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HRP Transpyr 2018 – Ve 17 août (1/20)


trajet 2018 étape 1 animée

Dog Day Afternoon

Après une nuit agitée dans le camion garé au bout de la route dans la vallée du Lys au Sud de Bagnères-de-Luchon, je quitte Lydie vers 8h15, sous un beau crachin qui masque comme il faut la visibilité.

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Le sol est détrempé par les grosses pluies de ces derniers jours ce qui génère quelques glissades et m’envoie deux fois au tapis. La première fois sans conséquences, mais à la deuxième je me claque poignet et hanche sur de la pavasse.

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C’est bien engagé… Je me demande même s’ils ont changé la qualité de leur gomme, chez Salomon. En tout cas, je deviens plus vigilant et sécurise avec les bâtons.

Dans la montée, je croise un grand groupe d’une dizaine de personnes qui viennent de faire à l’envers mon objectif de demain : Maupas-Portillon. Je ne m’imagine pas cheminer au sein d’un tel petit train, plus attiré par une configuration solo ou en équipe de deux ou trois. Mais chacun son kif.

Plus haut, je tombe sur deux joyeux drilles qui redescendent en vallée après avoir pris un râteau sur les crêtes en raison du mauvais temps. Ça laisse songeur pour la suite…

La pluie est maintenant bien installée et je vois sortir du rideau aquatique, chargé d’un énorme sac, le gardien du refuge qui fait un aller-retour en bas pour descendre les poubelles et remonter du ravito, tout ça à dos d’homme. Il me déconseille demain le névé du col inférieur de Litérole sans crampons.

Je n’ai pas la caisse, chuis cuit, j’avance pas mais finis quand même par arriver au refuge de Maupas vers 12h30. La gardienne me réserve un accueil sympa bien que je ne sois pas client et me permet de tenter de sécher dans l’habitacle en attendant qu’une accalmie me permette d’aller monter ma tente plus haut.

Mais il tombe des cordes tout l’après-midi et je finis par me résoudre à aller m’installer sous des trombes d’eau, vers 17h. Heureusement, sur l’aire de bivouac je trouve des gros bastaings qui me permettent de surélever ma tente et ainsi l’empêcher de baigner dans le jus… qui n’aurait pas manqué de s’engouffrer à la faveur d’une petite déchirure que nous avions faite l’an passé, avec Bruno, confiné dans l’habitacle sous l’orage, au pied du Montcalm.

dessin 1b

Je passe une nuit de merde dans mon radeau de la méduse à entendre les gouttes tomber sur mon duvet, le simple toit de ma tente ayant atteint ses limites.

Pour une entrée en matière, c’est du brutal !

 

Le jour d’après

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