OBIVWAK 2011 : Fallait le faire !


La génèse :   Entrainement O’bivwak by les chiens fous * Entraînement pour l’Obivwak, les Zôtr * Obivwak 2011 : l’entraînement s’intensifie  *

Lancée par Julien comme un délire de fin de soirée arrosée, notre participation à l’Obivwak 2011 promettait d’être un défi pour les 4 binômes  kamikazes volontaires.

Binôme 1 : Drine et Titi. Pour son premier raid, Drine voit grand et s’engage avec son équipier sherpa préféré,  aguérri et adepte de l’effort « no limit »  sur le circuit F. Le gros risque pour ces tourtereaux est que Titi confonde Drine avec Oliv et s’engage dans des passages à l’azimut, un peu extrêmes, au risque de provoquer chez cette dernière des grognements porcins !…

Binôme 2 : Oliv et Bewoa. Equipe complémentaire : Une tête et des jambes, mais les rôles ne sont pas attribués définitivement. Bridés réglementairement par l’âge canonique d’Oliv, cette équipe au mental de warrior ne peut pas s’inscrire sur le circuit élite A, et à leur grand désespoir, ils se rabattent sur le « petit » circuit D… Objectif : Tout arracher dans le dénivellé !

Binôme 3 : Marie et Vaness. Les valeurs montantes de l’assoce, en pleine bourre, killeuses,  prêtes à bouffer du mâle sur tous les raids de l’Ouest, s’engagent sur le circuit B, bien décidées à faire parler la poudre. Tous les espoirs du groupe Flying reposent sur leurs épaules. Elles sont d’autant plus encouragées ( par les garçons! ), qu’elles ont promis de porter des beaux sous-vêtements fluos, cadeaux de fidélités gagnés par Marie au Sex-Shop, si elles montent sur le podium : si c’est pas du mental ça !…

Binôme 4 :  Ju et LKT, équipe classique, mais capables à tout moment, de surprendre… par leurs extravagances orientesques, mais avec une carte format A2  au 1/20000 il va falloir qu’ils aient de grosses cannes pour arriver à faire du hors carte !  Inscrits avec la crême de la crême des équipes de raid orientation sur le circuit Elite A, leurs objectifs sont de finir dans les temps, sans PM, et biensûr de « se mettre la race dans d’la grosse côte, bon dieu ! ». On peut reconnaître ici le verbage subtil et raffiné du capitaine Ju qui devrait être servi étant donné des dénivellés annoncés.

Départ de toute la troupe, vendredi vers 18h, dans 2 caisses : Vaness, Marie, Ju et  LKT  d’une part, Drine, Titi, Bewoa, et Oliv d’autre part. Le trajet est ponctué toutes les demie-heures par les arrêts dus soit aux contenances très réduites des vessies des filles, soit par les problèmes prostatiques de notre ancien. Le résultat est le même : arrêt pipi pour tout le monde !

Vers 23h, Ju au pilotage, donne une première leçon d’orientation en se guidant grâce au soleil et sort le deuxième groupe et leur GPS hi-tech de leurs errances pitoyables…

Arrivés à Pelussin vers 1h du mat, on jette à l’arrache les toiles dans un petit pré, et on se pieute enfin !

Nuit courte et fraîche, petit dèj, préparation des sacs et direction la prise des dossards.

Oliv en profite pour acheter au stand  Orientsport, une loupe à mettre sur sa boussole, loupe qu’il éclatera 3′ plus tard… Dans une forme habituelle, il détruit au moins 1 truc par jour.

Dépose des sacs dans le sas de départ, contrôle du matos, et coup d’oeil sur les cartes : c’est vert et y a d’la ligne de niveau :  ça promet !

Repas, concentration, on est tous prêt et à 12h30 le départ est donné.

Maintenant chacun est dans sa course.

RECIT DRINE/TITI

 O’biwak 2011 … Equipe 4 : Titi et Drine, Dossard 6032, catégorie F …

Bon beh voilà, mon 1er raid, ma 1ère CO … Je vous l’avoue les Flying, je ne savais pas trop dans quoi Titi m’avait embarqué … mais bon quant faut y aller … faut y aller …

Alors, autant vous dire que je suis très contente d’avoir participé à l’O’bivwak 2011, c’est une expérience absolument géniale, accessible à tous, et ce malgré un petit physique (et oui priorité aux sables fins… mais va falloir passer aux choses sérieuses… lol).

Samedi 12H30 départ, notre feuille de déf (parcours F) nous annonce 13800 mètres pour 570 mètres de dénivelé avec seulement 10 balises à trouver. Nous partons pleine balle dans la côte pour finalement prendre le mode marche après 300m et déjà les premiers symptômes de défaillance physique. Nous progressons doucement et seul un bel azimut dans le pierrier pour la balise N°5 pimente ce samedi fini avec un pas un peu lourd….

Pour le bivouac, contrairement à nos amis obsédés par le poids du sac, nous avions pris l’option luxe avec tente 3 places, matelas et steak pâte au dîner… Çà a du bon 🙂

Dimanche 6h30, nous partons pour 14500 mètres, 460 mètres de dénivelé et 16 balises. Un beau soleil nous dévoile des paysages magnifiques du Pilat Rhodanien. Des balises plus techniques sur la fin nous demandent un peu plus d’attention. Pas d’erreur et nous arrivons dans la dernière côte de Pélussin où l’odeur d’un bon repas chaud nous envoûte. Nous estimons notre marche à environ 35 kms … L’objectif est atteint, cartons pleins et oui on a récupéré toutes les balises … On termine 115ème sur 196 et les courbatures n’arrêteront pas ce nouvel élan…

RECIT OLIV/BEWA

Ça y est on est dans les startings ! Sur la première ligne, les Chiens Fous piaffent d’impatience : la tête de Déglingo s’agite frénétiquement en tous sens, un sourire ravi constamment plaqué aux lèvres, et le bon gros rire gras de LKT ponctue  les grosses vannes, appréciées d’eux seuls, qu’ils s’envoient pour masquer leur trouille et qui soulent les pôv malheureux qui attendent à côté d’eux. Quelques mètres en retrait, plus concentrés, en compagnie des Filles et des Tourtereaux, nous ajustons une dernière fois les sangles des sacs.

Le compte à rebours est lancé et c’est la ruée dans les ruelles montantes de Pelussin. Notre objectif : rester au contact des Filles jusqu’à la prise des indications de postes ; après, ça sera chacun pour sa peau sur son propre circuit : le B pour elles, le D pour nous.

Lorsque nous atteignons la ventil’, on quitte les Filles ; les Chiens Fous sont déjà en train de tracer sur un muret ; on opte pour une autre stratégie : profiter que ça monte encore pour reporter en marchant. Oliv dicte sans erreurs grâce à la merveilleuse loupe de boussole qu’il vient d’acheter et qui n’est pas encore cassée (enfin, la loupe numéro 2, celle de l’échange standard, la première n’ayant pas été plus loin que le boîtier RAZ) et Bewa trace comme un chef, rapide et précis, les 8 premiers postes sur les 12 que compte cette première journée.

On arrive sur du plat ; déjà une première option à l’arrache se présente ; on peut  traverser une prairie pour couper un lacet. On est tenté, bien sûr, mais un gardien du temple nous en dissuade, car il faut franchir une ch’tite clôture. Alors on trottine sur la route, le rythme est satisfaisant, on est parti sur de bons rails…

Nous projetions d’atteindre la balise 1 en redescendant d’un lacet de la route en surplomb, option assez sécurit mais qui obligeait à prendre du dénivelé. Changement d’option au passage sur le cours d’eau : ça semble passer, on va longer en restant dans le bas des courbes de niveau et on grimpera après dans la pente, bien que l’attaque soit moins évidente. Les différentes équipes présentes en même temps que nous se partagent sur les deux options.

Le cheminement n’est pas toujours limpide, il faut louvoyer d’une rive à l’autre, traverser sur les pierres glissantes, parfois s’éloigner pour trouver une végétation moins dense. Oliv ouvre la marche, Bewa sur les talons. Les premières rayures de vernis apparaissent sur les bras et les jambes. Finalement Oliv arrive au point d’attaque et grimpe vers le poste qu’il poinçonne et se tourne vers Bewa pour caler le cheminement vers la 2. Caramba ! Plus de Bewa ! Kekifout ? Oliv appelle une fois, deux fois… des concurrents arrivent de partout, du dessus, du dessous, de côté, mais toujours pas de Bewa…

Celui-ci finit par atterrir au bout d’un moment, tout débraillé, les yeux fous, le tee-shirt sur la tête, le souffle court, après avoir gueulé de son côté à plusieurs reprises : Oliv, Oliv… Bon, c’est un peu moyen comme mode de fonctionnement, d’équipe, va falloir faire plus gaffe à ne pas se perdre.

On a maintenant un long cheminement à faire, avec une large vallée à franchir pour aller chercher la 2, qu’on situe là-bas, très loin, sur les hauteurs à l’horizon. On a les Chiens Fous sur les talons, mais eux ont déjà pointé 3 balises sur leur circuit A. On coupe des courbes de niveau pour remonter au plus vite sur les hauteurs ; sur les sentiers on croise des concurrents des parcours E, F et on guette des fois qu’on tomberait sur les Tourtereaux. Une dernière montée bien à l’arrache dans la pampa, un peu longue, va nous amener sur le plateau sommital ; Oliv trace devant, Bewa grommelle un peu derrière, la végétation pique, les pierres roulent, les cuisses le brûlent.

L’équipe fonctionne plutôt bien, on verrouille l’itinéraire ensemble, on ne fait pas de grosse faute, on se recale en cas de doute avec une autre équipe (en évitant de se faire gauler par un gardien du temple, pur et dur de la CO, pour qui ce serait un crime passible de l’excommunication), et on enquille 2, 3, 4 sans problème.

Là, on prend le temps d’une courte pause pour s’asseoir et tracer les balises 9 à 12. Cet arrêt n’est pas profitable pour Bewa qui ensuite rechigne de plus en plus dès que ça monte. Oliv propose de porter son sac dans le gros dénivelé suivant, le temps qu’il se refasse la caisse. Après un refus courtois mais pas trop ferme, Bewa accepte à la seconde sollicitation.

En fait, la caisse, Bewa n’arrivera pas à se la refaire et l’équipe adoptera ce modus operandi tout le reste de la journée : dès qu’une côte se présente (et il y en a eu watt-mille environ) Bewa laisse son sac à Oliv et gère ses crampes comme il peut, la tête basse, les bras ballants, le nez dans les chaussures… A cela vont venir s’ajouter des problèmes gastriques qui font disparaître l’infortuné de longs quarts d’heure qu’Oliv passe à regarder les chiffres défiler sur sa montre, préoccupé par les barrières horaires à venir. En effet, le rythme du début, où tout gazait bien, qui nous plaçait dans la tête de course, avec une sécurité de plus d’une heure trente, se réduit comme peau de chagrin et il va falloir maintenant lutter pour ne pas exploser en vol.

Dans une grosse montée en direction de la 7, on croise les Chiens Fous qui dévalent la pente, leurs parcours les faisant tourner dans l’autre sens. Ils ont l’air d’être en pleine bourre, super ! Après la 8, où on jardine pas mal en compagnie de nombreuses équipes désappointées, on dérange un couple de félins sauvages à la faveur d’une descente tout schuss à travers les arbres dans du vert clair.

On arrive finalement sur la dernière grappe, les balises sont plus proches, Bewa reprend un peu ses esprits et peut apporter une aide ophtalmodiscriminatoire à l’équipe qui pointe tant bien que mal ces derniers postes pour franchir la ligne une demi-heure avant l’heure buttoir. Ouf ! Contrat rempli, on a tout ; par contre on n’ose pas aller regarder le classement, on a peur de ne pas être assez souple du cou pour incliner la tête aussi bas.

On retrouve les zôtres au bivouac, tout le monde est déjà rentré. Les Chiens Fous ont tout pointé et restent dans la course sur le très exigeant parcours A, les Filles sont 3èmes féminines sur le B, et les Tourtereaux ont bien géré cette première journée, Drine n’en voulant pas du tout à Titi de l’avoir embarquée dans une telle avent’hure pour sa première participation à une C.O.

Bewa est complètement défoncé et grelotte assis, prostré comme un rat mort. La journée a été rude pour lui et il ne se voit pas remettre ça le lendemain. Oliv pense qu’après une nuit de repos, du bon gros liophy et 4 sachets de Smecta son binôme devrait repartir le lendemain sans souci, pour le deuxième volet de son stage d’aguerrissement.

Effectivement, le lendemain l’optimisme est de retour, les douleurs oubliées, le transit apaisé et la machine est prête à repartir. On va encourager les Filles qui partent en chasse dans la première demi-heure puis nous prenons le départ en masse avec le reste de la bande.

Comme la veille, ça grimpe dur d’entrée ; mais comme on ne s’était pas placé aux toutes premières loges, on galère un peu dans le piétinement de la foule des 1800 concurrents. À la faveur d’un virage serré à gauche, Oliv s’affale comme un grand peuplier, emporté par le poids de son sac chargé à toc pour soulager son comparse. Il se relève de justesse avant d’être piétiné par le troupeau lancé vers la prairie où sont distribuées les indications de postes de cette deuxième journée.

Contrairement à la veille, on décide de tout tracer à l’arrêt, avant de partir ; il y a 20 postes, ça prend pas mal de temps. Annie, une des organisatrices dont nous avions fait connaissance à l’occasion du raid Canéo en 2008, nous adresse des mots d’encouragement en passant. Les Chiens Fous s’élancent devant nous, eux aussi ont pris le temps de tracer à l’arrêt avant de foncer tels des psychopathes par monts et par vaux.

On galère un peu pour choisir le cheminement vers le poste 1 ; Oliv est à la rue en orient’ et ne s’y retrouve pas bien dans la relation carte/terrain, peinant à déchiffrer les chemins minuscules tracés sur la carte, masqués par les indications au feutre des deux jours. Bewa le sent un peu mieux et on opte pour la gauche au T de sortie de la prairie. On progresse pendant un quart d’heure dans du bon dénivelé et bientôt, il faut se rendre à l’évidence : ça colle pô ! On se recale avec d’autres équipes, un peu à la ramasse comme nous. On doit être beaucoup trop à l’Ouest, alors on se tape un bel azimut N/E à travers une végétation hostile pour regagner une zone plus identifiable avec routes et maisons.

C’est une journée qui commence mal ! La première balise est finalement atteinte mais on a cramé un temps fou et on va devoir courir continuellement après les barrières horreur ! Pour ne pas faire PM, il faut verrouiller davantage l’orient’ et astiquer sur le plat et dans les descentes, quand il y en a.

Ça va mieux ensuite, les postes s’enchaînent, on assure sur les chemins quand c’est judicieux, on garde les courbes quand ça passe, avec malgré tout, une laborieuse sortie de poste après la 5 dans des taillis, où on lèvera un chevreuil. Puis, un beau passage en crête, à l’occasion duquel Oliv perdra une fois de plus Bewa, un peu timide dans les doublages sur le single track. Vite, grimper au sommet pour dominer le chemin et appeler la brebis égarée qui avance la tête dans le sac, sans regarder la carte. L’équipe se reforme, on pointe la 6, on met un peu d’ordre dans les cerveaux en panne et on attaque la descente vers la 7 dans un long pierrier, option pas forcément payante avec le recul, au regard du manque de vélocité de Bewa dans cet exercice, qu’il surmontera en ayant le bon goût de ne pas se péter un tibia entre deux blocs.

Ça devient de plus en plus dur pour Bewa qui se traîne derrière, Oliv n’arrivant pas à le motiver pour qu’il se tape dedans. Des ampoules le font souffrir et les sections course sont de courte durée, la marche aussi devient laborieuse. On navigue en compagnie de la fin de course des équipes des circuits sportifs, au milieu de celles des circuits découverte, et c’est dur de se voir reprendre par des V3, des femmes à la course déglinguée mais qui ne lâchent pas l’affaire, des sherpas surchargés aux sacs monstrueux dont les excroissances matelassées vous décapitent au passage.

La balise 10, dernière de la zone Ouest, est atteinte avec 20 mn d’avance sur la barrière. On peut encore finir sans PM, à condition d’envoyer du steak dans la longue transition qui nous amènera sur la dernière grappe des 10 dernières balises, groupées vers l’arrivée. C’est encore jouable, Oliv y croit, Bewa poursuit son chemin de croix.

Une longue descente de plusieurs kilomètre en chemin se présente, on se jette dedans en petite foulée. Bewa serre les dents en surmontant la douleur des ampoules et suit le rythme un bon moment. Mais il vient de cramer ses dernières cartouches et c’est en position zombie qu’il poursuit l’avent’hure.

Oliv fait une erreur d’orient’ sur l’itinéraire, en loupant une bifurque, rallongeant d’un demi kilomètre, c’était pas le moment ! Sur notre gauche, relativement proche, le village de Pelussin, l’arrivée ! Mais avant, on a encore une dizaine de balises à shooter et l’attaque de la 11 nous pose problème. Bewa a déposé le cerveau et Oliv galère seul avec sa loupe, peinant à décrypter les hiéroglyphes. Il mesure la distance et compte tomber, en plein bois, sur l’attaque du petit chemin qui nous rapprocherait du poste, mais ça queute et on jardine. Il ne reste plus que 10 mn avant la barrière ! On entend une équipe pas loin, ils s’appellent sur un poste. Peut être une chance de pointer, à la ramasse, sans mérite, mais avec la perspective de rester dans la course ?

Non ! ils sont sur le circuit B et le poste n’est pas le même que le nôtre. On hésite à leur demander les coordonnées pour taper un azimut sur notre balise dans le même secteur, mais ils ont l’air grincheux et puis ça suffit les conneries : même si on sauve celle-là, ça va être l’enfer pour joindre la suivante, à 10 mn, dans les temps. On paie cher notre mise en route laborieuse du matin, au cours de laquelle on a bouffé tout notre capital temps. Le physique ne pouvant sauver l’orient’, et inversement, on décide de plier les gaules et de mettre fin au calvaire de Bewa.

Sur la route du retour, on voit plein d’équipes des différents circuits qui se tapent dedans pour leur finish, alors que nous on marche la mine déconfite en direction de l’arche d’arrivée que nous passons pitoyablement… Snif…

RECIT MARIE/VANESS

 5, 4, 3, 2, 1 top départ. Tandis que Ju etLKT partent à fond , Marie et Vaness adoptent un rythme plus tranquille, talonnés de près par Bewoua et Oliv. Récupération des feuilles de poste et traçage en petite foulée comme à l’entraînement. 1ère balise pointée au bout de 44 min. L’enchaînement permettant de rallier la balise 4 est long et plusieurs itinéraires sont possibles, nous choisissons de passer par l’ouest. Le dénivelé est impressionnant et nous n’en n’avons pas l’habitude, Vaness marche vite dans les côtes, doublant de nombreuses équipes à chaque fois, Marie ne lâche pas le morceau et comme à son habitude donne tout et essaie de garder le rythme.

On croise Ju et LKT à la balise 8 puis à la 10 (à 2 secondes près, ils trouvaient Marie en plein vidage de vessie !) , échange d’encouragements et brèves impressions. Ils nous donnent des nouvelles de Bewoua et Oliv croisés un peu plus tôt (pas brillant pour Bewoua). De la 10 à la 11, on préfère descendre par la route tandis qu’eux restent sur la courbe de niveau. Leur stratégie sera plus payante. A cette même balise un contrôleur nous annonce que nous sommes 1ère féminines. On ne veut pas y croire et faisons mine de ne pas relever l’info, aucune de nous deux n’en parle et on reste concentrées.

Encore du gros dénivelé pour rallier la balise 13 qu’on jardine un peu. On retrouve beaucoup de monde sur nos 3 dernières balises et on se laisse embarquer et déconcentrer. On pointe l’arrivée en 3ème position (à 11 minutes des 1ères), Annie (croisée au raid Canéo) nous y accueille et contrôle nos sacs… Au total pour ce 1er jour : 26km et 5h11 de course.

Après avoir cherché en vain les autres membres du team Flying, on décide de trouver un endroit pas trop en pente pour planter les tentes. Une jeune fille chargée de faire des articles pour la presse et différentes revues vient nous voir et nous interviewe pendant que nous nous installons. Les autres Flyings arrivent les uns après les autres.

Repas à base de lyophilisé, on taxe de l’eau chaude aux gars, la nôtre chauffée avec des Esbit ne sera enfin chaude que pour le café. Puis 9h dodo. Nous regrettons de ne pas avoir pris Marie en photo emmitouflée avec son bonnet et son coupe vent dans son sac de couchage recouvert de sa couverture se survie. Ce qui ne l’a pas empêchée de se cailler toute la nuit.

Dimanche matin réveil à 5h, petit dèj rapide à base de Smecta, et plusieurs allers retours aux WC . Départ en chasse à 6h11 (11min derrière les 1ères) sous les encouragements de notre fan club composé des 6 autres Flyings qui eux partent en masse à 6h30. On récupère les fiches de postes et cette fois on s’arrête pour tracer. On a du mal à rentrer dans la carte et on hésite sur nos choix d’itinéraires. Comme la veille, Vaness pointe et oriente tandis que Marie confirme et verrouille l’orient et annonce les postes et les défs. Nous retrouvons Titi et Drine avant la balise 5, sur les crêtes ; ça n’avance pas, le sentier est étroit et on peut difficilement se doubler…

S’ensuit une grosse descente dans les pierres, Marie se tord plusieurs fois la cheville, mais même pas mal ! (enfin si un peu quand même mais on verra ça plus tard !), Vaness fait de belles feintes de gamelles mais se rattrape in extremis, on sait toujours pas comment. On rattrape les 1ères féminines à la balise 8, on tape la discute, on se déconcentre et on perd le rythme, elles nous mettent un vent, le temps qu’on se recale. On jardine sur les balises 9 et 10 (on met 1h02 pour aller de la balise 8 à la 9). Puis ça sent l’arrivée et là Marie s’enflamme à courir et donne tout dans la dernière côte, déçue de ne pas avoir encore vomi sur ce raid.

Comme la veille, nous arrivons avant les autres équipes Flying. Avec 5h28 de course et 28km parcourus. Contre toute attente nous finissons à la 3ème place et comme on n’a pas que de la gueule on essaie de rester dignes et naturelles avec nos culottes fluos (et phospho, si si…) devant plusieurs centaines de personnes.

Maintenant il nous reste 5 jours pour récupérer avant le raid de Civray, samedi prochain.

RECIT JU/LKT

12h28 : Dans 2 minutes, c’est le départ. On s’est faufilé aux avant-postes et on a hâte de se lancer à l’assaut de cette première belle côte qui se présente devant nous.

Au top départ, on fait comme d’hab. On est a bloc, enthousiastes, sans penser aux kilomètres et au dénivelé que l’on va devoir avaler. Ju et ses grands compas avalent la pente, tandis que LKT essaie de ne pas se laisser trop décoller d’entrée de jeu, mais déjà ça lui brûle les cuisses. Il gère tant bien que mal, l’ascension vers les feuilles de report  en veillant à ne pas être complètement plié au moment de tracer.

Ju chope les feuilles, et on s’arrête quelques dizaines de mètres plus loin sur un petit mur pour tracer sereinement. On en trace 10 sur 19 et on file vers la 1.

Déjà une pause pipi. Putain, on peut tenir 8h en bagnole et là ça nous prend ! Les filles nous ont contaminés.

Balise 1 : Muret : On coupe toujours des lignes de niveau, en limite de végétation. On trouve le poste tranquillement.

Balise 2 : Place à feu : On décide de couper dans le vert 1 pour retrouver un sentier. Aïe, le vert 1, ça passe très mal. C’est un enchevêtrement d’arbres tombés, et avec nos sacs  de 8 kg sur le dos, on se sent comme des sumos contorsionnistes dans un mikado géant. Dorénavant on ne coupera que dans le blanc ! Sur le sentier ça va mieux et on se relance. Encore des côtes et on trouve la place à feu, sorte de dépression ronde de 10m de diamètre, où trône la balise.

Balise 3 : Rocher : une autre équipe sur le circuit A, nous a rejoint, et on fait route ensemble vers le rocher de la 3, sans problème.

Balise 4 : Muret : C’est une grande transition de 3,5 km environ qui nous attend. On reste sur les sentiers avec l’autre équipe A,  en évitant au maximum les côtes, quitte à se rallonger un peu. On en avalera quelques belles tout de même. LKT profite d’une partie facile pour reporter les 9 derniers postes. Ju gère seul l’orient.  Dans la côte bitumée suivante, Ju les recopie, mais LKT n’est pas bien recalé sur la carte et de toute façon il ne l’a plus en main. Quand Ju relève le nez, il n’ya plus qu’un équipier dans l’équipe A qui les précède d’une cinquantaine de mètres. Le doute s’installe. Aurait-on dépassé le poste ? Ju s’engage aussitôt dans un sentier bordé de murets qui descend sur sa gauche. LKT est perplexe et Ju à bien fait 200m avant qu’il  ne soit rappelé par son équipier qui a vu l’erreur. On a coupé trop tôt. L’autre équipe A  a disparue depuis belle lurette quand on trouve enfin le poste.

Balise 5 : Pied de falaise : Encore un bon kilomètre de transition en côte, mais on trouve sans problème la balise.

Balise 6 : Rocher : Encore de la côte pour atteindre, mais pas de gros problème sur ce poste.

Balise 7 : Angle muret : Cette fois on suit la ligne de niveau : RAS

Balise 8 : Trou d’eau : Toujours sur les lignes de niveau, avant de choper un sentier et de grimper sans problème vers la 8.

Balise 9 : Place à feu : On retrouve une équipe du A et on fait la même transition, mais à l’attaque du poste, ils sont plus précis et nous mettent 50 m dans la vue en sortie.

Balise 10 : Mare : On essaie de ne pas les perdre de vue, mais ça grimpe sévère. On est un peu oxy, et finalement ils s’échappent, nous lançant un pas dans le vague. On sait sur quel sentier on est, mais à quel niveau ?! Dans le doute, on continue à monter, on trouve d’autres équipes qui jardinent sur le même poste. Finalement, LKT aperçoit la balise à 30 m, et envoie Ju la pointer en aller-retour. « LKTéééééééé !!!! Viennnnnns !!! » « J’arriveuuuuuu !…Merdre, fait chier, y peu pas la pointer tout seul (ndlr : la balise !), l’a encore besoin d’aide (ndlr : com d’hab !) ». En fait il y a un contrôleur, et il veut nous voir tous les 2. Hors, vue sa grande barbe blanche, il ne doit pas être capable de discerner nos numéros de dossard à plus de 5 m… Une équipe de Tours sur le B se fait elle, vertement sermonnée, le pauvre esseulé s’époumonant  à siffler et à appeler un équipier fantôme ! On croise les filles en pleine bourre.

Balise 11 : Pied de falaise : ça monte toujours. Ju se laisse un peu embarquer par d’autres équipes et file trop loin. LKT ne le sent pas coupe bien en dessous et il a raison. C’est pas grave, Ju aime bien se faire quelques lignes gratuitement de temps en temps…

Balise 12 : Angle de végétation : Enfin ça descend, avant de réattaquer un autre mont ! On commence à être cuit. On s’arrête dans une ferme pour boire. Puis on se fait doubler par une randonneuse du circuit G, alors que l’on courait sur le plat. On est pourtant à fond… à 8 km/h! On croise une équipe du circuit A qui envoie dans l’autre sens. On les connait, ils font partie du Team Villagrand et on sait que c’est une des top team. Ils ont fini la grappe 12, 13, 14, 15. On regarde l’heure pour juger de notre retard au retour. Encore du déniv et on tape la 12.

Balise 13 : Angle de mur : On chope un sentier puis on descend à l’équerre au niveau d’un petit rentrant. On tombe sur le poste pile poiles et c’est vraiment le cas car on retrouve les filles dont Marie sur le point de soulager sa vessie. Du coup, elle se ravise, et attendra !

Balise 14 : Mare : Les filles l’ont aussi à faire et on leur propose de nous suivre sur la ligne de niveau pour attaquer le poste. Elles ont tellement confiance en nous, qu’elles préfèrent descendre du gros déniv sur 200m et de le remonter après… Bon, on trace sans elles et on arrive nickel sur le poste. Un contrôleur est là et on lui demande  s’il a vu 2 filles en orange. Réponse négative. «Vous leur direz qu’elles sont deux nazes, Hi ; Hi, Hi » On jubile de les avoir cramées, c’est dire si nos motifs de satisfaction sont tombés bien bas à ce moment là ! Apparemment on est quand même 9ième  à arriver à ce poste.

Balise 15 : Petit marais : On remonte encore. Ça commence à être physiquement  laborieux mais on trouve sans difficultés.

Balise 16 : Source : On redescend  aussi vite que possible.On croise Oliv avec 2 sacs sur le dos, et un troisième (Bewa !) 20 m derrière, à moitié mort, la langue sur les chaussures et les mains trainant par terre. Que le temps doit paraître long ! Ju pour une fois est grillé avant LKT, et n’est pas à l’aise dans la descente. Sur ce retour, on enregistre 50 minutes de retard sur les gars du team Villagrand. Pour nous c’est plutôt raisonnable. Par contre à l’attaque de la 16, on se rate. On est dans des gros pierriers, appelés « Chirras » , et là on sait pourquoi … On erre 10minutes à travers les blocs rocheux, manquant à plusieurs reprises de se péter les jambes. « C’est un sentier ça ? » « PFFFFVOARKEU !!!… » LKT n’est plus dans la carte. Le cerveau  marche encore moins vite que ses jambes. On insiste à monter et  on finit par trouver.

Balise 17 : Place à feu : On redescend le chirras. LKT insulte les rochers et la végétation environnante.  C’est  pas son quart d’heure  et heureusement que Ju gère seul l’oriente jusqu’à la 17.

Balise 18 : Ruine (Là-bas c’est des tas de pierres de 2m sur 2 et de 1 m de haut !) : On n’avance pas vite, mais pas de souci à part une cascade de Ju sur les fesses au moment de pointer, devant les photographes.

Balise 19 : Intersection sentier végétation : c’est la dernière. Sur le sentier : RAS.

On sprinte (à 12 km/h dans une descente le vent dans le dos !) vers la balise arrivée.

Trace parcours du samedi :

Reste à trouver les autres dans la nuée de toiles.

On erre pendant 15 minutes avant de trouver les filles et les toutereaux. Elles sont troisièmes : Super ! Les tourtereaux sont visiblement contents : Encore super ! Nous, on est 11ième     en 5h28 à 1h40 environ des équipes de tête, mais à 2 minutes des 10ième. On a perdu beaucoup de temps ( plus de 20 minutes) sur la dernière grappe 16-17-18-19 mais la 10ième place est jouable. On imagine le calvaire de Bewa, et on est soulagé de les voir enfin arriver une heure plus tard…

On admire Vaness, faire chauffer une moitié de tasse d’eau pendant 1 heure, cramant 3 m carré de prairie grâce à ses Esbits, tandis que Ju nous prépare les lyofs du soir et ceux du petit dèj en 5 minutes chrono grâce à son réchaud hi-tech, acheté juste avant la course.

Tente, bouffe et dodo. En fait on n’a pas dormi. Le sol dur et défoncé ne nous l’a pas permis !

Réveil 5h.Bizarrement on n’a même pas mal aux jambes !

Départ des filles à 6h11 en chasse à 11 minutes derrière les premières sous nos encouragements.

Nous on part dans la meute à 6h30. Mal placés au départ, on est un peu englué dans le trafic de la première côte. Ça part mal !

Arrivé à la prise de reports, LKT galère à mettre ses déf dans son porte dèf, ensuite ce sont les feutres qui n’écrivent pas sur la carte humide. « GRRRRRR ! ». On arrive péniblement à tracer les 22 postes du jour. La journée commence très mal !

Après une petite boucle imposée par les organisateurs pour sortir du champ, on commence enfin la course.

Balise 1 : Pied de falaise : No soucye ! C’est bon pour le moral.

Balise 2 : Pied de falaise : On se prend un peu de dénivellé, mais toujours sans problème.

Balise 3 : Rocher : On verrouille bien le pont d’attaque , peut être trop à l’équerre mais ça roule.

Balise 4 : Rocher : Toujours bon.

Balise 5 : Angle de végétation : RAS

Balise 6 : pied de falaise 5m : Transition de 3 km avec 2 sommets. On court dés que ça ne monte pas trop. La dernière montée au col de l’Oeillon pique un peu les cuisses quand même, mais Ju ne laisse rien paraître, une équipe de 2 charmantes féminines étant sur nos talons. Il leur fait  la conversation, prend leur numéro de portable au passage.  Même dans les situations les plus délicates, c’est un tombeur !…

Balise 7 : Extrémité fossé : ça descend. LKT file devant, Ju est toujours en peine avec ses cuisses et ne peut suivre les 2 jeunettes qui nous doublent. Là, LKT pense que la situation est grave ! Il s’arrête donc et l’attend, inquiet. Ju mange, boit, souffle. Puis c’est la descente d’un pierrier avant de choper la 7 en suivant la ligne de niveau.

Balise 8 : Muret : Ligne de niveau, sentier, point d’attaque : c’est bon.

Balise 9 : Angle de muret : On croise les filles. Elles sont juste derrière les premières de la veille àc e moment là. « Allez ! Bouffez-les ! » . Petite montée pour nous, on verrouille et ça passe.

Balise 10 : Pied de falaise : Embarqué par une autre équipe, on attaque trop haut et on passe au dessus de la balise. Premier jardinage de la journée mais on trouve.

Balise 11 : Intersection de marais : 3km de transition avec des descentes dans les pierriers. Un peu de plat. On se rapproche de Pélussin, et on double beaucoup de concurrents des « petits » circuits. C’est bon pour le moral, on a l’impression d’aller hyper vite…par rapport à ceux qui marchent ! Pas de problème pour ce poste.

Balise 12 : Rentrant : On a un gros mur qui nous serre de main courante, et prudemment on arrive à la balise.

Balise 13 : Ruine : Y’a beaucoup de monde et plusieurs ruines (tas de pierres !) dans un secteur de muret et de petits pierriers. Les autres circuits cherchent aussi une ruine mais pas la même que nous, du coup tout le monde s’embrouille un peu. On perd encore quelques minutes sur ce poste.

Balise 14 : Ruine : Après un petit cafouillage, suite à une sortie chaotique de la 13, on trouve la 14 facilement en passant entre de majestueuses falaises. Par contre, on a plus d’eau et encore une heure de course environ !

Balises 15 : Petit sommet : Du dénivelé, mais pas de difficulté à part un petit bosquet qui nous oblige à refaire un détour et à couper encore des lignes de niveau.

Balise 16 : Pied de falaise : En fait un rocher au bout d’un petit remtrant, mais pas de soucis.

Balises 17-18-19-20-21-22 : On arrive à Pélussin ; les postes sont évidents à part la dépression de la 19 qui nous posera un peu de difficulté, du aux dizaines d’équipes, souvent des familles de novices, dans tous les sens. Un peu perturbant ! Ju accèlère à plus de 20km/h entre la 20 et la 21. Envie de sprinter vers l’arrivée ? Non ! Trouille bleue en passant sur un grand viaduc de près de 300m. Il galope tel un cheval qui s’emballe, le regard fixé au sol, le souffle roque ! « Va falloir lui mettre une balle s’il ne s’arrête pas avant la ville  !…» Dommage le point de vue est magnifique.

Enfin l’arche d’arrivée : 5h43. Toujours 11ième et toujours le même retard avec les équipes de tête.

Trace du dimanche :

On a été régulier et le compteur affiche 56 km et 3500m de déniv positif pour les 2 jours.

On est globalement content de notre course. La troisième place des filles au général, et l’idée de les voir monter sur le podium dans leurs tenues fluos, renforce encore notre satisfaction.

C’était une course à faire et on l’a faite. Ju est heureux… et ça se voit !

Advertisements

10 Réponses

  1. Marie a un regard sadique en regardant le pied de sa malheureuse partenaire dont l’homme lui a certainement seriné qu’au dela de la douleur…
    Bewoa, viens faire un stage pétanque à Ste Blandine. Je dis ça, mais je suis admiratif qd même. En même temps, avec Oliv en sergent instructeur, faut « arréter de s’écouter » et « prendre sur soi »…
    Ju et LKT, c’est exactement comme ça que je vous vois : des sumos contorsionnistes… En tous cas, bravo !
    Encore une fois, Marie et Vaness sont mes préférées : jolies dans l’effort, solidaires dans l’abnégation (même si Vaness se moque devant tout le monde de la tenue de Marie la nuit !)… Si en plus, c’est pour qu’elles finissent en string sur le podium, je vais me mettre à courir.
    Encore bravo à tous !

  2. Bravo à vous tous, vous avez dignement représenté notre département du 79 et nous sommes fiers de vous, enfin surtout des filles quand même, un podium : quelle classe !
    Les rado79 veulent les voir avec leurs petites culottes flous sur leur podium, à St Loup sur Thouet, le 29 octobre prochain (car sur les C.O. du coin, elles vont toutes les gagner en féminines)…..

    Vous êtes restés fidèles à vous-mêmes en gardant votre état d’esprit naturel habituel et c’est çà le principal, même sur une épreuve de cette envergure……

    Maintenant, vous pouvez vous lâcher et ne plus vous imposer des séances d’entraînement interminables (Bières, Apéros, nuits écourtées…etc….)

    A bientôt,
    Gill

  3. que 2 km de plus que le circuit B mais avec 1000 m suplémentaire de D+ : vous avez fait tous les choix d’iti en pensant à votre mascotte le sanglier !!!

  4. Encore bravo et biz spéciale à Marie et Vanessa, votre bonne humeur a égayé ce raid. Je suis la journaliste qui vous a suivi sur une bonne partie de la course. Je vous fais signe si l’article où je parle de vous paraît.
    En attendant, j’ai fait deux récits généraux publiés sur les liens suivants :

    http://www.kairn.com/news__75697.raid-bivwak-met-toujours-equipes-rude-epreuve.html

    http://blog.djailla.com/2011/06/15/o%E2%80%99bivwak-fete-ses-30-ans-sur-les-trois-dents/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=o%25e2%2580%2599bivwak-fete-ses-30-ans-sur-les-trois-dents

    Bises et surtout, gardez votre sourire sportif 🙂
    Kena

  5. Eh bé Sandrine …. deux virus dans la saison 2010/2011 !!! celui de l’amour puis celui des raids !!!!! Impressionnant ! Maintenant que tu es bien embobinée et pile dans le moule des dingos de raid ….. continue ! En tout cas félicitations et respect aux quatre équipes qui représentent dignement notre région et VIVE LES FILLES !!!!!!

  6. Un plaisir de vous lire ! J’espère que Bewa sera partant pour l’édition 2012 dans le Rhône : promis, l’an prochain, on prévoit un lot de Smecta spécial Flying à chaque poste de secours 😉
    Mano des Twixettes (poseuse de balise sur le raid Obivwak, encourageuse de raideurs à la prise de déf du B et au poste 122 quand tout le monde tirait la langue avant la dernière balise technique et le passage du viaduc).
    J’espère que l’édition du Pilat rhodanien vous a plu et que vous avez pu profiter des paysages entre 2 reports de postes !

  7. Désolé de vous avoir induit en erreur sur le poste 4. Je n’avais pas disparu, mais seulement fait une pose technique dans le bois… C’est pour ça qu’en sortant du virage vous n’avez vu plus qu’un équipier devant… D’ailleurs, je me souviens bien de vous avoir vu plonger dans ce chemin et il est vrai que je me suis vraiment posé la question de ce que vous etiez en train de faire !!!

    • c’est bien fait pour nous et ça nous a permis de faire « notre » course, sans être trop influencés par vos choix… Bonne expérience en tout cas !

  8. Hello, ça fait un moment que ça me tente aussi. A voir si vous y retournez une prochaine fois…

  9. Salut à tous,
    Un très très grand bravo pour cette équipée sauvage !!! surtout aux filles, bien sûr! La photo du podium est grandiose !!!
    Je vous donne un lien pour aller sur le site du fabricant du SMECTA (http://www.ipsen.com/fr/medicaments) ; comme ça, vous pourrez faire des provisions pour la prochaine fois ;-)))
    A bientôt,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :