O’Bivwak 2012


Version des élitultratruc (enfin ceux qui ont fait le parcours A : Ju et LKT)

(récit de l’autre équipe en bas de page)

Pour cette 2ième participation, l’effectif des courageux Flying volontaires a considérablement fondu. On passe sous silence les excuses bidon des filles, des tourtereaux (Titi et Drine), et de Bewoa (Oliv est ainsi soulagé de ne pas avoir, cette année,  3  gros sacs à traîner ! hi hi hi…)

Réponse des filles: notre excuse (pas bidon du tout) nous a permis de nous debarrasser des gars et on a pu s’octroiyer un dimanche et lundi entre fille bien optimisé

3 équipes donc : Oliv et Titi cuisto, surclassés grâce au certificat médical fourni par le bon Docteur Philippe N’ Chopp – un pro de la médecine sportive – seule équipe V2 sur le circuit B (z’ont peur de rien…même pas du ridicule !), Ju et moi (LKT), sur le circuit A (on peut y être ridicule sans être surclassé !). Notre objectif est donc de faire mieux que l’année dernière, où on a terminé 11ième. On devrait y arriver, car il n’ y a que 10 équipes sur notre circuit. La troisième équipe est composée d’Elena et Marion, les meufs à Titi, sur le C.

7 heures de route puis nuit agitée à cause de voisins bruyants :  les gars de l’ARA et des RADO ont réussi à venir nous emmerder en s’installant à 1m de nos toiles au beau milieu de la nuit. Même à l’autre bout de la France, on peut pas être tranquille !

Le samedi, on prend  les cartes un peu avant le départ. Il est prévu moins de dénivelé que l’année dernière et pourtant les lignes de niveau nous semblent bien serrées.

Pendant ce temps on profite nous aussi du soleil

Au signal de départ, on part très vite à mon goût, mais Ju allonge déjà ses grandes cannes dans les côtes, malgré la chaleur. On arrive à la prise des feuilles de report, et on trace 15 postes sur 18.

J’assure la balise 1. On est avec une autre équipe du A. On se sépare en allant à la balise 2, mais on s’y retrouve au poste en se tapant un belle côte, alors que eux arrivent par le dessus… on a le sentiment d’avoir pris plus de dénivelé. Balise 3 ensemble, mais ils sortent plus vite du poste. Je ne comprend d’ailleurs pas la direction qu’ils prennent. Du coup, j’ai un doute, Ju doit le sentir, on discute de l’itinéraire, je suis sur une option, Ju pour une autre. D’habitude, c’est vite réglé, mais là on tergiverse. Avec les erreurs que j’ai faites au raid de Nantes, le dénivelé des premiers postes, mes hésitations, je comprend que  Ju se demande si je ne suis pas en train de faire n’importe quoi… Je le suis donc dans sa direction, mais suis un peu perdu du coup. Les transitions sont longues, et le dénivelé toujours important. On a perdu toutes les autres équipes du A. On revient à notre fonctionnement « classique » : J’oriente et Ju contrôle derrière, mais on est à un petit rythme. On marche beaucoup. 6 balises en 3h, le moral est un peu plombé, d’autant plus qu’il fait très chaud.

On garde ce rythme de sénateurs jusqu’au bout, sans faire trop d’erreur.

On pense être les « bons » derniers. On est en fait en 8ième position, à la fin de cette première journée, à plus de 30 minutes des 7ième,à plus d’1h30 des premiers,  mais avec les 9ième à 5 minutes derrière.

On installe la tente, et on attend les autres. Elena et Marion arrivent toutes fraiches et souriantes,  peu de temps après nous, et qui plus est, troisièmes de leur catégorie siouplai !

Oliv et Titi se font attendre comme des princesses, et arrivent nettement plus marqués que les filles, mais un peu moins bien classés qu’elles… Il faut quand même préciser qu’ils nous avaient trimballé notre bouffe toute la journée dans leurs sacs, afin de nous alléger au maximum pour qu’on défende au mieux nos chance sur le circuit A (esprit d’équipe). En plus, ils avaient poussé le sens du sacrifice en embrouillant une équipe de d’jeuns du circuit A, rencontrée à mi-course : ils leur ont raconté tous leurs exploits passés et ceux-ci, les yeux pétillants d’étoiles, sont resté un bon moment à cheminer à leurs côtés, perdant ainsi de vue le chrono et  permettant à notre équipe de pseudo warriors des Flyings, un peu juste physiquement, techniquement et mentalement, de laisser une autre équipe derrière au classement, au soir de la première étape, échappant ainsi à une infammante dernière place (bel esprit d’équipe de leur part, une nouvelle fois…)    

Bouffe, rebouffe, hydratation encore et encore (environ 4 litres chacun sur la journée !), et on se couche.

Pendant ce temps là, on profite de notre soirée nous aussi

Pas de dodo et debout à 4h30, avant le réveil prévu tellement on en a marre de se brasser dans la toile.

Réponse de Marie et Vaness: on taira notre soirée de samedi, enfin surtout celle de Marie qui était notre excuse ! par contre pas d’échec RDV dimanche matin foret de La Coubre à 9h30 pour entrainement CO. Marie arrive avec à peine une demi heure de retard, ce qui est plutot bien pour quelqu’un qui a à peine 2h de sommeil!  Les premiers kilomètres sont un peu douloureux, mais ça passe

On serait même prêt à 6h pour partir en chasse avec les premiers… mais ça ,c’est pas pour nous !!!

Départ 6h30 donc dans la masse. Les jambes ne vont pas trop mal. On prend les feuilles de route, on trace les postes et on repart. Les balises sont plus rapprochées et il y a un peu moins de dénivelé. Après 2 ou 3 postes, on se retrouve  régulièrement avec les 3 équipes du circuit A (classés 5, 6 et 7ième la veille !).

L’une d’elles est très rapide en vitesse de course ( Team Garmin), trottant sans marque d’effort dans des côtes où l’on peine à grimper en marchant, mais elle fait des erreurs d’orient, une autre (Mélange de broons multisport et saint Nazaire raid ) est un peu plus rapide en course, mais fonctionne aussi un peu par à coup, et une troisième (la même que celle avec qui ont avait pris les premiers postes la veille), est sur notre rythme de course, mais attaque et sort des postes plus proprement. On se met dans son sillage. Je dois me contenter de contrôler l’orient en sortie de poste car ils anticipent plus vite que moi. Je prends un petite leçon d’orient et ça ne me fait pas de mal !

Ils nous lâchent quand même un peu de temps en temps au bénéfice de sorties de poste éclaires, mais on recolle sur la vitesse de course .

On tient jusqu’à l’avant dernière balise. On fait encore le 8ième temps au final, mais très proche cette fois des équipes qui nous devancent et à 30 minutes « seulement » des premiers.

On est donc 8ième au final et on ne valait pas mieux. Le compteur affiche 52 km et 2200 m de D+ pour les 2 jours.

Elena et Marion arrivent encore peu après nous, avec le meilleur temps de la journée sur leur catégorie, et 2ième au final. BRAVISSIMO !!!!!!!!!

Maintenant reste à attendre les 2 autres pépères et ça risque de durer !…

Ils arrivent enfin, après avoir pris le temps de quelques photos insolites à l’occasion de conférences historiques qu’ils firent à l’entrée de chaque hameau, et d’un concert qu’ils donnèrent, en toute simplicité à la fin du parcours, pour donner du courage aux concurrents qui en terminaient. Leur marge sur les barrières horaires étant conséquente, ils purent se permettre la perte de temps de ces petits apartés culturels et conviviaux, le podium leur étant déjà acquis dans leur catégorie.

Après la CO on file à la plage pour une petite session de surf:

puis on va se dorer la pilule au bord de la piscine:

plutôt cool comme WE

Version des SuperV2 (ceux qui ont fait le parcours B : Oliv et Titi cuistot)

Tout a commencé par un email d’Oliv me disant « Tu serais ok pour faire la O’bivwak avec moé ? »

Donc, changement de programme : je devais aller dans le Limousin pour faire les Gendarmes et les Voleurs, on va donc descendre plus bas, dans le Beaujolais vert !!! Et, dans mon sillage, mes deux femmes me suivent ( Elena et Marion ) cela me fait plaisir !!!

Une semaine avant le départ, je prends des infos auprès de mon mentor ( Oliv ) savoir qui fait quoi, il me répond « Je ne trace pas, j’y vois rien »… Ah ! on fait une belle équipe ! Un qui voit rien et l’autre qu’est bigleu ! On a dix dixièmes, mais au total des quatre yeux… On va aller loin avec ça, on a bien fait de se faire surclasser sur le circuit B !!!

Le jour J arrive. Déjà, pour arriver à récupérer mon équipe, j’ai du passer une petite dizaine de coups de fil et personne ne répond. Je suppose que, sans leurs femmes, ils ont du mal à faire l’organisation de la bouffe, du rangement et de la préparation sac…

Mes petites femmes arrivent avec le bus de l’organisation qui a du retard, ce qui fait qu’il leur reste une heure pour faire leurs sacs, bouffer et ranger le petit bordel dans la voiture de Ju qui nous sert de consigne, la pression monte du côté italien !!!

L’appel au micro pour rentrer dans le parc coureur nous en remet une petite couche, on y va et dans la file d’attente on nous dit de regarder si on a bien nos couvertures de survie et là, tilt dans ma tête : la mienne est dans la bagnole ! Me voilà reparti pour mon premier fractionné. C’est bon, ça…

On rentre dans le parc, on nous refile les cartes et voilà t’y pas que ma fille me montre une autre façon de tracer, panique dans ma tête, je mélange les deux, et comme j’ai une forte pression – c’est sur moi que repose le traçage – faudrait pas que j’emmène notre couple de V2 de l’autre côté de la carte, je me concentre et je valide la méthode de Marion qui est beaucoup mieux, merci…

Un petit bisou à la Karina de mon cœur au coup de sifflet et nous voilà partis. Ça pousse au portillon, j’allonge les jambes, je vois qu’Oliv suit. Pour nous repérer, j’ai mis le même couvre chef que lui, c’est plus facile dans la foule… Je chope les défs, Oliv arrive, il me dicte et je trace avec une petite trouille de me louper, mais ma foi, tout se passe bien. On reporte les cinq premières balises sur la deuxième carte et go ! Oliv prend les commandes. On fait un premier petit ratissage pour arriver à la première. Une heure depuis le départ, que ça passe vite !!! En regardant de plus près la carte, on voit qu’il va y avoir de la distance, et que les courbes de niveaux sont à surveiller si on veut pas s’en bouffer dans les pattes…

La preuve sur la deuxième que nous attaquons d’en bas, on est « draite dans le pentu » !!! On continue notre aventure de chasse à la balise à un petit rythme régulier, en alternant marche rapide et trottiné le plus souvent possible. Oliv nous la joue légionnaire : il a fait tomber le maillot et il nous fera toute la course torse nu « Oh ! qu’il est bô mon légionnaire ». Oui, mais dans les gros déniv, il commence à tirer la langue et dans les grosses descentes son genou le rappelle à l’ordre, il nous fait un petit coup de mou au milieu du parcours, on y retrouve les filles entre la 5 et 6. Elena et Oliv n’ont plus de flotte, un petit arrêt à un point d’eau, il y a du monde, il fait très chaud, lourd et les concurrents souffrent.

Entre nous ça ce passe nikel : nous avons à peu près la même lecture de carte, y’a pas plus de conducteur, on réfléchit chacun de son côté et souvent c’est la même option, on essaye de trouver des raccourcis, tout fiers de nous, et on s’aperçoit qu’il y a des traces, donc nos choix ne sont pas mauvais !!! Il faut juste courir à 10 km/h, hein mon Oliv !!!

On ne croisera pas beaucoup de concurrents sur notre parcours. Vers la fin, une équipe de jeunes qui sont sur le A, on fait un petit bout ensemble, on aperçoit la fin du parcours, cela fait un peu plus de six heures que nous sommes partis. Une petite photo sur le panneau du village, les deux dernières balises sont avalées dans le village et un petit sprint pour passer la ligne, histoire de valider notre surclassement !!!

On retrouve la troupe, ils sont déjà installés, les filles ont le sourire, les deux chiens fous égaux à eux-même, on parle des stratégies de chacun, on bouffe, on se réhydrate, Oliv nous fait ses commentaires sur la composition de certains produits de notre bouffe, comme quoi y’a de l’huile de palme et des trucs et d’autres… Tout le monde au lit de bonne heure mais il fait trop chaud dans les toiles de tente, on dormira avec la porte ouverte…

Debout à cinq heures, petit déj bien costaud pour certains, on replie tout et direction la ligne de départ pour 6h30. Même topo qu’hier : un petit trail, prise des défs, traçage et c’est reparti ! Toujours un peu délicat pour la première balise, les Rados nous donnent l’info, et après y’a plus qu’à trouver le chemin le plus court, pas toujours évident avec les courbes de niveau. Justement, pour prendre la 7 je fais faire une petite montée supplémentaire à Oliv que ça fait pas rigoler, pour moi c’était kif-kif et bien non ! ça monte !!! Pas trop de ratissage, tout s’enchaîne dans une fraîcheur bien plus sympathique qu’hier.

À la dixième, on tombe sur nos jeunes du circuit A d’hier. Ils nous font valoir que le fait d’être jeunes ils courent plus vite et que nous, les vieux, on court plus longtemps. Je prends ça pour une provocation, donc je demande un duel à ce manant !!! Et me voilà parti, avec mon provocateur, sur un sprint de 50 mètres… Conclusion : il est vrai que le jeune court plus vite, mais pas de beaucoup ! hi hi hi…

Ils vont rester avec nous sur les prochaines balises, dont la 12 que nous jardinons avec plusieurs équipes. On finit par la trouver et nous voilà tous repartis, on se consulte à quatre, on leur montre un chemin plus court pour prendre la 13 et après ils nous quittent. Je retrouve par le plus grand hasard mes lunettes de soleil posées sur un tronc d’arbre, merci à cette main bien vaillante (et bienveillante)…

On enchaîne les trois dernières balises sans problème et on finit comme la veille, au sprint, histoire de grignoter quelques petites minutes. Qui sait, si on peut prendre une place en plus !!! Finalement, dans le classement V1, on fait podium de la fin, sur la troisième marche.

Pour moi ça a été un plaisir de le faire avec mon mentor, on a pris le temps de faire des photos avec des concurrents, de faire des pauses pour les photographes et même de jouer de la guitare. Ca, c’est la classe, c’est sûr… 

 

Heureusement que dans le team y’en a qui sont sérieuses (les filles, bien sûr) qui finissent à la 3ème place en féminine sur le C et, de plus, qui font le meilleur temps sur la 2ème journée. Bravo à elles !!!

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4 Réponses

  1. Salut à tous…
    Vu les CR, vu les photos et les activités de chacun, je persiste et je signe : je reste l’assistant de Marie et Vaness… Un peu de crème solaire les filles ?

  2. j’voudrais bien te voir a coté des filles avec ton string leopard et t’inquiètes on sera là pour les photos ….

    • Mr LKT il faudra parler mieux de vos anciens ,je vous trouve pas trop courtois avec nous les V2, ton tour viendra Amigo
      TITI le cuisto

  3. Alerte ! Un virus (ou un fourbe !…) a modifié une partie de ce compte rendu. Ainsi certains passages pouvant nous faire passer pour des coureurs peu scrupuleux de l’éthique sportive, ne relèvent que du délire sénil issu du cerveau embrouillé d’un marcheur mito-mélomane au fond du gouffre !…

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