Intermède historique, CR de l’assistance sur la GTMC


Mardi 8 juillet 2014 :

14 h départ de Ruffigny. Cinq heures plus tard, arrivée à Durtol dans la banlieue de Clermont-Ferrand. Nous sommes accueillis par une violente averse. Recherche d’un spot à dormage placé judicieusement pour le départ de la GTMC, le lendemain.

C’est ainsi qu’on se retrouve installés sur un petit parking, dans une zone résidentielle de Durtol.

 y

Bon sang ! Mais c’est la demi-finale du mondial ! Illico presto, nous trouvons à Volvic un petit bistro paumé et qui ne paie pas de mine mais qui retransmet le match. Parmi la nombreuse assistance, nous sommes pratiquement les seuls clients qui ne soient pas les piliers de bar.

Bonne ambiance du terroir mais nous décidons, à la mi-temps, de retrouver nos pénates car le match est plié (5-0) et les garçons ont déjà dans les yeux le parcours qui les attend demain.

Mercredi 9 juillet :

z

Va savoir pourquoi, le gugus qui a monté le parcours les fait passer par Volvic, qui est au nord de Clermont-Ferrand, pour les faire redescendre vers le sud… Est-ce qu’il avait là-bas une grand-mère à visiter ? Ou bien une soirée trop arrosée a-t-elle entraîné une lecture de boussole inverse ?

En tout cas, le «vrai» départ se fait d’un lieu symbolique : la cathédrale de Clermont. Oliv et Antoine s’interrogent sur l’intérêt de partir de ce point qui ne se trouve pas trop loin d’ici mais ajoute un bon dénivelé alors que pour cette première étape il y aura déjà entre 1700 et 2400 m de montées, selon comment ça va se passer.

S’ils pouvaient gratter une petite montée de bitume sans grand intérêt ??? Les palabres ne s’éternisent pas : un avent’hurier part du début !!! Donc direction la cathédrale à 8h40. 

9h départ de la cathédrale. Et qui c’est qui repasse à Durtol 20 mn plus tard ? Juste pour nous faire un petit coucou ? Les deux pingouins. Sont mignons non?

Image1

Peut être veulent-ils engranger un capital sympathie par un bisou en prévision des moments où ils savent qu’ils seront grognons ? C’est des malins… mais ça fait plaisir de les voir.

9h20 ils quittent pour de bon  le lieu du bivouac.

Bientôt, il se met à tomber des cordes. Vu les conditions, on se dit qu’ils seront peut-être  heureux de prendre une boisson chaude avant le coup de collier final qui a un fort D+.

Alors, à 16h30 on les trouve sur l’itinéraire, à Laschamp, juste au sud du Puy de Dôme. Ils sont surpris, mais contents. (Ça commence plutôt bien).

Nous avons bien anticipé : le café chaud et le goûter les requinquent et c’est reparti !

Objectif final : Orcival. Comme nous voyons que le point de chute n’est pas trop loin en camion, nous décidons de prendre le temps de visiter un petit château à Corde. Le château en lui-même est fermé mais les visites du jardin sont possibles. Nous voilà donc en train de parcourir un très joli jardin sous parapluie et pancho, qui doit être encore plus beau sous le soleil…

add

Après cet interlude historique et humide, nous visons Orcival.

19h20 arrivée de nos lascars. Ils sont un peu éprouvés mais satisfaits de leur prestation même si le respect du découpage initial en 8 jours n’est pas tenable, vu les conditions météo épouvantables.

Les montures ont passé le premier jour ce qui représente une petite prouesse pour celle d’Oliv !!!

A peine arrivés, ils se mettent à les nettoyer avec un pulvérisateur jardin (merci à Gill des RADO pour le tuyau) et à les graisser. C’est la première fois que je vois Oliv prendre autant soin de son bicloune. Ça a dû lui faire drôle !

C’est vrai que les vélos ont souffert : ils ont rencontré des tonnes de boue, à la limite de ne plus pouvoir progresser, celle-ci engorgeant les freins et plateaux.

Le repas se prendra pour tous à l’intérieur du Master.

Image16

gtmc1

Jeudi 10 juillet :

9h20 départ d’Orcival. Rangement, essorage des vêtements trempés.

Image2

C’est pas aujourd’hui que les choses vont sécher, sauf en les mettant sur le tableau de bord, le chauffage à donf et la fenêtre ouverte pour pouvoir respirer !

13h15: Nous estimons avoir le temps de faire un intermède historique dans le coin tout en réussissant à chopper nos moitiés. Le topo nous indique le château de Murol. Magnifique ! En sus, des ateliers animés par des passionnés (fauconnerie, taille de pierre décorative, armurerie…) avec lesquels nous arrivons à discuter. On regrette presque de ne pas vivre à cette époque !

bbee

15h15, Nous venons juste de finir notre récré historique et nous regagnons les camions. Le tél sonne : au secours ! Pneu éclaté ! Quelle amabilité, ils ont attendu qu’on finisse notre parenthèse historique pour nous appeler…

Morgane prend en charge l’orientation car, avec la vieillerie, les cartes deviennent pour moi plus difficiles à lire. Tout au long du périple elle va assurer comme une chef car ce n’était jamais évident de trouver les coins paumés où nos randonneurs passaient et où nous cherchions à les retrouver pour leur apporter un petit goûter.

15h45 nous réussissons à les rejoindre sur le circuit, non sans mal mais Morgane a du flair et nous tombons pile-poil sur eux. Ils sont à un carrefour de petites routes, à proximité du Puy de Montchal, au sud ouest de Besse.

16h30 nos deux lascars repartent pour la fin de l’étape du jour après avoir profité de nos retrouvailles pour faire un petit goûter. On a prévu de les attendre à la fin de la journée à La Godivelle.

Effectivement, nous nous retrouvons à 19h50. Recherche d’un spot. Installation au bord du «lac d’en bas». Le temps est toujours très moyen donc le bivouac se fera, une fois de plus, à l’intérieur du Master.

Avec l’humidité intérieure du camion (vêtements, chaussures…)  et notre chaleur corporelle je suis sûre qu’il doit y avoir un vrai smog qui se dégage du camion…

gtmc2

Vendredi 11 juillet :

Les garçons partent aux environs de 9h, comme d’hab. Ils se sont préparés sans faire trop de bruit pour nous laisser dormir le plus longtemps possible.

Nous prenons le temps de nous réveiller, déjeuner, faire la vaisselle de la veille.

Départ du spot puis commence une journée infernale. Nous pensions pouvoir les croiser sur différentes intersections mais nos deux pédaleurs fous, profitant du temps qui s’améliore, prennent un rythme de forçat et nous passons toute la journée à leur courir après malgré les liaisons par SMS.

Image4

On en vient à se demander s’ils n’ont pas eu un contact avec Contador et qu’ils auraient profité, à l’insu de leur plein gré, de son staff médical !!!

Finalement nous leur mettons la main dessus à St Georges, au sud-est de Saint-Flour, à proximité de l’autoroute la Méridienne, où nous décidons de bivouaquer. Le soleil refait son apparition, pile-poil à l’heure de l’apéro.

Image6

gtmc3

Samedi 12 juillet :

Les rituels du matin commencent à être bien installés pour nous.

La section prévue, vu les difficultés, va nous laisser le temps de visiter, vers les 16h, après avoir requinqué nos pédaleurs fous à Chanaleilles, le château d’Esplantas, demeure d’un petit seigneur régional, pris en main par un passionné local d’histoire qui a, avec beaucoup d’huile de coude et de recherches, essayé de remettre le bâtiment en état.

Si vous partez en vacances dans ce coin, n’hésitez pas à aller voir ce petit bijou, il vaut le coup.

Nous nous dirigeons ensuite vers notre lieu de retrouvailles final à «La baraque des Bouviers» : petite station de ski de fond. Il y a une sorte de centre d’accueil. Je réussis à quémander la possibilité, pour nos deux VTTistes, de prendre une douche. Hourra ! C’est ok mais le centre ferme à 18h l’été…

Forcément, nos deux rigolos se pointent à 18h02 !!! Une bonne douche chaude leur passe sous le nez. Ils en sont tout dépités car le mauvais temps a encore sévi ce jour et un bon nettoyage, autant de la monture que du cavalier, n’aurait pas été de trop.

Image8 Image10

Le mauvais temps s’installe pour la soirée et nous voilà, pour la xième fois en train de déguster nos nouilles ou pâtes ou riz ou blé ou ….tout autres féculents nécessaires au bon fonctionnement de nos «humanoïdes», dans le camion.

gtmc4

Dimanche 13 juillet :

Les garçons partis, les actions rituelles obligatoires du matin accomplies, nous prenons le temps de profiter, 2 mn, des quelques rayons que le soleil daigne nous offrir.

Nous les croisons dans l’après-midi, dans une montée, en bord de route, en sortie de Bagnols les bains où un petit goûter est le bienvenu,

Image11

et les attendons pour la fin de l’étape au col de Finiels, avant de gagner le Pont de Monvert en camion pour un rendez-vous sportif important.

Image12

Ah, le Pont de Monvert ! La nostalgie nous gagne : en effet, ce petit village de Lozère a été le lieu d’une des premières avent’hures de Kikos, qui, à 10 ans, alors que nous le croisons sur le chemin reliant le camping au torrent, d’un air décidé, nous annonce qu’il va chercher ses baskets pour sauter d’un rocher, comme le font d’autres jeunes. Nous lui disons OK puis nous nous dirigeons vers la rivière. Et là, surprise ! Nous découvrons le site d’où sautent des ados qui ont entre 15 et 20 ans. Moment de stupeur. Il y a facilement 12 m de haut et une nécessité de s’élancer en courant, à partir de la route, sur une rampe rocheuse inclinée ! Que fait-on ? On le laisse faire ? Revoilà notre loustic, qui avec ses 1m20, semble totalement décidé et serein. Nous l’interpellons en lui demandant si il est totalement conscient de l’épreuve. Il nous répond qu’il n’y a pas de problème, que les jeunes qui sautent lui ont simplement conseillé de mettre des chaussures pour que l’arrivée dans l’eau ne soit pas douloureuse. Oups! Oliv et moi nous regardons puis nous le laissons poursuivre son chemin vers le lieu précité. Oups encore ! D’où nous sommes, Kikos apparaît au sommet de l’à-pic pour reconnaître l’aire d’envol, il est tout minuscule, comparativement à ceux qui sautent mais aussi au rapport entre sa taille et la hauteur du saut. Nous n’avons même pas le temps de réagir qu’on le voit s’élancer et sauter !!!

maqua2

On voit très vite réapparaître une petite tête blonde à la surface de l’eau. Le temps de sortir, de nous rejoindre pour nous dire que c’est trop top, et le voilà reparti. Nous avons juste le temps de lui conseiller de rester bien droit pendant le saut… oui oui ! nous répond-il, qu’il est déjà de retour là-haut.

Il  passera le reste du séjour à se prendre pour Icare. Heureusement, le séjour au Pont de Monvert tire à sa fin et Nours n’a pas le temps de nous convaincre qu’elle est assez grande à 6 ans pour faire comme son frère.

Fin de l’intermède nostalgique…

Nous voilà donc revenus, à la faveur de la GTMC, sur le lieu du saut. Kikos montre à Morgane l’endroit exact de ses expériences passées.

Une mission importante nous était dévolue dès la veille au soir : trouver un café qui retransmette la finale du mondial.

Aucun souci, la plupart des bistrots du village ont un écran. A 21h nous voilà installés confortablement dans un petit café où nous allons passer 2h30 dans un joyeux tohu-bohu très sympathique.

Image15

Retour en camion au col de Finiels.

gtmc5

Lundi 14 juillet :

Ce jour sera un vrai feu d’artifice non pas dans le ciel mais dans l’arrière-train du vétéran.

14h45 nous les attendons à Ispagnac, au bord du Tarn.

Oliv déguste du fessier. Faut pas trop l’interpeller… Il s’allonge dans le camion et tombe dans les bras de Morphée immédiatement pour un petit dodo de 30 mn.

Fin de l’étape au Mas St Chely.

gtmc6

Mardi 15 juillet :

On arrive à leur tomber dessus à l’improviste dans le tout petit hameau de Cabrillac, avant la montée au mont Aigoual. Ils sont vautrés sur un escalier, à l’ombre, en train de buller après le repas.

Le matin, j’ai réussi à trouver, chez un loueur de vélos, un « sur-selle » avec du gel pour le fessier de Monsieur que je lui donne à ce moment et qu’il installe immédiatement.

L’après-midi, nous nous arrêtons au bord d’un lac où nous faisons la conversation avec un pêchou fort sympathique qui n’aime pas le poisson mais aime pêcher et donner ses trophées aux copains.

La jonction du soir, à Saint-Sauveur, est difficile, mais rien ne nous résiste… on prend une option en grimpant un chemin à pied et finalement qui arrive en face de nous ? Mince on ne les a pas encore perdus !!!

Nous nous mettons à la recherche d’un spot. Entre-temps, Oliv discute avec un habitant du coin qui nous indique un spot pour finir la journée.

Image17

Il y a du soleil, un petit torrent adorable, le Bramabiau, des chaos de rochers… On prend un apéro de toute beauté !!!

 Image18

Le lendemain matin, nous sommes réveillés par le « gling gling » reconnaissable du descendeur sur  un mousqueton. En fait, nous nous sommes installés hier soir, pile poil sans le savoir, sur le chemin que prennent tous les groupes de centres d’animation du coin qui viennent faire faire le canyon à des jeunes tout excités. Nous ne tardons pas à partir car nous nous sentons un peu envahissants.

gtmc7

Mercredi 16 juillet :

Nous les retrouvons vers 15h pour un ravito à proximité de Sauclière.

Le soir, nous dégotons un spot aux environs de La Couvertoirade. Un plateau herbeux, protégé de la route nous tend les bras. Nous en profitons pour prendre une douche avec les douches solaires.

Image1

Nous avons une petite pensée pour Philinox puisque c’est là qu’il a obtenu, au printemps dernier, sa qualification pour la prochaine Diagonale à la Réunion.

L’apéro s’agrémente d’une partie de Mölkky de haut vol où les anciens montrent aux d’jeuns leur habilité et leur art…

gtmc8

Jeudi 17 juillet :

Ravito à Aniane, petite ville qui commence à sentir le sud. Nous nous installons dans le coin d’un petit parc, pratiquement dans le centre. Les gens nous regardent comme si nous étions des ovnis. Les garçons nous retrouvent. Il faut dire qu’il fallait le vouloir pour nous louper. Toute la ville était au courant de notre présence.

Image19Image20

Un petit goûter, bière, limonade et hop ! ils repartent… 

Retrouvailles ensuite après La Boissière. On a trouvé un spot pas terrible pour la dernière nuit, sur une esplanade herbeuse au bord d’un chemin, assez près d’une route.

En passant en vélo, quelques kilomètres avant, nos ostrogoths ont flashé sur un petit lac dans lequel des gens se baignaient. Nous y retournons en camion pour finir la journée.

Le lac est dans une ancienne carrière, le site est agréable, Nous nous retrouvons tous immergés. L’eau est hyper chaude. Même que je me baigne 2 fois !!! Ceux qui sont déjà allés à la mer avec moi savent qu’il faut que l’eau soit à la limite de bouillir pour que je daigne aller plus haut que les genoux. Là, c’est tip top ! Bon, on ressort les pieds et les chaussures tous rouges mais cela valait le coup.

On mange sur place mais pour le dormage on retourne sur le spot qu’on avait dégotté car des d’jeuns, de plus en plus nombreux au fur et à mesure où la nuit s’installe, ont décidé de faire un barbecue géant et nous n’avons pas envie d’être réveillés en pleine nuit par des énervés gorgés d’alcool et autres substances…

En plus, ça permettra aux gars, demain matin, de repartir exactement de l’endroit où ils ont arrêté aujourd’hui.

gtmc9

Vendredi 18 juillet :

Si tout va bien, C’EST LA DERNIERE ETAPE !!!

Nous devons retrouver les deux zozos à la « gare du Maroc » dans Sète.

Nous décidons de laisser le gros camion en sortie de ville car nous craignons la circulation dans cette station balnéaire. Et nous voilà parties pour le lieu du RDV. Mais nous nous rendons vite compte que nous  avons mal évalué la distance. On ne veut pas imposer une interminable liaison en vélo aux gars, alors qu’ils auront achevé leur périple. Ni une, ni deux, demi-tour (ce ne sera que le  100 000 ème en dix jours…) pour récupérer le Master et le rapprocher. Nous finissons par le laisser dans Sète, sur un parking.

Nous commençons à chercher la gare du Maroc. Aucune indication… Pourtant nous sommes quasiment sûres d’être dans le bon périmètre !!! Bon sang de bon sang…. On tourne, on vire avec le Traffic… Un peu de tension s’installe : on ne veut pas louper l’arrivée… C’est vraiment con car nous avons, depuis le début eu une gestion du déplacement tip top.

Et soudain, qui Morgane voit-elle dans son rétroviseur, qui pédale comme un fou pour nous rattraper : Antoine !!! Les garçons nous ont vu passer et ils ont même réussi à trouver le Master !!! Cette putain de « gare du Maroc » indiquée sur le topo de la GTMC n’existerait pas ? Ou le mec qui a construit le parcours était complètement pinté au final, trop content de finir ou bien il s’est dit « j’ai commencé la GTMC en montant vers le nord pour aller au sud, je finis nul part ! »

Bon on les a trouvé, Antoine nous ouvre la route pour retrouver le Master (c’est le bouquet!).

Les vélos sont démontés et rangés, ils ne sont pas près d’être utilisés avant quelques jours…

Image21

On reste un peu sur notre faim car on aurait aimé être au bon endroit au bon moment pour les accueillir, comme cela a été le cas sur toutes les étapes du parcours.

 A l’échelle cosmique, c’est pas très grave comme dirait l’autre mais la fin est un peu bizarroïde, elle laisse un petit goût d’inachevé…

 

En tous les cas c’était vraiment une super expérience à vivre tous les 4. On a réussi à découvrir des endroits sympas tout en étant toujours en mode « recherche, dépannage, reboostage… de nos « Avent’huriers » intrépides.

Lydie

 

ff

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :