20 Juillet 2013


C’est Lydie (la femme et la mère des 2 randonneurs) qui prend la suite du compte rendu, David ayant mérité des vacances après le gros travail de suivi qu’il a fait jusqu’à présent. Je suis une bille en informatique donc je ne mettrai pas toutes les images que mettait mon prédécesseur.

Récap du 17 au 20 juillet :

Mercredi 17, c’est le jour où ils ont eu le plus de risques de mourir : en prenant une douche dans un petit camping à la chapelle de Héas, ils ont du faire le maximum pour ne pas s’électrocuter, les projections d’eau flirtant dangereusement avec l’installation électrique traversant la cabine.
Ce soir-là, ils ont pris la décision, avec l’aide du gardien du refuge de Barroude et d’un autre HRPiste engagé sur un rythme plus cool, de passer par l’Espagne le trajet se présentant moins long et moins exposé à la neige.

Jeudi 18, Kikos est allé faire des courses (va falloir qu’on s’explique tous les deux, il n’en faisait pas autant quand il habitait encore à la maison…) Le soir, ils installent en catimini leur bivouac dans un petit espace au bord d’une rivière, entre les bouses de vache, de nombreux panneau représentant des tentes rayées de rouge les ayant incités à une discrétion accrue.

Vendredi 19, nos deux baroudeurs ont rencontré des cols difficiles avec de gros névés en descente puis ils ont enchainé avec 3h de bitume bien chiant. Ils se sont retrouvés limite en eau et se sont vengés sur 3/4 de litre de bière chacun, une heure avant d’aller planter leur tente au trou del Toro, à proximité du refuge de la Renclusa.

Samedi 20, nos aventhuriers semblent avoir rencontré les dernières très très très grosses difficultés. Pendant leur balade, ils ont dépassé un équipage de Montpellier composé d’un père, sa fille et un golden retriever qui étaient partis d’Hendaye 6 jours avant eux. Ils carburent bien… Le col de Mulleres était très enneigé. Ils ont eu plus de 2h de descente dans des névés très pentus. Ils ont même du détacher la partie basse de leurs bâtons pour s’en servir comme d’un poignard en la plantant dans la neige. Cet exercice a été épuisant et plus bas Oliv a trouvé le moyen de se casser la goule. Il est parti en vrille sur sa jambe droite, celle qui est en bois et qu’il ne fléchit pas à plus de 45 degrés. Et bien là, flexion complète, grosse douleur…!!! Antoine a géré les deux sacs pendant la dernière demi-heure. Arrivés en bas, ils ont pu demander des médocs à d’autres randonneurs rencontrés sur le parking à l’Hospice de Vielha. Espérons que la douleur soit supportable pour la suite. (J’en connais un qui va encore serrer les dents très fort). Kikos est allé de nouveau faire des courses (il faut vraiment qu’on s’explique tous les deux ! hi,hi, hi).
Ils sont au-dessus du refuge de Viehla, dans le val d’Aran en Espagne. Lorsque j’ai eu les infos, ils se posaient la question de savoir si le genou d’Oliv permettrait de continuer un peu ce soir. La suite au prochain numéro…

Lydie

6 Réponses

  1. Bonne relèv’ Lydie 😉 Vivement que nos hommes nous racontent plus précisément leurx exploits 😉 !

  2. Le hasard fait que je vais rôder pas loin de la fin de leur promenade dans les dates où ils devraient conclure. Je prévois ma caisse à outil et mes élastiques de chambre à air magiques pour reconstituer le puzzle du squelette d’Olive ?

  3. je trouve qu’ils prennent souvent des douches, ils basculeraient pas un peu « princesse »?

  4. Soyez bons (comme d’hab, quoi!) et « que la force soit avec vous !!! »;

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