O’bivwak 2015


Participation aux éditions précédentes : O’Bivwak 2012 * OBIVWAK 2011

Marie et Oliv étaient présents en mixte sur le parcours B de l’édition 2015 en Ardèche de ce raid d’orientation international, en compagnie de Clotaire et Tony, une doublette CMO/RADO.

Carte_Obivwak_2015_-_Ardèche

JOUR 0 – VENDREDI : Pas le temps de rentrer des Championnats de France de CO UNSS à Nantua dans l’Ain que Marie bascule du Minibus Thouarsais au véhicule de Tony, Clotaire et Oliv, quelque part à droite de la route, au pied d’une église, en pleine pampa du centre de la France profonde. On arrive vers 1 heure du mat’ à La Croix de Bauzon, lieu du départ.  

Passage de 22° inside à une température extérieure hivernale de 3°, accentuée par un vent de dingue. Pas d’emplacement prévu par l’orga pour planter la tente… On zone un moment en pleine tourmente à la recherche du secret spot, puis on finit par reprendre la bagnole pour trouver un endroit plat et plus tranquille sur un chemin en contrebas. Il reste à amarrer solidement les tentes et à laisser la nuit s’égrener au rythme des bourrasques.

8

7

JOUR 1 – SAMEDI : Réveil à 8h, petit déj copieux et prépa des sacs, les deux équipes s’affairent. Deux écoles s’affrontent sur la légèreté du poids des sacs : Les Flyings et leurs wattmille kilos de sandwichs versus Tony qui s’interroge sur la pertinence d’emmener du liquide vaisselle pour le soir au bivouac… Le camel de Clotaire est crevé, c’est pas une surprise, Oliv avait anticipé et gère un joker…

6

Certaines équipes sur le A et le B ont des sacs minimalistes, avec juste le nécessaire obligatoire. On comprendra plus tard qu’ils fonctionnent avec des comparses inscrits sur les circuits plus « rando » qui leur transportent la grosse logistique.

5

On gère ensuite l’administratif et la vérif des sacs, désormais en quarantaine, avant de retourner manger à la voiture.

4

Il est 12h. Repus, on en profite pour s’allonger et s’assoupir à la faveur d’un rayon de soleil égaré, avant le grand rush. Le départ est reporté de 30 mn, un car n’étant pas encore arrivé. Réveil musculaire avec une boule de volley puis direction le parc de départ.

9

Sas de départ, 14h. On s’élance au milieu des 900 équipes pour 700m de pure côte qui nous emmène à la récupération des feuilles de route. On s’était partagé la tâche et répété les rôles de chacun pour optimiser le traçage… ACTION… les 15 balises sont maintenant toutes placées sur les deux cartes. y’a plus qu’à…

10

1 : Volonté de verrouiller par les chemins mais on se décale sur l’azimut final, trop de précipitation, recalage, ré-attaque par un autre côté. On crame une dizaine de minutes, le doute s’installe. En fait, en étudiant la trace après course, on sera passés à quelques mètres sur notre premier azimut, sans voir la toile.

2 : Liaison laborieuse, suivi de la rivière sud-ouest, difficulté à se caler précisément, puis on coupe plein ouest dans le blanc puis dans les prairies de genêts. Bingo !

3 : Choix d’aller au plus court, quitte à prendre du dénivelé, mauvaise option, progression ralentie et toujours des difficultés pour se recaler sur les gros sentiers en sortie d’azimut. D’ailleurs des concurrents « randonneurs » nous le prouvent sous l’égide du dicton de circonstance d’Oliv « rien ne sert de courir, il faut orienter à point »…

4 : On a compris le message ! On assure maintenant par les chemins et en courbe de niveau quand c’est possible.

5-6-7-8 : Pas d’erreur, la trace est fluide. Plusieurs contrôles sur des postes en léger aller-retour à fort déniv’. On s’en fout, on pointe tout à deux. On ramasse une Gopro au bord du chemin, qu’on remettra à l’organisation le soir.

9 : Suivi de sentier, puis grosse montée en azimut qui débouche sur la balise, on laisse un peu de jus !

10 : La sagesse de privilégier les chemins est notre fil conducteur…

11 : « The » poste de la journée ! On vise les Eoliennes, c’est loin, c’est haut ! On opte pour l’attaque par le sud. 200m de dénivelé le long d’un ruisseau, un vrai chemin de croix, passage très éprouvant mais le rythme de progression est honorable. Petit cafouillage au milieu des genêts, juste avant de la pointer mais le plus dur est fait !

12 : Liaison ventée sur la crête des Eoliennes, on récupère en courant… et on retrouve les concurrents des autres parcours, à la faveur d’un gros croisement dans la redescente sur l’approche du bivouac.

13-14-15 : Les traces sont faites, RAS, fin de cette première étape en 4h59… Clotaire nous fait signe pour l’emplacement, mince, ils sont devant nous  ! (23min). Il ne reste plus qu’à râler sur la p’tite dame qui demande à Oliv de lui montrer son matos obligatoire !

Montage du camp, on enchaine direct sur notre repas chaud soupe/vermicelles, tout en jetant un regard circonspect sur nos 15 sandwichs non entamés. Du froid, du vent, on ne peut pas se poser tranquilou.

2

D’ailleurs, Tony s’est déjà calfeutré dans son duvet digne d’une grande expé en territoire Antarctique. Clotaire cherche du monde pour partager son trop plein  d’énergie, et nous on se dit qu’on a bien envie de se mettre à l’abri et de récupérer avant le réveil musical prévu le lendemain à 5h…

1

JOUR 2 – DIMANCHE : Encore mi-gelés, mi-fatigués, mi-remontés à bloc, nous entendons le chanteur Ardéchois donner de la voix, comme annoncé, de bon matin… Pas possible de sortir pour le p’tit déj, ça caille, Oliv nous gère un kawa pain beurre confiture dans l’avancée de la tente. Parfait, on double même la mise, pour profiter encore un peu de la chaleur ambiante et recharger les batteries afin d’amorcer cette deuxième journée en forme. Les zôtres font un repas plus  frugal, en mode « acclimatation » devant leur tente, ils en feront en partie les frais quelques heures plus tard…

On n’s’énerve pas trop dans le pliage du matos et l’habillage, si bien qu’on rejoint le bout du peloton dans la file d’attente pile-poil au moment du signal de départ. Compliqué… on doit remonter tous les randonneurs dans un goulet ascendant, heureusement qu’Oliv en dégomme quelques uns grâce à son tapis de sol des années 80 qui dépasse d’un mètre de chaque côté. Prise de carte, puis traçage des nouveaux postes avec la même orga que la veille.

1/16 : On a de suite en tête notre « leitmotiv » d’assurer par les chemins, on rentre bien dans la carte et on la pointe en même temps que Tony et Clotaire, qui joueraient presque à nous ignorer, l’œil mauvais, la bave aux commissures… ça se paiera !

2/17 : Longue liaison, on commence en verrouillant par les sentiers puis le naturel revient nous chatouiller pour un bel azimut dans du gros dénivelé en descente puis en montée tabassante où Oliv passe sont temps à 4 pattes dans du vert… bien vert, très vert, trop vert, du beau vert 3 en fait, pendant que Marie tente de garder le cap afin de se convaincre que ce choix était bon… mais non ! On finit quand même par retrouver un bon gros chemin qui nous emmènera à la 2, au bout de 50 min.

3/18, 4/19 : Des azimuts propres, en courbe de niveau, alternance de forêt et de genêts.

5/20 : Sortie de poste bien gérée, passage par une colline découverte, où on croise beaucoup de coureurs issus de tout plein de circuits, on reste concentrés, on trouve la 5 sans encombre avec un beau point de vue, entre deux gros rochers.

6/21 : On enquille vers le point culminant de la journée, une crête avec vue à 360°, beaucoup de monde, poste où tous les parcours se croisent, on ne s’éternise pas, surtout que ça souffle fort.

7/22 : On descend pleine pente en gardant en ligne de mire la colline boisée d’en face que l’on va contourner par le nord, tout en échangeant quelques mots avec des concurrents d’ARO, équipés du tee-shirt de notre raid ! Ceux-ci choisiront l’option sud et mettront plus de temps que nous à rejoindre le poste suivant. On prend la confiance …! Quant à Clotaire et Tony, ils nous diront avoir pris la troisième option : pleine balle à travers la colline boisée, à se frayer un passage dans les sapins sur du gros déniv, une option de cadets, pas payante, comme on pourrait s’en douter…

8/23, 9/24 : L’itinéraire est induit, on est vigilant aux attaques de postes, on progresse efficacement.

10/25 : Une transition un peu laborieuse, peu courante. Marie commence à faire cascade sur cascade dans les descentes, se cale sur un talus pour prendre son azimut, voit la balise, s’approche et s’aperçoit que ce n’est pas le bon numéro de poste. Petite désillusion qui est de suite recalée par un nouvel azimut, bien verrouillé, qui nous emmène cette fois ci à la bonne. A la différence d’une autre équipe qui n’aura pas la lucidité de vérifier le poste au moment du pointage, dont nous tairons le nom pour ne pas faire de tort à Clotaire et Tony. (hi hi hi)

11/26 : On se dit qu’il ne faut pas commencer à faire n’importe quoi et on se raccorde à notre fil conducteur pour attaquer proprement la prochaine balise, méritée après une belle côte dans les sous-bois.

12/27 : L’expérience et la fatigue parlent, on programme cette deuxième longue liaison par les sentiers et en limitant le dénivelé, ce qui sera payant : nous mettrons 30 min de moins que Tony et Clotaire sur cette portion au terme de laquelle nous nous rejoignons. On les pensait bien devant…rien n’est joué, on peut donc encore leur mettre la pression, yes !

13/28 : On cafouille sur l’attaque du poste, chaque équipe cherche à s’appliquer pour trouver en premier la balise mais pas évident de ne pas se laisser distraire ni influencer.. enfin pour eux… Nous, on pointe en douce la balise sur l’affleurement rocheux alors qu’ils la dépassent…

14/29 : Trop contents de les griller, on sort n’importe comment du poste et le cheminement jusqu’à la suivante est parfois hasardeux, parfois chanceux, on a du mal à se caler mais on « tombe » quand même sur la balise, devant plusieurs équipes qui jardinent.

15/30 : On enchaîne gaiement, convaincus qu’on s’en est bien sortis ! On trottine dès qu’on peut pour creuser l’écart, on a les 23 minutes de la veille à remonter, c’est jouable. L’orient’ est plus simple en fin de parcours.

16/31, 17/32, 18/33 : Les 3 dernières balises ne posent pas vraiment de soucis et on franchit l’arrivée en conquérant victorieux, persuadés d’attendre Clotaire et Tony… Marie a enclenché le chrono pour calculer leur retard et on cherche une place douillette près de l’arche pour les chambrer …

Une équipe nous alpague sur le côté… c’est EUX !!! IMPOSSIBLE !!! Complètement éberlués, l’incrédulité nous submerge, ils ont fini avant nous, on s’est ENFLAMMES !!! (ils ont fait une meilleure sortie de poste 13-14 sans que l’on se croise)

Enfin, ils ne sont pas totalement devant nous en réalité, car ils sont PM… à la balise 10, qu’ils n’ont pas vérifiée… On n’en rajoute pas mais… nous on  a pointé le bon poste, donc un des objectifs est rempli : on finira forcément devant ! Et même champions du monde du Poitou Charentes !

Le temps de se restaurer et de laisser Clotaire retourner tout le staff pour la perte de son nouveau k-way vert, et l’on reprend la route aux alentours de 14h30.

Les malheureux laissent la carte du retour dans les mains d’Oliv qui avait proposé un « coupage » pour rentrer plus vite. La consultation du trajet entre deux siestes porte ses fruits, les routes sont de plus en plus minuscules et manifestement in-empruntées depuis des générations. Tony, qui conduit depuis plusieurs heures déjà, reste calme face à cette orient’ de lapin de 3 semaines…

21h, Il est temps de débarquer tout le monde dans les voitures respectives au péage de la Crèche et de retrouver le fameux k-way vert au fond d’un sac… tout ça pour ça… Ce n’est pas non plus comme si ça avait été une go-pro égarée…

 3

 Notre trace à 95% : TRACE O’BIV 2015

La vidéo inside de (presque toute) la course par un des perdeurs de Go-Pro : 

9 Réponses

  1. Donc en fait vous avez promené vos sandwichs ?

  2. Une Gopro abandonnée ! Malheureux…

    • Oui, j’ai honte !
      Un ptit moment de faiblesse.
      J’ai cédé aux injonctions de Marie.
      Mais il y a avait de telles lumières dans les yeux du mec à qui on l’avait rendue et qu’on croise après le repas, que ça en valait la peine.

      D’ailleurs, c’était pas le bon, on s’en rend compte après coup, car il ne retrouve pas le bout de film qu’on avait fait avec sa caméra. Et lui la perd le dimanche alors que nous on la trouve le samedi.
      Pas de nouvelles à l’heure actuelle de l’autre étourdi.

      Il y a donc eu, au minimum, 2 Go pro de perdues sur l’obivwak et remises à l’organisation.
      Tu t’inscris, l’année prochaine ?

  3. c’est un pt entrainememt avant la vendeeoscore »
    titi

    • Je viens de faire un autre entraînement ce week-end au raid de Civray : 24 h non stop.
      Je me suis mis une telle grosse race que tu vas trimballer un zombie au vendée o score, prépare toi à me tracter…

      Kikos en a profité pour niquer ton porte-carte à l’occasion d’une pelle pleine balle en descente. Faut que je tente une greffe dessus…
      (pas sur kikos, sur le porte-carte, la greffe)

  4. heureusement que j’ai pas prété le mien !!!! çà fait combien de péter ?1545484554878484 eme non ?
    si un jour tu as besoin d’un porte carte, ne pense plus à moi !

    ju
    van (dit pareil)
    lkt (dit pareil)
    tout le monde (dit pareil)

    • Bande de gros nazes, vous devriez plutôt envier la bonne affaire que vient de réaliser Titi Cuistot : il troque un pôv porte-carte rachtouille et scrofuleux contre un appareil robuste et indestructible à base d’écrous et boulons de 14 sur tige inox qui, sans augmenter le poids de son vtt de plus d’un kilogramme, va sûrement vous faire baver d’envie lors de sa prochaine apparition sur le circuit…

      Oliv, chirurgien de l’extrême

  5. coté plaque et vis il était bien équipé le titi mais maintenant va avoir des écrous et des boulons de 14 …une machine indestructible !!!!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :