Canyons d’automne – Formiga Yara et via ferrata Bierge


Mercredi, on démarre donc par le Formiga. On a pris la météo la veille, ça reste stable, et surtout pas de risque d’orage. Une expérience précédente, en compagnie de Magic Daniel, dans un canyon de l’arrière-pays Niçois qui aurait pu se terminer de façon dramatique nous a rendu circonspects.

Petite marche d’approche qui longe en hauteur, sur des balcons, le canyon en rive gauche. En contrebas, l’eau gronde dans les gorges étroites et obscures. Le soleil, bas en cette saison, a du mal à s’immiscer entre les parois verticales.

 

Après un premier rappel, on s’équipe sur un rocher, au bord de l’eau. Y’a un gros débit, alors va pas falloir jouer les gros débiles… Comme ça va être aquatique, on démarre direct avec la cagoule. Première mise à l’eau : c’est pas si pire ! La caillitude reste gérable… On se permet de rechercher des passages ludiques entre les blocs.

 

La vigilance reste de rigueur, mais l’esprit vagabonde… Je me rappelle les marcassins qui, tout petits, s’éclataient bien dans ce genre d’activité. Flashs back…

 

Comme quoi, le canyon c’est comme la bicyclette, faut les faire commencer de bonne heure. Et pas hésiter à leur retirer les roulettes…

Quelques sauts – un seul un peu limite en hauteur d’eau dans la vasque de réception, mais sans conséquence fâcheuse – quelques rappels sous cascade, quelques toboggans, un épisode comique dans un passage d’eau stagnante au milieu des crapauds, et nous voilà bientôt arrivé au terme de la descente.

 

On déballe tout notre barda sur le parking pour le faire sécher au grand soleil. Un groupe conséquent d’une douzaine de canyoneurs en marcels néo ou en combis, adultes et ados, débarque alors. Ce sont des « pays » du Sept-Neuf et de la Vienne. Ils attaquent le canyon en début d’après-midi, avec, dans le tas, des personnes qui feront ici leurs premiers rappels, certains équipés de combis un peu lights. Avec un tel groupe, l’attente sera sûrement longue en haut des franchissements et il n’est pas impossible que leur expé se termine à la nuit naissante… On n’ose leur demander s’ils ont prévu des frontales dans les bidons étanches, le chef de groupe a l’air tellement sûr de son fait.

Pour notre part, après un solide repas, on rejoint Bierge pour parcourir la via ferrata. La piste qui conduit au spot passe à côté d’une aire impressionnante de concentration de vautours fauves, il y en a des dizaines, sûrement des centaines ! On reste un bon moment à les observer décoller, voler et à les filmer.

Ensuite on part faire la via, qu’on mettra sept minutes à parcourir, car, à part courir, on n’a rien fait d’autre que les guignols entre les câbles, sans prendre le temps de s’assurer. C’est pô bien, on sait…

 

Une navette en véhicule nous emmène ensuite au bord de l’embalse de Vadiello, grande retenue perdue au bout du monde, qui alimente en eau la ville de Huesca. Nous installons notre camp de base sur un parking à la nuit tombée, pour éviter de se faire jeter par la Guardia.

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3 Réponses

  1. En fait, c’est comme à Aqualand ?
    Sérieusement, c’est magnifique !

  2. Salut Olive et Kikos!!! Un petit bonjour de Luc, si vous passez par toulouse, hésitez pas à vous arrêter!!! Cela me rappelle grave le « tapas ou ça casse » que j’avais loupé il y a très longtemps ^^. Vous avez un fiacre incroyable, car ils avaient pas annoncé que du bô! Passages spendides, canyons magnifiques, équipe débile, bref c’est du solide.
    A bientôt!

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