inoXman 2016


inox

Une fois de plus, Oliv n’a pas trouvé d’excuse crédible pour échapper au célébrissime inoXman, raidathlon « off » autour de la presqu’île d’Arvert. 

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Ci-dessous, un mix de photos (en attendant le montage vidéo à venir de « Ben de Narbonne ») suivi du CR de l’organisateur himself, PhilinoX.

CR éditions précédentes : InoXman 2014InoXman 2013 * InoXman 2012 * InoXman 2011InoXman 2010*InoXman 2008 * InoXman 2005 * InoXman 2004 * InoXman 2003

De cette 18ème édition chacun gardera ses propres souvenirs. Voilà de mon côté ce qu’il en reste :

philinox

Nuit et petit déj avant la course

Au Q.G. de l’allée d’Arvert c’est l’auberge espagnole avec  5 inox et  3 assistances.

Matin de la course

Une première pour nos deux bécasseaux, Thierry l’alambic et Françoise l’éclaireuse. Le problème : Françoise doit partir à 6h50. A 6h50 il fait nuit noire et la baie est vide donc convoyage zodiac injouable.  Solutions :

a) partir + tard mais donc arriver bien après tout le monde le soir et en plus rater le phare qui ferme à 18h

b) partir à pied vers 6h15, boussole en main et traverser la baie et ses chenaux pour atteindre le drapeau à l’azimut. Là c’est pas de tout repos et ça ajoute en apéritif une mise en jambes trapue avant de s’élancer pour les 85km de l’InoXman

c) aller bivouaquer la veille au drapeau et partir à 6h50. Mais là c’est rater le briefing du vendredi soir.

Alors ? Et ben on passe au plan « d » : le quad !

A 6h30 nos deux bécasseaux enfourchent leur monture et « en quad Simone ! ». Après une demi-heure de plage et de dunes ils aperçoivent le drapeau qui se découpe dans l’obscurité sur le fond du ciel un poil plus clair. Départ 7h04. Y’a pas de mal, Françoise chopera le phare et arrivera facilement dans le timing prévu. Seuls témoins de la manip, une compagnie de sangliers surpris de voir quelqu’un venir piétiner leurs salicornes avant le lever du jour. Qui sait, ils auront peut-être fait monter la moyenne de Françoise pendant quelques hectomètres…

Pendant ce temps là sur les routes de la presqu’île, Sylvie et Bruno se coltinent la traditionnelle corvée de convoyage de la remorque canoës à Châtressac.

Olive et son matos : encore du grand Olive ! 

Olive qui n’est jamais passé pour un super aquatique s’est lancé dans des  recherches qui pourraient le réconcilier avec l’élément liquide. Dans les conches il testait cette année un nouveau concept : 2 bouteilles de Vittel  vides de 1,5l dans le camel et une paire de palmes comme motorisation, le tout en mode dorsal. Et bien ça a marché !

Perte de temps pour s’équiper à chaque mise à l’eau, perte de temps pour dégréer le navire à chaque fin de conche mais rendement tout à fait honnête pendant la navigation.

Ce qui fait que les deux fers à repasser, Thierry l’indien et moi avons  passé notre temps à nous faire doubler sur l’eau et à rattraper sur terre.

L’important dans l’histoire c’est qu’Olive était bien là, sain et sauf à la tite bouffe du soir.

Poursuite de ouf !    

En raison d’un ravito olé olé devant le casino à Pontaillac je me trouve séparé de mon protégé, Thierry l’Indien qui poursuit  sans guide vers le point d’assistance officiel.

Arrivé aux deux rochers qui barrent le chemin il s’arrête, réfléchit, fait demi-tour, repart et finalement franchit les rochers (et il a raison).

Arrivé au niveau du parking, l’assistance est masquée derrière une haie. Il file tout droit sans la voir puis après une centaine de mètres hésite, revient en arrière et trouve enfin le point d’assistance.

De mon côté, ravito terminé devant le casino je saute sur le vélo et bientôt accompagné d’Olive me lance, nez dans le guidon, à la poursuite de l’Indien que je crois reparti depuis belle lurette.   Minutes et kilomètres défilent, pas d’indien à l’horizon et je commence à fumer en me disant que cet indien a pris des risques en prenant de l’avance. Il a dû se planter de chemin.

Au bout d’une quinzaine de minutes, échange avec Olive qui, comprenant subitement que je poursuis Thierry m’annonce que le Thierry en question il est pas devant mais derrière et qu’il était encore au ravito quand on est passé !

Coup de patins, demi-tour assez démoralisant et retour vers Pontaillac. Pendant ce temps Olive continue tranquilou son chemin. Enfin  je tombe sur mon binôme, apparemment pas mécontent de me revoir. J’allais quand même pas le laisser zoner tout seul dans la pampa, c’était écrit dans le contrat.

Sur la Seudre la 2ème innovation d’Olive le Flying est beaucoup moins concluante.

A Châtressac , il embarque avant l’Indien et moi dans un kayak que je n’ai pas eu le temps d’observer, concentré sur mon ravito. De plus le dit kayak est resté dissimulé depuis le matin dans son camion comme un prototype secret. C’est donc couru d’avance qu’on ne le reverra pas de sitôt. Il va nous en mettre plein la vue sur l’eau et ensuite on enchaîne avec du vélo où il va encore creuser l’écart.

Nenni ! Rien de tout ça ! On a à peine donné quelques coups de pagaïe que  j’ai l’impression de revenir sur lui. Effet d’optique ? Non point ! De fait, 5 minutes plus tard on est à son niveau.

Là, le spectacle à la fois comique et émouvant m’arracherait presque une petite larme. Notre Olive a opté pour un mini kayak conçu pour jouer dans les vagues et ça…c’est pas une bonne idée !

Alors là je demande mille fois pardon. D’abord parce que dans la seconde je pense au « Petit baigneur » avec De Funès et en plus parce que je lui demande bêtement : « On te l’a vendu comme kayak ou comme baignoire ? ». Ah que c’est méchant de ma part alors que visiblement il souffre le pauvre. Je m’en veux je m’en veux !

On se demande comment cette périssoire peut flotter avec une aussi grande carcasse recroquevillée dedans qui s’échine à la faire avancer à grands coups de pagaie.

Avantage indiscutable : ça loge dans son camion. Inconvénient évident : ça n’avance pas.

Question matos l’option ne sera pas franchement payante non plus avec le vélo (qui sort d’une révision chez le mécano m’assure-t-il).  Alors pourquoi qu’il me laisse pas sur place comme d’habitude l’Olive aujourd’hui ? Ben c’est parce qu’en fait tout fonctionne bien sauf qu’il ne peut pas passer le grand plateau.  Pour l’avoir vécu à plusieurs reprises à mes dépens je peux vous dire que quand Olive passe la grande plaque, le temps se fige et on devient soudainement un randonneur du 4ème âge à ses côtés…ou plutôt loin derrière.

Après tout ça on attend avec impatience le salon « Flying 2017 ». Bouée petit canard ? Vélo à roues stabilisatrices équipées de foils ?

Vœu exaucé ! 

Je voulais voir passer le Fakir, je l’ai vu. Mais pas longtemps !

C’est à vélo dans le marais entre Coux et La Tremblade que ça s’est produit. On est sur le passage monotrace un peu encombré de ronces et l’indien qui me suit a juste le temps de me dire :  « Range toi !». Un bolide vert fluo venu d’ailleurs me frôle à droite suivi comme son ombre par Olive le Flying soufflant comme un sanglier en rut. Derrière eux les herbes se couchent comme au passage d’une voiture (non là j’en fais un peu trop…).

Le temps que je réalise, aucun mot ne me vient pour l’encourager. Il est déjà hors de portée.

Ca fait rien, plus tard je pourrais dire : « J’y étais. ».

Accroché à ses basques comme un pitbull enragé le Flying essaye de prolonger sa minute de gloire : il est avec son altesse le fakir, même s’il doit en crever après.

Plus loin ce sera au tour de Ju… de pomme de vivre ce même honneur en courant quelques foulées avec la fusée verte. Chapeau bas à Ju qui arrive à sourire pendant le 1/800ème de seconde de la photo avec Bruno !

Il se dit aussi que Ben et Guig l’auraient vu passer peu avant la perche. Ceci explique peut-être les nausées et les étourdissements de Guig sur la suite du parcours. Pas de chance encore pour Guig : dans le classement des photos son franchissement à la perche se trouve juste après celui du fakir. No comment…

A tous ceux qui rêvent de vivre ces moments je conseille d’installer un rétroviseur sur leur guidon ou sur leur visière de casquette et d’être hyper vigilants car tout se passe très vite.

Flashs back

Me reste aussi en mémoire la réparation de la roue avant de mon binôme Thierry l’Indien aux roseaux. L’objet retiré du pneu ressemblait plus à un poignard qu’à une épine. Environ 4cm de long, elle avait traversé le pneu, le chambre à air de part en part et s’attaquait déjà à la jante ! Je lui  ai offerte en souvenir : c’est lui le vainqueur incontesté du concours Lépine cette année !

Doublé aussi sur  l’interminable côte sauvage un fantôme sur un vélo : Guig l’Hakari. Pâle comme un linge, pédalant façon zombie avec  arrêts fréquents pour purger l’estomac ! Un peu plus tard au phare je le croiserai, toujours en très mauvais état, assis dans l’escalier.

On est tous sur la cale d’arrivée et on n’attend plus que Thierry l’Indien. Et là restera une très belle image de l’indien traversant le chenal en brasse…indienne bien sûr mais  brandissant bien haut le drapeau soigneusement plié, croyant qu’il ne fallait pas le mouiller.

Après la course j’ai cru voir un Ju…de pomme un peu dépité.  Après une première tambour battant en 2015 il espérait peut-être mieux cette année mais l’InoXman reste une épreuve difficile à dompter… l’estomac aussi !

Réflexions 

On est tous d’accord pour dire que la natation ça fait plonger sérieux la moyenne horaire sur l’InoXman. Les arrêts aux 9 points d’assistance aussi, sans parler du canoë et surtout le transbordeur à La Tremblade. Quant à l’ascension du phare ça plombe carrément. C’est même du 0km/h puisqu’il n’est pas comptabilisé en distance !

A côté de ça on est pas mal à se dire qu’un footing à 11,5 km/h ça avance déjà pas mal et qu’il ne faut pas que ça dure trop longtemps.

Maintenant imaginons un loustic qui avec tous ces arrêts et ralentissements tiendrait du 11,5 km/h sur les 85,4 km de l’InoXman… eh ben ça existe ! Ca s’appelle Bruno le Fakir et ça fait du 11,5 km/h bien sonné, sourire aux lèvres, pendant qu’on souffle qu’on sue qu’on marche ou qu’on vomit parfois.

Y’a décidément  des mystères que la science a du mal à expliquer. J’ai tenté de percer le secret. Ca fait 5 jours que je mange de sa salade de pâtes et toujours aucun soupçon de début de super-pouvoirs !  Pige pas.

L’année dernière tout le monde réalise des temps canons. Cette année on en est presque tous assez loin, sauf…le fakir qui avec le phare en plus fait 1’ de moins !

Remarquable la perf de Fred qui prend discrètement la 2ème place. Le diesel sautillant s’est contenté de rajouter cette année quelques centaines de tours/minute à son régime de croisière pour suivre ses compagnons du départ puis quand ils ont commencé à coincer il a continué. Voilà le travail !

Repas de clôture

Parmi les cadeaux qui ont crevé l’écran : les chaussures-parpaings offertes par Ju et récupérées par l’indien. Marrant quand on pense qu’une tribu indienne d’amérique du sud s’appelle je crois « les semelles de vent ». Ne pas oublier le super panneau fléché et coloré avec les étapes de l’InoXman réalisé par Guig avec des planches de récup. , le beau potimarron d’Alain, les espadrilles presque à la bonne taille d’Olive.

Bravo et merci à tous, c’était bien c’était chouette. On n’était pas beaucoup, 10 c’est un record, mais on s’est bien amusés. Chapeau aux assistances qui deviennent de plus en plus pro., qui connaissent à fond le parcours, qui font des photos, qui s’adaptent aux circonstances de course et surtout qui sont motivées.

PhilinoX

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