• Publicités

Raid Mélusine 2018

CR de l’équipe  Van, Ju et LKT sur le format « Enduro » suivi de celui de Gill, Oliv et Denis sur « l’Aventure » :

ENDURO :

Rare épreuve sur 2 jours dans notre secteur et donc déplacement quasi incontournable, le raid mélusine nous proposait cette année , une menu plutôt copieux et varié : pas moins de 7 CO , dont une photo, 2 au score, une ligne, 2 « libres »dont une nocturne, et une touché-coulé, toutes sur cartes IOF, du VTT la encore sous différentes formes (suivi d’itinéraire, carte couloir, VTT’O, fléché allemand, road book), un bike and run, un trail’O,  2 sections de canoé et des épreuves de tir cara et sarba : du technique, du physique, de l’adresse, bref tout le monde avait de quoi manger …chaud !

 

Pour ce qui était des convives présents, l’effectif était en hausse par rapport à l’année dernière, et c’est mérité, avec de gros estomacs présents : West orient Team, les Naka, Poitiers CO, raid landes, entre autres…

Pour se mettre en appétit, on part sur une CO photo dans Vouvant : RAS, on la boucle en deuxième position, juste derrière West O Team.

On enchaine tout de suite par une section VTT. Ju a toujours un peu de mal à sortir de la ville, mais après , c’est bon. On roule tranquille mais proprement et sans erreur. On se fait doubler par quelques équipes, mais on veut gérer avant la CO score de 1h15 qui nous attend  après.

On embarque ensuite sur les canoés, alors que les West orient Team, ne sont pas encore sur place; égarés sur le VTT… On repend une ou deux équipes sur cette section , mais on se fait griller par les kayakistes de Poitiers CO.

On aborde donc la CO au score en 3ième position.  On mange assez vite du gros dénivelé, on rattrape les équipes de devant à mi-parcours et on croise les west orient Team, qui reprennent la tête de la course sur cette épreuve, pour ne plus la lâcher sur tout le reste du raid : Intouchables !

La CO passe à l’aise dans les temps pour nous, en 53′ pour une limite de 1h15.

On est alors en deuxième position, place que l’on garde sur les 5 VTT, 2 CO et bike and run qui suivent.

Le dimanche matin, les West Orient Team sont détachés devant nous, avec 30 minutes d’avance mais Poitiers CO n’est qu’ à 8 minutes derrière nous.

On est déjà bien entamés, avant même de commencer ce « deuxième service » , et il va falloir s’accrocher pour rester sur le podium…

Les tablées se sont considérablement agrandies, avec  tous les concurrents de la version « Aventure » sur 1 jour, qui se mêlent aux festivités, dont Oliv et les Rado. Difficile de se repérer et de savoir sa position dans cette nuée de coureurs  » à jeun » !…

Là encore, on gère proprement les mises en bouches, pour attaquer sereinement la partie plus copieuse dont la course au score de 1h10, que l’on dévorera finalement en 55 minutes environ.

On est à ce moment là en 3 ou quatrième position, mais les écarts sont assez faibles. Les enchaînements suivants de VTT, canoé, trail seront plus difficiles à digérer pour nous.

On croise Poitiers CO sur le kayak qui doivent être une dizaine de minutes devant nous. Ils ont pris la deuxième position au général et ne la lâcheront plus jusqu’à la fin.

 

On s’accroche sur la CO et le VTT suivant et en arrivant à Vouvant pour le dessert, une CO touché-coulé, on n’a déjà plus faim !

On se fait violence pour finir et on ne demande pas de rab ! D’ailleurs les « RAB », 4ième la veille,  arrivent quelques minutes après nous, ce qui nous permet de rester sur le podium et de finir première équipe « Mixte ».

Au total, on aura ingurgité : 133 km et 2200 m de D+.

Cela mérite bien quelques bières Mélusine pour faire couler  tout ça!!!!

 

Merci aux chefs et à toutes leurs brigades de nous avoir concocté toutes ces « douceurs » : On vous met 5 étoiles à notre guide !

A l’année prochaine.

*

*

*

AVENTURE :

568787

Gill :

3599

Après le Seud’Raid du mois dernier où nous avions enchaîné les erreurs d’orientation et terminé par une boulette titanesque sur la CO séparée finale, les 3 crocos Deux-Sévriens recomposent le trio des « Sexa Pile » pour aller affronter le massif forestier de Vouvant…

Objectif : prendre un max de plaisir et surtout revenir aux fondamentaux du raid, prendre quelques secondes pour réfléchir avant de foncer tête baissée !

Bilan : le 1er objectif a été rempli à 100% et le 2ème à 95%, eh oui ce ne pouvait pas être parfait du 1er coup, mais quand même, nos 3 crocos ont fait une sacrée progression en l’espace d’un mois, la sagesse de l’âge certainement, maintenant qu’ils ont atteint les 60 piges !

En restant objectif, je pense que le petit jeune de la bande (Oliv’ a un an de moins que Denis et moi) a pris les choses en main, son autorité naturelle a recadré les 2 p’tits vieux qui se sont laissé guider par le vieux sioux.

Seulement 2 erreurs pendant ce raid de 7h23’42’’ de plaisir, la 1ère sur le 1er VTT en suivi d’itinéraire, sur le dernier layon à prendre avant l’arrivée au PC et la 2ème sur le dernier VTT en suivi d’itinéraire qui nous ramenait à Vouvant dans l’après-midi.

Finalement, nous faisons les erreurs sur les parties les plus faciles du raid, un manque de concentration et de réflexion aux moments opportuns. Sur la 1ère erreur (racontée plus en détails par Oliv, juste en dessous), nous étions dans le flot d’équipes et au moment de prendre le bon layon, si nous nous étions posés pour prendre le temps de bien regarder la carte, nous aurions vu que le tracé du bon layon commençait par une parallèle au chemin que nous venions de quitter pour ensuite filer tout droit vers le PC : « Prendre quelques secondes pour réfléchir ! »

Sur la 2ème erreur, nous ne prenons pas le temps de mesurer la distance entre le carrefour de départ et le layon où il faut tourner à gauche ensuite (car il y en avait un paquet avant le bon) et boum, nous prenons le mauvais, nous nous en apercevons plus loin et nous faisons demi-tour pour ne pas louper d’éventuelles balises. Le pire sur cette erreur-là c’est que je me dis que nous devrions mesurer et je ne le dis pas à mes équipiers, c’est un peu comme en CO quand je vois que l’élément net que je vois devant moi sur le terrain mais que je ne vois pas sur la carte et que je me dis « Tiens il n’a pas été carté ! » et que j’insiste dans mon erreur car automatiquement mon esprit n’envisage même pas un instant que c’est moi qui suis dans l’erreur : « la 1ère idée est très souvent la bonne »

Finalement ce sont ces 2 erreurs qui nous empêchent de faire le raid parfait, mais nous sommes super contents de notre périple, car nous avons par contre été parfaits sur les parties les plus techniques du raid : la CO au score, 53’ pour nous qui ne sommes pas des gazelles c’était super, le road-book très technique surtout au départ, Oliv’ nous a mené çà de toute beauté et le VTT’O où nous avons pris le temps de réfléchir avant de partir, résultat, nous avons pratiquement toujours descendu les pentes pendant tout notre parcours (nous avions mal aux jambes pour les équipes que nous croisions qui elles se tapaient les montées infernales pendant que notre seul problème à nous était que le VTT ne se retrouve pas en bas avant nous), nous avions fait le tracé idéal, c’est incontestable…

En conclusion, plus c’est technique, plus nous sommes bons, c’est ce que nous pourrions en déduire, mais on va se calmer un peu car à nos âges, c’est tout l’un ou tout l’autre, mais quand même, nous avons peut-être trouvé la solution, un chef qui mène le groupe et le temps de la réflexion de quelques secondes qui évite des minutes de perdues.

Les Sexa Pile vont très certainement être redoutables dans les années à venir, s’ils font comme le bon vin, ils vont s’améliorer en vieillissant…

Oliv :

3442

Alors là, c’est mort ! Le Barbu vient de s’écrier « C’est bon ! C’est là ! ». Aussitôt, mon regard croise celui de Doudou et je peux lire dans ses yeux qu’il en est arrivé à la même conclusion que moi : puisque Denis est sûr que c’est bon, nous on est maintenant sûrs que c’est pas bon…

Nous sommes dans une montée abominable, à porter les vélos sur une petite sente escarpée à peine tracée, au terme de la première section VTT.

Tout s’était bien enchaîné jusqu’à la dernière bifurque qui conduit à l’arrivée de la section. Faut dire que ça roulait en peloton, et qu’il n’y avait pas beaucoup de questions à se poser. Mais sur le chemin du bas, ça s’est mis à cafouiller sévère, hésitations, demi-tours, l’accès à la montée finale n’était pas évident.

Nous nous sommes alors engagés discrétos sur ce layon en compagnie de trois autres équipes, tandis qu’en bas, ça tergiversait encore.

« Mais si, heu, c’est bon ! Ça monte plein Ouest ! ». Denis est sûr de lui. Mais pour Gill et moi, c’est clair, on est sur une parallèle au bon sentier et il va falloir convaincre le Barbu qu’on s’est gouré.

L’autre psychopathe, la bave aux commissures, ne veut rien entendre et insiste pour qu’on continue, alors que ça pique maintenant résolument plein Sud. Et puis Ticule des Naka n’est pas derrière, il n’a pas opté pour la même option que nous et a rebroussé plus loin, après le demi-tour généralisé. Et lui a souvent le bon feeling dans les moments de doute… Nous insistons auprès du Barbu pour faire demi-tour au plus vite mais l’autre reste sourd à nos arguments et ne veut pas lâcher l’affaire.

On hésite à l’assommer avec une pierre derrière l’occiput pour se répartir sa dépouille et sa monture afin de les amener à l’arrivée en redescendant chercher l’attaque du bon layon. Mais, avec Doudou, on n’est pas aussi putes et pis le gaillard fait quand même plus de 80 kilos et on ne s’en sent pas la force.

234

C’est finalement l’équipe Fabrice/Romain, embarquée dans la même cagade, qui apportera l’argument décisif ramenant notre coéquipier à la raison : on devrait être à droite du rentrant, alors que nous grimpons à sa gauche. Nous sommes donc en train d’évoluer dans la marge blanche du bas de la carte, pour bientôt sortir de la feuille !

Dix minutes plus tard, après recalage, nous atteignons enfin l’arrivée de l’étape.

Denis :

678

Je reviens sur le compte rendu de Gill, « Prendre un max de plaisir » c’était bien le mot d’ordre car pour nous c’était avant tout « la fête ».

Promesse faite à l’équipe des Mélusines il y a bien 5 ou 6 ans, et réitérée tous les ans : fêter nos 60 ans et notre retraite « professionnelle » sur leur magnifique Raid vieux de 21 ans, afin de récompenser également les bénévoles qui œuvrent depuis tant d’années.

Le tout accompagné de notre ami Oliv des Flying, un peu plus jeune mais en retraite depuis 1 an !  A n’y rien comprendre ?

Très rapidement après la traditionnelle photo d’équipe de l’équipe 60 :

1530010347196_IMG_20180624_082859

L’esprit de compétition de ces trois guerriers va rapidement prendre le dessus, car je ne suis pas mieux que mes compères, peut-être même pire, et c’était parti pour 60 kms à se tirer la bourre avec les autres concurrents !!

Rapidement une 1ère erreur au départ du 1er VTT à mouliner comme des bourrins, accompagnés d’une meute d’autres VTT, nous loupons le premier sentier dans le coteau, à la demande d’ Oliv je valide bien sûr le fait que nous soyons  dans la bonne direction…

Je vais l’entendre durant une bonne partie du raid !! mais généralement quand nous faisons une faute comme celle-ci, « un bon quart d’heure d’envolé gratis » c’est signe d’un bon raid et cela a été le cas.

Des petites erreurs par la suite, mais après rien de bien méchant.

Il faut dire et surtout remercier les organisateurs sur le fait de fournir 2 cartes par équipe, c’est un luxe et tellement appréciable pour se recaler, ça c’est une chose à continuer.

M’étant amusé la nuit d’avant dans le VTT et la CO de Nuit, et voyant que les jambes étaient au rendez-vous, je décidai de laisser les cartes à mes deux compères qui se complétaient à la perfection.

Des cartes toujours aussi précises, un road book assez technique et un fléché allemand ou il fallait être très attentif car 7 kms c’est long et cela peut rapidement finir en cacahuète si l’on se déconcentre un tant soit peu !

Bref que du plaisir avec mes deux compères avec aussi une petite anecdote : à la fin, sur la dernière CO quand nous sommes tous les trois bien entamés, nous cherchons une balise placée dans du blanc sur la partie en orange et nous perdons quelques minutes.

Pour finir, je reprends l’expression de Gill :

Les Sexa Pile vont très certainement être redoutables dans les années à venir, s’ils font comme le bon vin, ils vont s’améliorer en vieillissant à condition que celui-ci ne prenne pas un goût de bouchon …

Merci encore aux frères BAILLY et toute leur équipe pour ce magnifique raid, à dans 10 ans pour encourager : Les Septa Pile…au cœur !!

Le Barbu.

Au cours de la proclamation des résultats, Gill a été distingué en remerciement de son extraordinaire apéro, offert à l’occasion de sa proche retraite.

Img_1322

On peut se rendre compte sur la loupe de la photo de famille finale que cette délicate attention lui est allée droit au coeur. 

Merci aux Zéchappés

Img_1329

Image1

 

 

Publicités

Seud’Raid 2018

10 h, parking du péage de La Crèche. La voiture descendue des steppes glacées du Nord du département arrive avec, à son bord, mes trois équipiers pour la journée : Gill et Denis, les vieux crocos, renforcés par Gaël, un d’jeuns en stage de formation accélérée. J’embarque et on enquille l’autoroute direction Saintes.

Pendant que je fais connaissance avec Gaël à l’arrière (nous allons fonctionner en binôme sur ce raid, lorsque l’équipe sera scindée en deux), les deux virtuoses pianotent à l’avant sur le GPS dernière génération qui équipe le véhicule de Denis.

Ça semble compliqué, l’appareil refuse de se caler sur le port de Ribérou à Saujon. Gill tourne en rond, alors le Barbu prend les choses en main, tout en conduisant, sous le regard inquiet des passagers arrière doutant de sa capacité à rester concentré sur la conduite, à 130 sur l’autoroute, avec la remorque chargée de vélos qui slalome derrière… Dans le doute, je rédige un rapide testament au dos de mon certificat médical délivré par le bon Docteur Phen Tchop…

Euréka ! Le Barbu a trouvé une « rue du port » et valide la destination. On lui fait remarquer que c’est dans un bled qui s’appelle Corme-Ecluse mais il s’en fout, il a une rue du port, il est content…

On laisse tomber, le bled n’est pas loin de Saujon, au verra plus tard. Encore heureux, que l’ordi ne lui ait pas proposé le port de Brest, sinon on y serait encore…

Nous filons sur la N150, l’arrivée à Saujon est imminente. Soudain, le Barbu quitte la route principale sous l’injonction du GPS et nous voilà bientôt en pleine pampa, sur une route à peine assez large pour laisser passer le véhicule qui s’engage sous un pont pour se perdre dans des marais…

L’heure du briefing approche, il est temps de siffler la fin de la récré ! Gaël prend les choses en main avec le GPS de son tél et met un terme à la visite touristique pour nous guider au plus court vers notre destination.

Moi, je me dis qu’avec les deux guignols devant, la journée risque d’être riche en rebondissements, et je ne vais pas être déçu !

Je laisse le soin à Doudou, fan inconditionnel des Flyings dont le manque d’objectivité n’est plus à démontrer, de raconter la journée en détails.

Oliv

P1002176 

 

Énorme !

Ce samedi 26 mai 2018 restera un jour historique dans le domaine du sport, que ce soit au plus haut niveau professionnel qu’au plus petit niveau amateur, eh oui, ce jour-là, 2 sexagénaires avec une cervelle de moineau font une bourde « énorme » sur le raid International de Saujon et le soir même, le gardien de Liverpool fait 2 bourdes « énormes » lors de la finale des chochottes, en football.

Comme quoi, çà peut arriver à tout le monde !

Nous allons ici nous intéresser uniquement au raid, comme tout le monde le sait, seul vrai sport de la planète où vous ne rencontrez que de vrais sportifs, beaux, forts et intell……, quoique !

Nous avons tellement d’anecdotes à vous raconter concernant le raid de Saujon, avant, pendant et après que nous n’allons relater que les principales car il nous faudrait un bouquin de 300 pages pour y caser tout ce qui nous est arrivé ou alors je lance l’idée de faire un week-end barbecue/bivouac avec toute la tribu raideurs de France, afin que chacun relate ses plus belles énormités en raid. Je pense fortement que Denis et moi ferions podium sur ce coup-là, voire même la médaille d’or !

Bref, en ce beau samedi de mai, après quelques péripéties routières pour arriver à Saujon, nous sommes la dernière équipe à valider notre dossard, normal les Sexa Piles se font attendre !

Nous arrivons quand même à être à peu près au point pour se placer sous l’arche de départ en même temps que tout le monde, nous chambrons un peu à droite , à gauche les copains raideurs, l’ambiance normale quoi ! Nous en rajoutons quand même une petite couche envers l’équipe de Marie, nous l’adorons tellement !

P1002156

1ère épreuve, 2 (Denis et Gill) partent pour une CO photos pendant que les 2 autres (Oliv’ et Gaël) font un petit tour de canoë sur la Seudre, après 35’ de combats chaque binôme se retrouve au point de départ pour inverser les rôles. Nous avions sans le vouloir très bien structuré nos binômes car aux 2 fois, nous arrivons pratiquement ensemble.

P1280889

Nous terminons cette 1ère épreuve en troisième position, quelques minutes après nos potes du RAB, mais surtout dans les talons de l’équipe de Marie, et là, dans ces cas-là Denis est intenable, il prend la carte du VTT qui suit, sans trop regarder ce qu’il faut faire, c’est un suivi d’itinéraire, mais il ne s’en apercevra que quelques minutes plus tard ; au début, il ne voit que les ronds des balises sur la carte et il embraye à fonds les ballons en passant par les routes qui l’intéressent, résultat, sur les 3 premières balises nous arrivons devant Marie, mais à chaque fois elle nous rattrape car nous jardinons légèrement pour trouver la toile orange et à chaque fois nous repartons avec son équipe, et bien sûr, çà chambre, normal !

P1290135

A la faveur d’un beau chemin assez roulant, Oliv’ met la surmultiplié, gros braquet, grosses cuisses et  nous faisons le trou, sauf que le trou vient aussi s’inviter dans le pneu de notre brave guerrier, arrêt, 1ère bombe (la DLC devait être dépassée depuis des lustres), 2ème bombe, c’est bon, mais pendant ce temps là l’équipe de Marie nous dépose et se fend bien la poire (pas le pneu). C’est peut-être le tournant du match ?

Dscn7482

Nous arrivons à la fin de ce VTT dans une belle propriété pour enchaîner sur une CO Azimut à pied, dans un petit bois, nous croisons Marie sur leur dernière balise quand nous, nous partons sur la 1ère, elle nous donne l’info qu’il est préférable d’être propre là-dessus, Oliv’ entend bien l’info, mais pour Denis, voir Marie, c’est comme « le double effet Kiss Cool », il fonce à fond les ballons (heureusement pas de bière). Oliv’ est obligé de lancer un grand cri de Tarzan pour calmer la troupe et l’effet est immédiat (Quelle autorité !) tout le monde revient aux fondamentaux et l’enchaînement des balises devient limpide, quel miracle !

Nous repartons ensuite sur un VTT Fléché Allemand, Oliv’ et Denis sont à la manœuvre. Sur la 1ère balise Denis et Oliv’ ne sont pas sur la même longueur d’onde, il s’avèrera que SKYROCK était bien la bonne, heureusement c’est sur cette onde que notre Tarzan de tout à l’heure était connecté et que tout le monde (car nous étions plusieurs équipes sur ce coup-là) l’a joué à la Jane.

P1290007

Sur ce fléché Allemand Gaël et moi avons le temps d’admirer le paysage, comme souvent dans ces cas-là, ma tête commence à changer de sport et à penser et que je suis sur une rando VTT entre copains, alors je me mets à raconter à Oliv’ des vieilles histoires de guerre (A nos âges, nous avons des souvenirs plein la tête). Oliv’ est obligé de me dire de la fermer, car il est en pleine concentration et il se pose de vraies questions sur le choix qu’ils viennent de faire dans cette belle forêt que nous traversons, Denis et lui ont le « trouillomètre » à zéro car il n’ont plus rien qui les rassure et les kilomètres s’enchaînent, les descentes aussi (tout le monde pense que s’il faut revenir en arrière, il va falloir les remonter), mais une 3ème fois nous faisons confiance à notre Tarzan National et bien nous en a pris car finalement « Eurêka » (Là, Tarzan s’était transformé en Archimède), vraiment faire un raid avec un tel équipier, c’est le pied, mais pas les genoux par contre, car de ce côté-là, c’est plutôt RoboCop et çà, çà l’énerve !

Nous enchaînons sur un road-Book : RAS, puis nous sommes invités sur un trail et c’est sur ce genre d’épreuve qu’Oliv’ échangerait bien volontiers ses 2 genoux pour un bon DTT (déambulateur tout terrain), vous savez un truc comme celui qu’il m’a offert début avril du côté d’Augé. Pour l’instant, il fait avec ce qu’il a, il serre les dents et il suit.

P1290009

La galère étant terminée, nous poursuivons sur un VTT’O, Gaël prend la carte, les balises s’enchaînent parfaitement, çà roule pas mal, Oliv’ a les grosses cuisses mais il s’arrache jusqu’au bout, nous arrivons à Saujon en 3ème position et tout va se jouer pour le podium, sur la dernière CO à pied dans et autour de Saujon, car nous sommes 3 équipes à poser nos VTT ensemble.

Dscn7697

Dscn7700

Comme sur la 1ère épreuve, l’équipe est séparée, 2 binômes sur 2 CO différentes, nous reconstituons les mêmes duos qu’au début, au dernier moment, nous échangeons nos cartes, bien mal nous en a pris, il est là le tournant du match, çà c’est joué sur cet échange de carte … C’est sur cette dernière épreuve que le mot ENORME va prend tout son sens…

Le binôme Denis à la carte et moi au carton de pointage part gambader dans la campagne en traversant quelques conches au passage, normal, un raid sans vase, ce n’est pas un raid. Tout s’enchaîne parfaitement, Denis amène le duo pile poil à chaque fois sur la balise, je vérifie le numéro qui est affiché  à chaque balise (sur un format A4 SVP), avant de poinçonner le carton.

Sauf qu’à un moment donné nous nous tirons la bourre avec une équipe de jeunes et çà Denis il n’aime pas, pas question de se faire gratter par des petits jeunes, il accélère, je tire la langue et essaie de m’accrocher et arriva ce qui devait arriver, nous arrivons à 4 sur le fameux endroit où la balise 51 de notre carte est située à gauche d’un chemin, alors que la balise 50 (qui est sur l’autre carte de l’autre binôme) est sur la droite du chemin.

Nous sommes un peu dans le rouge, Denis m’indique qu’elle est à gauche, je m’y dirige, mais en même temps, il voit la balise de droite, il me crie dessus, « là, elle est là », avec la  dextérité d’un gymnase lors des championnats du monde, je change de barre et hop, je saute sur la droite pour poinçonner le carton et vlan, je ne vérifie pas le numéro sur le A4, le trou, je ne me souviens pas avoir vu le carton, bref l’énormité est dans la besace sans le savoir et nous rentrons vers la ligne d’arrivée fiers comme Artaban, pensant que nous sommes les champions du monde de CO, en ayant ramassé toutes les balises…

Dscn7707

Après un lancer de Charentaises (Original et sympatoche) où une fois de plus, nos 2 sexagénaires se font remarquer par de formidables lancers à la cime des arbres, ce qui a pour effet de faire atterrir les Charentaises à quelques mètres seulement alors que le but du jeu était de les lancer le plus loin possible et une bonne douche (chaude) durant laquelle Oliv’ pense avoir trouvé l’info du jour auprès d’une autre équipe et qui nous mettrait sur le podium.

Je commence à réfléchir aux petites conneries que je vais pouvoir faire et au chambrage qui va avec pour notre copine Marie lors du protocole podiumique, sauf que Denis a la bonne idée d’aller vérifier auprès des informaticiens du jour que nous avons bien toutes les balises.

P1290143

Et c’est là que le verdict tombe, il vous manque une balise, Denis sort la hache, menace le gars à la souris, le pauvre gars panique un peu, il glisse doucement sous la table et nous montre du bout des doigts qu’à la balise 51, nous avons pointé la balise 50, Denis remballe tout son matériel de guerre et nous repartons la « q…. entre les jambes » pour aller annonce la nouvelle à Oliv et Gaël qui sont les pieds en éventails devant la bourriche d’huîtres et la bière offerts par l’orga…

Pas fiers du tout, nous acceptons avec le sourire tous les quolibets venus de tous nos copains et je me dis que là, nous avons atteint le summum de la connerie faisable sur un raid, comme nous dit si bien Marie, « Même un Benjamin ne ferait pas une erreur pareille » et le pire, c’est qu’elle a raison, nous sommes bien les Champions du monde, mais bon la France n’a pas tant de champions du monde que çà, alors on ne va pas faire la fine bouche, pour une fois que l’on a une équipe Championne du Monde, fêtons là !!!

Gill (alias Doudou)

Dsc_0348

 

Raid ROC 2018

Nous voici partis pour le 1er raid de la saison (pour Ju et LKT) ! direction Civray city pour la 8eme édition du ROC.

3 équipes :

van / ju sur le XL (65 km)

IMG_7525

lkt / le jeuno Antonin sur le XL

IMG_7526

Thierry M/ thierry C sur le S

IMG_7522

Les 2 zekip du XL décident de faire route ensemble des fois que l’un des raiders fasse un malaise… ben oui les flyings sont pas très en point en ce moment !

Départ en C.O séparés sur 2 sites distincts : objectif : « se retrouver »: Ju et LKT partent ensembles tandis que Vaness et Anto forment un second binôme.

IMG_7529

IMG_7530

check c’est fait, on s’est tous retrouvés !

Canoé pour 5.5 km : objectif : « on se fait plaise sur les beaux bras de la Charente » et mettre la race à l’autre équipe.

IMG_7533IMG_7532

Check c’est fait ! LKT et Anto sont devant sur la plupart de la section, mais on arrive en tête à la faveur d’un portage de canoé plus judicieux.

IMG_7536IMG_7535IMG_7534

VTT’O 20 bornes : objectif :  » on ne fait pas d’erreurs et on attaque un peu dans les côtes pour faire les malins »

ben check aussi mais si on ne sait toujours pas si nos choix d’orient’ ont été bons…

C.O score : objectif :  » suivre le jeuno qui orient’  »

Check mais pas facile, il court le bougre !

VTT ‘ O suite : objectif :  » pareil que miguel »

check !

C.O puzzle : objectifs :  » refaire le puzzle sans oublier de morceaux »

check !

surprise, on reprend les VTT en tête… direction nikage du lapin au pistolet airsoft… eh ben on l’a niqué le lapin, 3 cartouches dans sa face !

on reprend nos montures en VTT carte couloir puis road book : RAS !

On déroule sur le bike and run – Canoé/ CO (on se répartit les postes) – bike and run…

IMG_7528

Arrivée en tête après 5h59 de course… en tête… inespéré ! On franchit l’arrivée tous les 4 ensembles.

IMG_7518

On installe notre dernier atelier : la tireuse à bière !

Un beau raid, bien ficelé, tout le monde a pu se faire plaisir et bien sûr un bon petit repas pour clôturer !

on revient en 2019 !

Merci à tous les milliers de bénévoles dans l’ombre de l’orga mais qui sans eux la manifestation n’aurait pas la même envergure.

Merci aux photographes pour la diffusion des photos.

IMG_7524

 

Raid O’bivwak

Des images pour commencer suivi d’un récit pour ceux qui prennent encore le temps de lire un peu…

Vendredi, 22 h

Clotaire m’a prêté le Golden pour le week-end. Je l’emmène gambader dans les forêts de l’Allier. Et avec moi, elle va pouvoir chasser en toute liberté, pas besoin de laisse…

Nous roulons en compagnie de Fabrice et Lise, des Bressuirais inscrits sur le C, que nous avons rejoints à Bellac. C’est une première pour Lise qui est avide de renseignements et nous assaille de questions pendant le trajet.

Samedi, 13 h

20180519_120608

Après de chaleureuses retrouvailles avec Annie, notre contrôleuse préférée rencontrée au raid Canéo, nous pénétrons dans l’arena du départ en compagnie de quelques représentants de CMO.

Dsc02039

La redoutable paire Séb et Stéph, amateurs comme nous des formats 24 h (Infernou, Marais’Night) étudie la carte dans ses moindres détails.

Dsc02037

Lilou, jeune pousse prometteuse qui court en mixte sur le C (à la grande inquiétude de ses parents, pas pour le paramètre C, plutôt pour le côté mixte de l’affaire) nous relate ses dernières aventures du haut niveau en Scandinavie.

2018_OBI_A6©CRESPEAU_DSC1843-470x705

Inscrits sur le C également, Mathilde vérifie dans le sac de son père qu’elle y a bien entassé tout un tas de choses inutiles et bien lourdes.

Dsc02042

Côté Bressuire, Fabrice affiche la sérénité du gars qui en a vu d’autres tandis que Lise doit gérer les mille et une interrogations qui lui traversent l’esprit à quelques minutes du départ.

20180519_120948

Le Golden, la truffe au vent, hume l’air ambiant qui fleure bon la balise.

Samedi,17 h

Dans la liaison 11-12, nous tombons sur une paire de zèbres abourdée à quatre patte au bord de la route. Rien de grave, ils sont juste en train de tracer la suite de l’itinéraire, n’ayant pas tout fait au départ. Cette stratégie ne s’avérera pas payante au final puisque Manu, le Père Fouras de la dune du Pilat, fera 3 erreurs de positionnement de poste, qui vont leur coûter cher en terme de temps et d’énergie. Ils arriveront au bivouac une heure après nous, mais sans P.M. se classant dernière équipe mixte avec carton plein sur l’étape. Une belle remontada en perspective pour le lendemain.

Samedi, 19 h

Je commence à cramper. Marie fouille dans son sac à la recherche d’un comprimé de Dextrose ce qui nous fait rater la petite sente à droite qui amène à la balise 14. On s’en rend compte un peu tard, tant pis on l’attaque de l’intersection suivante. Ça nous permet de croiser l’équipe de CMO qui quitte le poste et ne comprend pas pourquoi on arrive depuis cette direction. Tant mieux, ça leur fout le bordel dans la tête et on compte bien que ça déclenche un partage en vrille chez Fabrice. Nous pointons le poste 3 bonnes minutes après eux mais les reprenons à l’attaque de la suivante, le Golden ayant opté pour la trace la plus courte, à travers les marais et la broussaille, atavisme oblige… Fabrice tente sur elle un placage rugby, au risque de lui casser les pattes. Le con ! Il va me l’abîmer et il reste encore 3 postes à shooter. Petit coup d’accélérateur et on file devant.

Samedi, 22 h

20180519_193619

Après une (ou deux ? ou plus ?) bonne bière artisanale réparatrice à l’arrière-goût indescriptiblement parfumé, sans que personne du staff ne soit en mesure de nous dire à quoi il est dû, nous installons le bivouac sous un magnifique soleil. La tente cerf-volant violette soulève bien des interrogations narquoises alentour qui seront vite mouchées par le plantage de vigoureux cure-dents destinés à ficher au sol les élingues en fil dentaire. Repas en groupe puis le ciel s’assombrit, une légère froiditure s’installe et on se met à l’abri. On ne compte plus le nombre de randonneurs nocturnes qui se sont pris les pieds dans le fil dentaire…

Dimanche 5 h

20180520_054343_resized

Réveil en musique. Rapidement tout le bivouac s’anime dans l’obscurité. Séb et Stéph ouvrent des yeux de merlans frits devant la taille des gargantuesques tartines beurre confiture que nous trempons dans le café, eux qui se sont contentés d’une barre coupe faim pour solde de tout compte. Nous, on estime qu’il faut bien charger la machine pour qu’elle tourne à plein régime et qu’on n’accuse pas de grosse défaillance au cours de la seconde étape de l’Obi. Et puis, ça fait ça de moins à trimballer dans les sacs…

Dimanche, 7h30

Entre la 3 et la 4, je suis contraint à une pause technique. Je cherche sans succès les précieux papiers aux quatre coins de mon sac pendant que Marie ronge son frein en regardant passer une quinzaine d’équipes dont 5 mixtes du B. Finalement, je gère à la feuille de hêtre et en profite pour me débarrasser de mon bas long (on n’est pas venu là pour jouer au volley) et sortir les bâtons.

L’intermède est terminé, le Golden est tout excité d’avoir vu passer ce gibier potentiel et piaffe de partir en chasse. Ça envoie donc dans la longue descente sur le sentier. J’apprécie les bâtons qui me stabilisent et me permettent de tartiner davantage sans appréhender de partir en sucette à la faveur d’une pirouette de genou.

Dimanche, 10 h

Séance Actor’s Studio au pied des éoliennes. Plan large, travelling, contre-plongée, le scénario est bien calé, y’a plus qu’à tourner. Mierda ! L’appareil fait sa princesse et ne veut plus collaborer. Je tente de le redémarrer à plusieurs reprises, sans succès. L’aura tenu même pas un an, celui-là…

Pas possible de filmer, on laisse tomber la séquence éolienne. Marie se reconnecte à la carte et file à gauche, dans la petite descente. Quelques dizaines de mètres plus loin, arrêt brutal, cogitation, on est parti à l’envers ! Demi-tour, on remonte, repasse à l’intersection en T, et nous partons sur la droite en grimpette. Quelques centaines de mètres plus loin, arrêt brutal, nouvelle cogitation, on regarde la carte à deux. Non, c’était bon la première fois, c’est maintenant qu’on est à l’envers ! Nous redescendons, repassons à l’intersection hantée, et repartons sur la gauche.

Le pur mode d’emploi pour perdre une dizaine de minutes et un peu d’influx…

Dimanche, midi

On chasse-croise un long moment avec un jeune couple inscrit sur le A la veille, et rapatrié sur le B pour la seconde journée. Marie les impressionne tellement qu’ils la surnomment bientôt « la Machine ».

20180519_180601

Toutes leurs tentatives pour nous mettre une race au physique sont annihilées par la précision chirurgicale du Golden dans ses choix d’itinéraires et ses attaques de postes. On les laissera finalement une demi-heure derrière sur cette étape.

Dimanche, 12 h 26 mn 41 s

Nous franchissons la ligne d’arrivée et sommes aiguillés au contrôle des sacs par l’orga, petite réjouissance réservée au cinq premiers de chaque catégorie. On ne pensait pas avoir si bien tourné, c’est une belle surprise !

20180520_124033

Nous héritons donc de la médaille en chocolat, récompense de 11 heures d’efforts physiques et intellectuels pour la Machine et le machin qu’elle traînait derrière elle, qui clôture un beau week-end à gambader dans la nature à la recherche des 36 petites toiles oranges et blanches.

 

 

Raid du Bois charmant 2018

A la fin des vacances de février,  je reçois un sms de LKT: « on va défendre notre titre au bois charmant ? »… Je me concerte avec moi-même 10 sec. J’ai couru en moyenne une fois par semaine et suis montée sur mon VTT 2 fois depuis fin octobre. OK ça devrait le faire, de toute façon j’avais pas beaucoup plus d’entrainement l’année dernière et il me reste encore 4 bonnes semaines pour m »y mettre, c’est large… Enfin ça c’était sans compter la météo hyper pourrie, les réunions le soir jusqu’à point d’heure et la prépa de notre raid.

Une petite dizaine de jour avant le raid, LKT me lâche, je le sentais venir, Monsieur n’est pas en grosse forme fait des petits malaises et patati et patata. Je propose donc à Oliv, qui n’est pas hyper tenté. Puis  à Antonin, un de mes jeunes lycéens, qui répond présent malgré une semaine de bac blanc dés le lundi suivant le raid.

Nous voilà donc partis pour Les Nouillers. On espère du soleil, on se prend une belle averse juste avant le départ, histoire de rester dans le thème. Antonin voulait partir en tee shirt, je réussis à le convaincre d’enfiler mon coupe vent orange, il ne le quittera pas du raid.

On part donc pour un trail, un vrai,  de 4km, ça part tranquille, on se retrouve devant sur les 500 premiers mètres,

        

je lève le pied et on laisse passer quelques équipes. Ca monte, ça descend, ça glisse, je commence à regretter mon manque d’entrainement.

  

On enchaine par une CO show dans le parc du château,  Antonin prend la carte et commence à orienter, ça galope dans tous les sens, y a du monde partout et on fonce sur une balise, merde c’est pas la bonne. Antonin se recale, on fait demi tour. On enchaine ensuite les 2 autres puis nouvelle boulette, nouvel aller retour. Je commence à devenir grognon et préviens Antonin que j’ai pas la caisse pour me taper de la distance en plus, donc on arrête de faire n’importe quoi. La  2eme carte s’enchaine implacablement.

Nous récupérons les  VTT et partons pour un road book. Antonin m’annonce les distances et nous enchainons sans difficultés.

Biathlon sarbacane, bon là on a rien compris, on fait 2 fois plus de tours que les autres et heureusement qu’Antonin assure les tirs parce que moi je suis une vraie buze.

 

On repart en VTT couloir puis mémo, emmenés par Antonin.

On récupère ensuite la carte de la VTT’O, je prends le temps de tracer l’itinéraire et prend l’orientation sur cette section. C’est hyper gras. 1ere balise, câble coupé et plus de boitier, on enchaine. 2eme balise, boitier explosé, aie ça devient compliqué. Je décide donc d’appeler Xavier pour l’en informer, il ne répond pas, je laisse un message. On continue la CO, on croise plusieurs équipes dont Virginie de VGA, qui n’ont pas fait les mêmes choix d’itinéraires que nous. Sur les balises suivantes les boitiers sont présents. La section est difficile en raison des chemins très très gras. Antonin commence à donner des signes d’ennuis sur la fin.

On arrive enfin à un village ou on enchainera une CO, un bike and run, un fil d’ariane. La co est une co phot très sympa, Antonin gère l’orient, moi les photos. Il est pointu sur les postes ce qui nous permet de boucler rapidement la section dont on  fera la fin  avec Bass.

J’arrache Antonin du ravito pour qu’on enchaine sur le fil d’ariane, puis je l’extrais encore du ravito avant le bike and run. Le parcours est ruralisé, y a qu’à suivre. On part avec Denis des rado, on fait des relais courts, ça enchaine bien jusqu’au premier chemin. Antonin est à pied, il court devant, tandis que moi je pousse le VTT. Anto est déjà hors de vue, Le coéquipier de Denis trottine devant moi, je le suis en tentant de courir tout en poussant mon vélo. Je ne regarde plus les rubalises, je lui fait confiance. Et là c’est le drame, on arrive sur une route, ya plus de rubalise, pas d’Antonin non plus. On a du rater un truc. Demi tour. On finira par retrouver le chemin, puis Antonin qui se demandait ce qu’on foutait, avait fait demi tour, prestait en voyant toutes les équipes le doubler… 2eme belle grosse connerie du raid.

On récupère donc le 2eme VTT, (après un passage au ravito pour Antonin bien sur !). Il prend la carte (carte puzzle 5km), puis changement, on nous donne le fléché allemand. Là je récupère la carte et on enchaine, le fléché allemand je maitrise, c’est maitre Oliv qui m’a formé. J’annonce les routes et chemins à ne pas prendre à Antonin et on enchaine, suivit par les rado.

Nous arrivons à la tombée de la nuit pour la dernière CO. On prend le temps de tracer notre itinéraire et on fait le choix de partir d’abord dans la foret pour profiter du peu de jour qui reste. La co semble technique, donc il va falloir être pointu. Anto le sent bien et prend la carte, moi le doigt. Je commence à être bien cramée physiquement, notre rythme est plutôt lent mais on enchaine sans erreur. Avec le recul on aurait pu gagner du temps si on avait inversé les rôles sur cette section, Antonin étant plus frais que moi.

Au final on fait un beau raid et on finit même 1er en mixte et 7eme au scratch, plutôt content de nous.

Merci aux organisateurs pour ce raid sympa et varié, une bouffe de fin excellente, et merci aussi pour toutes les photos.

Raid Prince noir (14 octobre 2017)

Les princes noirs organisent un raid cette année, pas question de le rater. D’autant qu’on garde un super souvenir d’une édition à laquelle nous avions participé avec Oliv  il y a une bonne dizaine d’année. Une fois les détails de garde d’enfant gérés, le repas de retrouvaille avec les anciens collègues la veille au soir,   nous voilà  Ju et moi à Camarsac prêt pour cette nouvelle édition menée de main de maitre par Julien et l’équipe des princes noirs.

La météo est superbe (à part un léger brouillard matinal), on va se régaler. Le programme du raid semble sympa, mais beaucoup de course à pieds, ce qui ne rassure pas Ju en raison  de tendinites aux tendons d’achile. On décide donc de gérer à pied et d’y aller tranquille afin de ménager les tendons, programme qui me convient bien.

Départ à 12h, Ju avale un sandwich, Vaness gère en avalant 2 smecta et une banane (objectif: éviter les problèmes intestinaux apparus lors des dernières courses).

Nous débutons par une CO de 3km autour du château, je gère l’orientation et envoie Ju pointer. Ca part dans tous les sens, on boucle la section dans le 1er tiers.

Nous enfourchons ensuite nos VTT pour 13 km de suivit d’itinéraire, cette fois c’est Ju qui prend la carte. On enchaine bien jusqu’à un petit bois où on va hésiter, prendre un mauvais chemin, faire demi tour… Les renards des vignes sont avec nous, ainsi que 2 autres équipes. On finit par se résoudre à prendre le chemin qu’on avait pris au départ et ensuite longer le champ. On a perdu un peu de temps mais Ju reste concentré et on poursuit sans embrouille. Il y a pas mal de dénivelé, je sens que les cuisses commencent à me manquer, la fatigue de la semaine et des raids des WE précédent se fait sentir.

Nous enchainons ensuite par 2km de trail jalonné où il faut courir dans un ruisseau. Ju qui souffre des tendons sort rapidement du ruisseau et le suit à distance, je finis par faire pareil et du coup nous ratons une balise qui était dans le ruisseau.

Nous retrouvons nos VTT pour 3.5km de road book qui nous emmènent au départ de la CO IOF. Je prends l’orientation et nous enchainons la CO sans encombre.

Avant de reprendre nos VTT, une équipe qui était devant nous est en galère de crevaison. Ju leur  propose donc de les dépanner et leur donne notre seule chambre à aire. Il est hyper serein, on a remis du produit anti crevaison dans les pneus donc il ne peut rein nous arriver.

Nous enfourchons les vélos pour 15km de suivit d’itinéraire. Je n’arrive plus à suivre Ju du coup on en profite pour tester la nouvelle laisse à chien tire-minette installée juste avant le raid, ça ne dure pas longtemps, les portions roulantes sont limitées et au bout de 10km Ju crève. Vu qu’on a donné notre seule chambre à air, on finit  cette section en regonflant tous les km, ce qui me laisse le temps de récupérer.

Nous arrivons finalement au château, y déposons (enfin) nos VTT pour une CO schaker. Principe bien sympa, la carte est découpée et mélangée et il faut refaire le puzzle pour rallier les balises. Cela nous amène dans Camarsac pour une CO de 5km. On tient le coup malgré les douleurs au tendons pour ju et la fatigue pour moi. J’ai des hauts et des bas, mais ça le fait. J’oriente et Ju pointe. A la fin de la CO un trail jalonné nous ramène au château, avec tir à l’arc pour Ju puis descente en rappel pour moi.

Il est environs 17h, nous repartons à 19h30 pour 16km de trail de nuit. On est déjà bien attaqués physiquement. On se repose comme on peut dans le berlingo entre les VTT, le volant et le levier de vitesse. Ju mange un énorme sandwich, moi j’ai prévu un mini sandwich que je peine à avaler, je paierais plus tard cette mauvaise gestion alimentaire.

Départ de la course de nuit légèrement retardé, plusieurs équipes du raid jettent l’éponge et soit ne font pas le trail, soit font juste les 2*3km de relais. Nous on décide de tout faire, par contre Ju a très mal, donc on ira cool et il ne veut même pas que j’emmène le tir minette, étant donné qu’à pieds je suis mieux que lui aujourd’hui (enfin ça c’était avant !).

Afin qu’il puisse soulager ses tendons nous décidons qu’il partira  en 1er sur son relais de 3km, puis j’enchainerais mon relais de 3km et nous partirons ensuite ensemble pour les 13km du trail.

La stratégie semble payante, nous courons à 11.5km/h sur les 7 ou 8  1er km  puis c’est le drame, je n’arrive plus à avancer, j’ai même du mal à marcher, Ju me pousse dans le dos. Il réalise que je fais une grosse hypo, je prends une barre, une pastille de dextrose et je subis pendant plusieurs km. Toutes les équipes que nous avions doublés nous repassent devant, j’ai du mal à remonter mais on continue à avancer…lentement. Je commence à reprendre un peu de jus à 1km de l’arrivée.

Je n’ai jamais eu d’hypo aussi intense, ça me servira de leçon, la prochaine fois je m’alimenterais correctement. D’autant que les parcours étaient assez exigeant avec du dénivelé et surtout beaucoup de course à pieds. Ju ne pouvait plus marcher le lendemain et à mis ses tendons au repos depuis le raid, sans aucune amélioration.

Malgré cela on a pris beaucoup de plaisir sur le raid, les parcours étaient vraiment chouettes, l’orga et les cartes au top, une super ambiance sur le raid et au repas de clôture, et un cadre magnifique du château de Camarsac.

Nous gagnons en mixte ce qui conclue bien ce très beau raid. Bravo aux organisateurs, on reviendra l’année prochaine !

Merci pour les photos partagées qui nous permettent d’illustrer ce petit compte rendu.

 

Raid Serial Azimut 2017 : Psychopathe récidiviste !

Après le raid VGA 87, je(LKT) récidive l’expérience  avec Mickael, le psychopathe du VTT, sur ce raid Serial !

Ce raid, exigeant,  ne m’a jamais réussi jusque là: en 2011, 4ième sur des petites erreurs techniques, en 2013 Ju se rend malade avec une barre avariée alors qu’on était en tête, en 2014 casse mécanique alors qu’on était virtuellement sur la podium, en 2015 cuits avant de commencer le raid, on n’arrive jamais à se mettre dans le rythme…

Que va me réserver 2017 !…

L’objectif premier est de laisser Gilles et Laurent de l’ARA, derrière nous, car c’est la revanche du raid VGA87, sur lequel on les a devancés d’une courte tête.

Pour le classement général, ça parait compliqué, étant donné le niveau des équipes présentes : Gevau, SLRA, PSNO, SMOG, NAKA, Hyènes de Cestas, RAB, …Des gros orienteurs ou  des monstres de physique !

Départ en musique pour un trail de 7,5km :Une équipe du Gevau prend une vingtaine de secondes d’avance. Nous, on se contente de marquer Gilles et Laurent « à la culotte ». On est déjà presque à 14km/h et le rythme me va largement. Je tape la causette avec Laurent, en lui disant que j’ai un peu mal au genou… quand je cours à plus de 15, donc que c’est pour ça que je n’accélère pas . Bon, c’est de l’intox, mais cela inquiète un peu mon équipier Mickael qui ne comprend pas que je bluffe pour mettre le doute chez « l’adversaire »!…

On enfourche fisca les VTT pour 12km en carte couloir. On est avec 3 équipes en tête, Gilles et Laurent sont un peu derrière. Mickael a pris la carte et ça commence à rouler fort avec les GEVAU, SMOG et une autre équipe de l’ARA. Assez vite Mickael me fait part de ses doutes sur le choix du sentier, donc il décide de doubler tout le monde !…5 minutes plus tard, le chemin « queute » ! Arrêt, demi-tour…On a emmener pas mal d’équipes dans notre merdouille, et maintenant, il faut les croiser sur un single et remonter tout le peloton !!!

Mickael est très énervé et envoie encore plus. On est avec une équipe du Gevau, gros rouleurs, dont un routard pro (18 000km par an en entrainement : je fais pas ça en bagnole !!!), plusieurs fois vainqueurs du raid, bref ça va vite, mais pas encore assez pour Mickael qui en remet une couche. Je suis allongé sur le vélo, la tête dans le guidon et la bave qui coule sur le cadre. Je tiendrai jamais 80 km comme ça !!!

Malgré ce rythme, on perd 10 minutes sur cette section. Gilles et Laurent n’ont pas fait cette erreur et sont devant. Quand on dépose les VTT, on doit être entre la 15ieme et 20ieme place.

On part pour une CO « fenêtre » de 5,5km avec les GEVAU. Ils sont un peu plus rapides que nous en vitesse de course mais on gère un peu mieux l’orient, donc on se tient presque jusqu’à la fin, où le routard de l’équipe est obligé de ralentir pour une douleur au mollet… Une grosse équipe en moins!

On a remonté pas mal d’équipes sur cette épreuve et on embraye à vitesse grand V pour un bike and run suivi d’itinéraire de 7 kmjuste derrière une équipe mixte, la Hyène et son Naka, dont le rythme imprimé par la féminine est impressionnant. 

A mi-parcours , Mickael qui avait la carte, hésite à un carrefour en forêt. On prend l’option tout droit… Aïe, ,ça pique de plus en plus… j’entends que ça gueule devant, c’est Gilles et Laurent, Vadim de SLRA et les mixte des Naka qui font demi tour car ça passe plus. Retour au dernier carrefour,ils s’engagent sur un autre chemin… On suit.  Mais ça colle plus. Mickael me refile la carte car il n’y est plus…J’arrive à recaler, mais on a fait 800m au moins de détour et louper 200m de sentier. J’hésite à remonter le bout manquant… j’y vais, j’y vais pas…. Gilles et les Naka filent sans se poser de question. Vadim hésite avec moi, on n’y va pas, on continue, on tergiverse, c’est long sans balise !… Bon, finalement on décide d’y retourner voir… Bien nous en a pris car il y avait effectivement une balise !!! Gilles et les NAKA sont bien devant, au moins à 10 minutes mais on a au moins une balise de plus qu’eux et la pénalité vaut 30 minutes… On est donc virtuellement devant eux !

On prend le temps de bien se ravitailler avant une VTT’O Score de 1h30 et 20 km

Top chrono, on prend la carte. Mickael trace le parcours pendant que je finis de me ravitailler. Je sais qu’il va me tirer sur la gueule !

3, 2, 1, GOOOOO!

En effet ça part vite mais assez rapidement, on fait un petit cafouillage et on perd 5 minutes supplémentaires. Mickael trouve que ça commence à faire beaucoup ! Je lui dis de rien lâcher, même si moi aussi, je trouve que 25 minutes d’erreur depuis le départ , c’est lourd !

Mickael roule fort, je tiens sa roue comme je peux. Il relâche dés que je perd 5m pour que je reste bien à l’abri. Petit morceau de bitume, ça relance encore, mais mon dérailleur est coincé et les derniers pignons ne passent plus. Je mouline comme un fou derrière. C’est pas possible, j’ai la poisse sur ce raid !!! Il s’en va donc pointer seul, pendant que j’enlève la merde dans mon dérailleur, petit réglage de câble…à peine le temps de voir si ça passe que Mickael revient comme une balle… Je saute dans sa roue, tout à droite, c’est bon ça marche  !!! On doit être à plus de 35, mais je suis bien à l’abri derrière lui…On fait finalement le meilleur temps (1h10) sur cette section, et on remonte encore plusieurs équipes. Il doit en rester 4 devant : SLRA, une autre équipe du GEVAU, Gilles et Laurent, et les mixtes du Naka mais ces 2 dernières équipes ont au moins une balise de moins.

Epreuve de tir flêchettes : On a trouvé notre fonctionnement sur ces épreuves de tirs: Mickael foire, et on se tape les pénalités !!!…Faudra optimiser ça, au prochain raid…

ça le fait pô rire !!!

Trail  road book de 5 km :Mickael, qui a pris tout le vent pendant le VTT, commence à avoir un coup de mou. On a encore une CO au score en fin de raid. Je décide donc de pas trop nous taper dedans sur cette section. On marche dans les côtes et on trotte sur le plat et les descentes. On reprend quand même 2 équipes : SLRA et GEVAU. Plus que 2 équipes devant…

VTT fléché allemand de 6km :Mickael reprend la main, mais cette fois je lui demande d’y aller cool et de verrouiller l’orient… Il fait sans faute, à un rythme moins soutenu qu’avant, ce qui me permet de bien récupérer. Malgré cela on fait quand même le 3ieme temps sur cette section.

Nous voilà devant le juge de paix du raid : La CO score de 8km à faire en moins de 50 minutes !

On discutant avec les orga en début de raid, ils m’avaient dit avoir testé la CO, frais, en 51 minutes…et les testeurs ne sont pas des pinpins !!!

Je sais donc que ça va être très chaud…

Gilles et les Mixtes de NAKA ont déjà pris le départ. Ils sont capables de tout prendre, et leur balise manquante du bike and run ne suffirait pas à nous faire passer devant. Derrière, on sait que l’équipe du SMOG n’est pas loin et est aussi capable de faire carton plein.

On ne perd pas trop de temps et on se jette dans cette CO comme des morts de faim. Assez vite Mickael montre des signes de fatigue mais il s’accroche. Il a bien fait son boulot à VTT, et c’est à mon tour d’assurer maintenant.

Je m’arrache les jambes, les bras, le dos et la tête ( Alouette !!!) dans le vert 2-3, pendant que Mickael géné par sa grande carcasse dans une milieu hostile, insulte la nature. On dirait Ju quand il chouine à la première ronce venue…

On hésite un quart de seconde à tout prendre, mais je décide de tenter le coup. On se tire sur la couane et on grille nos dernières cartouches, dans le rouge de la tête au pieds, pour biper l’arrivée, carton plein en 49 minutes !!! Yes !!!

On retrouve Gilles et Laurent ainsi que les mixtes des NAKA qui viennent aussi de finir leur CO. Gilles n’a pas tout pris et les NAKA ont écopé de pénalités en dépassant le temps.

On ne sera finalement que 3 équipes à tout prendre dans les temps.

C’est bon, on est en tête. Plus que 5 km de VTT suivi. On verrouille l’orient, on gère tranquille la mécanique dans les passages boueux, et on arrive à encore bien envoyé sur la fin de cette ultime section. On franchit la ligne d’arrivée seuls en tête , carton plein…

ça sent bon la victoire, mais ayant eu la scoumoune à chaque participation au Serial, j’entends la soirée pour me réjouir…

En tout cas, on a rempli le contrat de laisser Gilles et Laurent derrière. Ils savent qu’ils vont se faire engueuler par le président de l’ARA. Ils n’en mènent pas large et commencent à prier pour leur salut …

Comme d’hab, la nuit est chaude, elle est sauva-age,  la nuit est belle …On est bien premier et je savoure, même cul nu, notre arrivée, portés à bout de bras, sur le podium !!!

La soirée était prometteuse, mais un rdv dominicale m’empêchait de rester ce fois-ci…

Bravo et merci à Mickael qui a vite compris le fonctionnement d’équipe en raid et qui enchaîne une deuxième victoire en 2 raids…c’est pas mal pour un débutant !

Merci, aux orga pour ce raid, physique, technique, ludique et pour l’ambiance conviviale et festive qui y règne chaque année !

Merci aussi pour les photos, qui permettront d’illustrer mes souvenirs de grand-père, les longues soirées d’hiver, le soir , au coin du feu…

%d blogueurs aiment cette page :