Canyons d’automne – Barranco d’Otin


Mardi, on a prévu de faire le Baranco d’Otin qui doit être exceptionnellement en eau à cette époque. On se gare à Rodellar et on attaque la marche d’approche dans le cadre majestueux de la vallée du Mascun, au milieu des dauphins.

Après la longue montée parmi les vautours fauves, on arrive sur le plateau et bientôt s’amorce la descente vers le barranco. Effectivement, il y a de l’eau et le premier grand rappel de 40 m se fera en partie sous cascade.

Plus bas, les vasques sont bien remplies, on saute quand ça ne craint pas, on descend en rappel quand on doute de la profondeur ou quand la turbidité empêche de déceler les branches ou blocs immergés. La marmite piège que l’on connaissait à sec et qui nécessite habituellement une corde fixe pour s’en échapper est remplie à ras bord, elle se passe alors sans problème en nageant.

Nous voilà bientôt arrivés aux deux grands rappels finaux, eux aussi en eau, qui nous conduisent dans la fin du Mascun, après l’arche typique d’El Beso.

Une belle marche de retour nous ramène à Rodellar. On prend le temps, au passage, de suivre les évolutions des grimpeurs de haut niveau engagés dans les monstrueux surplombs de cette Mecque de l’escalade.

Plus loin, on observe, avec une sincère admiration, une famille de randonneurs engagée dans la traversée du Mascun, sur un gué. Ils sont équipés de grosses chaussures rigides, de bâtons de marche, et leur chorégraphie pataude sur les galets glissants nous captive un bon moment. Nous restons en embuscade, pour ne pas leur mettre la pression. Puis, lorsqu’ils ont disparu dans la végèt’, on traverse à donf, dans de grandes éclaboussures…

Lorsqu’on atteint Rodellar, on est une nouvelle fois surpris en prenant connaissance de l’heure. Comme notre progression a été bien rythmée, sans complications notables, on éclate les estimations d’horaires données par le topo. Il n’est pas 15 heures, alors qu’on pensait clôturer la journée vers 17 ou 18 heures, vu notre heure de décollage du matin, plutôt style Club Méd’. Une journée bien intense, où l’on n’a guère eu l’occasion de s’ennuyer. Le principe de remplitude, une fois de plus…

On se restaure sur un muret au soleil. Un jeune Allemand vient nous questionner sur les possibilités de dormage à l’arrache dans la pampa, sans se faire gauler par la Guardia. Il a sans doute décelé en nous des grands connaisseurs du secteur…

En fin de journée, on gagne Bierge pour une bonne soirée avec les Nantais et leur bande.

Comme l’eau était très froide dans Otin, les doigts instantanément gelés dans les gants troués, on décide de reconsidérer notre projet du lendemain – le Gorgas Negras suivi du Barrazil – course très longue et très aquatique, qui nécessite déjà une belle journée de crapahut en conditions normales. Petit mental…

Finalement on optera pour le Formiga Yara le matin, canyon aquatique, court et ludique, puis la Via Ferrata de Bierge pour se réchauffer l’après-midi, dont Maryannick nous a vanté les mérites…

 

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4 Réponses

  1. Les paysages doivent être magnifiques…Heureusement que vous n’avez pas le même temps qu’un certain we de raid dans l’Herault y’a qq jours…

  2. La suite !…La suite !… La suite !…

    Sylvie

  3. Somptueux! J’y étais pour mes 13 ans, c’est mon moment nostalgique à moi…

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