CO2 des Echappés de Mélusine – Octobre 2012


Par un beau dimanche matin d’octobre, nous allâmes à Mervent pour cueillir des balises, à l’invitation de l’assoce des Echappés de Mélusine

Avant la course

Ce fût à la stupéfaction générale que Marie arriva avec seulement 2 minutes de retard sur le lieu de rendez-vous. Le jour n’était pas encore levé quand nous prîmes la Route de Nantes. Bewa gérait le copilotage avec une grande maîtrise jusqu’au moment où le doute s’est installé à Saint Hilaire des Loges, et les premières tensions sont apparues dans l’équipage des 2B, chargés de livrer les 2 équipes sur le lieu de la manifestation.

L’équipe mixte se gaussait à juste raison, se disant que ça promettait pour la suite, lorsque les deux pingouins seraient livrés à eux-mêmes dans la forêt… Les différentes écoles d’orientation s’affrontaient avec véhémence, certains préconisant une attaque frontale à l’arrache par les petites routes, d’autres prônant la sécurité par les grands extérieurs.

C’est le moment que choisirent les 2B pour se lancer dans le remake du film « Le chat », cherchant à s’auto-dédouaner quand à la non production d’un CR du Raid Sérial, vieux d’une semaine déjà. A l’heure actuelle, nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous dire lequel des deux était Jean Gabin, et qui jouait le rôle de Simone Signoret…

Bref nous voilà dans la place, les pieds dans les flaques, tout baigne ! La première difficulté consiste à garer le véhicule à moins de 10 km du point de départ. Le team organisateur est souriant et en place. La dame du PC course ne cille pas à la vue de nos certificats médicaux délivré par le bon vieux docteur…

Il nous reste à gagner le lieu de distribution des cartes. Après un échauffement digne d’une équipe semi professionnelle de twirling bâton, nous sommes confrontés à un incroyable accident technique : l’explosion chafouine de la poche à eau du Camel Back d’Oliv, fraichement gagné au raid des Sérials le week-end précédent. Pourquoi faut-il toujours que ça tombe sur lui ? On avait pourtant tous les quatre le même Camel, et un seul a perdu les eaux. Jusqu’à quand la Grande Malédiction s’arrêtera-t-elle ?

Maintenant c’est chacun pour sa peau, chaque équipe va donner le meilleur, ou le moins pire, c’est selon… Les 2B s’élancent en premier.

CR des 2B : Bewa et Bréva, les Gars du PC course :

Après 3 minutes d’analyse de la carte, nous décidons d’en explorer en priorité la partie Sud pour ramasser un maximum de balises, sans réellement regarder la valeur de celles-ci, et de finir par le Nord, s’il nous reste encore un peu de temps. Finalement, il s’avère que ce fut un choix plutôt payant, on récupère 18 balises pour 400 points au Sud et une misérable petite balise au Nord pour 30 points, après avoir jardiné 10 bonnes minutes.

Du coup, petite accélération pour rentrer, histoire de ne pas prendre de pénalités de dépassement de barrière horaire. Contrat rempli : on arrive avec 2 minutes d’avance, avec un classement meilleur que notre numéro de dossard (71èmes avec le dossard 73).

Au final, une très belle C.O. dans un terrain de jeu très sympa qui a valu à Bewa de nombreuses insultes et noms d’oiseaux plus improbables les uns que les autres de la part de son équipier, qui trouve que le fractionné c’est bien mais point trop n’en faut….

CR de l’équipe mixte, Canal Hystérique, de Marie et Oliv :

Prise de carte quelques minutes après les 2B, le temps de vérifier que nous avons nos boussoles et le carton, étape préalable impérative pour notre équipe où le Grand Nimportnawak peut être convié à chaque instant.

Echelle  au 1/10000, 710 pts à prendre avec des balises à 40, 30, 20 et 10 pts. On laisse d’entrée une boucle au Nord-Est  proche de l’arrivée, dont le sort sera scellé en fin de course.

Oliv propose de commencer par la 20 et la 2, une bonne option, puis on part dans le sens anti-horaire, vers le Sud-Est. Les balises s’enchaînent, la carte est précise, et nous aussi, excepté sur deux ou trois balises que la chance nous aidera à trouver sans trop de dégâts et aussi une ch’tite erreur de chemin en allant à la 19, juste pour la plaisir d’une belle côte.

Dans les montées, on a une pensée fugace pour l’ékip Flying qui bagarre au même moment à l’Orient’Raid, dans des conditions météo épouvantables, avec des dénivelés psychopatiques…

En milieu de course, après une mauvaise sortie du poste 3, suite à une initiative malencontreuse d’Oliv, on fait brièvement un point chrono-carto et l’idée nous effleure un instant de tenter tout de même la boucle du Nord-Est, peut être au détriment de celle du Nord-Ouest. Les grappes de points sont pesées dans la balance, égalité, on reste donc sur notre idée première.

On passe pointer les 5 balises centrales de la vallée, puis on remonte vers l’Ouest. Le terrain est plus courant, mais le temps de course s’accélère brusquement ! Il reste 20min, après la 22 pour enquiller notre ultime boucle de 5 balises.

La promenade est finie, on se tape dedans, sans faire n’importe quoi sur les azimuts (pas toujours évidents) et on prend nos deux dernières balises à toute volée, bien placées sur notre itinéraire de retour. On finit en 2h 18 min 45s avec 630 pts, sans pression, enfin presque…

La pression, elle viendra après, dans les verres d’abord, puis plus tard, lorsqu’on s’apercevra, à la publication des résultats sur Internet qu’une erreur de correction de carton nous gruge de 10 points, nous reléguant en deuxième place mixte.

Oliv tentera même de se pendre avec le câble RJ45 pour échapper à la persécution du Malin qui poursuit notre équipe mixte depuis le raid des Sérials.

Mais au fait, le chat de Simone et Jean, du début de cette histoire ne serait-il pas noir ? Et ce chat noir ne serait-il pas un des 2B, présents à nos côtés à chaque fois ? La coïncidence est bien étrange… Le doute est installé… Désormais, nous ne les regarderons plus jamais de la même façon…

Finalement, l’orga, contactée illico par la redoutable Marie, armée de sa règle à calcul, son boulier chinois et ses tables trigonométriques, reconnaîtra l’erreur et nous rétablira dans nos droits (1er mixte et 13ème sur 137 au scratch) sans qu’il soit nécessaire de leur envoyer l’avocat de l’assoce…

L’après-course

L’arrivée franchie, nous nous regroupons pour échanger sur nos différentes stratégies. La bière Mélusine coule à flots, Bewa est conquis. Les verres vides s’empilent dans les verres vides, au rythme du ravitaillement attentionné d’Oliv. L’organisation tarde à transmettre les résultats, les fûts désemplissent en conséquence.

Marie cherche désespérément à expliquer son parcours aux 2B qui s’en fichent royalement. Alors Oliv pioche un mec dans l’assistance pour qu’il fasse semblant de s’intéresser à ce qu’elle raconte, afin de laisser les autres s’enivrer en paix.

Les Rados cherchent à nous embrigader dans des trucs abominables aux quatre coins de partout, nous demandons à réfléchir et déclinons dans un premier temps l’invitation.

Quinze bières et deux heures plus tard, les résultats tombent enfin, les 2B sont inclassables, l’équipe mixte est annoncée deuxième (l’erreur du classement ne sera rectifiée que dans la soirée). Nous immortalisons cette victoire par une ch’tite photo sur un podium improvisé.

Nous pouvons arrêter de claquer des dents et aller tranquillement saloper la caisse de Bréva. La-dite caisse git pitoyablement sur le bord du fossé, sur la route déserte. Nous serions donc les derniers à quitter les lieux, un pot de rillettes à la main ?

Pour le retour, Oliv propose deux options : au carrefour en T (et non hanté),  piquer à droite pour refaire à l’envers l’itinéraire pseudo idéal de l’aller, ou bien à gauche par des grandes lignes via Fontenay-Le-Comte. Il laisse le choix à Bréva qui opte bêtement pour la mauvaise option, la plus longue, et la plus chiante.

A l’arrière, Marie trépigne dans l’attente d’un spot propice à évacuer les hectolitres de petite bière de récupération, pas facile à trouver en plein Fontenay-Le-Comte. Finalement, la délivrance viendra d’un roulé-boulé qui la propulsera au pied de l’ancienne voie ferrée.

A Oulmes, grosse sueur froide de Bréva à la vue d’un motard en BMW blanche stationné à un carrefour. Décélération pleine balle, deux doigts dans la bouche pour se faire dégueuler, une poche de bonbecs à la menthe de la Pie qui Chante en urgence… Ouf ! fausse alerte : ce n’était qu’un vieux biker en goguette !

A noter aussi la réponse lapidaire, tout autant qu’assassine à la question qui tue d’Oliv : « Si t’avais tourné avec Vaness, vous seriez allées plus vite ? » Marie répondra sobrement, en dehors de toute considération humanitaire : « Oui… »

Tout cela se finira autour d’un bon plat de nouilles pendant que nous essaierons de remettre de la clartitude dans nos idées pour pondre cet improbable CR, écrit à 8 mains.

 

Une Réponse

  1. Salut les amis Flying ! Quel plaisir de lire vos CR. Je vois que la bière mélusine a toujours autant de succès. Bravo pour votre très belle CO et votre 1ère place en mixte. @+David

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