Odyssée du Prince Noir (2005)


Ça faisait un moment qu’on avait ce raid dans le collimateur, mais on n’était jamais dispos. Enfin, cette année, on pouvait aller chasser la balise sur les traces du fameux Prince Noir.
En plus, on avait fait la connaissance sur le Landais 2004 d’une partie des organisateurs de l’O.P.N. emmenés par l’infatigable Karine, et on avait eu un bon feeling avec eux.
Les Inoxman avaient inscrit eux aussi ce raid sur leur calendrier et avaient déterré la hache de guerre à cette occasion. Il y aurait donc un raid dans le raid !
Arrivés le vendredi soir, nous comptions parmi les 3 équipes à bivouaquer sur le site, notre banderole s’ébouillant régulièrement dans la pelouse sous le vent d’Aquitaine. 
 
Samedi, départ peinard en fin de matinée. Au tirage au sort truqué, c’est Ju qui se mange les 3 tours du parcours cross. On enchaîne par une C.O. urbaine dans Créon, no soussaï. Puis VTT roman-photo qu’on sait toujours pas si il la tire à la fin. Après, VTT en suivi d’itinéraire sur carte au 1/25000°, ça roule. On en profite pour regarder Miguel bourriner  avec son équipe CAP AVENTURE (ils gagneront finalement le raid), orientant un peu à l’arrache, rebroussant plusieurs fois chemin pour revenir dans nos pattes.

Ensuite VTT mémo, on pointe en deuxième position. Pas pour longtemps, car la meute nous reprend à l’atelier « détails architecturaux » à l’église de …….. . A la faveur de notre seule erreur d’itinéraire sur la portion de mémo qui suit, on réintègre sagement le gros du peloton. On enchaîne avec, de nouveau, VTT en suivi d’itinéraire sur carte au 1/25000°. 
 
 40 mn pour faire interrogation surprise d’orient pour Ju et deux parcours acrobranchés (sauts de Tarzan et ponts de singe) pour les deux autres. Olive en profite pour psychoter gentiment la nana morte de trouille qui piétine devant et exécute quelques figures acrobatiques aériennes pour détendre l’atmosphère. Sprint final sur les ponts de singe à 17 m d’altitude pour repartir dans les temps.

VTT encore, fléché, puis bike and run (deux VTT pour trois) et CO au 1/10000° sur un parcours d’orientation permanent. Il nous manque 2 balises pour faire carton plein. Ju touche la cible au tir à l’arc, les 2 autres golios arrosant à qui mieux-mieux.

Bike and run encore, VTT trial et VTT carté pour rentrer au camp de base. Comme on est largeos dans les temps, on part pour une petite C.O. optionnelle d’une demi-heure dans les vignes en tirage d’azimuts. Les Inoxs rentrent en même temps que nous, ils ont le temps de se fabriquer une bannière à l’arrache avec des vieilles branches, du papier rose en rouleau et autres objets artistiques dont ils ont le secret. 
 
Fin de cette première étape. Douche, repos, bouffe collégiale au cours de laquelle une commission d’inspection des bannières passe, tergiverse, repasse, s’interroge, passe une nouvelle fois, se concerte à nouveau, pour finalement distribuer de 1 à 10  minutes de bonifs à tout un tas d’équipes, et même 1 mn aux Inoxs pour leur étendard abracadabrantesque ! On suppute donc que des pots de vins et autres dessous-de-table on été distribués à cette occasion et la commission d’intégrité sportive a été saisie par nos soins. Dernière épreuve, celle des fifres. Au classement provisoire de cette première journée, les Flyings pointent 2° mixte, et les Inox, 4° mixte.

Convoi nocturne en VTT, sur la piste cyclable, pour rejoindre le départ de la C.O. de nuit. On trace les balises et lorsque l’explosion donnant le signe de départ retentit ça s’égaille dans la ville de La Sauve. Dans l’obscurité Olive ne distingue plus grand chose sur la carte qu’il fourre dans les mains de Ju en lui demandant de gérer. On fait partie d’un groupe qui démarre par les 3 balises vers le cimetière, emmené par Yankel des Inoxs, à qui on suce la roue sans complexe le temps que Ju rentre dans la carte. Après, c’est chacun pour sa peau et on se retrouve vite seuls en pleine brousse.

Comme c’est une course au score, on décide de faire l’impasse sur deux des balises et on construit notre itinéraire pour shooter toutes les autres. Vaness est un peu dans le rouge, Ju est obligé de sortir l’élastique pour la soulager un peu. Nouveau regroupement d’équipes sous le tunnel où un contrôle réserve de mauvaises surprises aux équipes qui se la jouent pas collectif.
 
On rentre avant la barrière horaire des deux heures. A l’arrivée, soupe avec questionnaire culinaire auquel Ju et Vaness, après avoir baîllonné et ligoté Olive sous la table pour qu’il arrête de dire n’importe quoi, répondent sans erreur pour gratter quelques minutes supplémentaires. Douche, il est 3 h du mat’, au lit ! Les Inox rentrent avec carton plein, le classement va être sûrement bouleversé…

Réveil à 6 h, pour ceux qui ont dormi, p’tit déj, quelques gouttes de pluie. Les Inox, qui font partie de ceux qui ont choisi de faire ce premier tronçon de 6 km sur la piste cyclable en courant (Philippe trouvait ça « plus dans l’esprit ». Certes, mais lequel ?) commencent à se frotter les mains en pensant aux belles pelles que les Flyings, qui ont choisi de les faire en rollers, vont se prendre. Finalement l’option rollers sera plus payante pour les équipes comme la nôtre, pas trop homogéniquement affûtées à la course, les autres mutants d’Inox ne voyant pas vraiment de différence sur leur chrono. Olive parviendra, sous garde rapprochée des deux autres, à atteindre sans encombre le bout de ce tronçon qu’il aura parcouru avec la grâce éléphantesque du cachalot arthritique qui le caractérise si bien dans ce genre d’activité. 
 


 
 Après avoir essayé de conduire dès le départ sur une fausse piste l’équipe BASSIN D’ARCACHON de Karine, qui nous accordait sur ce coup une confiance mal placée, on enchaîne par un long tronçon en VTT avec du dénivelé, entrecoupé d’une traversée de lac en canoë, nos engins flottant derrière nous sur des chambres à air de tracteurs. A la faveur d’une crevaison qu’on mettra 16 mn à solutionner, on se fait reprendre par quelques équipes, dont les Inoxs. Ju est vert, fébrile, manque de lucidité, s’embrouille dans les réparations et les deux autres s’efforcent de le faire redescendre sur terre à grands coups de démonte-pneus sur la tête.

Finalement on arrive dans la porte horaire pour partir sur la dernière épreuve optionnelle, un bike and run, avec un VTT pour trois cette fois. D’ailleurs, cet unique VTT, Ju en voit pas beaucoup la couleur parce que les deux autres, un peu entamés, estiment de façon unilatérale qu’il a suffisamment la caisse pour s’en passer. 
 
Lorsqu’on prend le départ, les équipes de Miguel et Karine viennent de rentrer, assurant ainsi leurs premières places respectivement en masculin et en mixte.

Au bout d’une petite heure, la ligne d’arrivée, de nouveau. Mais cette fois c’est la bonne. Ça y est, on a bouclé  l’Odyssée, finissant 9° au scratch et 4° mixte, à 12 minutes derrière les Inoxman. On paie ainsi la fragilité de notre matériel high-tech, là où leurs rustiques machines passent sans problème. Mais on accepte de bonne grâce de rentrer avec la médaille en chocolat et on peut provisoirement enterrer la hache de guerre et ripailler ensemble à la santé du Prince Noir.    
 
  

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