La manif du 1er mai à Cognac :


Ben couillon, c ‘t’année, la manif du 1er mai a pas été de tout repos. Pas à cause des CRS, mais plutôt à cause des pompiers de Cognac et de leur raid.

Une équipe Flying (Ju et LKT), certes légèrement à court de forme – mais c’est une habitude chez eux – s’y est courageusement rendue, encouragée par les autres, à grand coup de réflexions du style :  » Bon, les 2 nazes, z’avez pas intérêt à nous faire honte, alors essayez de pô faire n’impotnawak comme d’hab !!! »

Ces encouragements de la part de sportifs, bons… pour la réforme, les a profondément touchés, d’autant plus que pendant qu’ils allaient en baver dans les vignes cognassaises, les ôt se paieraient  tranquillement une p’tite thalasso dans les rivières deux-sèvriennes…

Donc, Ju et LKT arrivent sur place la veille, sereins, organisés, et forts mentalement (à défaut de physique…). Installation du cam’s, salut aux organisateurs et aux têtes de raideurs connues, bouffe, bières et dodo…  Le lendemain matin, retrait des dossards : YES ! Ils sont deuxièmes à cette épreuve. Ca, c’est fait ! En plus, avec le N° 13 sur le dos, il ne peut leur arriver que des bonnes choses (ou pas !).

Départ à 9h30, par un petit relais de 2 fois 2km ( distance officielle ! ).

Ju part très tranquillement, puisqu’il passe le relais à LKT en près de 12 minutes, mais en 4ème position (cherchez l’erreur !) . » ‘Tain ! sont tous à l’arrêt , ça fait pas du 10 à l’heure ! » se dit LKT qui boucle en 2ème position, lui aussi très tranquillement, puisqu’il fait une distance plus courte de 200m environ, en 11 minutes.  C ‘est bizarre, tout le monde est déjà rouge…

Ca enquille ensuite par 25 km de  VTT en suivi d’itinéraire sur carte IGN. Le parcours est roulant, les chemins rappellent les parcours des années précédentes. Pas trop de problèmes pour Ju à l’orient, mais des petites approximations profitent aux équipes qui suivent. LKT se retrouve ainsi englué dans la masse au moment de pointer le première balise. A grands coups d’accélérations (et d’autant de cartouches grillées), il arrive à recoller Ju et les avant-postes.

Puis ils lâchent les VTT pour une CO sur carte IGN, à tracer. Echaudés par la CO de l’année dernière où ils avaient l’un et l’autre, dans des équipes différentes, énormément  jardiné à la recherche de postes improbables, ils verrouillent à bloc leur traçage et le font vérifier 2 fois. Ils perdent ainsi plus de 5 minutes au traçage sur les équipes de tête : « Naka-Naka » (Christophe en individuel, donc Naka ! ), « les renards des vignes »,  « les gros bourrins », et « Cognac Extrême ».

Ils décident d’attaquer la CO, qui est en fait une sorte de trail orientation, par le nord. Les postes sont plus « accessibles » que l’année dernière, quelques chemins ne collent pas au terrain mais les 2 flyings ne jardinent qu’un poste pendant plus de 10 minutes, le 17, souche parmi les souches !… D’autres équipes tournant dans le même sens auront le même problème, mais pas celles qui ont attaqué à l’opposé.

Après ces 10 km de course à pied, ils ont quasiment tout repris sur les équipes de tête, et repartent quasi illico pour un bike and run, en road book. Les relais sont courts, car les jambes commencent déjà à être dures. Un petit cafouillage sur une balise, mais le flair de Yannis de l’ARA est là pour remettre tout le monde sur la piste  (Qu’est-ce qu’il a du boire comme bière, le soir !)

Les équipes sont très proches les une des autres, avant de prendre les VTT pour un suivi d’itinéraire jusqu’aux canoés. Petite descente de rivière sans difficultés, puis retour en trail balisé. Naka, Flyings, Gros Bourrins et Renards  sont dans un mouchoir de poche. Ca enchaîne par  37 km de suivi d’itinéraire en VTT  : GLURPP !

Carte IGN et terrain ne collent pas toujours. Un coup « les gros bourrins » hésitent, et les flying passent devant, 500m plus tard c’est l’inverse, puis c’est « les renards » qui recollent ; Naka voit le troupeau revenir après un détour, et fait finalement parler ses grosses cuisses pour faire un petit écart sur ses poursuivants. Sur le dernier tiers, les gros bourrins ne sont plus sur la bonne carte et suivent à l’aveugle, Sylvain des renards subit une crevaison à quelques kilomètres de la fin, Ju un coup d’hypo dans la dernière montée, mais les 3 équipes ayant signé un pacte de non agression (momentané !), ils finissent tous ensemble.

« Cognac extrême » arrive quelques minutes plus tard et, derrière, un petit trou est créé.

Douche, bon ravito solide, bières, discussions avec les compagnons du jour, et les flyings sont prêts pour la CO urbaine de nuit annoncée à 7 km.

Le départ est échelonné toutes les 30 secondes normalement, en alternant premiers et derniers.

Naka part donc en premier, suivi à 1 minute par les renards, puis les flyings, les gros bourrins et les cognac extrême.

La carte est sur base IGN, sans échelle, et les N° de postes sont peu visibles, donc difficile d’y associer les définitions.

Dès le premier poste (à 500m du départ environ !), les flyings sont revenus sur Christophe des Naka pourtant parti théoriquement à 2 minutes devant. Faut dire qu’il n’a pas lu la bonne déf ( Sûrement un problème de vue du à son âge…) et démonte scrupuleusement tous les bancs de l’esplanade, à la recherche de la balise qui est en fait sur « une terrasse ».

Ils font un bout de course ensemble, le long de la Charente, puis se séparent. Les flyings trouvent ensuite les Cognac extrême en allant vers leur dernier poste, la 10. Pas mal d’équipes jardinent. Faut dire qu’il y a plein de sentiers sur le terrain et un seul de visible sur la carte !

LKT choisit de se fier à la définition du poste « arbre au sommet », et fait remonter au max  les lignes de niveau à Ju. C’est bon pour les cuisses !

Ils trouvent finalement la balise, et terminent au pas de charge dans la foulée d’Olivier des Griffons.

Les « gros bourrins » et « Cognac extrême » sont déjà là, depuis une ou 2 minutes. Les renards et Naka arrivent 1 minute après.

Cette course de nuit faisait en fait 4,5 km environ, et n’a créé aucun écart significatif pour les 5 équipes de tête qui se tiennent en quelques  minutes.

Ju et LKT sont donc condamnés a tout donner le dimanche pour rester dans ce groupe. Dommage, car à l’issue de la journée, ils sont un peu entamés, les 40 km d’entrainement VTT de ces 3 derniers mois n’étant manifestement pas suffisants !

Le lendemain, après avoir passé une « bonne » nuit, bercés par le bruit de la pluie sur le toit du cam’s, la première réflexion qui vient aux Flyings quand ils posent le pied par terre c’est : « Tiens ! J’ai les cuisses qui piquent un peu… Pas toi ? »

Mais bon, y’a pas le choix, faut repartir, et le dimanche a été annoncé court : 15 km de VTT suivi d’itinéraire, 10 km de CO et 15 km de VTT suivi d’itinéraire.

Le classement a un peu changé après la CO de nuit. Naka toujours en tête, les gros bourrins sont passés juste devant les Flyings et les renards, mais l’organisation ne communique aucun écart. Ils conservent donc  le même ordre de départ échellonné que la veille. Christophe des Naka espère que les 30 secondes entre les équipes seront bien respectées pour ne pas voir ses poursuivants revenir trop vite. De toute façon, il part comme une balle sous les yeux des autres, pour leur montrer que les jambes sont bien là !

Les renards partent 1 minute derrière. Puis c’est au tour des flying, des gros bourrins et de Cognac extrême.

Les renards tapent finalement Naka au bout de 3 km, sur une hésitation d’orient de Christophe.

Les gros bourrins rattrappent les flyings presque au même endroit puis les doublent  sur une hésitation de Ju qui oriente à VTT depuis le début, mais il faut dire à sa décharge que les cartes ne sont pas super lisibles. Mais bon, tout le monde à la même carte…

Finalement, les flyings arrivent avec Yannis et Jérome de l’ARA, avec 5 minutes de retard sur Naka et les renards, 1 minute de retard sur les Cognac Extrême, mais devant les bourrins qui ont fait une erreur d’orient à VTT, mais qui ont trouvé sur leur passage une balise de la CO suivante !…Un mal pour un bien, en fait, vu le dénivellé et l’aller-retour à se taper à pied pour la chercher en CO…

Justement, la CO suivante, de 10km , sur photo aérienne, sans échelle, ressemblant à une toile abstraite que l’on pourrait intituler « Nuances de vert sur vert », n’apparaissait pas des plus évidentes. D’ailleurs, à la vue de la carte, Ju l’a balancée à la gueule de LKT, en disant, : « ça c’est pour toi, amuse toi ! »

« Aïe, Aïe, Aïe » dit l’autre.

En compagnie des ARA, ils arrivent à deviner où est la Charente, mais pas où sont les ponts.

Il y a un bien une écluse d’indiquée, mais pas le droit de traverser( dixit le GO à la distribution de carte.)

Ils optent donc pour un grand huit, avec comme noeud central, le pont où a été donné le départ. Ca rallonge de plus de 1 km par rapport à la traversée « sauvage » de rivière  à l’écluse, mais on leur a dit que c’était interdit, alors…

Malgré la qualité de la photo, les postes sont suffisament simples pour être trouvés sans jardinage.

Les Flyings repartent avec les ARA pour 15 km de VTT suivi d’itinéraire, juste derrière les Cognac Extrême et les gros bourrins qui avaient une balise de moins à prendre sur la CO, mais 10 minutes derrière Naka et Renards qui ont pris une autre option de traversée de Charente plus payante, sur la CO… Qui a dit malin comme un renard ?

Maintenant, pour les Flyings, fallait essayer de tout donner pour ne pas être distancés par Cognac Extrême, et ne pas perdre leur 4ième place au scratch.

Ju oriente sans fautes et verrouille distances et azimuts avec LKT.

Ils finissent même avant les Cognac extrême qui ont été obligés de faire un détour pour reprendre une balises oubliée le matin, comme les ARA d’ailleurs. Faut dire que les grosses boîtes de concerve peintes qui font office de balises ne sont pas toujours très visibles quand on roule à bloc. Des balises 30X30 auraient été les bienvenues.

Les Renards font donc une belle remontée et passent en deuxième position derrière l’intouchable Christophe des Naka-naka.

Les physiques « Gros Bourrins » font 3.

Les p’tits bourrins Flyings conservent leur 4ème place au scratch devant les « Cognac extrême » et finissent 3ème par équipe, ce qui les satisfait largement, par rapport à leur préparation. Les 2 chiens fous se sont bien entendus pour une première fois, avec la même philosophie dans la gestion de l’effort : « A fond jusqu’à explosion ! » Ils ont donc bien réussi à s’exploser mutuellement…

Ce fût une bonne bourre bien sympa entre les équipes, pendant tout le week-end. On pourra cependant être déçu par le manque de stratégie et d’orientation laissé par les épreuves de ce raid, même si les postes étaient plus adaptés au support « IGN » que l’année dernière ainsi que par la longueur du tracé VTT du retour Samedi.

Publicités

Une Réponse

  1. Salut bande de moules.

    Merci pour ce résumé bien sympa, qui reflète bien la chouette ambiance et les durs efforts consentis ce WE. Vous avez juste oublié d’avouer le nombre de bières que vous avez tapé tout au long du WE. Certainement plus que de balises…
    A la revoyure !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :