MégalO’night 2008


On avait inscrit 3 zékips à cette grosse C.O. hivernale d’une soixantaine de kilomètres pour une centaine de balises : les mous du g’nou, les chiens fous, les psychopathes. Mais restait à savoir qui serait qui…

Bon, pour les mous du g’nou c’était relativement facile, on avait deux clients sérieux en la personne de Vaness et Oliv qui totalisent à eux deux un nombre incroyable de passages sur la table d’opération. Pour les chiens fous, deux candidats évidents se pressaient au portillon : Ju et LKT, coureurs véloces, grands habitués du hors carte. Restaient les psychopathes pour Titi le cuistot aventurier voyageur et Philippe, le cisteur collectionneur de grandes courses on the world (diago, UTMB, Templiers, marathon des sables…). Et psychopathes, il fallait qu’ils le soient sacrément pour ambitionner de courir en compagnie des chiens fous…

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Récit de la soirée du côté de  l’équipe flying avent’hure 2 ( Ju et LKT ) :

RDV était donné samedi à 17 h chez moi ( lkt), donc on retrouve évidemment Olive 30 minutes plus tard,comme d’hab à l’arrache, direct à l’entrée de l’autoroute. Il pique son premier sprint, pour traverser l’échangeur; chargé de son sac,son camel, sa glacière et la moitié de sa maison sur le dos…

En route vers Azay le Rideau !

On arrive sur place bien en avance. On salue tout le monde, on cause, on chambre, on mange et on est prêt 2 plombes avant. Donc sieste pour tout le monde en attendant le départ.

Résultat : au coup de gong,  j’ai les yeux un peu bouffis, la bouche pâteuse, et la tête embrumée. j’étais parti pour faire ma nuit de sommeil moi !

La plupart des autres concurrents ont l’air  hyper affutés et équipés, et il va donc falloir se réveiller fissa.megalo-004

Le départ est donné et on commence par une CO urbaine dans Azay. On décide de partir  » tranquille », c’est à dire qu’on reste juste derrière la première équipe !…img_1528

Tous les flying Avent’hure sont là. Olive déroule, Vaness chauffe bien sa tendinite, Ju freine constamment pour ne pas doubler les équipes de devant, tandis que Philippe et Titi le cuistot se tiennent prêts à accélérer.

La CO urbaine est vite bouclée, à près de 12km/h de moyenne.img_1600ju_lkt-urbain

Olive tient bon, jusqu’à 2km de la fin de cette boucle.

On repart pour la grosse boucle de nuit sur 3 cartes A4 au 1/15000.mega-2008

Il fait assez chaud ( 8°) et on est bouillant avec Ju. On repart donc avant les autres Flying avent’hure. Sur la route, on envoie bien et on croise quelques équipes d’attardés qui finissent l’urbaine…

On commence par une boucle « nord ». On s’aperçoit rapidement qu’on doit verrouiller les postes car les petits chemins sont peu visibles. On prend 93,95,63, puis on enquille sur la deuxième carte en compagnie d’une très grosse équipe ( l’école du train ) qui a au moins un excellent orienteur ( Francis Cornu ). C’est bon pour le moral, on est au contact des meilleurs.

On fait 79, 64, 87, 78 ensemble, puis on prend des options différentes. On enchaine 77,65,75,73; vite troisième carte, 74,17. On retrouve le maillot jaune de leader de Francis à la 91, puis 88,92,16,et grenouillage à 4 sur la 15. On passe généralement devant au physique sur les parties les plus roulantes, et ils repassent devant à l’approche des postes. Ju, équipé d’une frontale spéciale, avec détecteur de balises intégré, localise les poste à 30 m de distances et sprinte  pour aller pointer.

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S’agit pas de mollir avec les TGV de l’école du train sur les basques !

On prend une option différente d’eux pour la suite, mais on s’apercevra sur le retour que cela nous obligera un bon détour !

On fait 18,19,20; puis descente vers la 23, ou moi puis Ju prenons chacun une belle boîte dans une descente très raide et très grasse. Allez zou, tout le monde sur les fesses les 4 fers en l’air… Bonne rigolade, la bonne humeur est toujours là, mais Ju est un peu anxieux car on est proche de la limite de carte et il ne veut pas tester ma spécialité : La sortie de carte avec rattrapage à l’arrache en perdant 30 minutes ! On verrouille donc pour chopper 23, puis 24, pause casse-croûte après 4h de course, 25. On s’arrête pour la photo car c’est là qu’on entame le retour. On doit être dans les premiers car on dérange une bande de sangliers endormis à proximité, qui partent affôlés en fracassant la moitié de la forêt. Même les sangliers ont peur de nous !…megalo-009

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On repart, 27,29,22, 28( sans trop de problème pour nous en faisant une parallèle Nord Est au chemin à une petite centaine de mètre ). On croise l’équipe Rado qui galère sur ce poste comme beaucoup d’autres équipes.

Puis détour vers la 21, qu’on a laissé à l’aller, 89, 14,13. On aperçoit alors les 2 TGV qui coupent devant nous vers la 90, mais au loin les lumières du ravito. y’a près de 1 km, mais on y court. On est les premiers à s’y arrêter. Soupe chaude, café, on remplit les camel, un petit mot aux bénévoles et on repart. Ju me chambre sur mon appétit et que j’ai fait perdre 10minutes avec mon arrêt ravito. Je lui met donc un taquet dans le dos avec ma lampe torche et déglingue la batterie de sa frontale ! Re arrêt, réparation et c’est parti. Maintenant, il s’agit d’arrêter les C….ries et d’envoyer du gros. Les jambes commencent à être lourdes, mais on garde le même tactique que depuis le départ :  » A fond sur le plat et on accélère dans les côtes ! ».

90, baignade (Ju voulait chercher un pont mais pas moi, donc il a suivi voyant que j’avais pied !), 76, on aperçoit encore les TGV couper devant nous, 72, 71, 70, 53. On retrouve Francis et son équipier sur la 68. On est 4 sur le poste mais rien. Même Ju avec son détecteur ne trouve rien ! On décroche assez rapidement, et on repart à 4 vers 67,86,66.Passage vers la partie Sud. Il nous reste 2h30 de course à faire, Mickael ( le GO) nous informe : 2 équipes seulement devant, à 2 minutes et on a un poste de plus que les autres !

C’est bon ça, mais faut pas se craquer !

Les TGV partent devant et on choisit une autre option qu’eux. La première fois, ça n’a pas payé, mais on est là pour faire notre course;  pas pour assurer un classement en suçant les basques des autres et tant pis si on repasse derrière, ce sera notre « vraie » place de toute façon !

80, 85, on hésite pour la 59, on n’y va pas, on commence à manquer de lucidité, on s’arrête souvent, on s’interroge sur le temps qu’il reste, sur les options à prendre, on perd pas mal de temps. 58,81,grenouillage sur la 57 que l’on trouve alors qu’on allait décrocher, on envoie gros sur les chemins : 42,41. Encore un bon sprint sur les sentiers : 82,33, 34. Puis on se dirige vers la 32 en jonction de carte CO/IGN. Pour moi, c’est au bout d’un fossé, mais c’est pourri de ronces. Je m’engage quand même, me lacère les tibias et m’arrête quand les ronces me grattent les oreilles:  » Bon dieu, elle est où, Bordel de M….!!!!!!!!!!! ». Ju se fracasse la cheville en courant dans les ronces. On commence à avoir notre dose et on décroche sans la 32. On mange des ronces pendant toute la traversée du champ et là je commence vraiment à peiner, mais Ju est devant et faut pas lâcher maintenant. Je sers les dents pour le reprendre. On rattrape un sentier et envoie encore du gros. 31, dernière ligne droite, côte : « YES, GAZZZZZZZZZZZ!! »

Petit sprint sur le terrain de foot et on arrive avec plus de 10 minutes de marge sur le temps limite.trace-ju-lkt-foret

On pense à ce moment là qu’on a merdé sur la dernière partie.

On attend maintenant l’arrivée de Francis et de son équipier. Ils arrivent 10 minutes après nous, mais toujours dans les temps. On a du mangé chaud et on n’a plus beaucoup d’espoir sur notre classement.

Vaness, Oliv, Titi le cuistot, et Philippe, arrivent eux aussi dans les temps, dans un état de fraicheur correct , même pour l’inusable Oliv qui arrive toujours à courir sur ses moignons de genou !…Gros mental quoi !

On attend les résultats en se restaurant: c’est difficilement  imaginable de l’extérieur, comme c’est bon des saucisses et des merguez au petit dèj à 8h30 du mat. On en enfile une demi douzaines chacun !

Résultats : « Quoi, on est deuz  devant les TGV ! »Surprise, satisfaction et grosse fierté d’avoir accroché une équipe comme celle-ci, forte mais toujours sympa et souriants jusqu’au bout.megalo-017

Vaness, Oliv, Titi et Philippe font 7° ex-aequo, mais les résultats sont vraiment dans un mouchoir de poche par rapport aux cinquièmes.

Oliv et Vaness sont la deuxième équipe mixte: contrat rempli !

Bilan : organisateurs sympas, super nuit, très enrichissante au niveau technique, et humain car c’est la première fois que j’étais aussi longtemps en équipe avec Ju et, malgré les avertissements d’une personne proche, Ju n’a jamais été ronchon.

2 explications :

1) j’étais p’têtre moins chiant  que  celle qui m’a averti…

où alors tu étais plus rapide que moi dc tu l’as plus fatigué et il a moins essayé de courir ds tous les sens pour rattraper le temps que je lui fais perdre!!!(Vaness)

2) il était trop essouflé pour pouvoir râler !

Récit de la soirée du côté de  l’équipe flying avent’hure 1 (Vaness et Oliv) :

On est dans la place deux bonnes heures avant le départ, tout baigne : on a le temps de charger la mule, se taper un p’tit repos, peaufiner le déguisement.

Il manque pas de tos, tout le monde a l’air affûté. Les 4 bourrins projettent de tourner ensemble, laissant Vaness se démerder avec son option gérontophile.

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Les cartes sont données, la frénésie s’installe, les stratégies s’élaborent dans une ambiance studieuse

 

Le départ est donné avec 5 mn de retard pour la boucle urbaine dans Azay le Rideau. On la tourne dans le sens horaire : 1, 12, 3, 8… Ca envoie du steak, mais on reste accrochés au paquet de tête en compagnie de nos 4 lascars. Oliv se pince en courant, trop étonné d’avancer à la même allure que Francis Cornu, son idole. Ca enchaîne bien, pas de tergiversations. Ceux qui ont des yeux en état de marche cavalent en matant la carte, prévoyant les sorties de postes au plus juste. A la 6, on décroche et on finit en solo, avec une bonne moyenne malgré tout.

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Retour au PC course pour récupérer le deuxième carton de pointage. On avait prévu avant le départ de tourner cette boucle dans le sens horaire en attaquant la partie Sud d’abord, mais une contrainte de traversée de la D751 à un seul point de passage obligatoire en milieu de forêt nous fait revoir complètement notre stratégie. On décide donc de partir anti-horaire par le Nord d’abord, à l’arrache sans avoir étudié l’enchaînement des postes. Les zôtres sont déjà partis, en suivant le même raisonnement, tout comme l’équipe de Francis d’ailleurs.

93, 95… on cafouille un peu pour rentrer dans la carte. On navigue un moment avec l’équipe mixte qui finira première et qui nous lâche en orientant mieux que nous. En cherchant la 63, on se vendange un peu, ce qui permet à deux sangliers inconscients et contents d’eux de nous doubler pour foncer plein Sud dans une zone exempte de balises. Pendant qu’on se recale, Titi et Philippe, les psycopathes, nous tombent dessus. Leur belle avent’hure avec les chiens fous a déjà pris fin et ils nous sucent la roue. Comme on est bons princes, on ne leur jette pas de pierres et on les tolère accrochés à nos pompes. Nous finirons la C.O. à quatre.

On tourne bien, pas de grosse faute, même si on met quelques fois une peu de temps pour finaliser les balises en pleine pampa, mais le gros spot nous aide bien. On est quasiment toujours tout seuls, voyant de temps en temps une lueur de frontale au loin. On croise seulement de temps en temps l’équipe de Rado. On prend le temps de faire des photos, des petits films… (On n’est pas trop compet’, nous autres).

On se paume dans la liaison 19-20 et on doit se recaler au gros carrefour de chemins pour shooter la 20. A cet endroit, on prend l’option de laisser les 5 balises les plus à l’Ouest pour entamer le retour. Gros souci à la 28, placée dans la parcelle d’à-côté par un poseur de dépannage (lire le récit de Maïkeul en-dessous) et qu’on cherche un long moment.

Deuxième jardinage pour trouver la 76 : on se perd en l’attaquant par le fossé au N/O. On erre un moment et on n’arrive pas à faire coller le terrain avec la carte. Plus tard, on se retrouve à plusieurs équipes à râtisser pour trouver la 68, subtilisée dans l’après-midi par un chasseur (lire aussi le récit de Maikeul).

On passe dans la buse pour gagner la partie Sud de la carte à la balise 66. Il nous reste moins de deux heures de course et on hésite sur la stratégie : ramasser les 12 postes les plus à l’Est, ou faire d’abord un crochet par la grappe autour de la 85 ?

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Sur les conseils de Maïkeul, on opte pour la deuxième solution. Mal nous en prend car Oliv avance maintenant à petite allure et le contrat sera difficile à tenir. Pour couronner le tout, on fait un 180° entre la 58 et la 81. Quand on s’en rend compte, le temps est bien entamé et on décide de lâcher l’affaire et de repasser par la 66 pour rentrer avant la barrière horaire. On aura donc crâmé trois quarts d’heure pour trois malheureuses balises et devons rentrer au plus direct. Finalement, cette option nous aura coûté très cher et nous fera plonger au classement.

On rentre au plus vite, Oliv à toc, les autres en déroulant. Dernier souci pour shooter la 32 qu’on attaque d’abord dans d’abominables ronciers avant que Vaness finisse par trouver la musse. Longue descente et finalement l’arrivée, cinq minutes avant le gong.

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Merci aux Ridel pour cette belle nuit qu’ils nous ont offerte, à la pêche aux balises.

Récit de Mickaël, le poseur, qui montre que c’est pô tous les jours facile, le job d’organisateur, et qu’il faut trouver des trésors d’ingéniosité et de sang-froid pour que tout soit prêt à l’heure H, le jour J :

Je suis à l’origine des ptits soucis que vous avez pu rencontrer ce w-e (je ne parle de la difficulté des parcours 😉 Pour vous la faire bref. Le four de notre imprimante thermique a décidé de nous lâcher dans la nuit de vendredi à samedi à 2h du mat (samedi matin donc). Déjà le temps de chercher la pièce sur Tours (au final sans succès), je suis arrivé en forêt pour la pose à 10h30 au lieu des 8h30 prévu. Mais jusque là, rien de grave. Je vais pour poser ma 1ère grappe de poste. Zut, chasse à courre avec le bestiaux pil poil dans la parcelle où je devais aller. Bon, direction une autre grappe, en passant sur la route, je me dit, « tiens ya le poste 13 à 200m ». Je bricole dans mon coffre pour sortir la toile et la pince, Je pars en laissant les clés sur la plage arrière de la voiture vu que j’en avais pour 1 minute. De retour à la voiture… merde, la voiture était verrouillée avec les clés à l’intérieur. Bien sûr, au plein milieu de nulle part. Obliger de retourner à la civilisation en courant. Envoyer qqun chercher mon double sur Tours car les 100 toiles, les cartes de poses,… étaient dans mon coffre. Enormément de temps de perdu. Grosse galère quoi !

Donc au final, obligé de repousser le départ de 15′ pour le petit raid, car j’ai du déléguer la pose de qq postes en fin de journée pour aller plus vite. J’avais pourtant posé la 68 et la 28. Pour la 68, la chasse à courre était à proximité, donc c’est quasi sûr qu’un suiveur est reparti de sa journée avec une belle toile orange…. Pour la 28, j’attends l’avis des baliseurs. Nous aviserons ensuite.

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Une Réponse

  1. joyeux noel a tous
    un vrai plaisir de vous lire. bises avaness et ju
    cé tonton !!!!!!!!!!!!!!!

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