Récit HRP 2012 par Kikos


 

Hésite pas, Résiste, Progresse

 

La HRP est un sport inventé par des psychopathes qui se joue à deux durant sept jours et, à la fin, ce sont toujours les ampoules qui gagnent…

Il est vrai que la conclusion de notre histoire peut prêter à sourire. Mais il ne faut pas rester sur cette première impression, celle de deux clowns embarqués dans une galère pas possible.

En rentrant un soir chez Oliv, celui-ci m’annonce qu’il compte réaliser la traversée des Pyrénées par la Haute Route Pyrénéene. M’engager dans cette aventure me dit bien, mais étant dans la préparation d’un concours, je reste assez évasif sur ma participation. Ce sera donc Oliv qui se tapera toute la préparation (cartes et matos). Il ne le reconnaîtra jamais, car il aime bien cette image de mec qui part à l’arrache, mais dès qu’il s’agit de s’engager dans un truc long, dur, pouvant être dangereux, il sait être rigoureux. Ainsi, pendant plusieurs mois, il va se renseigner sur des sites, éplucher des topos et ainsi pondre une belle liste de ‘tos et également des belles cartes plastifiées avec résumé des différentes étapes.

Quelques jours avant le départ, grâce au site « covoiturage.fr », nous trouvons une personne qui nous emmenera jusqu’à Bayonne. Ce sera Alain et, ce que l’on comprendra plus tard, c’est qu’il n’est pas sur la route pour perdre de temps (doux euphémisme…). Nous aurions préféré être déposés à Hendaye, mais impossible de trouver une personne nous emmenant là-bas. On improvisera.

Après un court trajet de 4h, et ce malgré du monde sur la route, notre covoitureur nous propose de nous déposer (catapulter !) à la gare pour enchaîner sur Hendaye par le train. On approuve. Ni une, ni deux nous voilà à la gare à 18h29, pour un train à 18h33. 4 minutes pour acheter deux billets, on a vu pire… Sauf qu’une mamie, qui galère à ranger son porte-monnaie devant nous, fait monter le stress. Après l’avoir poussée dans les orties, nous récupérons les deux précieux sésames et sautons dans la loco’. Il est 18h32. Ouf ! J’ai eu peur pendant un temps que cette aventure soit un peu trop organisée. Après un petit auto-stop de la gare pour aller jusqu’à la plage, photos de circonstance, changement de fringues et cap à l’Est avec nos sacs sur les épaules…

Oui, nos sacs, sacrés sacs, p… de sacs. Il faut en parler, car si il y a bien une chose qui, au moins dans un premier temps, nous raccrochera à la réalité, nous empêchera de rêvasser, ce sera bien les sacs. 22Kg chacun, vissés sur notre dos, ça donne à réfléchir. Enfin réfléchir, surtout penser à quelle nouvelle position adopter pour nous soulager toute les 5 minutes. L’autonomie, la volonté de ne pas dépendre des refuges a un prix. Tout au long de l’aventure, parce que notre corps s’adaptera mais aussi surtout parce qu’on n’hésitera pas à bien manger pour s’alléger, notre sac nous paraîtra un peu moins lourd.
Donc, maintenant, il est 19h30, c’est direction la Méditérannée ! Après la plage d’Hendaye, on commence à s’élever au dessus de la ville par des collines, on passe la N10, on s’éloigne de la civilisation progressivement. On prend réellement conscience du poid de nos sacs, ça pique les épaules, notre rythme est quand même bien soutenu. La traversée est donnée en 41 étapes, notre objectif est de plutôt s’approcher d’une trentaine de jours.

Dans cette optique, on essaye d’avaler le plus rapidement possible ce premier tronçon. On arrive vers 22h00 au col d’Osin, première moitiée de notre étape. Se met alors en place notre petit rituel d’installation de camp, celui-ci restera immuable jusqu’à la fin de notre périple : Oliv prépare à manger pendant que je monte la tente. On est sur un spot super plat, herbe rase, jolie vue, il fait beau : la belle vie, quoi !

Après la visite nocturne d’un cheval venu brouter à côté de notre tente, réveil à 7h. Tous nos réveils suivant tourneront autour de cet horaire. Pliage de la tente pendant la préparation du petit déj, toilettage et rangement des sacs. Il est 8h, on est prêt à attaquer notre première vraie journée de HRP. L’objectif est de finir cette première étape et de si possible bien entamer, voire finir la seconde – la plus longue en kilomètres – de la traversée. Un objectif tout à fait psychopathique et bien dans l’esprit.

La machine est lancée, on contourne La Rhune par le sud et on arrive à col de Lizuniaga où nous attend notre premier vrai point d’eau. Tout au long de la traversée, la gestion de l’eau va avoir un rôle important. En effet, on a chacun des bouteilles de 2 ou 3 litres sur le dos, et donc 2 ou 3 kg. À chaque point d’eau on va se poser la question de savoir si il faut remplir à fond ? Le prochain point d’eau est-il loin ? Nous restera-t-il assez pour le repas du soir et le petit déj ? En cette première journée, la question ne se pose pas. Il fait très chaud, on boit comme des trous, on charge à fond !

On avale du km dans cette étape. On improvise des micro-siestes à l’ombre. On a toujours la caisse. Au bout d’une dizaine d’heures de marche avec quelques kilos dans le dos, le temps commence à se couvrir, on entend l’orage au loin, des petites goutes tombent. On s’arrête ? N’est ce pas un peu risqué ? La volonté d’écourter le plus possible chaque étape l’emporte. On va continuer 1h30 jusqu’à ce que la fatigue nous gagne. On se rabat, dans une montée, sur les vestiges d’une bergerie abandonnée des hommes mais pas des moutons.

On est à 2h30 de la fin de la seconde étape. Il commence à faire froid, on s’installe et on mange rapidement pour aller se coucher. Pour Oliv’, c’est le début de la galère, les ampoules arrivent et ne le lacheront plus jusqu’à la fin de l’aventure. Mal tendue, la tente prend l’eau et doit être bricolée pendant la nuit, sous la pluie.

Cette troisième journée va être bien productive, comme la seconde. L’étape 2 sera terminée, la 3 pliée et la 4 entamée dans la soirée.

Rituels du matin et c’est parti ! Il ne fait pas très beau ce matin, mais la vue est dégagée. Ainsi on profite, sur les crêtes, des blokaus construits par Franco pour empêcher ses concitoyens de sortir du pays.

On commence à manquer d’eau, heureusement on croise, lors de la descente vers Elizondo, une source bienvenue et ensuite une sorte de parking où la présence en abondance d’eau (ainsi que des poneys…), nous permet même de nous laver correctement. Arrivés à Elizondo, ravitaillement au pied de l’église puis on attaque le col de Urbalo. Il refait à nouveau bien chaud.C’est une montée longue et bien physique où chaque personne que nous croisons nous annonce le col à 1h00, même si on la croise une heure après la précédente… Arrivés au col, on recharge l’eau dans un refuge et on tente de rejoindre la frontière Française par un chemin en contrebas des crêtes. Pris dans notre rythme de croisière, on loupe un croisement, ce qui nous oblige à faire un détour. Ce sera une de nos seules erreurs d’aiguillage.

Toujours sous un beau soleil, Oliv’ parcourant en tongs son chemin de croix avec ses ampoules, nous descendons vers la France. Aux Aldudes précisemment, où notre objectif est de nous ravitailler en pain. Arrivés à l’entrée du village, nous commençons à chercher des yeux l’alimentation. On ne l’a pas encore aperçue, qu’une question saugrenue fait tilt dans notre tête : quel jour sommes nous aujourd’hui ? Eh oui, on est dimanche ! C’est pô de bol ça ! Alors que je lézarde sur le banc de l’église, Oliv’ s’en va demander l’aumône du pain, ce qu’il réussi très bien auprès d’un couple de personnes âgées qui sortent pour nous une baguette de leur congélo.

Après avoir remercié nos bienfaiteurs, nous attaquons une montée au dessus des Aldudes et, par la même occasion, le début de l’étape 4. Au bout d’une heure et demie, avec la fatigue, le mauvais temps qui s’installe et la vue d’un beau spot à dormage, on décide d’arrêter pour aujourd’hui et de se poser tranquillement.

On peut ainsi profiter de ces instants pour admirer le paysage, envoyer des infos à Hug « Reuter » qui, courageusement, rend compte de nos pathétiques exploits et Oliv’ peut laborieusement tenter sans succès de réparer ses trous au pied. On se couche tôt.

« Ding dong, il est 7h00 ! C’est ton horloge biologique qui te parle ». Et c’est reparti pour un tour.

Aujourd’hui, il ne fait pas beau, c’est un délicieux « fog » anglais qui nous entoure et ne nous quittera pas jusqu’à la fin de notre aventure. La seule variation que l’on aura sera due aux gouttes, petites ou grosses. Et, pour mettre un peu d’ambiance, il y aura quelques fois pas mal de vent.

Notre objectif de la journée est de plier cette étape et de commencer l’autre. Il y a 1500m de dénivelé positif de prévu : ça va grimper ! On commence par le col de Roncevaux. Oliv’ arrive de moins en moins à cacher sa souffrance, surtout quand, tel un pélerin de St Jacques (ou un Hollandais en vacances…, au choix), il se balade en chaussettes et tongs pour aérer ses pieds. Après le col de Roncevaux, nous attend le col Lepoeder à 1700m. Principalement réalisée sur une petite route, cette montée n’en demeure pas moins bien physique. Alors que l’on ne croise personne, arrivés au col, c’est un défilé de pélerins de St Jacques. En plus, tel un signe divin, le soleil réapparaît brièvement, pour une heure. Le temps de manger, faire une petite sieste et permettre à Oliv’ de faire sêcher ses ampoules à la vue de tout le monde. Je pense que ces ampoules en auront traumatisé plus d’un. Alors que certains passaient à côté de nous en se signant, d’autres préféraient se jeter dans le vide face à cette manifestation de l’anté-Christ. Après avoir essuyé une pluie de coquilles vides, et avant le parachutage d’un exorciste, nous avons décidé de décamper ! Heureusement, le « gentil » brouillard réapparait pour nous cacher et ainsi nous permettre de redescendre tranquillement vers notre prochain objectif. Ce prochain but ne va pas être de tout repos, parce que notre topo est de 2006, et donc les infos un peu périmées, parce que les Espagnols ont des cartes pourries, parce que l’alignement des planètes ne nous était pas favorable, on va galérer pour trouver le col suivant. En parlant de cartes, je ne comprend toujours pas pourquoi Franco a fait construire ces blokaus. Pour empêcher ses concitoyens de sortir du pays, il suffisait simplement de leur fournir une carte espagnole, se perdre est assuré…

Une fois le col franchi, et donc l’étape officielle finie, nous arrivons à un petit refuge de chasseur, bien sec et douillet. Dilemme ! il n’est que 18h00, on ne marche « que » depuis dix heures et il reste encore du chemin à parcourir. Mus par la volonté d’avancer sans cesse, on décide d’enquiller. Terrible erreur, comme nous le comprendrons plus tard. Le nouvel objectif est de se rapprocher le plus possible d’une rivière en contrebas. Alors que nous marchons dans la pampa, avec des herbes hautes bien glissantes, dans une pente à la limite du devers… , Oliv’ décide que l’endroit est « idéal » pour s’arrêter. Ce sont plutôt ses ampoules qui parlent à travers lui. Alors que nous venions de quitter il y a ¾ d’heure un petit nid douillet, nous nous retrouvons à monter la tente dans une cuvette d’herbes hautes. Bien sûr, la tente ne résiste pas et elle prend courageusement l’eau. On s’installe cinq minutes dans celle-ci et on prend conscience que l’on va passer une nuit de merde avec des duvets qui vont prendre l’eau. On démonte alors la tente, refaisons les sacs sous la pluie, armés de notre slip et de notre poncho puis nous la réinstallons un peu plus en amont, sur un terrain plus plat et sans hautes herbes. Mais le mal est fait, notre nuit sera merdique. C’est notre punition, on ne montre pas impunément des pieds aussi pourris à des envoyés de Dieu…

Réveil dans une ambiance bien humide. Ça n’a pas loupé, avec le vent et les herbes hautes, la flotte est rentrée et a pénétré nos sacs de couchage. On prend vite fait notre petit déj dans la tente et on enchaîne. On continue de descendre vers la rivière, le brouillard ne nous lache pas, le sol est glissant. Quand ce ne sont pas les hautes herbes humides, ce sont les pierres ou la boue qui nous font nous vautrer. Oliv’, qui a adopté les bâtons depuis le matin, souffre encore plus lors des descentes sportives. Arrivés au bord du ruisseau, notre première grosse ascension de l’étape se présente.

Tels des funambules surchargés, notre progression va être aérienne. Le chemin est ridiculement pas large et la pente bien verticale. Il faut faire gaffe où l’on marche pour éviter une chute que l’on suppose douloureuse, longue, incontrôlable et au dénouement potentionnellement mortel. Une fois au col, on souffle un coup puis direction le pied d’une nouvelle montée. À la différence de la précédente, celle-ci se fera à « l’arrache ». Il n’existe aucun chemin, l’ascension se fait à l’azimut dans une belle pente herbeuse, cerné par le brouillard avec aucune visibilité, seules des vaches lachées dans la pampa nous accompagnent.

Après ce col, une longue marche nous attend, direction le col d’Iraty sur le GR10. Oliv’ est en galère mais on adopte un bon petit rythme. En effet, parce que notre tente et nos duvets sont trempés, parce qu’on espère pouvoir faire un peu sêcher ces satanées ampoules, on décide de passer la nuit dans le refuge mentionné dans le topo. Comme on n’a pas pu réserver et qu’il est indiqué qu’il n’y a que 25 places, notre objectif est de bombarder pour dépasser toutes les personnes présentes entre nous et le châlet. Bienheureux les petits coucous qui s’enflamment à essayer de suivre deux bombardiers russes lourdement chargés mais au mental bien affuté ! La suite de leur ascension a du leur paraitre bien longue une fois qu’ils nous ont vu disparaitre définitivement au coin du chemin…

Une fois au col d’Iraty, on comprend qu’il n’y a en réalité qu’un complexe touristique, notre refuge étant plus bas dans la vallée. Après avoir organisé un aller-retour pour se retrouver au même point le lendemain matin à 8h00, et après avoir réalisé nos premières courses de ravitaillement, on rejoint le chalet. Le repas y sera bien bon et on va pouvoir y passer une nuit agréable à faire sécher nos affaires.
Après cet agréable séjour chez les « civilisés », nous attaquons, sans le savoir, notre dernière journée de marche. Bien sûr, le brouillard est toujours de la partie, la visibilité est nulle. C’est donc encore à l’azimut et à l’altimètre que l’on va rejoindre notre premier « 2000 », le pic d’Orhy. On se déplace sur la crête, le chemin est quelquefois bien vertical, avec des passages d’escalade et de désescalade en IV, il y a du gros vent et de la pluie.

Une fois au sommet, les nuages semblent moins denses et laissent un peu passer la chaleur du soleil. Photos de circonstance et on attaque la descente, direction le col du Port de Larrau.

Evidemment, on marche à peine ¼ d’heure et il faut déjà se rhabiller, il fait toujours aussi moche en dessous de 1700 m. Arrivé au col, on décide, en concertation avec les ampoules d’Oliv’ de rejoindre l’abri de fin d’étape par une route de berger et non pas par les crêtes. C’est moins traumatisant et les crêtes sont fortement déconseillées par temps de brouillard épais.

S’ensuit donc 6km sur un chemin carrossable. Oliv’ se trimballe maintenant une tendinite puisqu’il doit sans cesse compenser son pied-bot. On arrive enfin à l’abri, il était temps pour Oliv’ qui prend 30 ans de plus dans chaque descente et même sur le plat maintenant. Cette petite maison est très agréable, on commence à décharger notre matos pour le faire sécher et préparer notre nuit.
A peine installé, la sentence tombe : Oliv’ ne veut pas risquer une amputation prématurée, on va arrêter l’aventure ici. On prévient nos compagnes et Hug’. Celui-ci n’en croyant pas ses oreilles, nous rappelle immédiatement pour avoir plus de détails.

Parce qu’on n’aura plus besoin de toute cette bouffe, le repas va être pantagruélique ! On allume laborieusement un feu pour qu’Oliv’ sêche un peu. Après avoir très longtemps veillé, à se raconter des histoires qui font peur à base d’ampoules mangeuses d’Hommes, on se couche terrassés, il est quand même 20h ! (je ne pense pas que les gallinacées soient déjà couchées à la maison…).

Voilà, nous attaquons notre dernière journée. Celle-ci va être consacrée à remonter chez nous en stop.

Pour les détails, je vous renvoie vers le résumé d’Oliv’ dans le chapitre « bilan« . Juste une petite anecdote : quand on galérait dans le centre-ville de Pau et que l’on voulait rejoindre la sortie de ville, notre binôme a pris une allure très « Europe de l’Est ». Oliv’ Souffrant plus que jamais des pieds, on s’arrêtait régulièrement sur des bancs, près des feux rouges, pour qu’il récupère un peu. Il faut que je vous décrive la scène : Oliv’ récupère sur son banc et donne des conseils avisés, tel un vieux patriarche Roumain : « Tiens, va voir dans ces poubelles pour voir si il n’y a pas de nouveaux cartons. Ensuite, tu remonteras la file des voitures au prochain feu rouge. » Heureusement, la maréchaussée ne nous a pas virés !

En guise de conclusion, je dirai que, même abrégée, cette expédition avec son père a été bien agréable, on s’est bien marré, on a bien souffert aussi… Une belle aventure quoi ! Verra-t-elle une suite ? L’avenir nous le dira…

Avec son talent habituel, SYVINOX a illustré ce récit :

9 Réponses

  1. Bravo encore !!! On comprend la galère vécue par Oliv ! Mais quand vous atteignez ce p’tit nid douillet et que vous souffrez, je ne comprend pas, même si vous ne marchez « que » depuis 10 heures, pourquoi vous décidez de continuer !!!
    bon… Moi je crois que vous recommencerez et réussirez la prochaine fois !
    bravo aussi à Sylvinox.

  2. Beau récit, malgré les images traumatisantes qui nous viennent à l’esprit, au fur et à mesure des paragraphes, çà donne envie……
    Je vous décerne la médaille de Bronze des J.O.HRP, la prochaine fois, vous décrocherez l’or….
    A bientôt,
    Gill

  3. Ca donne vraiment envie…de tenter ça avec une météo correcte !

  4. Quelle ampoule ! Je ne savais pas qu’on pouvait marcher avec ça ! Respect ! Nous avons fait la hrp cet été mais sur un rythme plus raisonnable !

  5. J’ai commencé à lire votre CR, un régal !

  6. Bonsoir ,

    pour l’avoir déja fait, je pense que votre sac était un peu trop lourd!!!
    Pour les prochaines étapes , si je peux me permettre, ne dépassez pas 17/18kl, sauf le passage ou vous devrez emmenés crampon et ou piolet pour les névés.

    En espérant que vous verrez banuyls…….

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