Anecdotes autour du raid Flying Avent’Hure 2010


Cynophilie
Samedi matin, on court dans tous les sens afin que tout soit prêt pour le départ prévu à 14h. Ju rubalise une section dans une prairie. Il a une balise à placer sur cette portion, qu’il pose à ses pieds pour découper un morceau de rubalise. Un épagneul, surgi d’on ne sait où, choppe la balise dans sa gueule et se carapate avec. Ju entame les négociations, en flattant l’animal dans le but de l’amadouer pour récupérer la toile. En vain… L’autre se doute qu’il y a embrouille et se méfie. Ju opte alors pour la manière forte : il se lance à la poursuite du voleur et plonge à plusieurs reprise, le nez dans la bouse de vache. Mais le chien est bien plus agile et ne se laisse pas attraper aussi facilement. L’épisode se soldera par une légère faute d’inattention canine que Ju mettra à profit pour bondir sur la balise momentanément délaissée au sol pendant que l’épagneul se grattait les puces.

Airbus A320
Samedi matin, toujours. Midi approche. Coup de fil au PC-course : « Allo ! C’est Oliv. C’est pas une connerie, mais je me suis embourbé dans un champ en posant  la 19 du bike and run mémo optionnel des ultras. Faut m’envoyer d’urgence un dépanneur, avec un camion et une corde, j’arrive pô à m’en dépatouiller tout seul. » Une équipe de secours est aussitôt dépêchée, composée de Laurent, Daniel et Brice. Quelle n’est pas leur stupéfaction, en arrivant sur les lieux, de voir qu’au carrefour de chemins où Oliv a planté sa caisse, la roue avant droite aux trois-quarts dans la glaise du champ fraîchement labouré, on pourrait facilement faire manœuvrer un Airbus A320, sans faire toucher le bout des ailes. L’explication vaseuse que tente le  pilote les convainc à peine : « Je voyais bien que j’avais pris mon demi-tour un peu court et que ça risquait de merder, mais j’ai tenté quand même. » Finalement, un bout de corde, un coup de tirette avec le camion, et chacun put repartir vers de nouvelles aventures. 

Alone in the dark
Samedi, la nuit est tombée. Le dernier tiers des Ultras se présente en ordre dispersé au « trayatok ». Il s’agit d’un parcours rubalisé de 2 kilomètres, en terrain très vallonné à faire en course à pied le plus vite possible, pendant que le coéquipier tire à l’arc. L’épreuve, que les premiers concurrents ont mis un quart d’heure à faire de jour, s’éternise un peu pour ceux qui doivent la réaliser de nuit, à la frontale. Les temps tournent autour de la demi-heure. Un concurrent d’une équipe d’X-men, après avoir effectué son tir, ne voyant pas rentrer son coureur, attend, stoïque, sentinelle figée dans l’humidité et le froid de cette éprouvante journée. Au bout de 45 mn, l’organisation lui fournira une assistance sauvage sous la forme d’un ciré puis d’un sandwiche pâté-cornichons pour rendre son attente plus supportable. Finalement, le coureur perdu réapparaîtra au bout de 70 minutes d’errance dans la pampa, pauvre petite frontale falote éclairant à peine le bout de ses chaussures, encadré par les spots des deux derniers concurrents à être partis sur l’épreuve, qui avaient joué le rôle de voiture balai. À la décharge de l’X-man perdu dans la nuit, à l’endroit où il a décroché du circuit, les rubalises étaient un peu éloignées. Alors, avec la faible portée de sa lampe, il y avait aucune chance qu’il s’en sorte tout seul.

Réglages fins
Samedi 20h. L’équipe de montage de la tyro qui doit être proposée aux concurrents le lendemain matin bâche pour la nuit. Daniel croise le regard de Jo et ils n’ont pas besoin d’échanger de longs discours pour convenir que ce n’est pas vraiment gagné : les derniers tests de l’après-midi se sont soldés par des gerbes d’étincelles produite par la friction du mousqueton de frein sur le câble, avant que le crash-testeur ne viennent s’enrouler les dents autour de sa poulie. Le plan B, un ch’tit rappel à la place de la tyro, commençait à faire son chemin dans les esprits. Mais après une bonne nuit de réflexion, quelques réglages fins furent réalisés le dimanche matin, en jouant délicatement sur les joysticks qui commandent l’allongement et l’orientation des grues de 40 tonnes amenées pour l’occasion par l’entreprise « la Deux-Sèvrienne », par l’équipe de cordmasteurs qui put finalement proposer aux concurrents une tyro aussi vertigineuse et impressionnante que douce et confortable.

Cours de langue étrangère
Titi-cuisto avait embarqué dans la Tit’avent’hure Elena, ultrafondeuse italienne qui faisait à cette occasion son premier raid. Notre bon Samaritain, soucieux d’alléger la dépense physique de sa partenaire, utilisa une recette courante dans la panoplie du raider : l’élastique, ou tire-minette, à pied et en VTT, appareil que la demoiselle découvrait pour la première fois. Le rythme imposé et les frayeurs inhérentes à ce genre de pratique générèrent une avalanche de mots plus gros les uns que les autres dans la langue de Berlusconi qui vinrent chatouiller les oreilles de la grosse mulasse. « Va fanculo », par exemple, parmi les plus facile à comprendre n’étant pas le plus abominable…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :