Vendée Raid O ‘Score 2015


Edition précédente (2013) : Au raid du Poiré, on survit

Sur cette page, le CR des Mixtes, suivi du CR du Canal Hystérique pour conclure. Avec un grand merci à Gill, des RADO, pour les photos.

Gill-Tromb.

(1) Compte rendu des Flying Mixte (par LKT) :

IMG_0779 Après le très beau raid de Civray, c’est la 2ième fois en 15 jours que l’on s’aligne, Vaness et moi, sur une manche du challenge national, mais cette fois c’est en Vendée, au Poirée sur vie. Le format de course est atypique puis qu’il est impossible de prendre toutes les balises dans le temps imparti. Il s’agit donc d’une course au score permanente. Nous sommes peu habitués à cela, car d’habitude, on part pour faire carton plein, alors là cela nous perturbe beaucoup, d’autant plus que le niveau des équipes engagées est très élevé, sûrement proche de celui que l’on pourrait retrouver lors de la finale, y compris en mixte avec des Lafuma, Les Petits Suisses Normands, Endorphinmag, R2O, Croc’Aventue…Bref, décrocher une place sur la boîte serait déjà bien, surtout étant donné nos état de forme toujours perfectibles ( à moins que ce soit de l’usure « normale »!!!…) J’ai essayé avant la course de nous faire un petit plan de marche, avec des temps maxi à passer sur chaque section afin de ne pas nous retrouver hors délai.

samedi              légende

Mais difficile de savoir si ces options seront payantes, car la difficulté du parcours, la forme physiques, les éventuelles erreurs ou la météo pourraient tout chambouler rapidement…. Avant le départ, on essaie de se reposer… IMG_0704

Ben oui, nous, on se repose avant d’être fatigués, on mange avant d’avoir soif et on boit avant d’avoir faim… Histoire d’être constant dans le nimportnawak, j’entame la course, en relais CO à pied, comme un naze. IMG_0723

Pourtant je rentre bien dans la carte et trouve le premier poste sans problème, puis, tel un débutant, je me laisse embarqué par un peloton, n’importe Où. Je me retrouve paumé, manque de peu de faire du hors carte, perd un temps fou, pour finalement ne prendre que 7 postes sur 10 , en dépassant le temps prévu de 5 bonnes minutes. difficile de faire pire départ ! Je passe le relais à vaness qui se retrouve à ne pouvoir faire que 10 minutes de CO. Elle revient quand même avec 4 postes. Les Lafuma sont déjà partis depuis 7 minutes mais avec combien de postes ?!… On enchaîne ensuite les épreuves comme  sur le plan de marche, en raccourcissant beaucoup les parties VTT et en privilégiant les CO à pieds. On se relais bien à l’orient car je sais que je peux m’appuyer sans crainte sur Vaness, ce qui n’est pas tout à fait le cas avec Ju !…. IMG_0855 IMG_0871 IMG_0928 IMG_0930

En fin de journée, on retrouve les autres Flyings, Oliv et Titi cuistot… c’est sympa et j’en profite pour  les emmener hors cartes dans des endroits bien pentus, farcis de ronces et d’orties, histoire de tester leur mental… On est aussi en compagnie d’une autre belle équipe mixte, les Vendéens Croc Aventure, avec qui on cheminera un bon moment. On est la première équipe à embarquer en canoé.

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J’avais prévu 1h pour cette section annoncée physique. Sebos (un des GO) avait aussi averti au briefing que les meilleurs ne mettraient pas moins de 50 minutes, mais finalement, la section, bien qu’un peu encombrée, ne nous posa pas de problèmes, mis à part les crampes habituelles en canoé, et on la bouclera en un peu plus de 40 minutes. IMG_0991 IMG_0994IMG_0996

On finit cette journée par une CO à l’Historial de Vendée. La fatigue est là et je commets quelques erreurs qui nous coûtent peut être 2 ou 3 postes. A la fin de cette 1ière journée, on est 21ième au scratch, mais 3ième mixte à respectivement 10 et 9 postes des premiers, les Lafuma et des 2ième, Endorphin mag; les 4ième Croc Aventure n’étant que 5 balises derrières… Cette première journée fût donc très moyenne, de part plusieurs erreurs d’orient de ma part qui nous coûtent sûrement 5 ou 6 balises et nous place trop loin des premiers pour pouvoir revenir, d’autant plus qu’ils repartiront avec 10 minutes d’avance sur nous le dimanche . L’objectif du second jour sera donc de conserver notre place sur le podium. On ne traîne pas et on file à la douche et au repas avant d’aller se pieuter dans la salle des sports car le départ pour nous est prévu pour 2h35.

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Oliv essaie au passage de me piquer mon équipière, mais que nenni, il gardera son barbu écervelé… IMG_1166

Après une nuit courte et peu reposante, on est reparti avec un bon moral et pas « trop » de douleurs. Il ne nous reste plus que 9h25 de course à faire…

dimanche

Vaness commence par une oriente propre à VTT. On choisi ensuite de consacrer 1h25 à une grosse CO en ligne qui nous rapportera de gros points (28 balises).. On enchaine pas mal. On trottine toujours. IMG_1188

On retrouve Oliv et Titi après la CO relais (Spéciale 6), mais pour peu de temps. Titi qui glandouillait depuis 20 minutes en attendant Oliv qui était sur sa section de CO relais, s’aperçoit au moment de repartir à VTT, qu’il était percé… IMG_1210 IMG_1214 IMG_1211 IMG_1212 IMG_1215

Vaness refuse le fléché allemand proposé sur la section VTT et me le refile. Moi non plus j’aime pas ce truc et concentré comme au jour de mon bac, je me grille  les 3/4 des neurones encore allumées… Je passe donc un mauvais trip sur les sections suivantes : les jambes avancent encore pas mal, mais impossible de se concentrer sur une carte. Vaness orientera quasiment jusqu’à la fin et  à moi les « va chercher ! » et les accélérations pour pointer et recoller à ma maîtresse… IMG_1310 IMG_1311

Vaness accusera à son tour un peu le coup sur la fin en commettant une erreur d’orient à VTT où on laissera 10 petites minutes puis en canoé.

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Je reprend l’orient sur la  CO finale. On commence à être cuit tous les 2 et j’assure en rentrant avec 5 bonnes minutes d’avance.

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En étant joueur sur cette dernière section, 1 poste supplémentaire étant faisable, mais cette deuxième journée, a été globalement meilleure que la première. On remonte de 4 places au général (17ième) et on garde notre 3ième place mixte en remontant un peu sur les deuxièmes d’Endorphin Mag, mais l’écart concédé le samedi étant trop important. IMG_1524

En conclusion, ce format de course au score est très exigeant physiquement et mentalement. Les organisateurs nous ont proposés des parcours intéressants, des cartes très propres, des épreuves variées bref un très beau raid. Merci et bravo à toute l’équipe du Vendée O Score ! Messages persos : Merci à toi Vaness, t’assures comme une békane et c’est un plaisir de faire équipe avec toi… Oliv, ne compte pas la récupérer ! Ju, prends tout ton temps pour te remettre, je’ suis pas pressé de te reprendre en équipier !…

(2) Compte rendu du Canal Hystérique (par Titi Cuistot) :

Une amie en commun, Béa doc, m’avait dit : « Tiens, je te verrais bien avec Oliv sur le Vendée Raid’O score ! » Ni une, ni deux, je fonce voir le site en janvier. Pas beaucoup d’infos, juste un raid sur 2 jours avec un max de 220 kil et 17 h d’efforts…

Je branche Oliv. « Yes ! » me dit-il. Y’a plus ka ! A nous deux, on fait presque un mec entier : lui comme moi avons un œil qui va pas et des genoux qui arrivent à la retraite.

Les mois passent tranquille et a une petite quinzaine de la date, je repioche dans le site. J’y vois rien, j’appelle Oliv qui me dit que si, y a tous les détails. Il me les envoie, y a des sections dans tous les sens, avec des horaires, des distances, des obligatoires ou pas ?

Peu de temps après, Oliv me renvoie le road book revu par lui et là c’est pire qu’ avant : y a des coups de crayon rouge de partout avec d’autres horaires, un vrai charabia… Je me dis : pas grave c’est lui le kaptaine, on verra sur place…

Le 13, à 9h, il me récupère au bord de l’autoroute. Je me charge dans le camion, LKT au volant, Vannes à côté et Oliv avec la carte routière nous fait l’orient’. On est bien, moi derrière en surplus de passager !

A

Arrivée, préparation du matos, récupération des dossards, serrages de paluche à droite et à gauche, petite bouffe entre nous, chacun avec sa gamelle. Oliv essaye de me refiler ses pâtes, vous verrez plus loin…

Je me replonge dans le road-book d’Oliv et je vois que y a qu’à la première section «  trail plus CO » que nous avons 2min d’avance sur le prévisionnel. Après, on court contre le chrono ??? Pôpôil  me dit : « On ajustera suivant le programme et l’état des bonshommes ». Ok, boss !

Transfert en bus au lieu de départ, bien en avance. Tous les concurrents s’allongent et font la petite sieste. Je décide de faire toute la première journée en chaussures de VTT, un nouveau test pour les pieds.

Petit moment de flottement quand Oliv demande à Sébos, au briefing, si on sera obligé d’être en tongs et en chaussettes pour faire le fléché allemand… 

C’est moi qui me coltine le trail. Normal, pour Oliv avec ses genoux en carton, la course c’est pas bien son truc. Il me dit : « Tu restes collé à LKT, se sera plus facile pour enchaîner avec la CO relais. » « OK, Kaptaine ! »

B

GO ! Le départ est donné, je garde à vue LKT. Sur l’herbe, les chaussures de VTT ça va mais dès que le revêtement est dur, je crois courir avec des chaussures de foot ! Je chope ma carte de CO, regarde en direction de la forêt. J’aperçois LKT, je ne le quitte plus des yeux et lui colle aux basques comme un débutant en CO. Shootage de la première, je continue à faire la sangsue, et là, plantage ! LKT s’énerve un peu d’avoir suivi un paquet, il se recale rapidement et nous revoilà repartis. On en prend 7, je passe la carte à Oliv qui fonce avec son allure légendaire.

Il revient avec 4 balises, pas mal pour commencer. On a déjà un peu de retard sur notre programme, on enchaîne avec une course à pied pour 2 balises qui nous fait prendre nos VTT.

C

Nous repartons dans la roue de Vaness et LKT qui ont pris du temps pour tracer. Nous c’est à l’arrache derrière eux, et on composera ensuite. Trois balises en commun, puis nos chemins divergent, on ne comprend pas leur logique… On fait au plus court pour gagner du temps : prise de 9 balises sur 20.D

Et voilà le bike and run. Même politique, au plus court, en essayant de prendre les balises pas trop loin. Dès le départ je me tape le run. Oliv me dit : « Part tout droit je vais choper la balise plus bas » « OK Oliv, mais ce qu’il ne sait pas c’est que c’est moi qui ai le doigt, hi hi hi !!! » Heureusement une lueur bon sens lui dit de faire demi-tour. Ah, ça commence bien !

Les relais sont courts pour soulager les genoux de tout le monde, mais Oliv trouve toujours une idée pour éviter de courir. Il me dit : « Faut que je m’arrête, j’ai du bouffer un truc périmé ». J’ai bien fait de dire non aux pâtes de ce matin… On y arrive tout de même avec 6 balises sur 10 et surtout on reprend du temps sur notre road-book.

Et on repart pour une CO de 20 balises. Oliv toujours aux commandes de la carte, moi avec mon doigt en l’air à faire bip bip. On croise à plusieurs fois Gill des RADO qui fait le photographe quelque part. Tout est ramassé sans trop de difficultés.

E

Pas le temps de faire du blabla au ravito, Oliv m’avait prévenu !!! C’est vraiment tout dans l’enchaînement. Prise des VTT, la section est longue, on y perd un peu de temps sur notre planning à vouloir prendre des balises un peu trop loin. Finalement, on en prend 9 sur 18.

F

Et on repart sur une CO mi-ville mi-parc avec une mémo que nous zappons. On a de la marge par rapport à la barrière et on a le choix d’y aller ou pas, mais on préfère ne pas hypothéquer la fin de la journée en étant trop gourmands. L’effet collatéral, c’est que cette mémo est déterminante pour l’ordre de départ du dimanche. Nous savons donc que nous partirons sur la deuxième étape dans les derniers. On ne prête qu’aux riches… Mais, comme dirait Gérard Fusil, les derniers, ils ont qu’à être bons…

Je suis aux commandes de la carte. Attention ! faire honneur au Kaptaine. Sur cette section, nous tournons avec l’équipe féminine de SLRA qu’Oliv va appeler « les Grisettes » sur tout le raid, car on fera route ensemble à d’autres reprises. Ce n’est qu’au moment de monter sur le podium filles, le lendemain, qu’elles diront à Oliv qu’elles ne s’appellent pas « les grisettes », trop bon ! 

Nous repartons avec les filles pour un VTT road-book. Quelques rares hésitations, pas de gros soucis, mis à part la case 54 du road-book, en vrac, qui envoie plusieurs équipes dans le décor, nous y compris. Et 6 balises de plus, avec un final dans l’eau, sous un pont.

G

Ça nous amène à une carte de Trail’O en ligne. Là, il faut jouer stratégie car le temps passe vite et cette section à pied parait longue. On décide de faire un azimut dans le blanc de la carte de la 20 à la 25 pour gagner du temps. Nous sommes rejoints par LKT et Vannes, on leur refile notre plan et GO ! LKT prend les commandes de l’azimut, pile poil, il nous emmène sur les balises.

A l’occasion de la traversée barbare dans le hors-carte, plus bas dans la pente, LKT s’affale dans un champ d’orties à la faveur d’un franchissement de fossé mal maîtrisé. C’est le moment que choisit Oliv, juste devant moi, pour se scotcher dans un fil électrique, emporté par la gravité et des réflexes de lapin crevé. Je le sauve in extremis de la seconde décharge, en le tirant en arrière.

Même optimisée, la section est longue. Maintenant, Oliv commence à tirer la patte, et me demande de rester si possible en contact avec le métronome pendant que lui suit, à vue, en arrière. Chose faite, LKT nous livre à notre avant-dernière épreuve, ainsi que l’équipe mixte R2O-SYSO qui fait partie de la charrette.

 H

On saute dans le Canoé. Allez GO ont rame comme des malades, y a des passages d’écluse à desescalader, des passages d’arbre couché pleins d’imprévus qui ralentissent notre progression. Les 5 balises sont faciles à prendre sur le parcours, mais la flotte dégage une telle puanteur qu’il faudrait pas y tomber dedans !!! Un veau crevé flotte, le ventre en l’air.

A l’arrivée du canoé on apprend que nous somme les 3èmes à accoster !?!? Surprise, notre tactique sur l’horaire à fonctionné, on n’a pas beaucoup de balises, mais de la marge pour ne pas être hors délai.

I

Maintenant nous voilà sur la dernière CO, au pied de l’arrivée, donc à fond pour moi. Oliv me dirige pour chopper les balises et ça il le fait bien : « En bas, en haut, à gauche, à droite » On jardine bêtement sur 2 balises mais bon la fatigue doit en être la cause. On passe le boîtier d’arrivée avec 10 minutes d’avance. Une bonne bière et, une chose est sûre, on fait podium à la douche !

J

Conclusion de cette première journée : les chaussures de VTT c’est fait pour faire du VTT, c’est pas bien souple cette affaire !!! 

 K L

Après une courte nuit dans le gymnase, puis un p’tit déj, nous voilà repartis, mais avec une grosse difficulté pour les deux quinquas plus ou moins largement dépassés que nous sommes : déjà que de jour on a du mal à y voir clair, de nuit c’est encore moins facile : un qu’a un œil de crevé et l’autre qu’a qu’une lentille et de plus à l’envers, retournée au fond de l’œil. Pour couronner le tout, la définition de la carte est trop petite dans la zone de départ, c’est un charabia de couleurs, ça va être très dur de se frayer un chemin dans ce bordel…

Donc le Kaptaine dit : « Faut recoller aux « grisettes » qui viennent de partir une minute devant nous, elles nous serviront de canne blanche… ». Car comme on a zappé la mémo la veille, on part dans un des derniers wagons, peu avant 3 h du mat’ et on aura donc une demi-heure de temps de course en moins que les grosses équipes pour réaliser le parcours du dimanche. Ca va bien nous aider…

Et hop ! on enfourche nos bécane pour une VTT’O de 13kil avec 8 balises. Sans étonnement, à la sortie du village, vu l’illisibilité du début de carte, on se retrouve à plusieurs équipes à chercher un petit chemin qui longe le ruisseau. On en trouve un et on enquille dans la nuit sur un sentier en dévers avec des racines de partout toujours avec nos grisettes. Sorti de ce fucking chemin on essaie de se recaler et on ne pige rien, on n’a pas vu la première balise. Une équipe arrive et nous donne l’info : la balise 149 est plus bas, à 200m sur un autre chemin. A nos âge faudrait nous greffer des yeux hiboux !

A partir de là, tout va mieux, on enchaîne les balises, pas de bourde, à part un moment de panique avec un troupeau de cyclistes qui tournent en rond dans les pâtures comme des génisses affolées, au niveau de la balise 150.

Juste avant l’arrivée en sous-bois, Oliv qui tartine devant me hurle « Fais gaffe Titi, c’est une patinoire ! » Mais j’étais déjà, comme lui, par terre…

La deuxième section est une CO dans un bois, de nuit, ou la végétation est très très très dense. On décide de les prendre à la suite, ce qui nous ferait un bonus de 2 points par série de cinq !!!

Les 4 premières se passent plutôt bien mais pour la 5ème, pas possible, on galère trop. Et v’la t’y pas que mon kaptaine se met à faire des roulades dans les épines et il fait ça avec grâce s’il vous plaît ! Soit il est énervé, soit pour faire honneur à son logo, ou alors pour émouvoir les juges Russes histoire de gagner des balises ; il aurait peut-être rêvé d’être un Candeloro… Bon, on sort de cette foutu forêt avec seulement 5 balises, sans bonus. Au parc VTT, il n’y a plus que 2 vélos donc on attaque la section suivante en avant-dernière position.

Toujours dans la nuit, c’est parti pour un bike and run mémo. Les jambes d’Oliv sont lourdes, donc on gère tranquille et on sort bon derniers, l’autre équipe vient de nous doubler, y’a pas respect !

Je retrouve ma bécane pour la VTT’O qui suit, on fait au plus court, c’est dommage la carte est belle et tonique, on aimerait y passer plus de temps, mais on ne doit pas être gourmands pour pouvoir gérer la suite, donc on ne shoote que 4 balises.

Ça nous fait repartir sur un trail’O à pied de 4 à 5 kilomètres. Mon coéquipier est heureux, hi hi hi… Idem, on trace au plus court mais cela n’empêche pas notre brave Oliv de nous faire escalader un grillage de 2m50 de haut pour faire un azimut. Tout ça pour 5 balises sur les longues lignes droites de route, mon kaptain traîne le genou… 

Le voilà au repos l’Oliv pendant que je commence la CO relais.

M

Je suis ses conseils : 20 à 25 min pour 7 balises avec en cadeau une harde de cervidés devant moi.

 N

Je refile ma carte à Oliv qui repart dare-dare. Moi, j’en profite pour faire blablabla, le Kaptain n’est pas là…

Bientôt, Oliv revient avec 6 balises. On file à nos VTT et vlà t’y pas que je suis à plat ! Bien sûr, Oliv me dit : « Mais, késta foutu pendant ce temps ? » « Ben, rien !!! » On aurait pu repartir avec LKT et Vaness, c’est loupé ! Réparation faite, on repart sur un VTT tracé allemand  pour 5 balises qui se passe bien et assez rapidement.

O

Et encore une CO, à pied, en forêt ! Sur notre planning, on avait prévu de zapper cette section, mais on a un peu de marge alors on y va rapidos : 4 balises sur les 20 avant d’enchaîner avec un VTT suivi de 10 kilomètres avec les 8 balises dans la musette. Et vous reprendrez bien un autre CO à pied de 5 kil avec 20 balises ? Heu, non, pas trop, on commence à être gavé Mr Séb, juste 11 et ça ira bien comme ça, surtout que derrière y a un trail de 3.5 qui doit nous amener au canoë, et là mon Kaptain il avance pas bien vite, les genoux en carton qu’ont pris la flotte la veille le font souffrir dur dur !!!

Ouf ! Nous voilà dans le canoé ! Un peu de repos pour les gambettes, mais pour moi, je ne sais pas d’où cela vient, j’ai du mal à envoyer sur les rames, mal partout aux épaules… On prend les 3 premières balises et basta ! on sort du plan d’eau pour reprendre dans la souffrance un retrail de 3 kil. Nous ne sommes pas les seuls à souffrir, les deux journées avec peu de sommeil commencent à égrainer les équipes.

Vite, les bécanes pour un dernier VTT’O ! Dans la liaison 93-94, on croise les Flying mixtes à l’envers, Vaness s’était craqué de chemin…  A la 103 on tombe sur les « grisettes » qui ont tourné l’orient’ dans un autre sens. Fin de section, on choppe deux balises urbaines avant de plonger sur le lac…

P

Voilà enfin la dernière épreuve, comme le samedi au pied de l’arrivée : une CO rapide de 10 balises. Il nous reste 35 minutes. Hop, cette fois je prends la carte vu que mes genoux vont un peu mieux que ceux d’Oliv. Les 3 premières balises se passent pas trop mal, je veux faire au plus vite pour essayer d’en prendre le maxi, je fais un azimut à l’œil hop par-dessus un barbelé dans une prairie, re-clôture.

Arrivé de l’autre côté, y’a pas beaucoup de ressemblance avec la carte. On pioche, on se recale (ou pas) on file pour en faire 1 ou 2 avant la fin et là replantage, la fatigue ou vouloir trop en faire trop rapidement sans prendre les bon repères… C’est bon, on lâche l’affaire et on pointe le boîtier arrivée avec 10 minutes d’avance. Je m’en veux tout de même, avec plus d’attention on pouvait en prendre 3 ou 4 de plus, mais c’est le jeu ma pauv’ Lucette me dira mon Kaptain !!!

Q

Voilà un bon et joli raid avec des sections rapide et des enchaînements de ouf, partagé avec plaisir avec Oliv dans mon département natal. Merci à l’orga, merci aux Flyings, ce fut un beau et bon week-end !

On refait premier au lavage VTT et rangement matos, c’est toujours ça de pris, Lucette !!!

Et pour le dimanche, j’ai tout fait avec des runing, c’est quand même mieux pour trottiner…

Au retour, Oliv nous fait une séance de désé-tique-tage à sa façon, avec du scotch américain : il fait comme avec une bande de cire : j’applique, je retire et après le scotch finit sur la boite à gants du camion de Vaness… Oups ! pas vu, pas pris…

Classement pour les V et quelque chose, le samedi : 57èmes,  pour finir le dimanche à la 66ème place sur 90 équipes.

2 Réponses

  1. Pareil que toi lkt, finalement c est plutôt une aubaine cette blessure de ju !

  2. Une fois de plus, vos comptes rendus sont au top et en plus comme j’étais sur place, j’ai suivi votre évolution physique et mentale au fur et à mesure du raid et je peux confirmer à tous vos lecteurs que vos écrits reflètent vraiment la réalité…
    Vous êtes la preuve vivante que même avec toutes sortes de blessures ou des genoux ou des hanches en plastique, l’être humain peut surpasser les douleurs et terminer un raid aussi dur que le Vendée O’Score.
    Petit message perso pour Ju : Ne lis pas ma dernière phrase, une fracture de fatigue, c’est très sérieux et il faut être patient et dis toi bien que pendant ce temps là LKT se la joue cool, il a enfin trouvé « l’orienteuse » qu’il lui fallait pour ne plus s’appeler « Les chiens fous »…

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