InoXman (2003)


Tout avait commencé par un mystérieux courrier, strictement confidentiel : « Tu as l’honneur de faire partie du club très restreint des fêlés invités au 5° INOXMAN ». Rien de tel pour aiguiser la curiosité du Flying de base. Renseignements pris, le truc devait se passer vers la Palmyre et nous occuper un bon samedi.
Alors on dit « banco », on charge le matos, et nous voilà partis pour le briefing…

Là, sur une carte de la presqu’île d’Arvert, au Nord de Royan, el professor Félipé détaille, une règle à la main, le tracé de la course du lendemain devant une assistance attentive, composée en majorité d’habitués renforcée par quelques petits nouveaux. 23 coureurs seront au départ de cette cinquième édition.
 
 
 
Les choses deviennent au fil des minutes plus claires pour nous : on s’est embarqué dans un truc de psychopathes ! L’InoXman, c’est une course individuelle, sur parcours balisé, comprenant 31 km de VTT (6+11+14), principalement dans le sable mou, 28,5 km de course à pied (5,5+5+9+7), principalement sur les coquilles d’huîtres, 1,2 km de natation en mer (0,2+0,3+0,4+0,3), et 6 km de canoë. C’est une épreuve destinée à des triathlètes entraînés, qui fait le pendant atlantique à l’IRONMAN d’Embrun.

Bon, ben puisqu’on y était, il restait plus qu’à convaincre Nadine et Michel, initialement prévus de pointage sur le parcours, de bien vouloir faire notre assistance le lendemain (transfert des VTT et fabrication des sandwiches jambon-beurre).

Chacun anticipait le temps qu’il comptait mettre pour la course afin d’établir la grille de départ, le but du jeu étant que tout le monde franchisse à peu près en même temps la ligne d’arrivée. Comme on n’avait pas de repère bien fiable, on opta pour un départ commun à 10 h 30. Françoise, devant partir la première à 9 h, et les deux derniers (dont Erik, classé dans les 60° au dernier IRONMAN d’Embrun) à 13 h 30.

Une bonne pasta-party préparée par le patron du Golfy permettait à tout le monde de faire connaissance, et aux assistance de découvrir les petites manies de leurs poulains. Une petite nuit de repos, « dans » et « sur » la Volvo, nous rapprochait inexorablement de la ligne de départ.
 
 5, 4, 3, 2, 1, c’est parti ! Premier tronçon de VTT, avec les pneus sous-gonflés. D’abord sur le front de mer, puis on descend rapidement sur la plage. On arrive à trouver du sable relativement dur mais le vent souffle fort sur la grande côte et freine notre progression. Au bout, on escalade un vieil escalier qui nous amène au point n°1.
On part en course à pied sur le G.R. qui suit la côte, en haut des rochers. Arrivé à St Palais, première mise à l’eau. On n’hésite pas et on fonce tête baissée avec nos XA-pro dans l’océan, direction la pointe de rocher en face. On nage comme des coccinelles : beaucoup d’agitation pour peu de résultat. Les minutes passent, la houle de 1m50 se joue de nous et nous grapillons péniblement mètres par mètres. Finalement, on sort explosés en face pour enchaîner en course à pied. Seconde mise à l’eau à Nauzan. Autant la distance paraît courte vue de la plage, autant elle semble colossale lorsque tu es balotté par l’océan, loin derrière les dernières bouées. Dans ces parties en natation, on se fait reprendre par Aurélie, la concurrente qui avait pris le départ en même temps que nous et qu’on avait lâchée en VTT. Course à pied de nouveau pour atteindre la troisième crique, celle de Pontaillac. Cette traversée, la plus longue sur le papier, nous semble moins difficile, on apprend à s’économiser, à alterner brasse et nage indienne…
 
Dernier sprint pour reprendre les VTT devant le casino de Pontaillac. Traversée de la presqu’île sur des petits chemins. On dévore un sandwiche en roulant. On allume bien, pas de souci mécanique. Arrivée au point 3.
Sur le port de Mornac, on laisse les VTT à notre assistance pour une course à pied de 5 km entre les parcs à huîtres, sur un sol défoncé, dans les marais. La course est interrompue par quatre franchissements aquatiques, jambières en vase garanties… Ces courtes immersions ont un effet rafraîchissant des plus agréables, la température étant résolument estivale.

Récupération des canoës à l’extrémité du port de Chatressac, pour une descente de la Seudre sur 6 kms. Deux écoles s’affrontent quant au choix du type d’embarcation : classique avec des rames, ou indien avec des pagaies doubles ? On reprend cinq coureurs sur ce tronçon, sans avoir été doublés par des bêtes pour l’instant.

Une portion de VTT roulante pour rejoindre la Tremblade, comprenant une traversée de chenal en canoë avec les montures. Sandwiche au jambon, ça envoie toujours bien…

On rattaque pour 8 kms de course à pied, dans les marais, avec deux traversées aquatiques, on passe en dessous du pont sur la Seudre, puis on retrouve la plage à Ronce les Bains. On commence à s’autoriser des petits breaks « marche » qui n’augurent rien de bon pour la suite. Finalement, on arrive au point de raliement dans les roseaux, pour la dernière bavante en VTT.

14 kms de VTT au ras de l’eau, le long de la côte sauvage, interminables… Le sable est souvent mou, spongieux, et malgré les pneus sous-gonflés, la vitesse est assez faible. Le Niño roule plusieurs kms sur la jante avec un pneu crevé, avant qu’on se décide à réparer. Cela permet à trois ou quatre concurrents de nous reprendre. Et cette saleté de phare de la Coubre, notre objectif, qui avance à la même allure que nous….

Finalement, l’édifice est atteint. Il va falloir maintenant le gravir, pour faire un tour de panorama là-haut. Redescente express et en piste pour le dernier morceau de course à pied.

Six kilomètres le long de la bande de sable qui borde l’anse. Les mouettes sont nos seules compagnes de route. Au loin, devant, deux concurrents sont notre objectif. On essaie de ne pas se faire trop distancer, malgré des passages de marche de plus en plus fréquents.

Finalement la pointe est atteinte, et il faut, pour la dernière fois, s’immerger pour traverser l’anse en cherchant à lire au mieux l’environnement, afin de trouver le meilleur passage, qui nous réservera le moins de nage, et le plus de marche possible. Trois concurrents nous doublent par la gauche, ayant opté pour un tracé plus hors d’eau. Remontée aquatique du port de La Palmyre, dernières brasses laborieuses, et on s’échoue enfin sur la ligne d’arrivée, après 8 h 50 de course non-stop, accueillis par des vahinés déchaînées.

Ca y est ! on fait partie du club très fermé des InoXmen, le Niño s’offrant même le titre provisoire de plus jeune InoXman de tous les temps.

Douche, grosse bouffe réparatrice, proclamation des résultats, remise de la potion magique, le Pinoxman, qui, bue régulièrement, constitue la meilleure préparation à une éventuelle future édition de l’InoXman…

De toutes façons : InoXman d’un jour, InoXman pour toujours !!!

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