HRP 2013 : Les Pyrénées orientables (24/28)


HRP 2013 – 28 jours entre Hendaye et Banyuls

Jour 24 :   Les Pyrénées orientables

Il a plu une bonne partie de la nuit et l’orage n’était pas loin. Mais au matin, le ciel est dégagé. Nous quittons Eyne (1574m), le village qu’on aime, pour attaquer la très longue vallée éponyme. Oliv est dans le jus. À neuf heures, une pause ravito s’impose. La caisse revient progressivement mais une tendinite installée au genou ralentit un peu la progression. Il faudrait trouver un peu de médocs…

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Après un gros 1000 de D+, au col de Nuria (2683m), nous amorçons un superbe cheminement sur les crêtes. Le brouillard nous cache parfois la vue à droite, côté espagnol.

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Devant nous traversent des troupeaux de chèvres sauvages… isards, vous avez dit isards ?

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Pic Noufonts (2861m), col de Noucreus (2796m), pic Ouest de la Vaca (2826m). Kikos se réjouit : « C’est bien, ces crêtes vers l’Est : les vallées on les longe sans avoir besoin de les couper en montant puis en redescendant. » Oliv lui donne l’explication mystique de ce phénomène : « C’est parce que le Créateur, dans sa grande sagesse, a inventé les Pyrénées orientables… »

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Au col de Tirapitz (2781m) une curieuse plantation de croix nous questionne. Foudroiement collectif ? Ce lieu, on l’a déjà vu en photo dans le compte-rendu que l’équipe Arverne-Outdoor a fait du gros raid El Bimbache Extrem, unique manche européenne de raid aventure 2013 à laquelle ils ont participé dernièrement en Espagne. 

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Après plusieurs heures entre ciel et terre, nous descendons dans le cirque du Freser. De nombreux isards vivent leur vie d’isard dans cet endroit. Une marmotte obèse bulle au soleil sur un gros rocher comme une grosse loche et, brutalement réveillée, s’enfuit lourdement à notre approche. Ça rappelle à Oliv une vieille copine dont la marotte consiste à enfiler les marmottes pour hypnotiser de pauvres êtres sans défense…

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Refuge d’Ull de Ter (2220m). Nous faisons un gros ravito : chocolat chaud, tartines beurre confiture, puis tortilla pour finir de caler Kikos. Nous prenons des infos sur la suite auprès du gardien, montagnard expérimenté.

Pleins d’énergie nouvelle, nous repartons dans le brouillard. À la station de ski, sur la route un peu au dessus, nous échangeons avec trois jeunes Espagnoles accortes qui Transpyr. Le courant passe bien. L’une d’elle, richement équipée en pharmacie de secours, offre à Oliv un tube de crème inflammatoire genre Voltarène pour soulager le genou qui a morflé. Dans leurs basques, un couple de quinquas Français, un peu à la rue en orient, qui leur suce la roue depuis un moment et qu’elles ramènent à la civilisation.

Peu après, engagés dans la pampa, on paume un peu le cheminement en longeant un ruisseau, c’est pô évident de garder la trace avec le manque de visibilité… Un ramasseur de champignons, assurément atteint de surdité précoce, accompagné d’une ramasseuse de champignons et d’un chien renifleur de champignons, nous vocifère dans les oreilles de complexes explications sur la suite du chemin qui doit nous conduire à la Porteille de Morens (2381m) où nous repasserons en France. Bien plus tard, dans la montée, nous l’entendrons encore communiquer en hurlant, au loin, à travers bois, tout à sa joie d’avoir trouvé un premier cèpe, sans doute…

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Nous marchons en plein brouillard le long de la ligne frontalière. Le gardien d’Ull de Ter nous avait mis en garde sur le risque de perdre le balisage, là-haut, sur l’immense plateau constellé de pierres, par mauvaise visibilité, mais Kikos s’en tire bien, une fois de plus, avec la boussole-pouce. Nous sommes quand même obligés parfois de sécuriser, pour ne pas partir en vrille comme les Dupon(d)t dans Tintin au Pays de l’Or Noir : Oliv reste au dernier point dont on est sûr, Kikos s’engage dans le mur de brouillard, cherche la suite, revient en arrière sur Oliv quand c‘est pas bon, où bien l’appelle lorsqu’il a déniché la marque suivante, à quelques dizaines de mètres. Et ainsi de suite… Pas super en terme de vitesse de pointe, mais ça permet de rester sur l’itinéraire.

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Mort de l’Escoula (2463m), puis à la Porteille de Rotja (2377m) un petit abri métallique, côté Espagnol, nous tend les bras.

Caramba ! la porte semble close, on la secoue sérieusement jusqu’à ce qu’une petite voix s’échappe de l’intérieur : « Attendez, cassez pas tout, on va vous ouvrir… ».

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En fait, la cabane de tôle est déjà squattée par deux nanas originaires de Perpignan, Monique et Nathalie, HRPistes parties début juillet d’Hendaye. Nous prenons le repas en commun à la lueur des frontales, en échangeant sur nos aventhures respectives au cours de la traversée.

LE FILM DU JOUR :

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