Récits de concurrents de l’Avent’Hure nocturne 2010


8 récits

1- Ca commence fort avec Philippe et Sylvie, les Inoxmen, doyens de l’épreuve

 

Stop ! Arrêtez ! 
De grâce arrêtons de jeter des fleurs. Les Flying Avent’hure vont prendre encore plus la grosse tête et risquent de finir par croire qu’ils sont au top.
Soyons honnêtes : ils en sont loin !
Revenons objectivement sur cette soirée de samedi. Qu’en restera-t-il dans nos mémoires d’ici quinze jours ?
           L’accueil ? D’habitude c’est un moment marquant avec les discours interminables du maire, de l’adjoint au sport, du conseiller général, du président des anciens combattants et du président de l’assoce qu’on subit debout, immobiles. C’est là qu’on en profite pour se lancer des vannes avec son voisin, on compare son matos, on fait le point sur les dernières compètes. C’est là aussi qu’on danse d’un pied sur l’autre avec une grosse envie de pisser qui peut plus attendre. Ca c’est des choses qui marquent ! Et bien samedi non ! Discours sobre, briefing rondement mené, même pas le temps de s’impatienter.       
           La carte ? Sans saveur. Aucune surprise ! La route est là où elle devait être, le chemin n’a pas été labouré, la ligne haute tension n’a pas été enterrée. On voit même où se trouvent les haies. C’est tout juste si les vaches sont pas dessinées ! On s’attend à trouver un ruisseau et qu’est-ce qu’on trouve ? Un ruisseau…
           Les balises ? Suffit de regarder la carte. Cercle rouge centré sur le bout du mur ? Tu vas au bout du mur et tu trouves quoi : une balise. Pas de recherche en désespérados dans un roncier qui réduit ton bel uniforme de raider en haillons. Pas de balise à l’angle opposé du bois où elle devrait être. Pas de balise kidnappée par le paysan grincheux. Insipide ! D’ailleurs c’est pour ça qu’avec ma coéquipière on a bâché après 18 balises…ça devenait monotone. (Pour être honnête faut dire aussi qu’il nous restait plus que 8’30…et que dans notre équipe y avait que nos gilets de sécurité qui réfléchissaient).
Et la traditionnelle balise douteuse qui permet de réclamer à l’arrivée, celle que t’as cherché pendant une demi-heure et qui te coûte à coup sûr le podium ? Hum ? Même pas ça à se mettre sous la dent !
               La soupe ? Pas un grumeau, chaude, rien à dire. Même pas le bon gag de la salière tombée dedans toute ouverte pendant la préparation et qui fait qu’on s’en souvient encore l’année suivante. Ben non ! Au lieu de tout ça, une soupe tout bonnement délicieuse elle aussi.
Ca partait d’un bon esprit de la servir dans des assiettes plutôt que dans des bols. C’est vrai qu’une assiettée de soupe brûlante que tu renverses dans le col d’un convive en te faufilant pour regagner ta place à table, ça met de l’ambiance. Raté ! Trop adroits ces raiders.
C’est sûr, dans 8 jours on l’aura oubliée cette C.O.
           Même la météo ! Ni trop froid ni trop chaud et avec juste le degré d’hygrométrie pour pas se déshydrater.
           Le terrain ? Un peu spongieux, pile poil comme il est recommandé pour éviter les tendinites qu’on se chope sur les sols trop durs. Et dire qu’on aurait pu avoir de l’eau jusqu’aux genoux ou surfer sur la poudreuse de la semaine précédente…histoire de marquer le coup !          
            Les résultats ? C’est sympa d’habitude. On attend un peu, en faisant ses propres comptes, en comparant avec les autres. Au bout d’une heure on a généralement un organisateur qui annonce un peu gêné que d’ici un quart d’heure ce sera bon. Et puis si on a un peu de chance on annonce ensuite une petite coupure électrique qui a effacé les données de l’ordi. On démarre alors sur un calcul à l’ancienne avec crayon et papier jusqu’au moment où, résultats terminés les organisateurs se rendent compte que tout les concurrents sont repartis.           
Samedi rien de tout ça ! Tu franchis la ligne, t’as pas le temps de dire ouf et on te tend ta fiche de résultats avec total de points, temps intermédiaires, moyenne horaire, consommation de calories, écart type avec le premier, coefficient de performance au vu de ton âge et de ton poids, calendrier des c.o. à venir et météo pour les quinze prochains jours.
            Et les organisateurs ? Pas un mot plus haut que l’autre, aux petits soins avec vous… et en plus avec le sourire. De quoi vous couper toute envie de râler… d’autant plus qu’il n’y a aucun motif pour ça. 
Mais heureusement ! Après la course, quand vous avez tous été partis, à une heure déjà bien avancée, en s’incrustant un peu, alors là !!! Là ça a envoyé de l’imprévu, de l’héroïque, du fait d’armes qui reste gravé dans les mémoires collectives.
On s‘est retrouvés volontaires pour aider au débalisage (on pouvait guère faire moins vu que Mr O. nous offrait le gîte pour la nuit chez lui) et là on a été gâtés ! Bagnole embourbée à 1h du mat dans le champ au bout du chemin de la 8. Episode Mac Gyver à la lueur des frontales. Fringues glissées sous les roues motrices pour l’accroche, équipière au pied léger au volant, équipier un peu bourrin au pare choc arrière les pieds dans la gadoue, le tout façon Dakar. Fesses serrées et après trois tentatives on s’extrait de la gangue et on échappe par la même occasion à une nuit à l’arrache dans l’auto. 
 
De retour sur le bitume, arrivés à deux pas d’Aigonnay on découvre à un carrefour ce malheureux volontaire au débalisage qu’on baptisera Mr Dustin, pour préserver son anonymat,  et qui poireaute depuis un bon moment, l’air hébété, frontale sur la tête. Il a rendez-vous là avec Mr O…qui ne viendra pas ! Pourquoi ?
Simplement parce qu’après vérif sur la carte on réalise que Mr O. attend à un autre carrefour à deux bornes de là, près de la 2. 
 
Enfin…il attend…il essaye surtout de faire démarrer sa voiture. Un peu nerveux le grand Mr O. a en effet explosé sa clef de contact et un composant en a giclé dans l’obscurité enclenchant une sécurité anti-démarrage. C’est ça la technologie… 

C’est sur ces entrefaits qu’on déboule avec Mr Dustin dans nos bagages. Heureusement personne ne l’écoute quand il répète d’un air compétent qu’il veut un marteau pour taper sur le démarreur. Il a dû voir ça dans un film… ? On se rend compte qu’on a définitivement raison de ne pas l’écouter quand on le voit s’attaquer sauvagement avec une barre à mine… au filtre à huile qu’il prend pour le démarreur. Plus terre à terre on opte avec Mr O. pour une technique éprouvée à plusieurs reprises ensemble. Remorquage à l’ancienne en confiant avec complaisance à Mr Dustin le soin de faire les nœuds sur la corde. D’abord c’est sa spécialité et ensuite ça l’éloigne de la zone moteur où il commence à devenir comme qui dirait dangereux! Il est 1h30 du mat. et le remorquage providentiel ramène tout ce beau monde à la case départ, la salle des fêtes d’Aigonnay.
Là, compatissants, les préposés à la vaisselle et au balayage offrent un reste de vin chaud aux rescapés pour commenter les évènements confortablement.
Résultat : au lit entre 2h et 3h30 du mat. et encore en s’en tirant bien. 
Alors en résumé voilà notre conseil pour l’an prochain : vous réservez votre week-end, vous venez faire la C.O., tranquille, puis vous mangez la soupe, cool. Et c’est là qu’il faut se montrer vigilant pour embrayer sur le plan « B ». L’air de rien vous vous attardez à table en laissant traîner un œil et une oreille du côté du staff technique. Faudra savoir être patient ! Mais à un moment où à un autre vous allez être récompensés et entendre les paroles magiques : « Bon, ben va falloir aller débaliser… » . Alors là soyez réactifs, précipitez-vous et proposez vos services. C’est le ticket pour l’Avent’hure, la vraie. Pour ça le Flying a le don, c’est inné chez lui.
Osez l’an prochain !… Sachant qu’une année ne fait pas l’autre. Qui sait ce qui vous sera réservé en 2011 ? Un chasseur à l’affût à la bécasse qui vous plombera les fesses avec son calibre 12 en vous prenant pour un lapin, un sprint à travers un champ de betteraves avec le molosse de la ferme voisine aux trousses, un bain de minuit dans les eaux tièdes du ruisseau, le bras désespérément tendu vers la 7 qui se balance au dessus de la berge opposée…
Avec les Flyings sachez rester « aware » ! 
2- On continue avec Galoupou du Spiridon Mellois : 
Il est 18H00 lorsque j’ arrive à la salle des fêtes d’ Aigonnay pour participer à la C.O. nocturne organisée par les Flying Avent’ hure. Mes deux compères du Spiridon Mellois , Alain et Claude , m’ accompagnent pour cette petite virée. Pour eux, c’ est une première expérience d’ une course d’ orientation et en plus en nocturne. 
Après avoir donné tous les documents (certificat médical et caution pour le doigt électronique), nous attendons le départ prévu à 19H20. 
Ca y est. Le top départ est donné. On nous remet une carte et les définitions des balises à trouver (30 balises en moins de 3H00). 
Les premières ne sont pas trop difficile à trouver, mais après ça se gâte. On tourne en rond, on revient sur nos pas. Et après pas mal de mètres inutiles parcourus, on arrive enfin à trouver cette satané balise (elle n’ était qu’ à quelques pas de nous). La suite n’ est que glissades, rigolades et un petit coup de « stress » sur la fin, il nous reste juste le temps pour rentrer avant que les pénalités ne  » tombent « . 
Bilan de charmante soirée: 12 balises trouvées (220 points), des collants de courses un peu troués et une bonne séance de thalasso dans la boue (et dire qu’ il en a qui paie bien cher leur bain de boue dans leur centre de remise en forme). 
Expérience à renouveler l’ année prochaine… 
Merci à toute l’ équipe des Flying Avent’ hure pour leur super accueil et pour cette C.O. très bien organisée comme d’ habitude. 
3- Le récit de l’équipe vainqueur, Chantonnay Raid Préaud : 

Samedi dernier 16 janvier avait lieu la CO nocturne d’Aigonnay (79) près de Niort, 1ère manche d’orientation du challenge Poitou-Charentes. Le principe de la course, 3 heures top chrono pour poinçonner les 30 balises électroniques, réparties dans la campage aigonnaise. 

 Quelques 110 équipes de 2 ou 3 avait fait le déplacement pour cette 1ère épreuve, dont 3 équipes du Chantonnay Raid étaient présentes pour ce premier rdv de cette saison 2010 : 

– Chantonnay Raid Préaud (Gwen / Guillaume) 

– Chantonnay Raid Préaud 2 (Nico / Fred Clergeaud) 

– Chantonnay Raid Préaud 3 (Freddy Bordelais / David) 

Le départ est donné sous forme de contre la montre, heure de départ attribué en fonction de l’émargement des équipes. La première équipe du club a s’élancé est celle de Freddy et David à 18h40, Gwen / Guillaume à 18h55 et Nico / Fred 30  » derrière. On se croirait au départ d’un slalom ski, un départ toute les 30 secondes avec des vrais bips sonores en décompte des 5 dernières secondes. Ouaahh, çà met tout de suite dans l’ambiance! 

 Guillaume et moi partont à 18h55. Nous prenons d’entrée la balise 1, puis la 11 et la 2. Nous doublons des équipes, dont celle de Vincent Beaufreton (ATRAS). C’est au tour de la 15 en pleine côte. Les autres balises s’enchaînent au droit à travers champ. Ah oui, mais là c’est plus tout à fait la même limonade! Quelques 5 à 10 cms de terre sous les pompes, çà ralentit forcément! Pas mal de boue.Allez, on se fait mal, puis arrivons à l’autre bout de la carte. Nous rattrapons les équipes parties avant nous, le terrain est toujours très gorgé d’eau mais aussi valloné. 

Petit jardiange sur la balise 23, à droite ou à gauche de la rivière, mais derrière le bois. Un doute qui nous fait perdre quelques minutes. Elle est là, c’est reparti vers les balises 24, 10, 30, 3. Nous arrivons vers les 1h45′ de course, les cuisses commencent à se faire sentir, mais nous enchaînons toujours bien sur chaque balise. Il faut dire que la carte est parfaite, balise sur la carte plaçée à l’endroit précis sur le terrain. Chapeau aux organisateurs! Confiant sur le reste, nous rentrons à bon train jusqu’à la dernière où Guillaume se fera un plaisir de traverser le ruisseau pour poinçonner la 12. Salut au passage à Nico et à Fred que nous croisons sur celle-ci. Allez l’arrivée est toute proche, encore environ 800 m à travers un chemin très cailloutée et glissant. Biiiiiip! Fin de la course. 2h26’33 ». Nous sommes satisfaits, et content d’être arrivés. Nous remportons l’épreuve avec 4’30 » d’avance sur team estu-r, équipe bordelaise, et les Griffons (49) à 5’30 ». 

 

Freddy et David « content de leur course” finiront à la 33ème place en 2h49’18 » – 470 points. 

Nico et Fred terminent 25ème en 3h04’07 » – 600 points 

Allez qqs verres de vin chaud avec nos collègues du Chantonnay Raid lors de la remise des récompenses. Un petit briefing d’après-course, puis nous repartons vers minuit, tous satisfait de ce premier rdv plutôt physique en ce début de saison, « à l’arrache » diront certains. 

le blog de l’assoce Chantonnay raid 

 4 – La belle perf des RADO : 

Nous arrivons comme d’habitude les premiers à la salle des fêtes d’Aigonnay, nous sommes accueillis comme d’habitude comme des rois, c’est toujours un réel plaisir d’arriver chez les Flying Avent’Hure avant les autres, nous avons le temps de discuter tranquillement en attendant que toute la troupe arrive. Dans les 10′ qui suivent les visages familiers commencent à remplir la salle, bisous à droite : Béa (GO de la Ré Night), les Inoxmen, les Dérailleurs, les Griffons et bisous à gauche, nos petits jeunes sont là : Simon (Billeau : consultez son blog en allant sur un de nos liens), Tony et Mathlide L, Alexis et Mathilde R . Bref, la petite famille de raideurs (qui grandit à vue d’oeil) est de nouveau sur son nuage, prête à bondir et tape du pied pour que Julien et ses compères, les lâchent dans la nature.
Bref, encore une C.O. de plus au compteur, une organisation parfaite (comme toujours avec les Flying Avent’Hure), une équipe RADO excellente (eh oui, on peut se lancer des fleurs) avec un Manu qui a encore franchi un pallier cette année, il est actuellement un des meilleurs orienteurs du circuit, la question que se pose le staff de l’assoc à l’heure actuelle c’est, comment allons nous pouvoir garder un tel élément, les grosses écuries vont se l’arracher. 

C’est l’heure du départ, la pression monte, mais avec les heures et les heures d’entraînements que nous avons tous au compteur depuis les fêtes, c’est certain on ne peut pas tomber d’anémie. Une fois les cartes en main, nous nous installons sur une palette à l’extérieur de la salle, et nous faisons chauffer le stabilo et vas-y que je te trace dans un sens, non là il faut faire comme çà, non non il vaut mieux faire comme çà à cet endroit, si bien que sur la carte de Gill, il y a des traits partout, dans tous les sens, mais nous stabilotons la carte de Manu avec les bons traits au bon endroit (suivant notre dernière décision, qui s’avèrera être la même que les pros de la discipline). Oliv prend les plans pour son futur long métrage, avec des stars comme nous au générique, Oliv tu es certain de descendre les marches au prochain festival de Cannes, la question est de savoir, au bras de quelle célébrité féminine ? 
Il était prévu que Gill avec l’appareil photos, mitraille ses 3 équipiers (Manu, Thomas et Denis) pendant toute la C.O. L’appareil bien calé dans une poche de sa veste thermique, le reporter d’un soir était prêt à faire feu. Ce qui n’était pas prévu par contre, c’était la vitesse à laquelle ses 3 équipiers allaient partir sur les premiers postes et ce qui devait arriver arriva, Gill à bloc derrière ses 3 partenaires, qui essaie de ne pas se faire distancer et qui ne parviendra pas à prendre une seule photo pendant la course (il va falloir qu’il revoie sa copie). Manu à la baguette, les jambes autour du cou, Denis à fond, Thomas qui suit à fond aussi. Les 3 premières balises sont déjà poinçonnées que Gill a tout juste réussit à répondre oui, oui à Manu quand il lui demandait de confirmer ses choix de direction, mais il répondait oui sans savoir du tout où il était et uniquement pour ne pas retarder la progression du groupe. Heureusement que Manu est devenu « The Orienteur of RADO », car sinon c’était la plus belle façon d’opérer pour être complètement à côté de la plaque. Il va falloir reprendre les fondamentaux du sport : faire un échauffement avant le moindre exercice physique, car Gill ne fait qu’un échauffement de la langue et visiblement çà ne lui suffit pas pour être opérationnel dès les premiers kilomètres de course. 
A partir de la 4ème balise, la vitesse de progression devient raisonnable et les 4 Radoïstes sont enfin dans la carte, c’est toujours Manu qui mène la danse, il ne fait aucune erreur, tout se passe à merveille, seulement la pluie s’invite de la fête par moment et dans ces cas là pour ceux qui portent des lunettes çà devient galère (dites Mr Afflelou vous pourriez pas inventer des lunettes avec essuie-glace). La carte est tellement parfaite, avec un maximum de détails qu’il devient facile de ne pas faire d’erreur, à condition de courir raisonnablement suivant ses capacités d’orientation. Nous rencontrons plusieurs photographes de l’orga (Julien, LKT …..) et Simon qui demande à Gill  s’il a une feuille de définitions à lui donner car la sienne s’est transformée en papier mâché, illisible, par chance Julien était là et aussitôt il lui donna une nouvelle feuille. Simon avait l’air content de lui pour sa 1ère C.O. seul, sans l’aide de son habituel compagnon : Boris, pour des triathlètes de haut niveau comme eux, les courses d’orientation l’hiver sont un bon moyen de faire du sport cool pour le fun avant de retrouver les compétitions du printemps et les pressions qui vont avec. Comme quoi la course d’orientation est vraiment le sport qui convient à tout le monde et à n’importe quel âge, ce qui est rassurant c’est de voir beaucoup et de plus en plus de jeunes qui s’y mettent. Vive la C.O !!!!! 
Pour la 1ère C.O. de l’année, Manu a été impérial, aucune erreur, Denis, Thomas et Gill se contentaient de valider ses choix d’itinéraires et l’équipe de mousquetaires progressaient à une vitesse correcte par rapport à leurs capacités physiques du moment. Denis fait des progrès énormes en orientation à chaque sortie, comme quoi l’orientation c’est comme le reste, plus on en fait plus on devient bon…… Enfin à la balise 29, il faut traverser une rivière, là ils jubilent tous les 4, car une C.O. sans se mouiller jusqu’à la taille, pour eux ce n’est pas une C.O. là enfin ils trouvent leur bonheur (Ils sont fous ces Gaulois !). Tout s’enchaîne parfaitement, mais le chrono tourne et en arrivant sur l’avant dernière balise (n° 4), Denis se fait une belle entorse, Gill qui de derrière a assisté à la scène se demande encore si Denis n’a pas des élastiques greffés sur les chevilles tellement la cheville s’est retrouvée à 90° et après quelques cris de douleurs, Denis fait les comptes et persuade le reste de l’équipe que nous n’avons pas le temps d’aller chercher la balise 12. Gill et Manu se regardent et déçident d’écouter les conseils du Patriarche. 
Denis avait vu juste, car nous mettons 11′ pour rentrer et nous arrivons 2’19 » avant l’horaire fatidique. En consultant les résultats d’ Olivier et de Johann, nous constatons qu’ils ont mis 16′ pour aller chercher la balise 12 et rentrer. Mais ils vont à 17 km/h, nous à 12 km/h seulement. C’est la démonstration mathématique que nous ne serions pas rentrés dans les délais si nous étions allés chercher la 12, Merci Denis !!!! Mais avec nos petits moyens physiques maison, nous nous en sortons pas mal et surtout nous sommes tous les 4 persuadés que nous ne pouvions pas faire mieux, il nous manque uniquement la 12. Après quelques entraînements dans les semaines à venir nous devrions être au top début avril pour le raid (des Fying Avent’Hure) !!! 
Ensuite, le traditionnel débriefing devant l’assiette de soupe chaude (une bonne soupe maison aux légumes), chacun refait sa course comme d’hab, çà « chambre » pas mal, mais tout le monde a le sourire et encore une fois est heureux d’avoir participé à une fête entre amis.
Nous discutons longuement avec tous nos potes et pour une fois, nous ne sommes pas les derniers à quitter les lieux, les quinquas commencent-ils à veillir, nous pas du tout, car après s’être mis au lit à 1h15′ du matin, ils étaient sur leur VTT à 8h45′ pour rejoindre leurs copains Airvaudais pour une sortie tranquille de 40km du côté de Glenay.
 

le site de l’assoce RADO

5 – L’avent’hure nocturne de David et Guillaume, organisateurs de la CO2 en Vendée

En cette magnifique journée du 16 janvier, nous prenons avec David la direction d’Aigonnay, magnifique bourgade de la campagne Melloise. Conditions idéales : une température de 3 °C, une pluie cinglante par moments, du vent, une période de dégel accompagnée de fortes pluies depuis 2 jours , un coéquipier sortant de boîte…non mais ayant peu de sommeil derrière lui. Le décor était planté pour cette première manche du challenge CO nocturne Poitou Charentes chez nos amis des Flying Avent’Hure. 120 autres équipages nous accompagneront pour cette première CO de l’année.

Les départs sont échelonnés toutes les 30 secondes. Nous nous élançons à 19h55 pour une course au score limitée à 3 heures. Une fois de plus, la carte en main on décide de prendre l’option « 30 balises sinon rien ». Et oui comme quoi les leçons tirées 1 mois plus tôt peuvent vite être oubliées : je me croirais retourner à l’école.

Nous prenons 5 minutes pour déterminer notre itinéraire : hors de question de louper une balise sur le passage car en plus nous somme munis d’un doigt électronique et donc pas de moyen de contrôle (cette leçon on l’a retenue).

Dès le premier chemin le décor est planté : ça va glisser sévère et c’est pas ce coup-ci que l’on pourra faire des économies de lessive. Peu importe, la première balise est assurée. vers le Après le poste 11, on se dirige à une bonne allure pour attaquer la balise 2 au bord d’une mare. Je suis bien inspiré d’éviter le marécage, bien aiguillé par un concurrent occupé à rechercher sa chaussure gauche…

Les balises s’enchaînent sur un bon rythme en adoptant la stratégie « du plus court chemin est la ligne droite » : 15, 27 et 6. En effet, c’est vrai mais par les temps qui courent (et justement on aurait bien voulu pouvoir courir) les champs de blé ne s’y prêtent pas tellement. 1 kg sous chaque semelle quand les pieds arrivent à décoller du bourbier. De gros efforts dès le début de la soirée.

Un jardinage après la dépression de la balise 16 nous entraîne avec Chantonnay Raid sur une rocade libre mais sacrément longue. On se ressaisit et on choisit de nous fier à notre intuition. David continue les options courtes et je poinçonne dès qu’à la lueur de nos 2 phares nous apercevons les précieuses balises. Au détour d’une haie, on rejoint les Griffons avec qui on tape un bout de chemin au coude à coude.

A mi-course nous avons pointé une douzaine de balises, les sensations sont bonnes, les attaques de postes précises et l’influx nerveux au max avec le paquet d’équipes qui se suit de près. Au détour d’une source, je choisis de faire fonctionner mon côté réfléchi pour fouger tel un sanglier à travers une haie (que je cartographierais en vert foncé avec une clôture finalement pénétrable après mon passage). Toute la troupe derrière saisit l’aubaine pour emprunter ce layon.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes avant que l’on commette notre traditionnelle grosse boulette…la 10 pointée, on décide de suivre notre tracé initial pour rejoindre la 3 mais troublés par des équipes en sens inverse on s’égare en plein champ et pour reprendre nos repères on se dirige vers un tas de loupiotes au loin. Nous retombons finalement sur la balise 24 soit un retour en arrière de 2 balises…vous reculer de 3 cases , vous ne passez par la case départ et vous ne serez pas sur le podium…connerie ! (après analyse des résultats et des temps entre les 2 balises, on estime cet écart à plus de 10 minutes et 1.5 km de plus) .
Un petit regard sur la montre : plus que 45 minutes pour ramasser 10 balises. Les jambes commencent à être lourdes. On se met d’accord pour tenter de tout prendre. David se reconcentre sur la carte en m’envoyant pointer.

Malgré des crampes tenaces pour David, une belle gamelle dans une barrière de barbelés pour moi nous enchaînons les 10 dernières balises sans erreurs et en gérant le temps pour le mieux. La dernière montée après la 12 est longue, très longue mais on s’arrache pour boucler l’affaire en 2h58 pour les 30 balises. Ouf ! Pas mécontents d’arriver pour la soupe et le vin chaud. Le terrain plus vallonné que l’année dernière et les conditions climatiques ont durci cette course.

Carton plein mais un temps médiocre compte tenu des 2 erreurs. On termine tout de même 10ème avec un plateau relevé. Le challenge démarre bien puisqu’il s’agira d’amasser le plus de points au cours des différentes manches.

Le site des Echappés de Mélusine

6 – La virée des Branques de Poitiers

Aigonnay, joli petit village des deux-sèvres, de 600 habitants perdu dans le pays Mellois, était le lieu de rendez-vous samedi à 18h30 pour une CO nocturne de type course au score. En individuel ou par équipe de 2 à 3, sur 2h00 ou 3h00, 30 balises de 10, 20 ou 30 points pour un maximum de 600pts.

Plus de 250 coureurs débutants, initiés et (très) confirmés sont venus de toute part: Poitiers, Niort, La Rochelle, Nantes, Bordeaux, Angoulème, Saumur,… Une vrai réussite pour cette 2ème édition. Bravo aux organisateurs.

Pour le club, une équipe et un individuel: La miaou-team des Branques (Alex-Arnaud) et moi. On vient pour peaufiner notre orientation pour les raids à venir. Nous choisissons la formule 3h00 (même pas peur) malgré le manque de rythme et d’entrainement en ce début d’année 2010.

Comme je pars 1′ après eux, ils décident de m’attendre dès le départ pour que l’on fasse la course ensemble. Après une rapide mise au point pour se positionner sur la carte, nous rentrons dans le vif du sujet dès la 1ère balise. Le temps est frais (environ 8-10°C), le terrain est humide, gras, voire très gras par endroit et gadoueux, et ça colle aux basques ! Nos pieds ne restent pas au sec plus de 5′, et parfois l’eau monte jusqu’aux chevilles !

  Départ Miaou team

Au bout de quelques balises, une pluie fine vient se rajouter à la dureté du terrain. A la 4ème balise, un saut d’un talus sur un chemin détrempé et c’est la chute inévitable et un petit bain boueux pour ma part, et surtout le rire assuré pour Alex qui suit juste derrière. Pour Arnaud, c’est dur depuis le début. Sa carte bien au chaud dans la poche de son maillot, il nous laisse gentiment orienter et on se débrouille plutôt pas mal. La CO n’est pas très dure techniquement, mais le terrain valloné et « bouillasseux » engendre à lui seul la difficulté.
Au bout d’une heure, Arnaud commence à être cuit. On décide alors de se scinder: je continue seul laissant la Miaou Team derière moi.

Pourtant, Alex est en pleine forme. Il enchaine 4 entrainements course à pied par semaine depuis plusieurs mois et ça paie. Malheureusement Arnaud manque de fond. Ils continuent sur leur lancée et malgré l’idée d’un abandon au bout des 2h00, ils n’arrêtent pas.

Départ David

Au final, ils ramènent 390 points en 2h52’28 soit 52ème sur 89 (équipe+indiv).
Perso, la fin d’épreuve pour moi est éprouvante. Au bout de 2h30 d’épreuve, les jambes ne répondent plus trop et les douleurs apparaissent. J’arrive complêtement exténué et dépouillé avec 470 points en 2h57’41 » soit 34ème/89.

A l’arrivée, on ne traine pas pour aller se changer. Couverts de boue et complètement trempés, on apprécie de mettre des vêtements chauds.
Ensuite, la soupe chaude offerte aux participants ne nous donne pas trop envie. Nous décidons de laisser notre place. 2010 sera du même acabit que les années précédentes: à savoir ponctuer nos participations par nos traditionnels repas diététiques. Malheureusement dans la campagne Melloise, le plus proche restaurant gastronomique ferme de bon heure. Nous nous présentons à 23h04 (dixit téléphone portable d’Alex) à la caisse du Mc Do de St-Maixent, et le gérant nous oppose une fin de non recevoir. Les caisses ferment à 23h00 et il ne veut rien savoir… Vexés, Alex rentre directement chez lui. Arnaud et moi, on ne s’avoue pas vaincu et le Quick de Poitiers-sud sera notre sauveur et nous remplira l’estomac à 23h45. OUF, tout se finit bien (enfin presque, car les courbatures commencent à se faire sentir et elles devraient durer quelques jours).

Le site des Branques

7 – Nouvelle expérience pour Simon Billeau, triathlète de haut-niveau

La course d’orientation de nuit est un sport hivernal qui, pour les triathlètes comme moi (mauvais en orientation), permet de faire de bonne séance de foncier.

Généralement, je cavale beaucoup et ramasse peu de balises…

Mais cette fois-ci, je me suis élancé pour la première fois en solitaire sur une course d’orientation. Heureusement, l’organisation des Flying Avent’Hure est irréprochable (merci d’ailleurs notamment à Julien et Vanessa). L’emplacement des balises correspondait exactement au repère sur la carte. J’ai pris plus mon temps qu’avec mon partenaire habituel (Boris Dessenoix). Et au final, j’ai beaucoup appris.

Pour l’anecdote, je termine, sur la CO nocturne de 3h, 30e sur 89 équipes mais l’essentiel est ailleurs. Ce genre d’aventure met l’accent sur le plaisir avant tout et cela en milieu naturel (fôret, champ, traversée de rivière, …). Et je peux vous affirmer que plus que toutes autres activités, les CO sont un bon moment de franche camaraderie, de convivialité et de bonne humeur. Pour ma part, c’est également des occasions pour y partager des moments privilégiés avec mon second papa… au moins spirituel. Il s’agit de Gilles Chevailler, l’une des 2 personnes qui m’a initié au triathlon il y a maintenant 10 ans.

 

Le site de Simon

8 – La virée gastronomique des ATRAS

On était venu avant tout pour la soupe…

Eh, on l’a bien mérité… après 3 Heures à gambader sous la pluie et sur des terrains bien GRAS.
Séance de musculation champêtre assurée avec 1 kg de terre sous chaque pied…

 

Toutes les balises pour Vincent et Lionel, mais retour 3 « petites » minutes trop tard sur 3 heures de course ce qui nous fera perdre une dizaine de places avec la pénalité.
Dommage ! malgré tout une 22ème place au classement général pour environ 28 km parcourus.
 
José et philippe finissent 50ème et Fred 58ème pour une première en solo.


Ambiance sympa, participation dense et de qualité avec un beau plateau.
Une belle carte avec des balises bien placées et un parcours rendu physique par les conditions météo
Félicitations à CHANTONNAY RAID vainqueur de l’épreuve.

Le site du Team ATRAS

 

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