Raid Oléron 2010


1 – Récit des coureurs, par Marie

2 – Récit des coureurs, par Marianne

3 – Récit des assistants, par Xav

1 – Récit des coureurs, par Marie :

En fait, je peux commencer par la fin ? tout simplement, je suis contente!!!! de nous, du raid, des émotions, des assistants, …. du sable, des moustiques (je me gratte encore!), de la vase, des nuits (presque) blanches, des douches froides…. que du bonheur!!!

Reprenons dans l’ordre. Départ de Ruffigny, vendredi soir avec Oliv, Xav et Bréva. J’ai une demi heure de retard et 20kg de dépassement de bagages (maintenant je peux le dire, j’avais même emmené mon maillot de bain, au cas où on plie le raid dès samedi après-midi). Je lis le doute sur leurs visages, aurais-je confondu le week-end du raid Oléron avec une semaine en vacances en mobil-home!?

Bivouac sauvage près d’une plage de surfeurs. On savoure le coucher du soleil, moment magique, des images et une lumière que je tente de capter pour m’en imprégner et me donner du courage pour le lendemain.

Première épreuve au lever, pliage de la 2 secondes des assistants : j’essaie, je la casse (elle était déjà bien entamée), re-tentative avec Bréva réussie, OK on peut y aller (8H30), surtout que nos deux campeurs ne veulent pas être bousculés au briefing, il faut dire qu’ils ont 10 cercles à tracer sur une carte (changements d’étapes) donc ils ont peur de pas avoir trop le temps, …. en 2H. Pas de moquerie sur leur professionnalisme, c’est juste que ça me panique un peu, je me sens à l’ouest par rapport à tout le monde et surtout pas au niveau. Impressionnée quoi!!

11h: départ, on se cale bien pour la photo et Bréva encore mieux que nous. Petit rythme tranquilou, Antoine est devant pour pointer les premières balises au doigt électronique, Marianne lui ayant quasiment fait une greffe pour qu’il ne le perde pas. On arrive par la plage, c’est beau certes mais ça fait mal aux jambes! enfin surtout aux miennes, je n’ai pas dû prendre l’option sable à la commande. Premier assistanat, tout est nickel, on part en VTT.

J’oriente cette première étape VTT’O, pas de difficulté, c’est roulant et évident, on se met dans le rythme. On arrive sur l’épreuve canoë, enfin il y a un piège, car pour avoir le droit d’aller pagayer 2H en ligne droite, il faut s’enquiller 3 km dans un mixte de vase-eau-coquillages-pierres-feuilles-ciseaux… ah non je m’égare! bref c’est un peu long et galère, je crois qu’on mettra 53 min!!! Puis c’est le drame pour moi, j’ai un mal de mer terrible qui se déclenche au bout d’une heure. Oliv et Marianne, sur un bon rythme, rattrapent plusieurs embarcations et Antoine me donne la cadence en comptant dans toutes les langues, d’ailleurs, certaines me semblent encore suspectes… ah l’ivresse des profondeurs !

Donc, j’arrive décomposée près des assistants, heureusement Xav s’est garé dans un coin tranquille, juste ce qu’il fallait. Je repars inquiète mais je sens le soutien de nos deux « manges gardiens ». On galère un peu sur le départ, y’a pas que nous, sur la première balise on croise une équipe, séparée du poste par un grillage de 2 mètres de haut (pas de chance!), et sur la suivante, une autre équipe qui arrive en sens inverse, ça a l’air un peu confus pour tout le monde. Je suis un peu à la traîne, mais bon il parait que le raid dure deux jours donc faut gérer.

On arrive après 3h de VTT’O sur le site de la première CO. On ne tarde pas trop au ravitaillement, il est 19h et on veut la plier avant la nuit, mais dans le doute, on prévoit les frontales et Antoine équipe ses genoux. On fait une bonne CO, Marianne et moi sommes à la carte, on se complète bien : Marianne mène la danse et je rectifie le pas si nécessaire. On a les jambes mais pas l’autre moitié de l’équipe que l’on traînera un peu sur toute cette étape bien qu’Oliv réponde présent au pointage sur les indications ultra-précise de notre gazelle en chef.

Finalement, on clôture cette CO en 1H30, ça nous re-booste bien et on part de bonne humeur sur le VTT’O de nuit. On met trois petites heures avec un cafouillage au début où on évitera d’ailleurs de peu de se faire écraser par nos assistants qui tracent sur le lieu du bivouac. Commenceraient-ils à fatiguer de nous préparer des jambons-beurre?

Arrivée vers 23H30 au camping, on fait « encore » un bon ravitaillement et c’est parti pour les joies de la pampa Oléronnaise by night. Xav et Bréva nous incitent à ne pas nous presser, elles ne veulent quand même pas être réveillées en plein sommeil, nos princesses! Leur vœu sera exaucé car on ne reviendra s’échouer au camping que 6h30 plus tard!! On prend l’option de prendre toutes les balises, en marchant, le temps n’étant déterminant qu’en cas d’égalité de balises au final. Une étape interminable et le plus dur dans cette nocturne aura été pour les gazelles de veiller sur leurs autruches. Je m’explique : Marianne et un peu moi étions chargées de la carte, pendant que nos deux autruches, Oliv et Antoine ne loupaient pas une seconde pour se planter par terre et dormir, parfois 30 sec, à chaque intersection!!!!! Et il y en a eu….. mais bon, l’instinct de survie faisait qu’ils ne fermaient qu’un œil, ou peut être l’absence de carte?! ?

À notre arrivée, Oliv vide le doigt et là c’est le drame, on a oublié une balise, perfide, cachée en haut de notre carte que nous avions chacune consciencieusement pliée! C’est pas grave, on est HS et on se lève dans 40 min…. Au réveil, je réalise que je suis en plein cauchemar, étant donné que l’on repart dans 45 min pour un footing matinal sur la plage (à marée haute!). Mais Oliv’ le sage me rassure en me disant que c’est pareil pour tout le monde. J’arrête donc de me plaindre et me motive pour la suite, aidée par le classement provisoire qui nous annonce premier mixte et 10ème au scratch. Xav et Bréva nous remercient de notre virée nocturne et surtout de ne pas être venu leur faire un bisou en nous couchant. Ils sont irréprochables dès le matin et aux petits soins pour un bon p’tit déj.

On y va tranquille sur la course, qui se transforme pour certains en marche nordique. On enchaîne sur une grosse portion de VTT’O en partant quasiment les derniers. C’est très roulant et on remonte plein d’équipes jusqu’à ce que Antoine se fasse encore remarquer et crève pour la deuxième fois. Pas de souci, les garçons ont les jambes en VTT et on se met dans leur roue pour accrocher la cadence, on fait le meilleur temps mixte sur cette étape.

A l’arrivée, CO au score d’une heure, après une petite mise au point avec l’organisation qui avait « oublié » d’expliciter quelques règles. On se reconcentre de suite, la première place se joue maintenant. Nos assistants nous motivent à bloc, on peut pas les décevoir!! et surtout on y croit! Tout le monde prend sur soi : Antoine ses genoux, moi un genou et tout le reste, Oliv et sa passion pour la course à pied, et Marianne ? On s’arrache pour le retour, 9 balises sur 14, on arrive vidés. Xav et Bréva sont à fond, apparemment on fait un bon score, reste à attendre nos concurrents mixtes directs. 5 min plus tard, verdict : ils ont une balise de moins! La première place est assurée, on savoure, on se relâche et on oublie presque de repartir pour les 14 derniers kilomètres de bike and run.

On reste vigilant à ne pas commettre de bourdes. Je me risque même à faire une blague à Oliv et Marianne sur la fin, sur une pseudo balise oubliée, ça ne les fait pas rire, comprends pas!!! C’est surtout un moyen pour moi de relâcher toute la pression que je m’étais mise et la peur de ne pas finir le raid. On termine l’ultime étape en bon dernier, seulement quelques âmes charitables nous attendent, merci à eux.

Classement final : on est premier en mixte et 8ème au scratch, YES!!!!!! Un grand souvenir, surtout le retour en camion sous la conduite bienveillante de nos « mange-gardiens ».

Marie

2 – Récit des coureurs, par Marianne

D’abord, un grand merci à toute l’équipe, assistants et équipiers, pour ce week-end « bien-être » sur l’île d’Oléron. Comme Marie, la thalasso (la vase, l’acuponcture aux ronces, …) et les bons petits plats, j’adore !
Et dire que j’aurais pu agoniser pendant 6h sur le triathlon LD de St Jean de Luz ! Aucun regrets ! Au lieu de ça : une balade d’à peine 26h sur une île quasi désertique. Tellement paradisiaque qu’on n’a à peine fermé l’oeil…

Après un bivouac chez une concurrente (ou devrais-je plutôt dire chez une possible future équipière ?), toute la famille Pauly arrive à 9h précises (ça, c’est un jour exceptionnel, pas vrai Philinox !). On trouve facilement le camion immatriculé 79 : 1ère balise OK !
Alexis part à la recherche des cartes (celles avec les balises !), les enfants connaissent le refrain : ils s’arment de patience (la journée va être bien longue…), et Marianne fait connaissance avec son équipe.
Il parait que l’équipe est sponsorisés par l’éducation nationale. Je suis rassurée, je suis entourée par une espèce en voie de disparition : celles des gens gentils.

Après le briefing, une petite interview me tombe dessus : le plus dur moment du raid ! Suite à ça, déboussolée par le micro, je mélange un peu les prénoms de Xav et Bréva, mais ils ne m’en veulent pas : restons concentrés, il faut répartir les tâches sur le raid ! Finalement, on décide de faire tous un VTT’O et une C.O. : ça, c’est de l’esprit d’équipe !
J’angoisse de ne pas être à la hauteur en course à pied, de me planter en orientation, et je ne sais quoi d’autre qui pourrai me tomber dessus… Bref, je ne veux décevoir personne, être à la hauteur de cette équipe mythique des flyings. J’ai prévu le coup : j’ai pris 2 smecta ! J’essaye de ne rien oublier (en particulier la greffe de puce à Antoine, qui n’a pas pu résister longtemps !), mais je me laisse vite bercer par le professionnalisme de nos assistants, qui semblent tout très bien gérer.

Le départ est donc serein. On a le même rythme à pied avec Marie (pépère mais faut bien gérer pour la suite), les gars galopent devant (et c’est important de le préciser !). A l’arrivée, les assistants ont tout préparé. Oliv n’a pas perdu les bonnes habitudes : il est déjà en train de tracer le parcours VTT.

 Marie prend la carte en VTT’O : elle assure. Tout roule, rien à signaler : ça manque même un peu de piment… J’ai parlé trop vite : une épine dans le pneu d’Antoine : l’arrache-t-on, l’arrache-t-on pas ? : on opte pour la laisser dans son trou. Choix judicieux, pas de fuite.

Au ravito, nos cuisiniers en chef nous ont préparé des petites bouchées diverses et variées. Serait-ce l’heure de manger ? Aucune idée, mais c’est tellement bien présenté que cela ne se refuse pas. On les en remerciera plus tard, après 1h de marche forcée dans la vase et plus de 2h de canoé, le ventre criant famine…
Pour l’heure, les gars sont affairés sur l’épine du pneu d’Antoine, et se disent qu’ils auraient du prévoir une pince à épiler ! Vous avez dit quoi ? : je sors de ma trousse de toilette l’indispensable outil ! Enfin, je sers à quelque chose ! Yes !

Il ne faut pas trop tarder : on laisse tout en vrac. Xav et Bréva vont gérer. Une petite pensée pour eux en partant : il va leur falloir tout ranger très vite, car le canoé, dans 1h, c’est fini ! Raté ! Une heure après, on donne nos premiers coups de pagaie…après avoir quelque peu pataugé (c’est ce qui fait le charme des raids : des sections qui n’apparaissent nulle part et qui font toute la différence !).
On donne donc joyeusement nos premiers coups de pagaie, ravis de passer du marron/gris au bleu scintillant : la mer et belle, le soleil brille : une croisière de rêve. Oliv s’amuse dans les rares vagues qui croisent notre chemin, du coup on distance Marie et Antoine, mais on ne se fait pas de soucis, ils avançaient bien (erreur : on apprendra plus tard que Marie était souffrante). Au bout d’une heure, je commence à trouver le temps long. Seule solution : pagayer plus fort, comme ça, on arrivera plus vite ! Après 2h, j’en ai carrément marre, la croisière est gâchée ! Si j’avais su, j’aurais pris un coussin (la sciatique est là !). Pauvre Marie, elle a du s’accrocher encore plus ! Quel soulagement à l’arrivée !

Xav et Bréva ont dû faire une bonne sieste pour passer le temps. Ils sont aux petits soins pour nous. Toujours plein de bonnes choses à grignoter, et des bananes pour moi me rappellent-ils : ils ont raison ! Je me remplis l’estomac pendant que Marie vide le sein… Elle semble aller mieux. Je l’admire : ça va , dit-elle, on peut y aller. Je la rassure : je vais partir très doucement en VTT (vu la carte, ça n’a pas l’air facile…).
Pour partir doucement, pas de soucis, mais pour partir sur le bon chemin, il m’a bien fallu…15 minutes ! Et là, respect : le ton n’est jamais monté, Antoine et Oliv sont restés zen (du moins, à l’extérieur !). En temps normal, je doute déjà beaucoup, mais là, je n’avais plus du tout confiance en moi : une belle épreuve ! Finalement je suis rentrée dans la carte, technique au début, mais de plus en plus linéaire. J’avoue avoir pensé à passer le relais, consciente de ralentir la progression (Antoine ou Oliv auraient été plus rapides, j’en était sûre, et en reste persuadée), mais je ne veux pas me défiler au moindre obstacle, et surtout personne d’autre n’avait un porte-cartes… Finalement on est arrivé, et avec toutes les balises : contrat rempli !

A la transition, c’est là que je retrouve l’ambiance raid que j’adore : on a enfin fini l’échauffement ! Il faut se préparer pour le gros de la séance. Et on sent bien à l’atmosphère qui règne autour de nous que les choses sérieuses se préparent. On fait des pronostics. Il faudra bien gérer la C.O. à pied, essayer d’arriver avant la nuit. Le VTT se fera en partie de nuit (notez le « en partie »…), la course s’avère plus longue que prévue… Seuls Xav et Bréva restent sereins : toujours aux petits soins, ils ont confiance en nous !
Prévoyants, nous prenons une frontale au cas où… Tiens, Antoine met des bandes réfléchissantes sous ses genoux ? A non, mince, il a mal, l’Inox du week-end dernier l’a usé… Du coup, il prend un camel-back troué pour porter moins d’eau : raté, je lui prête le mien !

Comme prévu, Marie et Oliv prennent les cartes (on a le droit à 2 cartes par équipe : sympa aux organisateurs d’y avoir pensé). On part sur la 1ère balise, dans les dunes. Je suis en terrain connu (pour m’y être souvent perdue…) : j’ose jeter un coup d’oeil sur la carte et mettre mon grain de sel. Du coup, Oliv me passe la carte (il a la vue qui baisse avec l’obscurité, soi-disant…), ça me gêne un peu, mais ça me fait plaisir : on fera la CO entre filles. Effectivement, un plaisir. On se complète bien avec Marie : pas une ne relâche l’attention…y’a que les gars qui lâchent de temps en temps, leurs genoux sont décidément trop fragiles (vous regarderez bien, nous on a de l’amorti tout autour du genou, ça protège bien…).

On boucle la CO avant la nuit : nikel ! A l’arrivée, Xav et Bréva nous proposent de choisir notre menu pour après le VTT : le top ! Oliv, prévoyant, partage une canette de RAID BULL avec nous. J’en bois 2 gorgées, mais je le préviens : je ne bois jamais de café, et le thé, ça me donne des palpitations…on verra bien !
On allume les petzels, et tout ce qui brille : c’est partit pour le VTT’O, de nuit ! Antoine mène la danse, ou la cadence, plutôt. Car les filles, on s’accroche derrière : heureusement qu’il y a les lumières pour ne pas les perdre ! Bon, petit cafouillage sur une balise, mais aucun de nous n’a réussi à nous recaler (d’un côté, ça m’a rassurée : je n’étais plus la seule à nous avoir fait tourner en rond…). Sans ça, on faisait un temps canon : 2h30 !  Chapeau !

Une bonne soupe chaude nous attend à l’arrivée : un régal ! Tout le monde est en pleine forme. Du moins, je n’en doute pas une seconde, vu le rythme du VTT. Toujours sur les bons conseil d’Oliv, on emporte avec nous une de ces fameuses canettes de RAID BULL, au cas où… La nuit s’annonce longue. On décide de gérer : l’important est de prendre toutes les balises, peu importe le temps. Nous décidons donc de marcher une balise sur 2 (ça veut bien dire qu’on court une fois sur deux aussi, non ?). Mais comme l’homme a les genoux fragiles, et que sa principale qualité, c’est sa capacité d’adaptation : on marche, et après on marche ! Les femmes, elles n’ont plus qu’à assurer ! (pas de soucis, les nuits blanches, avec les biberons, les pipis, … on connaît !).  En plus, avec le raid bull, je suis à fond ! Pas trop de cafouillage sur la CO, ça roule (un petit 180°C pour moi quand même au retour d’une balise ??? ). Sur la fin, je n’arrive plus à suivre Antoine et Oliv, qui se dirigent à grandes enjambées vers l’arrivée ! Il est 6h10 quand on vide la puce : il manque une balise, comme en VTT…impossible ! Et pourtant, on en a oublié une (carte trop bien pliée…). Mea culpa de Marie et Marianne. Mais celle du VTT, on l’a pointée, c’est certain, il faudra vérifier ! Il est tard, il est temps d’aller dormir un peu.
Mais impossible de trouver le camion : où Alexis l’a-t-il mis ? Je cherche dans tout le camping, je demande à Patrick, de l’ASTCO, qui veille encore à cette heure tardive. Tant pis, je vais m’allonger par terre. Je suis crevée, je râle, au risque de réveiller nos adorables assistants qui dorment paisiblement…. Je passe derrière le « très gros » camion d’Oliv…le nôtre était derrière ! Ouf ! Alexis nous a laissé le bas du camion, à Marie et à moi : dodo bien mérité !

45 minutes plus tard, il ne fait pas encore jour, mais les maîtres d’hôtel sont à pied d’oeuvre : le petit déjeuner est prêt ! C’est l’heure ! Réveil en douceur donc, avec boisson chaude, et tout et tout… C’est reparti. « Prologue » à pied, dans le sable mou…Tiens, je commence à avoir mal aux jambes (le raid bull ne ferait-il plus effet ?). Je pense à Antoine, qui a souffert toute la nuit, et qui ne dit rien : ça en dit long… Je sais ce que c’est, je suis souvent dans sa position (parce que je suis souvent la plus faible physiquement : lui ce n’est pas le cas, et ce doit même être encore plus dur !). Rien à dire, il tient le coup.

Le VTT qui suit, les gars se refont une santé, et montrent aux filles qu’elles ne les ont pas traînés (le mot est faible…) toute la nuit pour rien. Avec Marie, on n’a plus qu’à s’accrocher dans les roues ! VTT’O impeccable pour Antoine, pas de répit ! Sans une petite crevaison, on aurait décroché le podium scratch sur cette section…

A l’arrivée, on est ex-æquo avec une autre équipe mixte. Le podium se joue au nombre de balises. La CO au score est donc, comme prévue, déterminante. Et nous sommes, comme prévu, pas bien frais ! Je suis remontée « à block », et le reste de l’équipe est, comme le dit Marie, bien entamée physiquement, mais plein de courage et super motivé. Pas un signe de renoncement sur le visage d’Antoine, qui doit beaucoup souffrir. Oliv et Marie souffrent aussi sans doute, mais ne le montrent pas non plus. Je connais l’autre équipe : on a le même niveau en orientation : il va falloir assurer ! Marie et moi prenons la carte : on a la pression ! Top Chrono… Bip ! C’est partit ! Le rythme est bon, tout le monde suit, bons points d’attaque, les 9 balises s’enchaînent, on cavale sur la fin…53 min ! Ouf ! Tout le monde est soulagé, les assistants aussi. Cuits, vidés, « rouillés », mais soulagés !
(Je suis déçue que le chrono soit faux : on a bien mis 58 min. Ce sera la même chose pour les autres équipes : un écart de 5min c’est énorme pour une CO au score. Du coup, le jeu est moins marrant…)

On attend avec impatience le résultat de l’autre équipe mixte… 8 balises : c’est bon ! On est devant. Du coup, Antoine et Oliv peuvent marcher sur le Run & Bike (et Marie et Marianne aussi, tant qu’à faire !) : on arrive bons derniers, mais les 1ers mixtes…
On attend un podium mixte lors des résultats : mais rien…juste le scratch, avec l’annonce de la place en mixte (les filles, on a voulu l’égalité….). Et puis on voulait poser sur le podium avec nos supers assistants, sans qui on n’aurait pas tenu le coup, c’est certain. Ce sera donc pour la prochaine fois !

Merci à tous, je me suis régalée, vous êtes parfaits (sauf vos genoux…) ! Et si on le refait, ce sera sur les mains, comme ça, pas de problème !

Marianne 

3 – Récit des assistants, par Xav

C’est encore une fois avec plaisir que Brévaël et moi avons accepté d’assister une équipe des Flying au Raid Oléron 2010.

Forts de notre expérience de l’année passée, nous nous mettons d’emblée la pression : Qu’aucune remarque ne puisse être faite à l’assistance durant ce raid. Nous gardons comme une tâche indélébile et un épisode douloureux l’engueulade mémorable de l’année dernière quand nous nous étions trompé de roues sur les vélos…

Vendredi : Une partie de l’équipe prend la route dès le vendredi soir. A l’arrivée sur l’île, nous décidons de ne pas aller au camping de Boyardville et de camper à la « ouanegaine », près du départ du lendemain, à Grand Village. Soirée sympa, faite de grands panoramas océanesques, de méditations métaphysiques, de concentrations sportives et de piqûres de moustiques.

Derniers réglages pendant la nuit : Marie, prévoyante, installe une bande anticrevaison. Antoine aurait dû faire pareil…

Samedi : Briefing à 9h30. Bréva, chef de carte exemplaire et averti, pointe les différents points d’assistance du week-end. La tactique de course se met en place. On voit tout de suite qui est le chef.

 

C’est parti pour une course à pied de 7 kms. La vaillance se lit sur les visages des Flying. Sur celui de Bréva, c’est autre chose…

A l’arrivée de la course à pied, on note une certaine différence de style entre les gars et les filles…

 

Rien a noter à l’arrivée du premier VTT O, si ce n’est une première crevaison antoinesque. Les troupes semblent en forme, le moral est au beau fixe. Vu de l’assistance, on se dit que « ça roule »… Antoine défie la marée basse pour relier le banc de sable ou se trouvent les kayaks.

L’épreuve des kayaks qui les emmène à St Trojan nous semble interminable. Assis en plein soleil, sans bière, sur un ponton d’ostréïculteur, l’attente est longue…

Belle arrivée de nos héros

A l’arrivée, on voit tout de suite que quelque chose cloche : Marie, blanche puis verte, ne répond pas aux questions. Après récupération, elle explique que le mal de mer, ajouté aux odeurs de carburant des bateaux lui ont retourné l’estomac. Elle ne semble pas dans les meilleurs dispositions pour la suite. Tout le monde repart pour la deuxième VTT’O. On décide de chouchouter dorénavant Marie lors des assistances. On est tout de suite rassuré quand on la voit arriver : Tout le monde a le sourire, Marie aussi, l’estomac va mieux…

La CO qui suit nous les redonne souriants, même si les genoux d’Antoine commencent à craquer de partout

Les VTT, équipés des éclairages, nos warriors repartent. Nous ne les retrouverons qu’au bivouac du soir, où ils arrivent vers minuit, fatigués cette fois. Comme d’habitude, c’est au moment d’attaquer la CO de nuit que les visages grimacent vraiment, surtout que les 4 Flyings prévoient un retour tardif vers 4h30… Ce sera 2 heures plus tard !!!

Contrairement à l’année dernière, il est très appréciable de travailler avec une équipe respectueuse de la santé des assistants et qui les laisse dormir quand ils arrivent à 6h20 !!!  Nous les réveillons 40 minutes plus tard…

 

Dimanche : Là, les traits sont tirés, mais ils restent beaux dans l’effort et l’abnégation. Au programme, une course à pied sur la plage où on se rend compte que Marie trouve ce raid de plus en plus facile.

C’est après la dernière VTT’O et la course au score que la plus haute marche du podium en mixte se précise.

Antoine décide de crever une roue pour la deuxième fois. On en fait part à Oliv : « ton Antoine, il commence à nous les briser menu, menu… »

 

Pour l’ultime épreuve, un bike and run, ils arrivent au château les derniers. Les organisateurs avaient déjà éteint la musique et pensaient à dégonfler l’arche quand notre quatuor passe la ligne. Il faut dire que depuis la course au score, le chrono n’avait plus d’importance.

1er mixte donc :

Ju, venu prendre des nouvelles par téléphone, restera bouche bée devant un aussi beau résultat, lui qui fit partie de l’équipe finissant seulement deuxième mixte sur ce raid l’an passé.

En conclusion, nous sommes fiers de cette équipe ultra sérieuse et convainquante dans l’effort. Seul point noir, le retour : Brévaël au volant de la voiture d’Antoine et moi au volant du camion avec Marie et Oliv, avons eu l’impression de trimballer des narcoleptiques : Antoine commençait des phrases et s’endormait d’un coup, Oliv relevait la tête une fois  par heure pour mettre de la musique qu’il n’écoutait pas, quant à Marie, elle n’a rien vu du retour, bercée par le tangage du camion qui lui rappelait le doux roulis du kayak sur la mer…beurk… Il était temps que ça se termine…

Xav, alias Alamo

Advertisements

9 Réponses

  1. Quoi ! Compte rendu des coureurs en fin de semaine…Sont trop fatigués pour appuyer les doigts sur le clavier peut-être ?!…

    Et sinon, le WE en amoureux avec Bréva s’est bien passé ?

    • Impec ! Il fait très bien la salade de riz ! Quant à nos moments sous la tente, nous préférons les garder secrets…
      Sérieusement, Bréva c’est le « Jedi » de l’assistance. Il est au top !
      Mais vous, les chiens fous, 4èmes au raid des vendanges, c’est un manque d’ambition ? Vous avez atteind physiquement vos limites ?

  2. bon, quand est ce que les asssistants font un raid ? je veux bien les « degrossir » (jeu de mot … heu..oui c’est sur !) sur un raid en 2011 ! encore faut il qu’ ils n’aient pas la trouille ….

  3. Les Flyings faut arrêter de faire des raids et se mettre sérieusement à écrire des bouquins ou faire des reportages ! Z’êtes tous doués pour ça.
    Bravo au rédacteur, au photographe (c’est p’t’être le même) et aux figurants sur le terrain.

  4. Excéllent reportage sur le raid oléron, ca devait être une superbe aventure, on espère être de la partie l’an prochain!!!

  5. Dis donc Bréva, on va se partager les rôles : toi tu es la princesse de Marie et moi son « mange gardien »… J’aime autant…
    Marie, ton compte rendu est à la hauteur de ton raid, bravo !

    • merci la team assistant, c’était vraiment chouette!!!
      D’ailleurs ça m’a donné envie de prendre votre place pour le prochain: je sais prendre des photos, je sais conduire un camion (en ligne droite et sans trafic), je sais faire des tartines… alors embauchée?

      • moi, ce qui me faisait peur dans ce raid, c’était les « tendres et délicats » massages des 2 assistants !…Mais l’année prochaine si c’est toi qui t’en occupe, c’est différent.

  6. Super les photos ! Vous ne manquez pas à votre réputation !
    Je rejoins Philinox : les flyings, quand vous prendrez votre retraite, le recyclage est tout trouvé…
    En attendant, à très bientôt pour d’autres aventures !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :