InoXman (2005)


Cette année, pour son 3° InoXman, le Flying fait départ commun avec Dominique, une triathlète, dont l’estimation du temps de course est similaire. On franchit la ligne de départ de bonne heure, car c’est toujours la marée qui commande pour l’heure d’arrivée plus tard, beaucoup plus tard…

 

Les premiers mètres sont bon enfant, on déconne un peu, on sait qu’environ 9 heures non-stop d’efforts terribles nous attendent. La houle, le vent, les précipitations seront au rendez-vous…

 

 
Direction le sud. On quitte rapidement le bitume. Les pneus sont dégonflés pour aborder les 6 kilomètres sur la Grande Côte, à flirter avec l’écume des vagues.

On laisse les bécanes au Petit Poucet pour rejoindre le casino de Pontaillac en courant sur le chemin des douaniers.  

 

Seules dérogations à l’itinéraire : les traversées aquatiques des trois conches de Saint-Palais, Nauzan et Pontaillac (un kilomètre de nage en mer). L’entraînement à la natation de Dominique la triathlète paie, tandis que le Flying paie son manque d’entraînement à la natation.  
 
 
Puis une traversée ouest/est de la presqu’île d’Arvert en VTT nous amène au port de Mornac sur la Seudre. Ensuite, cinq kilomètres de course dans les marais, avec d’inévitables immersions, conduisent au départ du canoë.
 

 

L’équipage prend vite ses marques et enquille les 5 petits kilomètres de la descente, profitant au passage des gesticulations de Arnaud, un triathlète parisien au bord de la crise de nerfs, esquissant de magnifiques « Z » sur la rivière avec son fougeux kayak qu’il n’arrive pas à maîtriser. Soudain un bruissement, c’est « lapin », kayakiste chevronné lui, qui nous double sur la droite à vive allure et qui n’est bientôt plus qu’un point à l’horizon. Un gros grain passe d’ouest en est, nous arrosant copieusement quelques minutes, mais bon, comme on est trempé depuis le matin, on s’en fout.

Une section VTT en théorie assez reposante nous attend à la Grève à Duret. Mais au cours de la traversée du chenal, avec les vtt embarqués dans un canoë-navette, nous sommes irrémédiablement tirés par la marée descendante et nous ébouillons plus d’une centaine de mètres trop bas. Heureusement l’assistance sauvage de « lapin » et de « Bruno de laval », son propre assistant, nous permettra de limiter la casse au décompte des minutes perdues.  
 
Suit une des étapes les plus exigeantes de l’InoXman : les 9 kilomètres de course entre La Tremblade et le bout de la plage de Ronce-les-Bains.
Le Flying, qui lors des deux précédentes éditions avait déjà succombé aux charmes de la petite voix lui disant dans sa tête qu’il pouvait marcher un peu, avait un défi personnel à relever : ne pas arrêter de courir jusqu’au pont sur la Seudre… puis jusqu’au début de la plage… puis jusqu’aux bambous. C’est principalement grâce au soutien de Dominique qui saura l’attendre et lui mettre la pression qu’il réussira à enchaîner jusqu’au bout en courant.

Après un solide ravitaillement, on repart en VTT dans la bambouseraie puis sur un circuit ludico-technique dans la forêt de la Coubre. Nico, un autre triathlète du « neuf-trois » double et prend la direction des opérations… sur un demi-kilomètre seulement puisqu’il nous paume d’entrée, perdant le balisage fantômatique du gars Philippe. Finalement, le Flying recale tout son monde et la petite troupe atteint sans pelle notable la dune où il faut redescendre le long de l’océan, sur la Côte Sauvage. Seule, une énorme pluie qui arrive à passer sous le couvert des arbres fait un peu regretter aux deux garçons l’option « torse-poil ».
 
Dans notre dos, un type déboule à fond les ballons et nous scotche sur place, fonçant vers la lointaine ligne d’arrivée : il s’agit de Erik, triathlète royannais, parti deux heures après nous le matin, et peaufinant sur cette épreuve sa préparation pour son deuxième Ironman d’Hawaï, qui aura lieu un mois plus tard. 
Ce dernier tronçon en VTT de 14 km en coastering sur un sable relativement ferme mais avec un diabolique vent de face laissera des traces dans tous les organismes. Le Flying (excès de confiance où manque de lucidité ?) aborde la section sans dégonfler ses pneus ce qui lui vaudra de s’épuiser bien proprement. C’est Céline, l’assistante de Erik, qui s’étonnant de le voir faire du sur place dans la tourmente lui rappelera plus loin ce principe élémentaire.

Dominique souffre sur cette partie et se met à l’abri du vent derrière son compagnon d’infortune, bien heureux de renvoyer ainsi l’ascenseur à celle qui l’a « tiré » sur les sections course à pied. Les deux accrochent dans leur sillage un concurrent lâché par son groupe du départ, « Bruno la Gerbe », qui slalome en ruminant des idées d’abandon.
Le phare de la Coubre (celui qui recule pendant qu’on avance) est finalement atteint, gravi, redescendu. 
 
En route pour la dernière portion : 7 km de course à pied sur la pointe. On enchaîne pas mal, se permettant juste 3 minutes de marche au niveau des bouées qui marquent le chenal d’entrée dans la Gironde. Le rescapé est toujours sur nos talons.
Lorsqu’on tourne au bout, Bonne Anse est déjà transformée en lac. Sale affaire ! Au loin, des concurrents qui nous précèdent ont presque traversé et on les voit courir vers le chenal du port, de l’eau jusqu’aux genoux. Pour nous, la tâche sera plus compliquée : il va falloir nager beaucoup plus que prévu ! 

On fonce donc à travers pour grapiller quelques dizaines de mètres en course avant de s’immerger. Au beau milieu, le ciel s’obscurcit, il fait nuit en plein après-midi et on se prend un super grain, l’eau crépite tout autour de nous. On profite du spectacle en nageant sur le dos. On passe le chenal sans trop de dommage, mis à part une attaque de crampes pour le Flying qui paie son manque de technique pour la locomotion aquatique.
L’entrée du port, enfin ! Dominique le gère correct, mais les deux garçons attaquent un chtouille trop à gauche et le fort courant les empêche de progresser. Ils sont tout tranquillement en train de se noyer. Ils finissent par se laisser déporter et échouent dans les rochers de la digue, qu’ils utilisent pour remonter à contre-courrant et pénétrer dans le port. Ca devient tout de suite plus calme, mis à part les hurlements d’une grosse dame dans un bateau à moteur qui rentre au port et nous avoine copieusement.
Quelques denières brasses entre les pontons puis la sortie de l’eau sous les vivas de la foule emmitouflée massée pour accueillir les derniers arrivants.

Après avoir trempé toute la journée, on va pouvoir mettre un tee-shirt sec avant de rejoindre le Golfy pour une soirée bien arrosée elle aussi… 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :