup-sur-Thouet pour une C.O. photos.

Un copieux trail’O de 12,6 km.

Et pour finir, un enchaînement de six épreuves, sur un parcours de 14,2 km : road-book, couloir, azimuts, fléché allemand, mémo, balises cartées.

On pouvait tout faire, ou bien piocher dans ce copieux menu les sections qui nous intéressaient le plus. Le classement se faisant au nombre de « balises », puis au temps.

Au final, une très belle balade ludique, physique, bucolique, technique, cérébrale, bancale, pas banale, sous un soleil automnal, à travers gués, coteaux et prés, de château en château, le long de la vallée du Thouet.

Marais Night 2017

Gill-Tromb. Doudou s’étant cassé un ongle,

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Le Barbu a réquisitionné à l’arrache

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héronpour aller traîner la nuit dans le Marais Poitevin

à l’invitation de la bande à Kolia kolia

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 de l’assoce Bourdet Team.

En raison du trop petit nombre d’équipes inscrites sur le « 24 heures », ce format a été supprimé au profit du « 8 heures de nuit ».

3 cartes aux échelles abracadabrantesques, deux à pied, une en barcasse.

Avec une innovation majeure du règlement, cette année : course au score de 8 heures sans pénalité de dépassement de temps !

En clair, les 8 heures, tu t’en fous. Si t’as envie de jouer plus longtemps, tu continues à cueillir des balises, pendant une semaine si t’es pas rapide…

C’est ce qu’ont fait Le Barbu et Oliv, en ramassant tout, en 11h30.

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