HRP 2013 : C’est quand qu’Andorre ? (20/28)


HRP 2013 – 28 jours entre Hendaye et Banyuls

Jour 20 :   C’est quand qu’Andorre ?

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Nous quittons le refuge sur le coup des sept heures. Comme la veille, Oliv commence la journée crevé, pour être épuisé à mi-matinée. Il faut gérer… La patate revient ensuite progressivement au fil des heures.

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Nous prenons le repas du midi sur un col où arrivent des randonneurs qui montent de la vallée, côté France. Concertation, consultation de leur carte IGN : y’a possibilité de tenter un truc à l’arrache vers l’Est, en suivant un léger balisage, afin de rester sur les hauteurs et ne pas bouffer un gros déniv en descente/montée. Ça mène près d’un joli lac d’altitude. Un couple est déjà engagé sur ce tronçon, devant nous. Mais ils perdront le balisage, s’égareront dans les barres rocheuses et nous ne les reverrons plus.

C’est assez sportif, mais ça passe sans galère notable, mis à part, à la fin, une glissade sur l’herbe trempée d’Oliv – sacré « meilleur cascadeur de la traversée » – qui se terminera vautré sur le dos dans la boue et nécessitera un déshabillage/séchage en règle.

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Nous croisons sur ce tronçon un trio composé du père, de la fille et du gendre. Échange d’infos : « C’est comment devant ? » Avec force clins d’œil et mimiques expressives, nous sommes invités à minimiser la difficulté de l’itinéraire, afin de ne pas effaroucher davantage la jeune fille qui semble proche de la rupture et que les deux autres veulent inciter à continuer, un peu à l’insu de son plein gré…

Dans la montée au port de Rat, entre la France et l’Andorre, on croise un couple de jeunes Français réalisant la Transpyr, équipés plutôt raid, qui envoient bien, mais faut dire qu’ils sont en descente, eux…

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Plus loin, au dessus de la station de ski d’Arcalis, nous bullons un peu sur le goudron pour retirer un moment les chaussures et aérer les pieds. On en profite pour faire quelques jeux de mots bidons du type « C’est quand qu’Andorre ? » ou bien « A El Serrat, on peut pas ravitailler, cette ville El Serrat rien ! ». Ça permet de constater que l’intellect est tombé au niveau du physique, c’est-à-dire au plus bas…

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À 1850m, nous franchissons un pont sur le riu de Tristaina pour le longer, rive gauche, jusqu’à El Serrat. Juste avant d’arriver, toilette dans le torrent, nous revêtons nos plus beaux atours – plutôt nos moins laids – on se fait beau car ce soir on fait restau…

C’est bien chicos comme station ! Quand on se présente devant le restau sur lequel on a jeté notre dévolu, le cerbère à l’entrée nous questionne, limite méprisant : « Bocadillo (sandwiches) ? » Il nous prend pour des mendiants, ou quoi ? Kikos lui rétorque que non, on va prendre un menu, et pas forcément le premier prix… Déroulage du tapis rouge, on entre comme des princes…

Nous sommes quand même invités à planquer nos sacs immondes et nos chaussures nauséabondes dans un coin de la terrasse, pendant la grosse heure que nous passons à boire de la bière en tongues, le temps que l’heure du repas soit sonnée.

C’est notre deuxième restau de la traversée, celui-ci pour l’anniversaire de Kikos. L’ambiance est ultra select et, malgré nos efforts de décoration, on fait un peu tâche dans cette assemblée, mais nous on le vit bien… Nos voisins de table finissent par entamer la conversation en fin de repas et se montrent super intéressés par notre périple, posent plein de questions, découvrent un autre monde et en reparleront sûrement entre eux lorsqu’ils regagneront leur hôtel à 300m, avec leur coupé Mercedes dernier cri.

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Après avoir réglé la note qui nous a définitivement mis sur la paille pour la fin de l’aventhure, nous partons pour une dernière heure de marche, à la frontale, pour le refuge non-gardé de Sorteny où nous comptons passer la nuit, sans avoir à monter la tente.

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Pendant ce cheminement nocturne, Kikos rumine en boucle dans sa tête : « J’y comprends, rien : il est presque 23h, on part dans la montagne à la frontale, à moitié bourrés, et il y a quelques heures, il me disait que si on voulait aller au bout, il fallait temporiser… »

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Il y a un peu de lune, nous économisons les batteries en utilisant une seule des deux lampes, par intermittence. Finalement, nous arrivons sans encombres au refuge mais là, surprise ! Il est complètement clos de grillage de chantier, des engins de terrassement autour. Il est fermé pour cause de réhabilitation.

Comme nous ne sommes pas sûrs d’arriver à monter la tente correctement dans notre état, on tente une entrée barbare dans la bâtisse. Franchir le grillage est une formalité et nous trouvons une ouverture non close sur l’arrière. On se couche direct sur le carrelage dans une des pièces les moins exposées aux courant d’air, en se promettant de dégager vite fait le lendemain, avant que les ouvriers n’arrivent, afin de ne pas avoir à négocier…

LE FILM DU JOUR :

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3 Réponses

  1. Réunion de chantier le lendemain:

    « Bordel, il y encore des sangliers qui ont saccagé le refuge qu’on rénove! Saleté de bestiaux!!! »

  2. Les blagues foireuses ne s’expliquent-elles que par le manque d’oxygène ?

  3. quelles blagues foireuses ?!…

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