Raid des villes et des champs (mars 2008)


(Récit des ZinoXs en deuxième partie)

Dans l’optique de notre préparation pour le raid Canéo de cet été, on décide de tester notre équipe en faisant le « raid des villes et des champs » à 4 : Thierry avec Oliv et Ju avec Vaness. Les deux équipes devront progresser au même rythme, même si la mixte avait de quoi faire un meilleur chrono.
Le départ étant très tôt le matin Ju, Vaness et Thierry partent dormir sur le spot, Oliv a un plan bouffe avec les Inox et nous rejoindra au petit matin.
Le camion n’étant prévu que pour dormir à 2, Thierry goûtera aux joies du double plancher servant habituellement au rangement des surfs et planches à voiles lors de nos expéditions, ce qui laisse une hauteur sous plafond d’environ 60 cm. Il sera vigilant toute la nuit et ne s’ouvrira l’arcade qu’au petit matin en se cognant contre le plafond. Ça part bien…

A 7 heure on dépose les VTT au parc vélo dans la forêt de la Coubre et on se rend sur le lieu de départ, sur la plage de Ronce.

En attendant le départ donné à 8 h, on discute avec de drôles de types à chapeaux qui sont venu là pour décrocher le prix du meilleur costume.

C’est parti pour une courte CO dans Ronce les Bains nous permettant de récupérer les distances et azimuts pour tracer les balises de la CO suivante. L’équipe se regroupe sur un banc pour le tracage. On lit les consignes en diagonale et on place bien consciencieusement nos balises dans la mer ou hors carte. On va engueuler Béa, l’organisatrice, keskessé kse bordel ?!? En fait, la 2 se calculait à partir de la 1 et ainsi de suite, comme c’était indiqué sur la carte, alors qu’on avait tout tracé à partir du point de départ. Babache attitude, quand tu nous tiens ! Notre énervement finit parfaire fuir Phillippe des « Inox ». On squatte donc peinard le banc sur lequel il était installé.

On continue à faire n’importe quoi, on prend des options à l’arrache un peu hasardeuses vu la définition de la carte, on court vite et on jardine sur les premières balises de cette CO au 1/25000ème qui nous conduit finalement à nos VTT.

Puis nous enchaînons par le VTT, où on ne fait pas d’erreur mais comme de nombreuses équipes on ne voit pas la balise 7 très bien cachée derrière un arbre, à contre-sens, au dire des rares trouveurs hasardeux.
On continue ensuite par une CO course au score, nous pointons toutes les balises en moins d’1h30, on jardine un bon moment sur la 17, mal placée de l’avis général.
Nous remontons sur les VTT pour un road book avec des balises azimutées, suivit d’un bike and run.
On console Yannis, de l’équipe « ARA » qui pleure au bord du chemin, dégoûté de ne pas avoir trouvé cette mystérieuse balise 17 et qui voit anéanties ses chances de gagner le raid.

Bike and run entrecoupé d’un atelier tir sarbacane. En cas d’échec au tir il faut aller pointer une balise en haut du phare de La Coubre. Oliv et Ju échouent au tir, Vaness et Thierry montent pointer la balise. Il est là, l’esprit d’équipe !
Puis, c’est deux CO simultanées. Nous sommes séparés : un équipier doit faire une CO mémo, l’autre un suivi d’itinéraire.
Vaness et Oliv galèrent sur le suivi d’itinéraire avec une carte ne collant pas vraiment à la réalité et ne trouvent pas l’avant-dernière balise. Oliv, qui avait laché l’affaire et était retourné au lieu de ralliement pour chercher des infos en interrogeant avec la subtilité du phacochère d’autres concurrents plus chanceux, se fait renvoyer par Ju et Thierry : le classement étant au nombre de balises, il nous la faut absolument. On mettra 30 minutes à la trouver. Et ce n’est pas l’info lachée par
Françoise, des « Bécasseaux », à Vaness qui nous sera d’un grand secours : « La balise ? elle est sur l’itinéraire… »

L’épreuve suivante : VTT chrono sur la plage. Vaness survole l’épreuve, Oliv souffre en creusant un profond sillon dans le sable mou avec ses pneus trop étroits pour son gabarit. On s’arrête plusieurs fois pour dégonfler, accrocher l’élastique, échanger les vélos ; puis c’est Ju qui pioche à son tour, ayant cramé ses réseves pour tracter Oliv.

Un gros passage de vase, ou même les poids plume labourent et on voit enfin l’arrivée. Il ne reste plus que quelques centaines de mètres… Ju invite Oliv à se raccrocher pour forcer, par sa puissance, l’admiration de la foule massée près de la banderole.
Derniers coups de jarret, Ju accélère pour remonter la plage sous les vivas de la foule et
franchir l’arrivée en groupe, oubliant Oliv accroché à l’élastique derrière lui.

Le passage de la chicane entre Vaness et la pancarte est très sélectif et ils nous offrent une superbe cascade sur la ligne, devant des spectateurs ahuris.

Le podium mixte ressemble à la cour des miracles : sur la première marche, un vieux cabot à moitié paralysé et sa compagne trotte-menu. Derrière, l’équipe mixte des « Flyings » avec une Vaness en pleine forme et un Ju exangue qui a passé le raid à se vider en semant des petits papiers nauséabonds tout au long du parcours. En troisième position, une Françoise convalescente, pourchassant à cloche-pied l’inusable Thierry.

Nous avons eu du mal à démarrer le raid en étant particulièremnt mauvais sur la première CO mais nous sommes resté soudés et finissons 6ème et 7ème sur 100. Il ne nous manque que l’improbable balise 7 que nous n’avons pas vue en VTT.

Une fois de plus les organisateurs nous ont proposé un très beau raid, bien organisé, avec des épreuves courtes et variées, BRAVO.

La même avent’Hure vécu par les Inoxman and woman

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Le « Raid des villes, des champs, de la forêt et de la plage » vécu par « Inoxman ».

Le jour n’était pas encore levé que maîtresse m’avait déjà fait reniflé ce fameux bout de tissu orange et blanc. Aussitôt l’effluve avait remémoré dans le cerveau du vieux limier les bons moments des raids passés et réactivé les connexions du radar à balise. L’odeur lui avait allumé une lueur dans la prunelle des yeux (mais par décence la queue était restée immobile). La dernière expédition de ce genre remontait bien à 15 mois chez les amis des Vendanges près d’Angoulême. Et aujourd’hui on allait remettre ça ! On nous promettait même 54 balises, un vrai régal.

Le gros hic c’était l’état de la bête. Un arrière train moitié paralysé par une sciatique, un péroné droit qui revendique son indépendance dés que le terrain est inégal et une vue (en cours de restauration chez l’orthoptiste) qui a la fâcheuse tendance à distinguer 2 balises quand il n’y en a qu’une et ceci même à jeun.

Dès la veille tout le matos avait été préparé minutieusement. En particulier les vtt ringards mais solides et increvables malgré les pneus usés jusqu’à la corde et tout craquelés qui font souvent sourire les adversaires (avant la course…). Increvables grâce à une modif. secrète que je ne peux malheureusement pas divulguer ici !

7h du mat., pose des vtt à la maison forestière des Roseaux. Au moment de repartir j’avise 2 frontales au sol à côté d’une boîte. J’interroge les deux factionnaires postés près de la boîte et en train d’enfiler des chasubles fluo. Ce sont les plaques de cadre! Coup de pot, on l’a échappé belle mais c’est bon signe.

7h20, retrouvailles autour de l’école de voile avec plein de têtes familières tous accro de ce genre de défonce. Ca promet d’être chaud avec ma carcasse qui se délite façon puzzle face aux bataillons de jarrets fringants qui nous entourent.

Découverte du menu de la journée et briefing on the beach par Domi et Béa avec en écho depuis le balcon la sonore Clara…Première épreuve en guise d’échauffement et sensée faire des écarts : 5 balises en ville qui doivent nous donner les infos azimut-distance sur les 5 balises à carter de l’épreuve 2. Comme la majorité des autres équipes on a choisi de se les dispatcher.

5.4.3.2.1 Départ ! J’enclenche la 1ère (ça ira pas au-delà vu que depuis 6 mois la sciatique me prive de la seconde) et je m’installe confortablement sur la banquette arrière du charter qui s’ébranle. Carte superflue, suffit de suivre et de poinçonner. En avance sur Sylvie j’en profite dès mon retour pour occuper un banc face à la mer et commencer tranquille les calculs et le cartage des balises. A peine assis que des squatters arrivent et me volent la moitié de mon banc : les maudits Flying nos rivaux de toujours. Le chef de la bande me demande même, après s’en être emparé, l’autorisation de m’emprunter ma règle et mon crayon et lorgne sans discrétion sur les résultats de mes conversions distances-terrain en distances-carte. Quel toupet !

Mais là où j’ai du mal à cacher un sourire c’est quand il annonce à ses comparses que les balises qu’il carte se retrouvent en mer !

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Obéissant aux conseils de mon équipière qui vient d’arriver, nous leur abandonnons le banc pour trouver refuge et concentration sur un coin tranquille du ponton et carter en toute sérénité. Aïe aïe aïe! Mes balises se retrouvent aussi en mer et je le fais savoir à la cantonade. Et c’est là qu’une voix cool m’explique la cause de l’erreur : il ne faut pas tout carter depuis le point de départ mais la 2 à partir de la 1 and so on. Et qui c’est qui me prodigue le conseil ? Le Flying himself ! La honte…

Calculs terminés nous sautons dans le cortège qui s’étire sur la plage.

C’est parti pour la C.O. n°2.

Notre stratégie est simple. Avec une vitesse de croisière parmi les plus faibles des 100 équipes en lice il va falloir trottiner régulièrement, être performant en c.o., ne jamais ralentir, ne pas laisser une seule balise et quand certains commenceront à marcher continuer à trottiner.

La 1ère balise en bout de plage est signalée par un attroupement mais aussitôt la route atteinte moment de flottement et dispersion du peloton en sous groupes. On est sur du 25000ème avec tout ce que cela comporte comme imprécision et aussi comme erreurs. Avec Marianne notre amie Inoxgirl et voisine du moment nous optons pour la même tactique : garder la route en toute sécurité et plonger plus loin dans la forêt en évitant ainsi les risques de chemin en cul de sac ou présents sur la carte et pas sur le terrain à proximité des habitations. Bien joué. Première balise, au trou d’eau, sans souci et à égalité de temps avec les autres options .

Deuxième balise claire dans ma tête. On enquille tranquille quand on arrive à un sentier inattendu et une réalité que je n’arrive pas à faire coller à la carte. On est pas les seuls à jardiner. Ca tourne dans tous les sens. Demi tour, 2ème essai. Toujours pas de solution. A mon grand réconfort je reconnais parmi les visages perplexes que nous croisons des pointures de la chasse aux balises comme nos amis des Vendanges ou Alexis.

Le temps passe. Décision sans appel. On revient à la case départ, le trou d’eau et on change d’option. Ce coup là ça repart sur de bonnes bases mais c’est environ 20’ de perdues. Consolation : on est pas les seuls.

La suite s’écoule comme un long fleuve tranquille et Sylvie en profite pour ingurgiter son premier sandwich. Encore une arme secrète ça. Recette mûrement concoctée après le rejet de la barre sucrée qui écoeure au bout de 2h et le sandwich traditionnel sui se transforme en boulette pâteuse qu’il faut ¾ d’heure pour ingurgiter. Pas vrai ?

Le sandwich formule raid selon Sylvie : une merveille de simplicité et d’efficacité. Ca coule tout seul et en plus c’est bon.

VTT n°1 en suivi d’itinéraire avec 8 balises non cartées. On va pas vite mais on remonte gentiment surtout aux carrefours quand les autres concurrents s’arrêtent pour réfléchir. Bientôt gros carrefour de chemins avec 4 directions regroupées dans un angle de 45°. Là, faut la jouer fine. On aborde le piège au moment où un gros peloton qui stationnait là s’ébranle à nouveau et s’engage sur le mauvais chemin. Je savoure le bon coup ! On va quand même pas les rappeler…Là on remonte dans le classement. Et si en plus Béa avait eu la bonne idée de mettre une balise sur la portion que tous ceux-là vont shunter ? J’enquille dans le bon chemin et je profite de l’avance que j’ai prise sur Sylvie pour faire un stop 60m après le carrefour et consulter la carte en l’attendant. Je me suis arrêté à côté d’un gros chêne. Alors que je repars au moment où Sylvie me rejoint je l’entends : « Attends moi, il faut que je poinçonne ! » What ? Poinçonner quoi ? Je me retourne. Sur la face arrière du gros chêne une petite balise. Elle croyait que je m’étais arrêté pour ça. Alors là, ça sent le tournant du match. Elle va coûter cher celle là. Foi d’Inoxman, y’en a pas beaucoup qui l’auront. Merci Béa ! 

Avec ce jackpot en main on a plus droit à l’erreur. Faut pas en rater une.  

C.O. n°3 : On embraye sans trop de soucis et avec notre petite allure de croisière sur la C.O. n°3 bouclée en 1h20 et un sans faute (porte horaire à 1h30) avec la majorité des balises données ou facilitées par les autres équipes.

Puis c’est le tour du vtt roadbook sans faits marquants mais rarement seuls.

Place au vtt c.o. avec 4 balises cartées. Malgré notre allure modeste je sens que grâce à la c.o. on pourrait creuser un écart sur le gros peloton que nous avons rejoint en profitant de ses moments d’hésitation mais les stops à l’occasion des balises regroupent à chaque fois la meute. La navigation en meute nivelle les valeurs. Pas facile dans ce cas de faire le trou pour ceux qui maîtrisent un peu mieux la c.o. Ils servent de point de mire et font le travail pour les autres à chaque poste de balise.

Dans notre équipe, amenée sur zone par mes soins, le rôle de Sylvie est de pointer la cible. Justement sur l’une des balises elle prend l’avantage sur le gros de la troupe qui ne s’aperçoit de sa réussite qu’au moment où elle enfourche pourtant discrètement son vélo. Tentative d’échappée. On s’enfuit comme des voleurs en mettant à profit les virages de la piste pour nous mettre hors de vue des poursuivants. Si on arrive à enchaîner la suivante c’est bon on fait le trou. Pas de pot, avec l’imprécision de la 25000ème , la petite hésitation que nous marquons suffit à voir revenir le peloton compact au moment où je découvre la balise. Manque de chance Sylvie qui a le carton est restée en retrait dans le sentier et se retrouve bientôt noyée dans la masse. Par un jeu de mimiques sûrement clownesques je lui fais comprendre que la cible est dans mon dos. Elle y va discrétos. Pendant ce temps je fais face aux envahisseurs qui s’approchent et commencent à ratisser en arguant du fait qu’on doit être un peu trop loin sur le sentier. Ca marche presque mais le plus avancé des limiers voit Sylvie ressortir des buissons avec son carton.

L’alerte est donnée. On saute sur les vélos mais je sais que pour cette étape c’est râpé. Il reste 2 bornes de bonne piste sur lesquelles nos petites cylindrées ne pourront pas résister aux formules 1.

Pris dans l’action je me déconcentre et suis brutalement ramené à la réalité lorsque nous tombons sur le peloton qui nous a inévitablement doublé depuis quelques instants arrêté à nouveau au milieu de la piste. Je l’avais complètement zappée celle-là ! La dernière balise de cette étape. Déjà les équipiers sont partis en chasse et je ne tarde pas à m’apercevoir qu’il y a souci. Rapide coup d’œil à la carte. Ils se sont bien arrêtés au bon endroit, tout semble concorder. Sylvie se joint à la horde, et comme d’hab. chacun cherche en épiant le moindre geste suspect des voisins. Mais ça commence à durer. Certains reprennent leur monture pour aller prospecter sur une zone un peu plus loin. Le temps passe. Aucun départ précipité en douce, pas d’appels discrets qui en disent long. Je décide de remettre tout à plat et de revenir en arrière pour repartir sur des bases solides. Sylvie m’accompagne. Nos marques prises la logique nous ramène vers la zone de fouilles…complètement désertée !

Zut ! Mauvaise pioche. On s’est fait doubler. Rapidement je réalise qu’il y avait erreur de layon (carte imprécise, si si Béa).

Sûr qu’on est maintenant sur la bonne zone. Reste plus qu’à conclure avec ce maudit chêne vert sommital. On ne peut pas repartis sans , il nous la faut, sinon on perd le bénéfice de la 7. Par souci de rigueur et pour activer la recherche de Sylvie je capte avec ma vue moyennement perçante le détail qui tue. Le cercle sur la carte est très légèrement décalé par rapport au layon. – « Sylvie, le chêne vert est sur le bord gauche du layon ! » A peine dit, en écho –« Ca y est, je l’ai ! » Je relève la tête, Sylvie est à droite…A propos Béa cette balise t’aurais pu la définir « Coteau du layon ».

Là on s’est bien fait un stop de 15’. Pas bon.  Nous autres on a pas le droit.

Mais déjà en finissant ce vtt je prépare la suite. Au menu maintenant un bike and run en mémo. Ca peut être bon pour nous.

A un moment où certains commencent à accuser le coup, si on peut tenir notre petite cadence et surtout profiter du côté technique de la mémo pour faire des écarts. On laisse un vélo et je cherche du regard la carte à mémoriser pour la suite des événements. Pas trace… J’interroge les aimables juges qui sont au départ. –« Alors voilà, vous traversez la route et au bout de cent mètres vous tournez à droite sur la piste cyclable. Après c’est tout droit jusqu’au phare de la Courbe ».

Merci messieurs dames ! J’ai vu des mémos plus sélectives. Pas le choix maintenant cocotte, y’a plus qu’à galoper.

Arrivée au phare. Nouveau ravito 3 étoiles comme annoncé dans la présentation du raid…A quand les petits massages, les hamacs et la Kronenbourg fraîche ?

Maintenant c’est atelier. Avec Sylvie on est fan de ce genre de truc ! (rigole pas Dustin, j’ai pas prononcé le mot kermesse..). D’ailleurs depuis 2 mois Sylvie a fait une préparation poussée de course en sac et de macramé et moi je suis passé expert en hoola-up et en bilboquet. Manque de pot, c’est comme au bac on tombe sur un sujet qu’on avait pas préparé : sarbacane.

Règles du jeu : 5 fléchettes ou plutôt aiguilles, 1 cible minuscule. Problème, c’est pas la cible qu’il faut viser, non c’est le minuscule cercle jaune au centre de la petite cible. Autant essayer d’attraper au lasso une fourmi au sommet d’un poteau téléphonique ! Pour mettre un peu de piment, si t’en met 3 dans le jaune tu peux te barrer mais si tu y arrives pas tu grimpes pointer une balise en haut du phare ! Le concept est plaisant. Y a plus qu’à.

Première aiguille pile dans l’axe mais… au-dessus. La 2ème gicle et vient se planter pile dans l’axe… mais en dessous.

Reste plus qu’à faire un sans faute. Concentration . Tout le monde retient son souffle pendant que je prépare le mien.

Plic ! Plein centre du jaune tout petit au milieu de la toute petite cible. Frémissement d’admiration parmi l’assistance (les 2 animateurs de l’atelier + Sylvie). J’ai l’impression d’être un héros. Quatrième aiguille. Plic ! Au ras du jaune. Silence général. Regard interrogateur vers le juge. Réponse:-« Raté ! ». Bref instant de répit avant de risquer un timide :-« Elle touche pas la ligne ? » « Non ! ». Bien. C’est parti. Je me déleste du camel et dans un moment de lucidité je déclenche mon chrono au moment d’attaquer la 1ère marche. Deux par deux ? Non, ma sciatique refuse. Rythme régulier jusqu’en haut sans quitter les pieds des yeux, tour du balcon, poinçonnage. Le photographe de faction à côté de la balise et qui ne m’avait pas entendu venir shoote à l’estime alors que je m’engouffre déjà dans l’escalier. Avec un peu de chance on devrait avoir une photo trouble, pas cadrée, de dos ! Descente cadencée et soutenue. Sortie du phare. La punition a coûté 4’50. C’est honnête. Pas trop sévère et sympa.

Bike and run avec 4 balises. Mon cerveau ramolli ne capte pas l’excellente astuce de la définition “arbre à citrons” et innocemment je cherche un arbre avec des citrons jaune en plastique…

Répartition des tâches : 1 équipier sur mémo, et 1 sur suivi d’itinéraire. Sylvie questionne:« Qui fait quoi ?  Moi je fais pas la mémo ! »

C’est décidé, je choisis la mémo. Sur 8 balises, j’en dois 2 à moi seul, les 6 autres me sont données involontairement, une fois arrivé sur zone par d’autres concurrents qui restent près de la carte pour mémoriser.

Retour vtt par la plage : Que c’est dur quand le sable est mou (humour) ! Porte horaire 16h30 à Ronce. Au delà les pénalités vont tomber et si on déborde de plus de 30’ on est pas classés.

On dégonfle et c’est parti. La mer commence tout juste à descendre, pas de sable roulant. Raidos ! Aux abords du Galon d’or, coup de mou (sable et mental). L’heure tourne. Après le mou la vase.

Arrivée : 16h24. Ca, c’est fait…

Repas : Y a bon !

Résultats : on est tout bonnement des stars.

P.S. : Impressions générales 

On a aimé : la météo (G.O. ne changez rien pour la prochaine)

                   le théâtre des opérations

                   l’accueil des G.O. et des bénévoles

                   le nombre de commissaires sur le parcours (pour éviter les fraudes aux balises et sur le parcours)

                   la variété des formes de C.O.

                   le dosage de la difficulté du parcours

                   le dosage de la porte horaire

                   la formule de classement avec priorité au nombre de balises

                   la répartition des tâches des 2 équipiers  

                   pas d’arrêt chrono pour l’atelier

On a regretté :

la progression en peloton et les interférences qu’elle provoque (on estime à seulement 1/3 le nombre de balises trouvées entièrement par nos propres moyens). Même si c’est pour tout le monde pareil et si ça s’annule c’est un peu frustrant si on est rigoureux.

la « mémo ! »bike and run

une C.O. avec les 25000ème qui nécessiterait d’être simplifiée avec des repères évidents ou des définitions qui enlèvent toute ambiguïté sachant que le cercle de la balise sur la carte couvre un espace trop étendu.                                                      

une balise 7 difficile (mais qui nous arrange bien)

:l’inévitable assistance en eau et nourriture (malgré les infos de départ) qui ne correspond pas à notre conception du      raid

les raiders trop gentils qui ne peuvent s’empêcher de dire carrément ou se trouve la balise

qu’il n’y ait pas davantage d’étapes impliquant simultanément les 2 équipiers (on a des idées la dessus…)

Le même problème de dispersion des concurrents s’est posé aux organisateurs de triathlons (gêne en natation surtout au niveau des virages aux bouées et regroupements en peloton lors du vélo). Leur solution a été simple : faire des départs échelonnés en 2, 3 ou 4 groupes à 5’ d’intervalle. Exemple pour Ronce : 3 départs de 33 équipes à 5’ d’intervalle et portes horaires à 16h30, 35 et 40. Inconvénient : petit calcul supplémentaire pour le secrétariat. Avantage: ce procédé simple permet d’obtenir des écarts équivalents à une course à pied de 8km en prenant pour bases un bon coureur à 4’ au km (15km/h) et un coureur modeste à 6’ au km (10km/h). C’est à dire que pour obtenir un étalement équivalent il aurait fallu à Ronce un prologue 4 fois plus long, et encore !

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