Marais’Night 2012 : 24 h de C.O. non stop dans le Marais Poitevin


Voilà mon CR. C’est un peu laborieux et scolaire, pas du tout drôle, car pendant un bon moment je n’ai pas rigolé. Mais ce fut aussi un très long et très bon moment ensemble, et je suis bien content d’avoir dit : « je viens ».

SERGUEI

C’est la deuxième édition du 24 heures Marais’night; autant pour la première j’avais signé de suite, sans savoir ce qu’il y avait dedans, autant cette année j’ai attendu le dernier moment. Il faut dire que 15 jours avant je faisais le tour de Belle-ile en courant. Une belle course sur une ile magnifique mais j’étais inscris depuis le 2 Janvier sans penser au Marais.

Finalement, le lundi avant la course je me décide pour trois raisons. 1- Je n’ai trouvé personne pour faire le douze heures avec moi. Que des p’tites bites sur Rennes sauf mon pote Thierry qui fait aussi 24 heures, mais le championnat de France des hamsters ! 2- La météo s’annonce belle et 3- je n’allais pas laisser Olive se faire bouffer par les ragondins. Car le sanglier avait négocié auprès de l’orga un départ en solo …

Samedi matin, la météo est mitigée et les prévisions plutôt humides. Je suis sur le terrain (de foot) à 09h30. Je retrouve Olive 10 minutes plus tard. Sur ce coup là, on ne devrait pas partir à l’arrache. On a le temps de découper les cartes et les defs pour que cela rentre dans les pochettes congélations A3. Et surtout de tracer le déroulé sur les deux premières cartes. Et cette année Kolia nous a gâté : pas de 1/35000 de liaison mal photocopiées. Que de la belle et grande carte pour les yeux fatigués des vieux. C’est bien simple, je n’ai pas sorti les lunettes, ni la loupe !

Notre tactique est simple, on fonce ratisser les marais tant qu’il fait jour et on ne laisse rien derrière, résultat on les nique tous.

On a tenu le plan, enfin la première partie, car la nuit est tombée et la pluie aussi, à partir de 16h, avec du bon gros vent dans la face. Et là, c’est moins bon car j’ai le moral facilement soluble dans l’eau surtout froide. A la fin de notre troisième carte, vers 22h, j’en ai marre, je veux rentrer chez ma mère et je le fais savoir. En fin et vieux renard qu’il est, Olive sort alors un maillot sec à manches longues de son sac, pour moi c’est comme un deuxième départ instantané. On retournera même sur cette foutue balise 13 (rejet de peuplier) au milieu d’une forêt de rejets de peupliers, que je n’avais pas trouvée, sans la trouver.

Le reste de la course (9 heures quand même, après un arrêt au stand entre minuit et une heure et quart, au stade de Saint-Georges) sera plus plan-plan. Il ne pleut plus, pourtant nous nous sommes équipés au ravitaillement. La fatigue arrive, mais nous marchons encore bien et, au petit jour, le dernier choix tactique est fait. Nous ne passerons pas au delà de la voie ferrée qui barre la carte du Bourdet. On ramassera quasiment tout ce qui traine encore, pour rentrer les premiers à 9h 45.

Si la course ne nous a pas réservé d’aventures comiques, dangereuses, ou pittoresques, en revanche elle nous a offert de 3 belles rencontres :

La première est ce café offert par un couple de retraités qui nous ont invités sans façons : « Mais on va tout salir avec nos chaussures sales » ; « Mais penses tu, on est à la campagne ». Je ne connais pas leur nom mais je sais qu’avec leur bonhommie et leur bonheur d’être vivants ensemble après 62 ans de mariage, de s’aimer encore mais « différemment » et sans doute plus, je me souviendrai longtemps d’eux.

La deuxième est celle de cet éleveur qui apportait une balle de foin à ses vaches. Nous venions de rentrer dans son champ pour chercher une souche. Il s’est montré très intéressé par notre discipline. Mais comme le couple précédent, il ne s’est pas étonné, ni ne nous a qualifié de fous, en apprenant que nous allions courir les marais pendant le jour et la nuit. Sans doute juste la curiosité des gens simples qui ont travaillé et travaillent dur et longtemps avec leur corps sans en tirer gloire, et qui ne voyaient donc pas en nous des phénomènes.

La dernière rencontre fut avec un hibou petit duc avec ses plumes en sourcils caractéristiques. Je n’avais jamais vu vivant à deux mètres un oiseau qui à la fois nous tournait le dos et nous regardait en face. Pauvre hibou, nous avons du lui pourrir une bonne partie de sa chasse nocturne avec la lumière que nous lui avons projeté dans les mirettes. Il n’a même pas fait HOUHOU !

SERGUEI

Beau doublé pour les deux Equipes Flying Avent’Hure,

sur le 3 H et sur le 24 H !

A LIRE AUSSI :

Le CR de l’édition 2011

Le CR de Gill, sur le site des RADO

Le CR de Ju et Vaness, sur le 3H

Le site des organisateurs : BOURDET TEAM

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