Raid Orientation Civraisien 2010


4 récits de cette avent’hure :

 CR du canal hystérique :

ROC 2010 Vendredi 18 juin, nous partons en bons soldats pour Civray à l’appel du Maréchal Vanessa où nous sommes reçus par la famille Mautret. L’apéro est servi et le repas gargantuesque. Deux équipes pour cette édition, Ju et LKT (récit en deuxième partie), Oliv et Thierry dont nous allons conter l’aventure.

Réveil matin, alors que les 2 chiens fous, déjà en tenue, chambrent à tour de bras, nous déjeunons tranquillement en jean, tee-shirt en raideurs avertis et réalistes par rapport à nos objectifs. Un top 10 ferait notre affaire. Quelques belles équipes sont au départ de cette première édition et notre volume d’entraînement ne nous permet pas de nous enflammer.

9H30 briefing, le vert flashi des flying avent’hure nous pique les yeux et a le mérite de ne pas passer inaperçu. Oliv, peu attiré par cette nouvelle tenue, préfère le vieux tee-shirt orange, synonyme de gloire passée. Deux barrières horaires, une en fin de vtt à 13h15 ouvrant les optionnelles et une à 17h pour la fin de course. Il y a donc 7h de course maxi, le sprint va être exigeant.

10H départ pour un trail de 4,5kms, nous partons sur un rythme soutenu, le parcours déjà vallonné des bords de Charente pique un peu la cuisse, nous restons dans le peloton.

Arrivés au kayak, Thierry attrape les casques, Oliv les gilets, et c’est parti ! Toutes les équipes ayant pris l’option de remonter d’abord le courant, nous partons à l’opposé, histoire d’être un peu seuls et naviguer en pères peinards. Oliv a la carte et tout se passe bien, nous arrivons à la digue annoncée au briefing, Thierry descend rejoint par Oliv, et chacun de notre côté nous tirons le kayak pour passer la digue. Quatre personnes de l’orga sont là pour assurer le passage en cas de besoin et, heureusement pour Thierry, pas une caméra. En tirant le kayak, il ripe sur celui ci et part tête la première sur le ventre pour descendre la digue tel un phoque sur la banquise. Premier bain, l’eau est fraîche et la technique à revoir. Quelques tensions naissent de cette épreuve pourtant tant pratiquée mais la synchronisation n’est pas parfaite et il va nous falloir embaucher un métronome.

Toujours dans la course, nous partons pour un vtt de 2kms en suivi d’itinéraire, qui nous amène au lancé de fléchettes. Thierry, habitué de longues soirées apéro-fléchettes, s’y colle avec le souvenir de belles performances. Une fléchette d’essai et c’est parti ! La première est à droite, Thierry souffle, se concentre. Deuxième à droite, troisième à droite. Un beau tir groupé cependant, ouvrant le droit à 3 tours de piste. Nous perdons encore un peu de temps et la pression monte au sein de l’équipe, désireuse de ne pas se déchirer.

Départ du vtt en suivi d’itinéraire de 15 kms, Oliv à la carte, ça déroule mais nous sommes déjà relégués au peloton des poursuivants et ne parvenons pas à faire la différence. Quelques difficultés sur la lecture de carte, le thème est de ne pas faire de kms supplémentaires, nous nous calons au moindre doute et la course continue avec un carton plein encourageant.

Départ du run and bike, un ravitaillement nous tend les bras, pas question de céder, la course est courte et le temps compté, nous lâchons donc 4 ou 5 équipes arrivées en même temps que nous. Oliv part avec le vtt de Thierry, chacun sa carte, nous sommes calés et c’est parti ! Une côte très raide, les échanges se passent bien. À une bifurc, Thierry à pied lève la tête, regarde Oliv à une centaine de mètre derrière, convaincu d’avoir été vu, il emmanche le chemin à droite, pointe la 10 et dévale la pente. En bas, il se retourne, appelle, crie… Demi-tour, les équipes passent et Oliv n’est toujours pas en vue. Un brin de rubalise au carrefour a du le piéger et Thierry décide de l’attendre ici. Le revoilà, premier hors carte pour l’équipe, 5 mn de cramées, la course n’est pas finie, et nous sommes en queue de peloton des poursuivants.

Il est 13h lorsque nous arrivons et pouvons donc prétendre aux optionnelles du vtt. Thierry prend la carte au 1/25000, un départ un peu à l’arrache, sans tracer, nous avons fait la différence sur la transition encore une fois en prenant 3 secondes au ravito où Oliv laissera son bidon. Mais rien n’est calé et Thierry n’est pas serein. Un arrêt, nous traçons de 1 à 5, si ça marche, nous pourrons faire la différence et sereinement continuer. Quelques cafouillages, rien de dramatique mais la tension est perceptible, ça déroule jusqu’à la 5, impeccable ! et nous commençons à retrouver des équipes du peloton de tête. Il faut traverser la Charente, un choix d’itinéraire nous sourit, il y a bien un pont, pas flagrant sur la carte. Thierry commence à vanter l’efficacité de l’équipe sur l’épreuve et paf ! c’est pas bon ! nous avons manqué le chemin. Ça grommelle mais qu’a cela ne tienne, il faut tenir bon et continuer. Il est temps d’arriver, Thierry manque d’oxygène et la lecture de carte commence à pagailler.

Arrivée pour la C.O. urbaine de Civray à 15h20. Nous avons carton plein et, à priori, 4 équipes devant nous au départ de cette C.O. Olive emmène la carte, il se cale rapidement et envoie. Thierry, toujours en manque d’oxygène, pointe les balises. Au départ de la mémo, nous croisons l’équipe flying avent’hure bien rincée par l’effort. Ils ont pratiquement fini, alors que nous ne sommes qu’au début de la C.O. Nous faisons un brin de route ensemble.

Il est 16h06 et il nous reste toute la partie nord de la carte, ça va être chaud, les choix sont difficiles et Oliv ne sait comment attaquer la 6 et la 7. Nous traversons une digue, ça déroule, une deuxième, et là forcément, la 5 est de l’autre côté de la rivière. Ni une ni deux, Olive se jette à l’eau jusqu’au cou suivi par Thierry, c’est froid. Nous pointons la 5, reste la 8, il est 16h30, c’est bon !

Arrivée à 16h40 avec carton plein, un petit béco pour effacer les griefs de la journée et nous montons à la cinquième place du podium.

Merci à l’organisation pour cette première édition exigeante mais rondement organisée avec un terrain de jeu magnifique.

CR des chiens fous :

8h30 : on est très en avance pour prendre les dossards, raid book, plaques VTT etc…

Les autres équipes arrivent petit à petit, dont les endurance23,  Samuel de ARA qui est dans son jardinet Steph des vendanges, Marie et un collègue, les raid’illons, bref, pleins d’habitués des raids.

9h30 : On est attentif au briefing et aux barrières horaires.

10h : Départ de psychopathe de Ju, qui klaxonne derrière le quad qui ouvre la route. Derrière, LKT est vert …et rouge ! Ju emmène ensuite la carte pour les 5 km de trail’O qui suivent.  On est dans un groupe de 6 équipes et le rythme ne baisse pas beaucoup.

On enchaine par le canoë.

L’équipe ARA-vendanges est juste devant, et on se gêne un peu avec les endurance23 et les xttr63 au pointage de la première balise. On perd un peu de temps.  Ju, à la manœuvre, envoie régulièrement LKT dans les branches et LKT bourrine joyeusement mais manque terriblement d’efficacité.

On ressort quand même, juste derrière les ARA-vendanges, toujours en compagnie des endurances23 et des xttr63. Les raid’illons sont là aussi et c’est en petit peloton que l’on fait les 2 km de VTT qui nous amènent au tir fléchettes-biathlon. Toute fléchettes hors cible et c’est un tour de 400m de VTT de pénalité. Ju  s’y colle et tente de mettre la pression sur Samuel de l’ARA. Gagné ! Samuel rate ses 3 tirs… mais Ju aussi. Allez, c’est parti pour 3 tours de manège. Ju buffe, LKT transpire !

On prend ensuite une nouvelle carte pour 15 km de VTT en suivi d’itinéraire. Ju ne fait pas d’erreur malgré la casse de son porte-carte et on se double régulièrement entre les 5 équipes de tête. Steph des vendanges casse sa chaîne. Plus que 4 équipes devant : raid’illons, xttr63, endurance23 et nous.

On laisse un VTT et on part en bike and run.

On a les jambes lourdes. On sent bien qu’on a fait un raid le we dernier (ARA) ! Les xttr63 envoient gros et nous prennent quelques mètres… en partant tout droit dans la mauvaise direction. On les repasse. Puis ils recollent et doublent. On ne peut pas suivre et ils bouclent la section en tête d’une vingtaine de secondes.

Puis on doit repartir pour 21km de VTT’O plus 8 km d’optionnel. On prend le temps de tracer un parcours, tandis que les 3 autres équipes repartent sans que l’on s’en aperçoive. Merde ! Coup de pression ! Du coup on part à l’envers, on cafouille, avant de revenir à notre point de départ pour se recaler. Quelques précieuses minutes de perdues… Steph et Samuel bouclent alors leur bike and run et nous chambrent, sûrement étonnés de nous voir encore là !

On repart donc, bien décidés à faire notre course.

On recroise certaines équipes qui nous précédaient. Manifestement on a choisi d’autres options qu’eux. Il faut dire que notre traversée de rivière fût assez remarquable, avec prise d’azimut barbare, traversée de champs, traversée de rivière par un gué (selon Ju) où il n’y avait QUE 1,40m  d’eau, escalade de la berge… avant de rattraper la route.

Sur le dernier tiers de la VTT’O, on croise Steph et Samuel sur quasiment tous les postes, mais toujours avec des stratégies d’attaque différentes.

On inverse juste l’enchaînement des 2 derniers postes par rapport à eux. C’est sûrement grâce à cela qu’ils nous distancent de 1 ou 2 minutes avant l’épreuve ultime.

En effet, en déposant nos VTT au parc, on les voit partir en premiers pour la CO urbaine sur carte CO dessinée pour l’occasion par David Barranger de Poitiers CO.

On se jette sur les cartes.

Un coup d’œil rapide. Ju , un peu oxy , laisse LKT décider du parcours.

 

On part dans le sens inverse des premiers. Apparemment, la meilleure option d’après le traceur de la course, on ne fait pas d’erreur, Ju s’arrache,

mais cela ne suffira pas. On est cuit. On marche dans certaines côtes. Y’a plus de jus !

On croise une dernière fois Steph et  Samuel avant la petite section mémo. Oliv et Thierry, qui débutent la CO en sens inverse, accrochent notre Wagon pour cette petite boucle… SUCEURS !

On donne tout sur les 3 derniers postes. On sprinte comme on peut les 500 derniers mètres.

En Vain ! Steph et Samuel sont arrivés depuis 2 minutes, et ils remportent le raid,  mais que la bagarre fût belle !

S’il y avait des choses à améliorer  pour la deuxième édition : Une autre CO pour couper le VTT ( par exemple la VTT’O de 30km ), des balises avec plus de valeur, et des cartes IGN corrigées, car certains chemins avaient disparu ce qui est un peu déstabilisant en VTT’O.

Un beau raid donc. Les balises bien placées, des beaux parcours VTT avec de l’orientation, une belle CO urbaine, une bonne organisation globale.

A noter que Marie, qui avait fini 2ième mixte avec Oliv la semaine dernière, a réussi cette fois à remporter l’épreuve en mixte, Oliv n’étant plus son boulet de partenaire (voir CR raid ARA).

CR de Marie, en mixte sur le gros :

Premier raid pour mon collègue que j’embarque dans l’aventure et qui doit en avoir marre que je lui raconte mes périples le vendredi matin en co-voiturage! On part sur un rythme économique pour le trail, on suit consciencieusement le parcours, tandis que d’autres coupent, dommage pour nous, il n’y avait pas de balises et quelques équipes creusent un petit écart. Je me sens en canne (j’appréhendais un peu le contre coup du raid ARA…), Edern attend de voir, on gère.

Départ très laborieux en canoë, il est où le devant, il est où le derrière…? On commence par berge-berge-re-berge-re-re-berge et branche, re-branche….c’est pas gagné. Puis on arrive à se caler et on aperçoit les équipes mixtes de devant qu’on recolle quasiment avant le départ en VTT 2 km. On les double dès la première côte, pour une fois je me sens bien en selle! et on arrive à plusieurs mixtes sur le tir de fléchettes. Là, n’écoutant que mon courage, je propose à Edern d’endosser la responsabilité du tir (me disant au fond qu’il ne peut pas être pire qu’O.)Bon râté, on se teste sur le kilomètre lancé sur 3 tours et on en profite pour dépasser deux équipes. On se sent bien dans la course et on vise une perf pour le podium mixte. On fait une bonne section de VTT’O de 15 km, sans erreur, et on croise plusieurs équipes qui sautent des balises, on est en confiance et les portions sont vraiment sympas!

On arrive au bike and run à 12h45: objectif, finir avant 13h15 pour l’accès aux balises optionnelles. On croise Ju et LKT qui tracent leur itinéraire pour le VTT’O. On a du mal à se caler sur la carte photo aérienne au début puis on prend le rythme. La montée avec poussée du vélo après la balise 9 nous calme un peu (surtout Edern qui la fait deux fois, la balise étant placée un peu haute par rapport à la carte, il retourne vérifier en bas juste avant que je l’aperçoive en haut!). A mi-parcours, on se résigne et on se dit que c’est mort pour la barrière de 13h15, puis une fin de parcours en descente et une petite accélération nous font terminer 30 sec avant la fermeture des optionnelles! ça nous re-booste et on prend le temps de tracer notre itinéraire avant de partir. On se dit qu’on a deux heures pour faire la section, si on veut être bien pour la CO urbaine, et qu’on est large!!! (phrase que je vais ruminer et regretter finalement pendant 3H10!).

On part à l’opposé de Ju et LKT et je suis hésitante au début (me disant qu’ils ne se seraient pas trompé de sens, mais après avoir lu leur compte rendu, je comprends mieux!) La carte n’est pas évidente sur certains passages et on se rate sur l’itinéraire pour la traversée de la charente: on perd 20 min, on traverse un champ avec des veaux qui s’en vont en courant à notre arrivée et nous foncent dessus dès qu’on a le dos tourné et Edern découvre la joie des ronces sans les guêtres! Bref le moral en prend un coup et on ralentit. On revient sur nos pas et on trouve finalement un charmant petit pont, peu visible sur la carte! Après, c’est interminable pour nous, les portions des optionnelles sont longues et cassent les jambes et l’heure tourne…

On arrive à 16h40 (après un pneu crevé grâce à une charmante ronce que j’ai voulu écraser) et on se dit qu’on est complètement hors-course. On s’en veut car la CO pédestre est notre point fort! On jette nos vélos en vrac et on enchaine en abandonnant nos sacs au ravitaillement. les jambes sont raides, tant pis, on donne tout.  En 20 min, on peut en avoir quelques unes! Edern a les jambes et part pointer, moi j’anticipe et j’oriente. On en poinçonne 6, c’est pas si mal. On finit à 16h57!! Bonne surprise à l’annonce des résultats, sentiment d’allègement, Edern est enchanté et gagne le droit de garder le trophée à SHIFUMI!

CR de Katia, en mixte sur le light :

1er mini raid terminé, ouf, j’ai survécu !

Samedi organisation zéro. 
Nous étions bien à Civray samedi, mais la tête d’alouette que je suis  a laissé son portable dans la boîte à gants et après ……. oubli jusqu’au lendemain.

Ben c’est rigolo un raid mais uniquement sur des distances comme ça, plus long pas possible pour mémère pour le moment.

Pierre a cherché un long moment la grêle, la grosse bouillasse qui colle ….. mais y avait pas .
On s’est un peu pris la tête gentiment, c’est que la Katia elle est pas facile dans l’effort, mais sinon nous avons bien aimé, il était plutôt facile.

Et vous ça a bien gazé je crois ?
Le père Oliv’ est toujours cascademan à ce que nous avons vu.

Enfin bon dommage que l’on se soit échappé aussi vite. A bientôt.
Bises.

Ah si, il faut vraiment que l’on passe pour se fabriquer 1 porte carte. Notre truc en tissu est vraiment casse bonbon.

A+

Katia

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3 Réponses

  1. 1er) L’appel du 18 juin n’a jamais été fait par un Maréchal !
    2ème) Les photos sont de qualité: des belles couleurs et les coureurs ont une belle allure.
    3ème) Julien, c’est pour cette promenade que tu bacles ton conseil de classe en 40 minutes?
    4ème) A lire les commentaires, j’ai l’impression que les départs de psychopathes, c’est la marque de fabrique de Ju. Il ne connait pas le lièvre et la tortue ?
    5ème) Merci à LKT de faire courir Ju le week-end. Brévaël et moi on le préfère fatigué la semaine…

  2. dabor mon conseil il a duré 1h15 Monsieur ! d’ailleurs ça ma foutu dans le rouge ! fe iech !
    ensuite lkt m’a fait à peine courir… je portais le même maillot au boulot aujourd’hui personne n’a rein senti…

  3. Félicitations à Marie et Edern ! J’ai hâte de voir le serpent écrasé sous vos pneus ;o)

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