MégaloNight 2014


Les forces en présence

3 zékips, 3 CR, quelques images…

 

Oliv, Kikos

11

Pour nous, pas vraiment remis d’une fracture au coude pour l’un, au poignet pour l’autre, l’objectif principal était : on ne se prend pas une grosse rêche, à la faveur d’une glissade mal maîtrisée sur des troncs mouillés en travers, ou bien le pied kidnappé par un végétal rampant embusqué sur notre chemin. Donc, interdiction de courir à plus de 16…

À la faveur d’une accalmie après le départ des « Petit Poucet » on va rôder près de la grande carte affichée au mur, alors que Jean-Paul, un des orgas, traîne pas loin en épluchant le flyer de notre raid. Banco ! Il vient taper la causette, y’a plus qu’à lui tirer les vers du nez…

Moins long que d’habitude… gna gna gna… possible tout faire… gna gna gna… des leurres…gna gna gna… une histoire de grappes au Sud/Est qu’il faudra pas vendanger (hi hi hi) … gna gna gna… terrain casse-gueule… gna gna gna… des générations successives de branches en travers… gna gna gna… de monstrueuses ornières remplies d’eau…gna gna gna…

Bon, c’est clair : faudra tourner horaire, en commençant là où les « Petit Poucet » et les « Cendrillons » exercent leurs talents horticoles sur les grappes et en se gardant les postes du village pour la fin.

22h, ligne de départ, perception des cartes. On fait un saut 2 minutes au soleil dans la salle pour mettre de l’ordre vite fait dans la paperasse puis on file dans la nuit en ayant confirmé notre grande ligne directrice mais sans affiner plus que ça les enchaînements de postes.

On shoote la 170 proche du départ et on enquille une grande liaison plein Sud. Nous sommes repris sur le sentier d’attaque de la 183 par les « frères brother » qui vont, une nouvelle fois survoler l’édition, en claquant tout en 7h30. Nous pointons ensemble notre deuxième balise puis nos chemins se séparent : sûrs de leur physique, ils jouent la sécurité en contournant par les sentiers ; nous optimisons la distance en la jouant « sangliers » le long d’un fossé, à travers du vert relativement foncé.

Bientôt, nous sommes hélés par une équipe qui cherche le poste que nous venons de quitter. Croyant reconnaître la voix de Ju, Oliv hurle : « va mourir ! ». Oups ! c’était pas eux… petit moment de flottement…

Plus loin, à la 184, nous sommes repris par les chiens fous : Ju et LKT, justement. Z’ont l’air d’être dans la course, LKT aboie ses directives, Déglingo dodeline du chef à qui mieux mieux…

Kikos a perdu sa carte, Oliv lui file la sienne. Nous ne pourrons pas orienter ensemble sur la suite de cette première carte, c’est moins ludique.

On enchaîne correctement les postes jusqu’à la 191 qu’on jardine une dizaine de minutes : ça grouille de monde des 3 formats dans le secteur et nous nous sommes laissé influencer par leurs errances. On n’a pas su faire complètement abstraction…

Bientôt nous ne voyons plus personne. On attaque la carte suivante. Nous pouvons de nouveau orienter à deux. Nouvelle petite difficulté à la 192. Ce sera la dernière.

Alternance marche/course, les muscles des jambes sont durs, des aiguilles vrillent les genoux. Puis bientôt marche en permanence. On sait qu’il va falloir faire des choix, qu’on n’aura pas le temps d’aller traîner sur la carte 4, ni de faire la 3 en entier. On zappe donc les trois postes dans les zones humides à l’Ouest du ravito pour boucler par dessus.

Il est presque 3 heures du mat’, c’est la mi-course. Est-ce qu’on insiste un peu vers l’Ouest, le retour étant théoriquement un peu plus rapide selon nos estimations, ou bien joue-t-on la sécurité, avec le risque de rentrer trop tôt en n’ayant plus de balises à faire ? Comme on n’a plus l’intention de se remettre à courir, c’est l’option 2 qui est validée.

Nous effectuons notre demi-tour après la 243, où nous croisons les frangins Bailly sur le retour, ainsi que l’équipe de Jérôme, du Bourdet sur le demi-tour, comme nous. Ça faisait un moment qu’on n’avait pas vu de lueurs de frontales. Bref retour à la civilisation, puis de nouveau de longs moments de solitude en direction de l’arrivée.

À la 177, au milieu de la carte 1, nous sommes repris par l’équipe mixte de Marie. Apparemment le Grand Nimportnawak les a épargnés et ils ont fait une belle course, allant butiner jusqu’à la carte 4. Il regrettent néanmoins de ne pas en avoir shooté davantage avant d’amorcer leur retour.

On se remet à trottiner pour finir la course avec eux. Forcément, la concentration baisse. Une dernière cagade, nous sommes provisoirement pris en charge par l’inévitable Grand Nimportnawak qui fait son apparition sur la liaison 174/218. Un p’tit coup de grimpouille pour chopper la 173, les deux dernières balises urbaines puis c’est l’arrivée.

Il est 6 h 53. Nous aurions pu jouer une heure supplémentaire avant de rentrer, mais quand on n’a pas les moyens de tout prendre, c’est délicat d’estimer jusqu’où on peut tirer sur la corde sans transformer le retour en cauchemar.

Au vu du classement, nous pouvons vérifier une nouvelle fois la justesse du vieil adage : « Un orienteur qui marche dans la bonne direction trouve plus de balises qu’un autre qui court dans tous les sens… » et ce n’est pas Kolia, du Marais Night, qui nous contredira (hi hi hi !)…

1

Ju, LKT

2

Pour nous l’objectif n’était ni de vérifier si le physique allait tenir ni se questionner 10 ans sur la  tenue à prendre pour pas avoir froid, ni compter les sandwichs à emporter  et pis savoir  si j’prend mon nin-nin quand j’dormirai dans un fossé…. enfin bon, nous on était là pour prendre un max de balises et même toutes pour cette année puisqu’à priori c’est jouable ! Alors après une étude de la carte générale avant le départ on sait que l’on partira direct au Sud pour se diriger vers l’ouest en construisant un parcours où on se laisse des balises pour le retour.

22h, on part tranquille en trottinant en sachant qu’il faudra maintenir ce rythme pendant 10 h… ça va piquer ! donc pas d’affolage, il faut bien verrouiller les attaques de postes et privilégier les chemins pour ne jamais se paumer car certaines cartes datent un poil quand même ! On enchaîne assez bien les balises et les seules erreurs que l’on fait c’est lorsqu’on croise d’autres mégalonighteurs !

8h55 de course et on pointe l’arrivée, on voit les frères des Echappées de Mélusine tranquillement installés au p’tit dèj… on vide la puce, on tremble un peu, est-ce qu’on a tout ? 75 postes… OUI, ouf ! mais il y a 3 autres équipes devant nous …. une bonne place de 4ème !

C’est surement notre plus belle Mégalo, pas trop d’erreurs (au cumul environ 30min max) avec une bonne gestion de l’effort (on claque un p’tit 7km/h de moyenne avec 63 bornes au compteur)…. maintenant il faut rentrer, LKT au volant, Ju passager, les Canal Hystériques derrière qui continuent leur nuit entamée à 22h….

Marie, Clotaire, Loïc

3

Les Narcoleptiques en vadrouille à la mégalo…

Départ 18h: convoi n°1, Loic, convoi n°2, Marie et Clotaire. Rdv au péage de l’autoroute, latitude 462978704, longitude 03806321. Tout est OK.

Arrivée prévue pour 20h00, latitude 47277932, longitude 0456075.

Tout se passe bien pour le convoi n°1 où le pilote trouve le triangle de départ sans problème… quant au convoi n°2 pourtant doté d’un équipage avec pilote et co-pilote, grenouille pendant de nombreuses minutes, faisant des allers-retours sur une certaine D17… bref la course commence sous les meilleurs hospices…

20h32, enfin arrivés, les deux convois sont réunis… NO COMMENT

22H06, 12 cartes à tracer (4 chacun) et un putain de Camel Back qui fuit, c’est déjà la Loose pour les Narco…

22h16, en avant, Loic démarre comme une fusée, croyait-il qu’il partait pour un 10 km, peut être… l’équipage n°2 est encore à la traine…

Balise n°1 OK? balise n°2 OK, balise n° 3 OK, balise n° 4 OK sauf que Loic n’a pas lu la définition, il est au fond du trou…. d’eau!! Mais c’est quand même le bordel…. qui oriente???: tout le monde! Loic le matheux au GPS distance, Marie compte ses pas, assure ses points d’attaque et Clotaire mise sur la lecture de carte et les azimuts sans boussole (merci Marie!), mais tout va bien… Au contraire des deux chiens fous que l’on croise au détour d’un buisson, vers la balise 192. Nous les recalons gentiment, ils avaient l’air perturbés et un peu perdus. L’empathie nous envahit…

Perturbés d’être au contact des deux chiens fous, Loïc en laisse sa chaussure gauche, scotchée dans la boue, puis sa boussole…. il s’en rend compte après avoir pointé la 193, dommage… demi-tour! Balise 234 pointée, revoilà nos deux acolytes au loin. Clotaire éteint sa Magic Chine…. et Ju et LKt s’égarent et se plantent d’un layon. Tranquillement mais sûrement nous continuons à progresser gentiment…4e carte, nous décidons donc de laisser 3 balises, la fatigue arrive et le manque de lucidité nous guette. Balise 255, c’est le grand canyon, c’est beau et magique… tout va bien, itinéraire 255-247 relief, relief, dur, dur… itinéraire 247-245 azimut de merde, n’importenawak, on baisse les bras, personne n’est capable de s’imposer, de se recaler, on laisse béton… comme la 248 d’ailleurs.

On subit on accuse le coup physiquement mais l’équipe est soudée et avance coûte que coûte. Au détour d’une grosse buse, mon Oliv et mon Antoine sont là, fin de la course avec les gars qui nous enfument sur une balise à l’angle d’un bâtiment. Arrivés avec 1h10 d’avance, 69 balises glanées, 7 de laissées, belle orient’, belle mégalo!!

Conclusion: manque de confiance sur notre potentiel physique et mental, dommage mais bon… podium :)!!

Clotaire

Vidéo :

Éditions précédentes :

2008  2009  2010  2012  2013

 

Publicités

3 Réponses

  1. Bravo à tous ! Pas de casse chez la Chot’ family, Marie n’a pas vomi et LKT et Déglingo (hihihi) semblent en forme…
    allé, ouakanss maintenant et bonnes fêtes à tous.

  2. Mais non, mais non, les Narcos,vous n’êtes pas encore bons pour l’hospice… votre avenir se présente sous de meilleures auspices que ça…

    c’est pas comme les aut’ spice de kounasses de chiens fous …

    Oliv

  3. F. A : maintenant pour Oliv, ce n’est plus Flying Avent’hure mais plutôt Frustration et Amertume… C’est moche !

    Au fait, joyeux Noel !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :