RAID des Vendanges 2011


Rendez-vous incontournable de notre saison de raid, le raid des Vendanges promettait d’être exceptionnellement arrosé, non pas du fait des vendanges précoces de cette année mais plutôt à cause d’une météo pluvieuse et d’un niveau d’eau de la Charente assez élevé.

Nous ne sommes que 2 équipes Flying à nous y rendre, Oliv devant déclarer forfait, ses termites dans les genoux refusant obstinément de déguerpir!…

Chez les garçons : Ju et LKT

Chez les filles : Vaness et Marie.

L’ambition des filles reste inchangée : Griller les mâles de l’assoce !

Le raid vu par les garçons :

Arrivés sur place la veille, Ju se rend compte sur les coups de 4 bières- 4bières et demie, qu’il a ses cales auto sur son VTT mais pas les chaussures qui vont avec ! Coup de téléphone à Stéphane et Oliv, les grands pontes organisateurs du raid, qui nous dépannent. Sur ce, on « s’endort » au dépôt des VTT du 1er bike and run. La nuit se passe mal,  comme d’hab, LKT dans le double plancher du camion égrenant les quarts d’heures, et réveillant Ju à chaque « brassage ».

Réveil avant 6 h, on décharge le VTT, on récupère les plaques à Stéphane qui est déjà là,  et en route vers la salle des distilleries de Segonzac, pour le petit dèj, les dernières vérif administratives, la prépa du matos (dont montage de pédales pour Ju).

A 8h, briefing, puis distribution des cartes de la première épreuve, dont on loupera le départ de quelques minutes… Au moins, on ne sera pas influencer par les autres, ils sont déjà tous partis !

Cette 1ière épreuve est originale : c’est une boucle, avec un départ à pied pour les 2 équipiers, un point au bout de carte pour récupérer 1 VTT, et des balises à pointer dans un ordre libre. On choisit l’itinéraire qui semble le plus court et le moins roulant pour aller chercher le VTT , avec seulement 3 balises sur cette section , et le retour plus long, avec toutes les balises restantes en bike and run.

On arrive donc les premiers au VTT, puis on croise toutes les autres équipes qui ont visiblement décidé de tourner dans l’autre sens.  Notre option fût finalement payante puisque l’on comble le retard du à notre départ râté et que l’on boucle cette section dans le trio de tête.

Puis c’est VTT en « carte couloir » : On prend le temps de se caler, Ju aux indications et LKT au compteur. On enchaine les cases, tranquillement mais sûrement.

Arrêt pour tire sarbacane, dans la roue de l’équipe creusoise des Broken wings, mais avec les Naka , les renards des vignes et « Albane et Diane », dans les roues. L’épreuve consiste en une CO mémo, dont on peut éliminer des postes au tire sarba. Ju cartonne et élimine 3 postes sur 6, pendant que LKT mémorise l’itinéraire. On jardine  quelque minutes sur le premier poste, cherchant dans nos godasses, la balise perchée dans un arbre à 2 mètres au dessus de nos têtes, mais pour le reste RAS.

On repart en VTT’O. Rejardinage sur le premier poste « Est pigeonnier ». On est au pied EST du pigeonnier en bordure d’une cours de ferme propriété privée, mais on ne voît pas de balise. On tourne et vire, en scrutant ce pigeonnier de malheur, on finit par rentrer dans le ferme, sous le regards de 2 agriculteurs dubitatifs. Ils ont du croire qu’on avait largement goûter la part des anges. Ils nous font gentiment remarquer qu’on était dans une propriété privée. On leur explique, s’excuse et on ressort. Et la on aperçoit la balise, cachée à 10m derrière un poteau électrique. GRRRR ! Du coup, 2 équipes, les Naka et Albane et diane, nous voient pointer, et nous rejoignent. On file à 6 vers le canoé.

On prend donc les embarcations en tête, et on aperçoit les filles arriver à VTT, en 6 ou 7ième position, avec un retard de 5′ environ.

« On est nul , elles vont finir par nous gratter… Rame bon dieu, rame ! on rêve des strings sur la tête… »

On enquille le canoé et on débarque pour une CO photo. Après une galère sur la première photo, on tourne le reste sans problème.Puis c’est un enchaînement tire cara et tyro-Kayak en arrêt chrono de 30′. LKT, accompagné de 2 autres équipes, met 15 à 20 minutes pour trouver le spot de tire. Énervé, il ne fait que 2 plombs sur 5 dans la cible !

Pour Ju, ce n’est pas beaucoup mieux, il ne comprend pas bien les consignes et on ne lui valide que 3 portes sur le kayak.

A ce petit jeux en repart pour la CO humide au score de 1 h, en ayant griller presque tout notre arrêt chrono, mais sans se ravitailler.

La CO humide se passe bien, Ju nageant « efficacement » dans le Charente,  à défaut d’être très esthétique, avec la carte entre les dents et une main hors de l’eau pour éviter de niquer sa montre…. . On rattrape Albane et Diane, puis les Naka  repartis 5’avant nous.

On boucle la CO avec une confortable avance de temps, en compagnie des Naka, mais avec Albane et diane sur les talons.

On repart à VTT avec les Naka. Le rythme est rapide mais le parcours sans difficulté. Puis VTT’O à tracer. On trace, mais pas moyens de vérifier si c’est bon au niveau de l’orga. On croise nos traçages avec les Naka. On a les même !

On repart ensemble. On jardine la N°2 pendant 20 minutes, on la retrace, on retrouve le même point, on élargit le cercle de nos recherches, à 4 . En vain…

On repart, les autres balises s’enchaînent sans trop de problème sauf la dernière qui nous donne l’occasion de faire tous les monotraces qui zigzaguent dans un petit bois: ludique mais fatigant, d’autant que le rythme VTT s’est un peu élevé, et que le retour après chaque pointage permettait à LKT de dépasser les 35km/h  au compteur pendant plusieurs centaines de mètres.

On arrive en compagnie des naka sur l’épreuve décisive du raid : CO au score de 1h30. » On part ensemble ? On se sépare ? »

Finalement chaque équipe sent le parcours différemment et chacun part de son côté.

LKT a du mal à rentrer dans la carte sur le premier poste, mais finit par trouver l »arbre mort » qui est bien vivant d’ailleurs ! ça s’enchaine plutôt bien jusqu’à la 20. On y retrouve les Naka qui jardinent. Y a des traces dans tous les sens ! Ils nous crient « C’est le Vietnam ici ! On trouve pas , on repart. » .On insiste 15 à 20 minutes de plus, on se recale même à la route à 250m, mais on ne trouve pas ce poste N°20. On lâche finalement sans le poste, nous non-plus. On boucle donc cette CO avec 5 minutes d’avance mais 1 poste non trouvé. Les Naka arrivent 2 minutes après nous, mais avec 2 postes manquants.

On repart devant à VTT, mais les Naka ont décidé de faire parler la poudre  (les grosses cuisses !) . Ils nous rattrapent rapidement, nous mettant un petit courant d’air au passage. On recolle et on s’accroche à leur roue, les compteurs s’affolent. Les cuisses commencent à brûler. On prend un peu d’avance à la faveur d’une option off-road de Ju, puis ils nous rattrapent. Heureusement le pointeur de Naka est presque aussi cuit que nous et le rythme se calme un peu. On finit à 4.

ça jardine encore sur 2 postes, avec en prime des belles lignes de niveaux à couper dans les 2 sens !…

Enfin c’est l’arrivée.

Dernières épreuves : tire à l’arc et rouler de barrique. c’est Ju qui s’y colle. Il est bon sur le tire, mais moins bon sur la barrique, plus habituer à la vider qu’à la faire rouler…

Les filles arrivent à peine 1 heure après (?). Douche, repas et résultats : Ju a les strings fluos dans la poche au cas où !…

Ouf, on est 2ième au scratch entre Vienne Glanne Aventure 87  (vainqueurs) et les creusois de Broken Wings, mais devant les filles 10ième !

Malgré quelques  imprécisions, forcément énervantes quand on est pris par la course, on s’est bien faire plaisir sur ce raid nerveux et varié.

On sait l’investissement personnel important  des organisateurs et bénévoles, et on espère que ce ne sera pas la dernière cuvée du Raid des Vendanges !

Le raid vu par les filles :

Qu’est ce qu’on pourrait bien faire une semaine après le raid Oléron… ? Le raid des Vendanges ? Ben voyons… et c’est reparti !!!

Dodo sur place la veille où je fais des incantations sous ma 2 sec pour qu’elle ne soit pas vendangée dans la nuit par les grosses machines qui font du bruit pendant que les 3 inséparables s’égosillent des étourderies de Ju (pardon pour le pléonasme).

Départ à 8h30 pour une CO/ bike and run, originale, stratégique. Vaness mène l’orient et le plan d’attaque, je suis en pointant. Je pense avoir crevé quand on récupère les VTT mais fausse alerte, c’était dans la tête, il faut juste regonfler le moral. On arrive plutôt bien après cette première section et la liaison VTT qui suit est très courte et roulante, on est dans la course.

Vaness me suggère de faire le tir à la sarbacane, résultat : « c’est pas si pire », on est aussi douée l’une que l’autre. Comme on veut profiter un maximum du raid, on mémorise toutes les balises, pas d’erreur, la tête est branchée. Car on court avec sa tête, c’est bien connu !?

Une seconde portion de VTT nous amène au départ du canoe. On aperçoit les gars qui virent au vert…On choisit une embarcation de plaisance (1m de haut, aérodynamisme d’avant guerre…) qui ne compensera pas nos petits bras musclés et plusieurs équipes masculines nous dépassent avant d’arriver à Jarnac.

S’enchainent une CO photo urbaine, du tir à la carabine, des franchissements de cordes et une épreuve de maniabilité en kayak. On rafle tout, un maximum d’efficacité et de bonus engrangé, on est à fond. Tellement que je passe le pont de singe à la nage, trop d’attente et l’eau a l’air bonne !

Puis c’est le drame… on aurait dû garder les gilets de sauvetage pour la CO humide !! Au même moment, mais à 40m d’écart, ma chaussure est victime d’un enroulement sauvage d’herbes hautes du fond de la Charente, ce qui manque quasiment de me noyer dans l’indifférence générale, sous un ramassis de racines d’arbres et de ronces, tandis que Vaness révise ses cours de secourisme en faisant un plongeon canard pour sauver notre carte emportée sous le courant …. On perd bien 10 min, on se résigne à laisser une balise.

On repart en VTT road book puis une portion de VTT avec balises à tracer. Ce n’est pas évident, d’autant plus qu’une balise manque à l’appel mais on enchaine, et on arrive par un monotrace sur le site de la CO au score d’1h30.

Comme d’hab Vaness fait les bons choix, alliant feeling et technique. Moi j’ai une profonde pensée pour le mime Marceau n’ayant pas parlé à ma co-équipière pendant 45 min en raison d’un genou un peu grimaçant. On ne laisse que deux balises, c’est une belle course !

Puis retour exigeant à Segonzac avec du bon dénivelé et un tonus en berne. Mais d’un coup on retrouve du Pep’s, LKT a tenté de saboter le vélo de Vaness, ça la met en rogne, il a du avoir les oreilles qui sifflaient…(roue avant mal fixée, ils ont vraiment peur qu’on soit devant eux au point même de saboter notre matos:). l’arrivée est proche. Avant de savourer un bon apéritif convivial, je bats le record de rouler de barrique (si, si , et en trichant un peu en plus !) et je me fais claquer une corde de tir à l’arc dans le coude…, merci, rideau (Vaness, tu peux arrêter de rire maintenant) !

On est premières (10e au scratch), les gars ne sont toujours pas en fluos, il va falloir en refaire un autre !


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5 Réponses

  1. ju a même pas eu peur de ce jeter dans le vide … qu’elle Homme…

  2. Bravo les filles !!! Y’a pas mieux !

  3. bravo les flying et surtout les filles (encore plus à marie desole je ne connais pas vaness). J’ai passé la première partie de la journée à essayer de vous rattrapper mais vous avez été trop rapides pour nous. Dommage…Bravo pour cette magnifique narration et vos magnifiques places. bon courage pour la suite.
    En espérant voir ces beaux strings sur votre tête les garçons.

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