C.O. Raid de la Maraîchine


Nuit du 10 au 11 octobre 2009, Marais Poitevin.

Après le petit test du printemps dernier, première grosse organisation pour l’association Bourdet Team : une C.O. nocturne composée de 5 étapes sur cartes IGN trafiquées. Au menu : 50 km annoncés, pour 12 heures de course, de 21 h 30 à 9 h 30 le lendemain matin.

20 h, les concurrents se pressent dans la salle polyvalente du Bourdet. 23 équipes sont présentes, parmi lesquelles quelques représentants des Flying Avent’Hure qui n’ont pas eu la trouille de venir, et plein de têtes connues.

Image2

Pendant que Ju, en catimini, au fond de la salle, prépare quelque savant mélange qui lui permettra de ne pas être le boulet de son équipe, son partenaire, LKT, à gauche, essaie désespérément de faire entrer une banane par le petit orifice de son camel back.

Au centre, Bewoa, qui s’en fout, et Bréva, qui s’apitoie, prennent des nouvelles de la récente fracture du bras gauche d’Oliv. Sur le côté droit, Thierry, le binôme d’Oliv procède à quelques réglages fins puisqu’il sait qu’il va devoir gérer la carte, l’orient, la stratégie, les pointages, les ravitaillements…

Au premier plan, Bruno, terrorisé par la belle assurance de ces F. A. hyper préparés, équipés des derniers gadgets issus de la conquête spatiale, prend un petit coup au moral et se demande s’il va se sortir de cette nuit de folie avec son compère Bilitte, parti faire des diagonales, à fond sur le stade, pour s’échauffer.

Quand à Vaness, à c’t’heure elle est chez elle, en pantoufles et robe de chambre, vautrée sur son canapé une bière à la main, devant le match de foot de l’équipe de France. No comment…

Image4

Titi cuistot procède à quelques assouplissements car il sait qu’il va devoir tracter toute la nuit ses deux boulets. Béa, en arrière plan, est songeuse, voire inquiète de ne pas voir arriver Magic Daniel toujours en train de tourner en bagnole dans les marais pour trouver la salle, à quelques minutes du départ. 

Image03

Les Inox sont là, toujours à la recherche de manifestations regroupant peu de concurrents afin d’accroitre leurs chances d’accrocher un podium : Sylvie (trotte-menu, lentement mais longtemps) et Philippe qui s’est enfin fait floquer des vêtements techniques à ses couleurs (Ours mal léché) ne sont pas venus pour faire de la figuration : ils iront au bout de la nuit, verrouillant l’orient pour compenser le physique qui tient à grands coups de bandelettes égyptienne dont la laborieuse mise en place provoque parfois des retards sur la ligne de départ.

Image14

Quelques minutes plus tard, c’est parti ! Nous avons à réaliser les premiers traçages avant de nous égailler en pleine pampa sur la première C.O. de cette nuit qui s’avèrera particulièrement exigeante pour les organismes et extrêmement sélective, puisque seulement 10 équipes sur les 23 atteindront l’arrivée, les autres déclarant forfait les unes après les autres.

Image6

  Compte-rendu équipe Flying Avent’Hure canal hystérique

21h30, le départ est donné au son des cornes de brume, « l’hystérie » est à son comble, plus que 50kms.

Le prologue de quelques centaines de mètres dissout les équipes dans la pénombre pour arriver à la première carte au 1/10000. Olive, plein de bonnes intentions, prend le carton de pointage et Thierry la carte pour tracer les 4 premiers azimuts. Un coup de marqueur fluo rose sur chaque poste, le compte n’y est pas. « Y manque une balise ! » Kolia prend la première réflexion avec diplomatie mais refuse tout de même de nous octroyer 30 minutes de bonus en dédommagement. « Caramba, encore raté ! »

 Image16

Le but étant de se mettre en confiance tout de suite, on réfléchit, Thierry soumet des propositions à Olive qui instaure l’éthique « il faut privilégier l’azimut ». Le ton est donné, nous partons donc à l’arrache sans prise de décision et interpellons Philippe des Inox pour connaître sa stratégie. Il se fait très vague et nous laisse partir sur la 1 où nous jardinons à travers la première conche. Notre grand reporter, Antoine, nous suit en vélo avec une entorse à la cheville, il observe la scène et traverse lui aussi la conche une première, une deuxième et une dernière fois.

Au bout de 20 minutes, la confiance recherchée s’installe avec une légère prise de conscience : « ça va être long ! ». Ça enchaîne, ça azimute, et « t’es où sur la carte ? » « vers là… »la végétation est dense « on se recale ! »« vers où ? » « j’sais pas…». Tout s’arrange, Antoine a coincé le VTT dans les ronces, nos 2 boussoles n’ont pas le même nord. On attend un train pour se recaler sur la voie ferrée.

Nous continuons et décidons de tourner sens horaire, stratégie évoquée au départ, et ça pointe, la progression se fait plus rapide sur les grandes lignes droites où Ju et LKT vont sûrement pouvoir se faire plaisir. Ça redevient technique, attention, un champ de maïs, « Olive ? » « j’suis là ! » « où là ? » « ben, là…» Thierry retrouve la saignée de John Deere Olive et ça jardine sur cette balise12 humide qui ne veut pas nous sourire. Premier échec, nous repartons et croisons nos 2 pépères Bréva, Bewa qu’il faut recaler d’une centaine de mètres. Le GPS montrera leur dévouement pour ce sport (fichier à venir).

Image9

Olive commence à confondre les 2 et les 5 sur le carton, il est 1 heure, nous finissons cette C.O. et nous nous préparons pour le gros morceau.

 Image001

Carte au 1/25000, c’est pô du gâteau, avec quelques renvois de poste. Même technique, Olive prend le carton, Thierry la carte et ça part bien. Pépère Olive, sentant poindre la bavante, laisse le carton à Thierry qui le gardera finalement toute la nuit. Quelques petites séries de doute habituel. Olive, bon seigneur, rattrape Thierry lorsque celui-ci s’engage sur la bretelle de la 4 voies. La complémentarité fonctionne et nous laissons stratégiquement un poste qui malheureusement renvoyait, mais il est déjà 4h et nous sommes encore loin du ravitaillement. Nous tentons l’azimut dès que possible et nous nous perdons dans des bois denses à nouveau.

Nous arrivons à 6h00, en pensant être loin au classement, mais sommes les neuvièmes au pointage. Ça va être très sélectif ! Nous prenons 5 minutes pour manger et faire de la cuisse pour cette nouvelle épreuve. Quelques infos passent : Ju et LKT sont énervés, ils ont mis 35 minutes sur une co où les meilleurs chronos tournent à 12 minutes. Pas compète pour deux sous, Olive et Thierry se ragaillardissent « sur celle-ci, ont les mange ! »

Carte au 1/5000, nous laissons les sacs, et feu c’est parti ! une patte d’oie, un tracteur, un angle de champ, et paf, même pas 1 minute pour se perdre ! Il faut faire vite, rester concentré, ont se recale et c’est reparti, ça enchaîne toujours très vite (tout est relatif), on récupère la boulette, un azimut dans le roncier et top : 18 minutes, notre honneur est sauf et nous commençons à préparer les premiers quolibets pour l’équipe 1. Il est désormais 6h30, l’organisation nous laisse encore 3h00 pour rejoindre l’arrivée située à 10kms à vol d’oiseau du ravitaillement, avec une C.O. Urbaine d’1h30 en route.

Les équipes Bréva/Bewa et Béa/Daniel/Titi cuistot se ravitaillent et font régner une franche ambiance. Ça chambre, « oh ! les loosers, trop vieux, pas sportifs, vous nous doublerez pas dans la prochaine CO…» lorsque Thierry, à 4 pattes pour tracer, gène un véhicule en marche arrière. Nous sommes maintenant prêts et constatons avec stupeur la perfidie de nos 4 compères montant dans la voiture, hilares. Nous arrachons leurs vêtements pouvant montrer toute affinité aux F.A. et lâchons divers propos que nous tairons ici. Nous repartons donc en oubliant Titi cuistot, lancé dans la CO chrono. Objectif Mauzé.

CO urbaine sur carte au 1/5 000°, la fatigue se fait sentir au lever du jour. La lucidité n’est plus au rendez vous et Olive prenant un peu d’avance s’engage tout de suite hors carte. Kolia nous remet dedans mais Thierry enchaîne les approximations et c’est finalement Titi cuistot qui nous ramène à l’arrivée. Il est 8h15, il reste donc 1h15 pour rallier le Bourdet à 7kms au cordeau.

Carte au 1/20000, quelques balises à récupérer sur le trajet, nous partons à 4 et Olive part pleine bille pour prendre de l’avance. La stratégie de l’azimut nous envoise à travers bois ou nous testons la résistance de notre matos. C’est décidé : à partir de maintenant, route jusqu’à l’arrivée pour être dans les temps. Nous retrouvons les Inox, et Olive se prend subitement pour Usain Bolt, laissant Titi cuistot perplexe. Mais la course est bien faite et une dernière approximation permet à Titi cuistot de finir sur la ligne d’arrivée avec nous, sous le regard bouffi de sommeil de nos compères adeptes d’automobile. Un bon repas s’ensuit et un retour en voiture qui manquera parfois de lucidité.

 

Image003

 Compte-rendu équipe Flying Avent’Hure les chiens fous

 H-1, Ju fait le beau dans la salle et chambre à tout va. Il est confiant le bougre, car il sait qu’il a une grosse marge physique sur son coéquipier LKT. Comme en plus c’est lui MOssieur le président, il distribue les rôles :  » Toi LKT, tu donnes tout et tu iras pointer les balises à Babeloued…moi je me charge de l’oriente  et du traçage. D’ailleurs prends le matos sur toi, moi ça me gêne  ! » LKT sera donc le sherpa de service. Il n’a pourtant pas besoin de ça , étant donné son manque de préparation physique. En ce moment, il passe la quasi totalité de son temps libre à essayer de cartographier une forêt de plusieurs dizaines d’hectares pour le raid flying 2010, alors l’entrainement…

L’heure h : Départ en faux plat montant. Evidemment pour les chiens fous, ça veut dire à fond, à froid, histoire de griller les muscles d’entrée. Gestion de l’effort ? Connais pô !

IMGP7261IMG_0052

On récupère la carte, on trace les postes, et on part sur un petit 14km/h à travers champs… et dés le deuxième poste, c’est séance de jardinage.  » bon, c’est ici, j’compred pas ! »   » fais-y voir la carte ! »  » bon , on se recale »  » Bordel, on y est, elle est où c’te balise ! »…. Ce fût ce genre d’échange sur une dizaine de postes. En fait les balises sont un peu planquées dans les ronces « à l’ancienne », dans l’esprit des premiers raids Flyings, il y a une petite dizaine d’années, mais maintenant qu’on s’est habitué aux cartes CO « IOF », ça nous perturbe un peu. 

Donc quand on croise Kolia,et qu’ il nous demande :  » ça va , pas de problème ? » Nous répondons, faussement stoïques :  » ben on jardine un peu , mais on a tout… »

IMGP7271

Un peu tendus quand même, on oublie le poste 20, au nord, et Ju envoie LKT sherpa sur un bon run de 1 km, pour pointer l’oubliée…

A la fin de la première CO, on est 3 ou 4ième, mais on doit être les seuls a tout avoir.

On repart sur une carte au 1/25000 et les séances de jardinages reprennent. A h+4, le moral commence à être atteint mais on tient! On retrouve sur plusieurs postes, d’autres équipes ( Vendanges, biopèdes, Inox, …) qui passent aussi pas mal de temps à jardiner, donc ça nous rassure un peu…

On finit par rattrapper l’équipe  » Roland Vélo », avec qui on fait un bout de chemin jusqu’à la CO chrono. Il est 4h du mat, et on est les premiers à arriver. Ravitaillement rapide et on repart pour une course au score de 40 min avec  bonifs de 5 min par minute en dessous des 40 minutes max.

Ju veut refiler la carte à LKT. Ce dernier refuse « courageusement »…

On part bien, on jardine un peu la deuxième , mais on n’insiste pas et on décide de la prendre au retour. On poursuit jusqu’à la dernière et là c’est le drame. On jardine pendant plus de 15 minutes, passant parfois à 5 mètres du poste sans voir la balise, ratissant toutes les ronces en bordures de bois, alors que la balise est décalée d’une quinzaine de mètres à l’intérieur du bois dans une portion plus dégagée…

On boucle finalement la CO en plus de 30 minutes, alors que les meilleurs ont fait moins de 15minutes. On prends ainsi une centaines de minutes de retard sur les premiers, et on sait que c’est plié pour vfaire une place !

IMG_0067

Les « Roland vélo » sont repartis depuis plus d’un quart d’heure quand on enchaine la fin de la CO au 1/25000. Il est presque 5h et on doit être à Mauzé avant 6h. Faut pas trainer…

On ne jardine pas trop, on a compris l’esprit sauvage des poseurs et il nous reste 1 poste à prendre ( enfin c’est ce que nous pensons !). On en déduit que c’est la balise A qui renvoie sur 2 autres. On trace donc les 2 optionnelles avant d’aller pointer la prétendue A. Les définitions correspondent  : une sur un carrefour pour une dèf  » carrefour »  : Nickel, et l’autre en milieu de champ pour une déf  » mangeoir »… Tout va bien on fonce… mais rien sur le premier poste, on va sur le deuxième… toujours rien ! On essaie un autre carrefour. Toujours choux blanc. On regarde la carte et on se rend compte qu’on a laissé une autre balise en chemin, sûrement la vraie A. Il est 5h30 environ, et pour une barrière horaire à Mauzé à 6h, c’est trop juste, on lâche l’affaire…

On arrive à Mauzé en même temps que 2 autres équipes un peu avant 6 h et « Roland vélo » toujours un peu en avance. Kolia nous informe que les barrières horaires ont été repoussées d’une heure. « Merde, on aurait pu aller prendre la A ! » Mais il est trop tard maintenant…

On prend la carte, on trace, et LKT connaissant un peu le village, oriente et Ju pointe. On jardine peu, mais Ju a un petit coup de moins bien. Peut être aussi parce qu’il rumine la CO chrono que l’on a raté, et la A qu’on a laissée…

Avant dernier poste, la balise a manifestement disparue… On cherche un peu, et on s’en va. On trouve la balise à un trentaine de mètres , sans pince, à une intersection de routes… C’est sûrement un riverain « balisophobe » qui a chassé l’intruse ! Il nous reste un optionnelle à tracer, mais on ne sait pas si c’est à partir de ce poste ou du suivant. On pense que de toute façon, cette balise et ses reports éventuels seront neutralisés pour garder l’équité entre les équipes qui ont pris la CO en commençant par ce poste…

Quand on boucle la CO, on retrouve les « Roland vélo ». Ils nous proposent de faire la dernière CO ensemble. L’ambiance sera plus conviviale à 4, donc on accepte ! En faisant les comptes, on s’aperçoit qu’ils ont une vingtaine de minutes d’avance sur nous. Donc on sera au mieux deuxième…

L’entente entre les 2 équipes est bonne, on se parle des raids faits par les uns et les autres… la fatigue est là, mais le temps passe plus vite dans cette ambiance. Le jour se lève, les visage sont marqués…

IMGP7295IMGP7285IMGP7287

On coupe pas mal à travers champ, et on se fait même quelques accélération aux pointages… c’est toujours joueur un raideur !IMGP7292IMGP7281

On est finalement les 2 premières équipes à franchir la ligne, main dans la main, un peu vant 9h soit après 11h30 de course…

C’est bon, mais ça pique un peu quand même !…

IMGP7300IMGP7298

 

On retrouve, bien au chaud, Bewa et Bréva qui se câlinent depuis quelques heures sur la banquette arrière de la voiture… mais qui n’ont pas honte de se foutre de nos gueules défaites par la fatigue !

Au classement général, on finit finalement 3ième, mais là n’est pas l’essentiel, car on a partagé de bons moments, entre équipiers solidaires ou avec d’autres équipes de fêlés mordus de ces « petites » aventures dans la pampa.

Au bilan, cette première CO nocturne du Bourdet team , qui s’apparentait plus à un raid, avait certes quelques défauts de jeunesse ( mais qui peut se targuer d’être parfait, même après des années d’expérience …), mais on a toujours senti l’envie qu’ils avaient de nous faire vivre une aventure ludique et unique à la découverte de leur « territoire »,c’est à dire l’esprit indispensable des organisateurs de raid.

Nul doute que le raid de la Maraichine se bonifiera avec le temps ( cartes plus précises voire « IOF » ce serait super, définitions de postes, etc…), quoiqu’avec Ju comme consultant technique… et on a bien noté le rdv de l’équipe du Bourdet Team pour le raid de l’année prochaine.

Publicités

4 Réponses

  1. ok j’ai pas fini mais bon ……..
    mais j’ai pas regarder le foot a la télé.

  2. Il manque la fin de l’article ?
    Alors, est-ce que Ju et LKT terminent premier ?

  3. Ne croyez jamais qd LKT dit qu’il n’est pas entrainé ! c’est la trouille plutôt ! Enfin belle course de psychopathe comme on aime….

    ju

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :