Marais Night 2014


Editions précédentes : 2013 * 2012 * 2011 * 2010 * 2009

Quelques flashs pour commencer et une vidéo en bas de page

Les Bidochons font du camping

Cette année Kolia avait décidé d’arrêter de traiter ses concurrents comme des princesses : plus question, comme ce fût le cas l’an passé, d’assurer une assistance millimétrée en livrant la caisse de change, les casse-dalle et autres boissons chaudes à n’importe quel endroit du terrain de jeu et à n’importe quelle heure de la nuit, après un calage téléphonique.

Donc, cette année, en plus du camp de base ouvert en permanence, on pouvait choisir entre deux possibilités de récupérer du change et du ravito, accessibles sur une fourchette horaire d’une heure seulement.

Nous, comme on n’était pas capables de savoir où on serait ni quand on y serait, on avait peur que ça se transforme en fourchette horreur et qu’on soit obligés de patienter longtemps si on arrivait trop tôt ou bien de rater  le rendez-vous pour quelques secondes.

Alors, au dernier moment, on a jeté dans nos sacs à dos quelques fringues supplémentaires, de la bouffe en plus, ainsi que tout l’éclairage disponible.

Ce qui fera dire à Eric des RADO, sur la ligne de départ, en voyant nos sacs volumineux, « Vous emportez la tente ?« 

bidochons

Nous serons la seule équipe du 24h à ne pas passer à un ravitaillement, ce qui se paiera cash en terme de lutte contre le froid et de rechargement de chaudière tout au long de la nuit.

 

Et le bonnet d’âne est pour…

Au terme d’un bel azimut mi-aquatique, mi-champêtre, on termine par la traversée d’un champ où se trouve Monsieur Peluchon et son fiston. Marie se demande s’il peut nous charger… Oliv s’en fout et sort l’appareil photo parce qu’il lui parait sympathique…. mais se laisse happer par un trou chafouin caché sous les herbes et trébuche juste devant l’équidé.

Ce dernier, apeuré, se dresse devant Oliv, ce qui provoque une fuite instantanée de Marie qui essaie de sauver sa peau… et une bonne rigolade d’Oliv, incrédule devant une telle trouillitude.

âne

 

Frappe chirurgicale et dommage collatéral

C’est le milieu de la nuit, on arrive encore à courir à donf (9km/h environ) sur un étroit chemin blanc bordé de peupleraies, au milieu des marais, avec un faible éclairage. Au détour d’un virage, notre apparition surprend un héron occupé à vivre sa vie de héron sur ce même chemin, tout proche.

Le volatile prend peur et décolle pleine balle droit dans notre direction. Sa masse gigantesque, toutes ailes déployées, passe à moins de deux mètres de nos têtes. Marie hurle de surprise, le héron prend un gros coup de flip et chie de peur au passage, la fiente tiède et goûtue venant s’exploser sur la figure d’Oliv qui la prend dans un oeil et au coin de la bouche.

C’était notre séquence gastronomique

héron

Encore mieux que la tente 2 secondes…

Ou comment monter un abri en couverture de survie au travers d’un chemin blanc : c’est simple, vous attendez d’être bien fatigués et en bout de nuit (6h du mat), vous enlevez la couverture que Marie réquisitionne sous son k-way depuis des heures, vous la dépliez-lancez-posez, vous vous affalez par terre et vous vous calfeutrez dessous en priant pour que personne ne vous écrase….  et avec un peu de chance vous ouvrez un oeil gelé à 7h pour assister à ce que vous n’espériez plus…. le lever du soleil…

 

Cartographie bovine ou la C.O. pour les nuls

C’est le matin, nous arpentons la partie Est de notre dernière carte, celle de St Georges, au plus droit,  sans chercher l’exploit. On ramasse ce qui est proche de notre axe de progression, en s’interdisant toute remise à l’eau. Il faut dire que malgré le soleil qui pointe, nous sommes encore équipés comme des cosmonautes, n’ayant pas encore réussi à faire remonter la température intérieure.

En quittant la balise 4, à destination de la 7, Marie propose un crochet par 9 et 21, qui rallonge un peu mais fait grimper le compteur des points. Proposition validée par Oliv, d’autant qu’elles sont toutes les deux proches du gros chemin, avec pour la 21 un petit sentier peinard en boucle qui dessert le poste en passant sur la conche. C’est assez similaire avec la carto de l’accès à la 10, qu’on a shootée peu de temps auparavant.

On trouve la 9 sans souci mais ensuite on vient rapidement butter sur le coude du chemin après la 21 sans voir le fameux petit sentier d’accès.

20141004_183359

Stupéfaction de la poule déterrant une cuiller ! On se torture les méninges un moment avant de percuter : cet arc de cercle n’est autre que la lettre C du mot VACHES qui barre la carte à cet endroit !

vaches

A cette heure avancée de la course, après plus de vingt heures d’efforts et de concentration, notre discrimination visuelle était tellement sélective, notre capital de réflexion si proche du néant absolu,  qu’on n’avait pas vu l’indication bovine, pourtant ENHAURME.

Le plus marrant, c’est qu’en en discutant sur notre bout de table au cours du repas de clôture, il s’avérera que deux autres équipes confesseront avoir fait la même cagade. Alors, sur le nombre total d’équipes, l’accès à cette balise a dû en piéger plus d’un…

Et le pire, c’est que ça n’était sûrement pas volontaire de la part de l’orga…

  

Retour à la civilisation…

On vit nos deux dernières heures sur la carte de St Georges de Rex, on est fracassés, mais le soleil est bien là et la fin de cette aventure aussi.

On croise « les 3h », ça nous fait du bien de voir des humanoïdes et ça nous fait causer : « Ils sont en tee-shirts, alors qu’on claque encore des dents », « Ils courent entre deux balises alors qu’on ne lève plus nos genoux « , « Ils sont tout beaux et propres tandis qu’on pue le ragondin night fever« ….

Nous nous sentons en décalage, mais sereins, on va la franchir cette arche d’arrivée avec l’équipe de Kolia qui nous accueille et quelques balises dans notre musette…

2

 

6 Réponses

  1. Bon, plusieurs commentaires :
    J’aime bien ton résumé : 24H non stop à faire chier les ragondins.
    Le C du mot Vache, on l’avait même pas compris a posteriori ! On l’a cherché ce P… de chemin en rond, je m’en souviens bien, c’était notre première traversée de conche (enfin ma première traversée… mes chers coequipiers m’ont laissé y aller seul avec 2 cartons…)
    Pour les traversées, c’est sympa aussi en vidéo, on voit les bulles et la jolie trace marron qu’on laisse derrière… Il manque quand même la douce sensation de marcher dans 1m de vase….
    Les vaches et taureaux, on a vu les mêmes, je pense. Les ânes, pas vu, c’est réservé aux 24H ;o)

  2. AHHH le plaisir de laisser sa trace sur de vastes étendues vierges, en se disant qu’on est peut être le premier être humain à avoir foulé ce sol…vaseux !!!

  3. Je regrette de ne pas être venue……
    Avec de si belles traversées aquatiques, je suppose que l’orga demande au moins un brevet de natation à l’inscription…..
    Bravo en tous cas!! J’espère que vs aurez récupéré pr samedi….

  4. Après ce beau et véridique résumé plus cette géniale vidéo, je propose à Kolia qu’il vous attribue déjà 100 points de bonus supplémentaires pour l’édition 2015, ce serait normal de récompenser ceux qui se dépouillent pour montrer la réalité de cette belle Aventure, dans votre magnifique Marais Poitevin…

    Regardez tous le beau sourire de Marie durant toute l’épreuve, malgré les ragondins, les vaches, les ânes qui chargent, les hérons qui déchargent et les C qui divaguent, la vase, les conches et tout le reste, toujours la banane…

    Vous voyez bien que ce sont 24h de pur bonheur à partager avec un bon pote,venez tous en 2015 mais venez sur le 24h afin que l’on soit un bon paquet d’équipes à rigoler tous ensemble…

    Gill (le frustré, qui ne pouvait pas être de la fête cette année)

  5. Oh Marie si tu savais….
    Tout le mal que tu te fais…

  6. Mince la vidéo c’est top…. Je pense déjà à l’année prochaine. Avec comme idée fixe : « Comment optimiser les conches ? »

    Plan A : La combinaison triathlon. J’y suis déjà, heureux en totale immersion dans la boue des conches. Avec certainement une certaine jouissance par rapport au regard des autres concurrents. Mais comme on croise que des vaches !

    Plan B : Le sac montagne airbag avalanche. Pas mal ça… Mais pour une conche uniquement, ça se dégonfle après.

    Plan C : Les raquettes à neige. C’est histoire de ne pas s’enfoncer dans la vase… À tester. Le hic ! En traversant les champs de maïs avec cette terre qui colle, ça risque de peser une tonne.

    Plan D : Le skimboard. Cette planche que l’on jette devant pour sauter dessus et glisser relax jusqu’à l’autre rive. Hum…. Si je me gaufre même les ragondins vont se bidonner.

    Plan E : La tronçonneuse. C’est pour abattre un arbre histoire de réaliser un pont. Le truc c’est que les autres raideurs vont pouvoir passer aussi… et ce n’est pas super-écolo. Peut-être une version hache couleur kaki militaire. A voir.

    Bon, par contre le truc qui fonctionne c’est de commander une caméra étanche à Noël. Comme ça, je pourrais tenter le : « Va pointer la balise là-bas de l’autre côté… je tiens la caméra moi ! ».

    A l’année prochaine,

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