HRP 2013 : La positive altitude (23/28)


HRP 2013 – 28 jours entre Hendaye et Banyuls

Jour 23 :   La positive altitude

 

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L’éclairage a changé depuis quelques jours, la lumière étant particulièrement belle au lever,  le matin.

Après un solide petit déj’ nous contournons le barrage du Lanoux (2213m) pour attaquer un peu plus tard une montée acrobatique dans les blocs. Plus haut, à partir de l’étang des Forats (2457m), on pique droit sur le pic Carlit.

La pente s’accentue dans les éboulis. La progression devient plus difficile, le souffle manque, l’équilibre est parfois dur à conserver en raison du fort vent qui nous chahute, des pierres qui roulent… Nous mangeons du gros déniv’ mais le moral est bon : on garde la positive altitude.

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Au sommet du pic Carlit (2921m) il y a trois personnes. Un ancien connaît le secteur par cœur et nous récite le panorama. Il nous apprend que ce sommet est très couru par les Catalans et qu’il y a fréquemment plusieurs centaines de personnes en haut.

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Effectivement, lorsqu’on bascule sur l’autre versant, nous voyons une multitude de fourmis engagées dans l’ascension. Nous allons croiser au cours de cette journée nombre de personnes dans la montée, ou bien, plus bas, autour des lacs.

Désescalade technique dans les barres, puis grosse descente sur sentier, un névé, le dernier ?

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Un Catalan que nous croisons au sein d’un groupe se met soudain à gesticuler et à apostropher Oliv en lui montrant qu’ils ont exactement les mêmes chaussures. Il a l’air tellement content d’avoir trouvé une autre personne à avoir choisi cette improbable couleur, qu’Oliv se sent obligé de chécker avec lui, comme s’ils faisaient partie d’une même secte…

Plus bas nous sommes interpellés par le comportement étrange d’une jeune joggeuse en débardeur : le casque sur la tête, elle trottine lentement lorsque c’est roulant, galère à mettre un pied devant l’autre quand c’est plus technique, limite empruntée, s’impatiente, parle toute seule, maugrée quand elle doit croiser des personnes au passage d’un ruisseau, repart à l’envers dans la montée, nous redouble plus tard, s’engage sur un sentier, réapparaît dans l’autre sens, tout ça sans communiquer avec qui que ce soit. Pourtant c’est pas le monde qui manque, dans cette zone très touristique… Nous avons l’impression que toute cette agitation ne correspond pas à un projet mûrement réfléchi – genre un entraînement course en fractionné – mais plutôt qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion. Son comportement désordonné nous fait penser à Kevina, la poule débile du poulailler d’Oliv, capable de bouiner indéfiniment dans le grillage, alors que la porte est ouverte à moins d’un mètre.

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Dans la vallée, nous prenons la flotte pendant qu’on contourne de nombreux lacs pour atteindre le barrage des Bouillousses (2020m) en début d’après-midi. Le site est très touristique, aménagé, réglementé, avec des navettes de cars, des animateurs, de nombreux hébergements…

Après une bonne sieste allongés sur un banc devant le bâtiment d’accueil et d’information, nous reprenons la progression, sur le GR 10 en forêt, jusqu’à Bolquère (1620m). Une pause café au niveau d’un panneau représentant les Pyrénées nous permet de mesurer concrètement le chemin parcouru et ce qu’il reste à faire. On sent que ça ne devrait pas nous échapper, la fin semble proche, on va entrer dans le vert, on imagine que ça va dérouler peinard jusqu’à la mer et que les difficultés sont derrière. Si on savait…

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Encore cinq kilomètres sur le bitume et nous arrivons à Eyne. Nous échouons sur la terrasse du bistrot, en bas du village. La musique est bonne, la bière rafraîchissante. Les gens sont open, accueillants, pas compliqués. Il plane ici une ambiance particulière, un micro-climat d’humanité et de tolérance. Eyne, le village des belles personnes…

Nous rechargeons le téléphone auprès de l’hôtesse du centre d’information touristique. Oliv tend une perche pour savoir si il n’y aurait pas moyen de prendre une douche quelque part. Elle nous indique d’abord une source d’eau chaude, à plusieurs kilomètre, dans une direction qui ne nous arrange pas. Mais on est à pied. Et dans le village, y’aurait pas moyen, quelque part, chez quelqu’un de sympa ? Message reçu cinq sur cinq : Audrey nous propose de passer chez elle vers 20 heures pour prendre une douche.

Nous y passerons une bonne heure en sa compagnie, ainsi qu’avec Hélène, la mère de son copain éleveur et fromager. Ces deux là sont vraiment amoureuses de leur petit coin de paradis, la vallée d’Eyne, et savent en parler avec des étoiles dans les yeux.

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Bien revigorés, nous redescendons planter la tente au bord de la rivière, à proximité du bistrot. Encore cinq jours, si ça veut rire…

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LE FILM DU JOUR :

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