Au raid du Poiré, on survit


Jeudi soir, mèl de Gill, des RADO : Olive des Griffons cherche coéquipier de remplacement pour le raid du Poiré sur Vie. Le contrat : tourner avec une équipe de néophytes formée de sa sœur Sophie et d’un copain à elle, Nico, afin de leur faire découvrir le monde étrange du raid, à l’occasion du quarantième anniversaire de la dame, débarquée tout droit de Mexico pour l’occasion.

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Un autre Oliv, celui des Flyings, saute sur l’occasion de faire ce raid qu’il sentait bien mais pour lequel il n’avait pas réussi à monter d’équipe, tous les prétendants (Titi, The Perrine Machine, Titi Cuistot,  Philinox, Sergueï, David M, Laurent L, Séb, Kikos) ayant sorti un joker plus ou moins bidon, à l’exception des stars de l’assoce, engagés sur le Raid Orientation Civraisien le même week-end et de Gill, déjà inscrit dans une équipe RADO sur le raid du Poiré.

Bilan :

Un concept original. Plus de 16 h de course, en deux étapes. Une partie de nuit. 250 balises. Un tracé en pétales de marguerite. Impossible de tout shooter, des options à prendre, un classement au nombre de balises. Pas possible de se situer par rapport aux autres équipes tant que la ligne n’est pas franchie. Un raid qui fait marcher la tête et les jambes.

Des sections en pagaille. Un tas de cartes, type IOF, fabriquées pour l’occasion.

Tous les pointages au doigt. Le chronométrage Chronoraid avec résultats instantané. Une logistique impressionnante et bien huilée, beaucoup de bénévoles au jus, les repas dans des réfectoires de collèges, le transport des sacs, des VTT…

Du beau monde sur la ligne de départ : la plupart des gros teams du Grand Ouest ont répondu présent pour cette première édition.

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Le CR de la novice :

J’ai beaucoup aimé l’esprit du raid : faire équipe (merci les OlivierS et Nico !), la bienveillance de l’orga et des bénévoles, les perles des débutants (Nico en winner absolu : on nous les apporte les vélos ?? Faut marcher là-dedans ?? Ca va faire des ampoules aux pieds…!! Oh là là, mais moi les ptits dèj à 1h30 du mat, chuis pas habitué) ;  les sensations aussi : physiques (forcement…), visuelles (les vaches et les éoliennes sur fond de lever du soleil – tout en se disant « p…, encore 6 heures d’effort »!), olfactives (l’odeur de la nature – ca manque parfois a Mexico), tactiles (aaah, les ronces sur les mollets…), auditives (le doux bruit du biiiip du doigt électronique);  sans oublier le  travail mental associé à ce type d’efforts… et se rendre compte au passage de la puissance de petits mots et gestes des coéquipiers, pour avoir la force de repartir (Ca va ? Aller, c’est bien, continue ! Attends moi là, je vais en chercher 10 et je reviens…) ;  enfin, l’aspect technique de l’épreuve, à peine effleuré ce week-end, mais qui doit sûrement demander une bonne dose de prépa avant de se l’approprier (depuis le maniement de la boussole jusqu’à la lecture des cartes, road book ou du tracé allemand).

Pour avoir côtoyé brièvement le monde du triathlon longue distance… on entre là dans un univers aux dimensions bigrement plus complexes et plus stimulantes.

Le genre d’expérience qui marque, qui donne la gueule de bois et envie d’en remettre une rasade très vite

… addictif, en somme.

Sophie

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Trois petits moments de pur bonheur qui nous ont été offerts par Nico :

* (déjà évoqué par Sophie) 2 h 15 du mat’, on stationne à la porte du gymnase, en attendant d’être conviés dans la chambre d’appel pour la deuxième journée de raid. Nico interroge : « Et les vélos ? Ils nous les amènent ? » Grosse marrade des 2 Oliv’s…

* Section VTT dans un single en sous-bois, Olive mène le train, Nico dans sa roue. Soudain, grosse descente bien virile, le leader plonge dans la pente… Gros coup de flip de Nico, pression exagérée sur le frein avant qui implique forcément une catastrophe : le vélo se verticalise, Nico effectue un grand écart facial du plus bel effet pour faire passer ses deux jambes par-dessus le guidon, pensant même à tendre la pointe des pieds, ce qui lui vaudra une très bonne note artistique, le juge Russe lui attribuant un excellent 5,5 amplement justifié. Nico enchaîne par un dévalage de pente à donf, concomitant avec un hurlement de trouille n’ayant rien à envier à la bande son d’un film d’horreur de série B. Il réussit malgré tout à finir en bas en entier, et sur ses deux jambes… sous les applaudissements du public.

* Dernier tour de piste, ça sent l’écurie. Les hurlements des spectateurs et les clameurs du micro donnent un coup de fouet à Nico, plutôt à la ramasse le second jour, qui s’élance à grands coups de pédales autour du stade pour passer sous l’arche d’arrivée comme un Prince. Nous, derrière, on n’a pas eu le temps de lui expliquer que ça serait sympa de franchir la ligne à quatre…

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2 Réponses

  1. Merci à Gill pour sa recherche d’équipier et à Oliv pour sa disponibilité sur ce raid de psychopathes de la balise. Un excellent moment de communion avec une nature très généreuse, à la grande surprise de Nico sur certains passages, et un grand bol de chlorophylle pour Sophie qui a su  »apprécier » ces instants.

  2. pour les stars de l’assoce tu parlais de filles ? parceque nous on a n’a fait ni’importnawak à civray ! (bon faut bien les faire mousser un peu les fififilles pour les rassurer avant le AAR…)
    compte rendu du ROC prochainement…
    ju

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