HRP 2013 : Un bon gros steak avec des frites, bordel ! (25/28)


HRP 2013 – 28 jours entre Hendaye et Banyuls

Jour 25 :   Un bon gros steak avec des frites, bordel !

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La nuit a été très froide dans le petit abri métallique, la plus froide de notre traversée… Habillés à toc, veste, polaire et pantalon à l’intérieur du duvet, avec deux couvertures par-dessus, nous avons malgré tout bien caillé.

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Pendant un petit déj’ à la frontale, nous faisons connaissance avec les filles : Nathalie randonneuse aguerrie, à l’aise en orient’, avait le projet de réaliser la HRP cette année, en solo éventuellement. Monique, grimpeuse de haut niveau, toubib, avait initialement prévu d’attendre d’être à la retraite, l’an prochain, pour tenter l’aventure. Une rencontre fortuite, dans le cadre du CAF, a scellé leur coopération. Ce sont donc deux parfaites étrangères qui se sont élancées ensemble de la plage d’Hendaye. Elles avaient un gros mois pour apprendre à faire plus ample connaissance… 

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Bon, c’est pas le tout, mais on n’est pas là pour vendre des cravates, faut y aller maintenant ! Nous partons avant les filles. Elles n’ont pas le même projet que nous : habitant les Pyrénées Orientales, elles sont souvent venues traîner autour du Canigou et envisagent de rejoindre Banyuls au plus rapide, sans y passer. De notre côté, nous allons coller aux crêtes le plus possible pour rejoindre la Méditerranée.

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Sur le Pla Guilhem (2300m), deux joggeurs font un footing dans un bel environnement montagnard, ils nous passent en courant puis disparaissent bientôt. Nous choisissons de rester sur la piste pour rejoindre le refuge de Mariailles (1700m), le sentier qui coupe les lacets au droit risquant de foutre Oliv par terre. Ça serait dommage que l’histoire s’arrête si près du but.

Le gardien, écolo bab’ désabusé consent à nous servir une omelette, offusqué qu’il était par notre demande initiale de frites, genre que c’est pas un MacDo, ici… Alors que nous, depuis le matin, on avait la chanson de Thomas Dutronc qui tournait en boucle dans notre tête : « Un bon gros steak avec des frites, bordel ! »

Sur la terrasse, nous échangeons avec Nico, du Gers, engagé sur la Transpyr, qu’il souhaite effectuer coolos, en faisant un sommet de-ci, de-là, au passage. Cette traversée étant son ultime préparation à l’examen d’accompagnateur en moyenne montagne qu’il compte passer en septembre.    

Nous repartons pour un nouveau gros 1000 de D+, à destination du Canigou. Au passage à gué du Cady, nous faisons toilette/lessive. À mi-montée, nous sommes bien cassés et faisons une pause, installés dans un pierrier un peu à l’écart du chemin. La quiétude nous gagne, les yeux sont clos derrière les lunettes noires qui nous protègent du gros soleil, nous allons sombrer dans un sommeil réparateur, lorsqu’un guignol qui passe sur le chemin nous hèle pour demander un renseignement à deux balles. Bon, ben on dormira plus tard, y’a plus qu’à repartir…

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Nous croisons plusieurs fois des coureurs qui s’entraînent pour l’ultra trail du Tour du Canigou qui va avoir lieu prochainement.

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À 16h30, à la brèche Durier (2696m), on aperçoit dans la grisaille, au loin, pour la première fois, la mer. L’objectif final devient plus concret. Après une ultime escalade, nous atteignons le sommet du Canigou (2784m). Il y a là un groupe d’ados difficiles en rando, accompagné par quelques adultes qui leur enseignent apparemment l’autonomie. Oliv se sent quand même obligé de demander à un des djeun’s qui balance des cailloux dans le vide, s’il s’est posé la question de savoir si des gens pouvaient arriver par là, en-dessous…

Longue descente à destination du refuge des Cortalets (2150m) au cours de laquelle nous sommes accompagnés par quelques uns des ados parmi les plus sportifs qui ont planté là leur groupe, loin à la traîne, derrière.

Comme nous sommes de nouveau très courts en victuailles, on fait un break ici, bière en terrasse, en attendant l’heure du repas, dans l’espoir de faire une bouffe revigorante au restau du refuge. Finalement, c’est décevant, en qualité, comme en quantité, on aurait mieux fait d’enchaîner en suçant des cailloux plutôt que de perdre quatre heures ici…

Au moment de repartir, à la nuit tombante, une sorte de président d’une section du CAF locale vient faire son intéressant en nous saoulant avec une histoire de fontaine qui a été déplacée, puis nous embrouille en voulant nous indiquer le départ pour la suite… Nous avons des difficultés à décoller la sangsue bavarde, tout en restant polis.

Après une heure de marche à la frontale sur la piste, nous plantons la tente à Prat Cabrera (1739m), dans un lacet.

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LE FILM DU JOUR :

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