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Oliv Transpyr dans les Pyrénées 21/29


Dimanche 3 Septembre

Grasse mat’, petit déj’ au lit. Normal, c’est dimanche ! Départ vers 9 h. J’arpente un long vallon. Le silence est assourdissant : pas un bruit d’eau, ni d’animaux. Même les rares oiseaux qui s’envolent à mon approche sont silencieux. La peur de l’ours, peut-être ?

Car nous sommes dans la zone de plus forte concentration de ce prédateur, dans les Pyrénées. L’espèce endémique, fructivore, qui a disparu, a été remplacée par des spécimens importés de Slovénie, plus volontiers carnivores d’après les éleveurs, ce qui ne les fait pas rigoler…

Car il semblerait que quand l’ours déboule sur un troupeau non protégé, il dézingue tout ce qui passe à sa portée, croque un bout de cuisse, puis passe à une autre bête, laissant un champ d’agonisants que les éleveurs sont obligés d’euthanasier lorsqu’ils arrivent sur les lieux.

Mais pour l’heure, pas de trace d’ours dans le secteur. Seul, le vrombissement lointain d’un avion haut dans le ciel trouble la quiétude des lieux.

Je double un couple de quadras Espagnols qui cheminent dans la même direction que moi, afin de faire un sommet voisin, en aller-retour dans la journée.

Au bout de trois petites heures, j’aperçois le refuge d’Airoto, au toit si caractéristique, niché dans un patchwork de blocs rocheux et de résineux.

Je vais buller là cet aprèm. Encore une petite journée qui ne me rapproche pas beaucoup de l’Atlantique, mais bon, c’est dimanche… Et ça fait du bien de reposer de temps en temps les articulations, de soulager les épaules de la tension due au poids du gros sac.

Gros repas, avec des crudités et des fruits, ça faisait longtemps…

Puis lessive/toilette à la fontaine.

Je démarre l’après-midi par une grosse sieste en musique dans le sauna du refuge, le poêle est chargé à toc et mes fringues sèchent à toute berzingue.

Puis, it’s tea-time, sur la terrasse, au soleil mais en doudoune. Ça caille, on est à plus de 2200 m quand même… Journal de bord, mots-croisés, étude topo/carte des jours à venir…

Dans l’après-midi, un couple de jeunes Allemands, qui campent au lac en-dessous, vient me rendre une petite visite de courtoisie, attiré par la fumée qui s’échappe du toit. Le courant passe bien entre nous, nous convenons qu’ils reviennent ce soir pour que nous dînions ensemble.

À 18 h, Helen et Dennis sont de retour, nous passons presque trois heures à échanger dans une sorte d’Esperanto germano/franco/anglais. Ils viennent d’Aix-la-Chapelle, sont ingénieurs doctorants, lui en génie mécanique, lasers, elle en intelligence artificielle, robotique.

Après le Hollandais d’Enric Pujol, je suis conforté dans l’impression que j’avais du retour en force de la lunette à grosse monture d’écaille, dans les pays nordiques…

Une chtite vidéo pour conclure :

 

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